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Où : Inverness City (Scotland) Quand : Année 2017. Qui : Étudiants, professeurs, personnel et sorciers venus de tous horizons. Le Comment du Pourquoi : Après avoir terminé leurs études à Poudlard, certains sorciers ne s’arrêtent pas là. Soit parce qu'ils n'ont pas envie d'entrer dans la vie active (tout de suite), soit parce que leurs parents souhaitent les voir continuer leurs études. Les cours sont donc encore loin d’être terminés, certes, mais heureusement pour vous petits veinards, l’ambiance n’est plus du tout la même qu'a Poudlard. Débauches, folies, beuveries, sorts à gogo, kiss à tire-larigot, le monde des jeunes sorciers n’a jamais été aussi rock’n’roll ! ♥
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 guilty (margot)

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MessageSujet: guilty (margot)   Ven 14 Aoû - 12:12

Sur ce coup-là, Ava s’est plantée et ça lui reste en travers de la gorge. L’histoire remonte à il n’y a pas si longtemps que ça. Ca lui parait quand même faire une éternité, parce que le temps est interminable depuis qu’Ethan a disparu. Ca s’est passé avant. A l’université, un étudiant a été retrouvé mort. C’est tombé pile poil dans son sujet de prédilection, alors la journaliste a enquêté de son côté. Elle a fini par tomber sur Margot du Maurier, petite étudiante snobinarde en criminologie, avec laquelle la victime a été vue pour la dernière fois. Ava lui a posé les questions classiques et son radar a viré sur le mode alerte : clairement, y a un truc de pas net chez cette fille. Elle l’a senti, comme quand elle ressent ces émotions qui ne sont pas les siennes. A ça, on ne s’y habitue jamais. Ca fait toujours bizarre. Parfois froid dans le dos, ça dépend de l’état d’esprit de la personne en face. Avec Margot, Ava a eu froid dans le dos. Habituée, c’est pas devant ça qu’elle recule. Au contraire, elle a plutôt tendance à creuser un peu plus.

Alors pour elle, ça a été l’évidence même : c’est Margot qui a tué la victime et personne d’autre. Elle en a été convaincue. Et heureusement qu’elle n’y a pas mis sa main à couper, parce qu’elle l’aurait perdue. Trop obnubilée par cette étudiante apparemment bien sous tout rapport – quoi qu’un peu étrange, même sans qualité d’empathe – Ava a fait l’erreur de mettre de côté les autres suspects et a fini par se planter en beauté. Margot n’a pas tué le gus et les preuves sont trop accablantes pour que le condamné ne soit pas le réel coupable. Evidemment, ça lui reste en travers de la gorge. Parce que son instinct ne l’a jamais trompée et qu’elle ne croit pas un seul moment qu’il puisse se mettre à déconner. Elle est peut-être complètement paumée avec toutes les merdes qui lui tombent sur le coin de la tronche, elle sait que ça, ça ne la laissera pas tomber. C’est trop ancré dans sa vie ; ça la bouffe trop aussi. Alors il faut bien que ce soit utile pour quelque chose.

C’est pour ça qu’elle a cherché Margot et qu’elle l’a suivie. C’est un peu, aussi, pour se changer les idées aussi, et parce que son erreur lui reste en travers de la gorge. Elle la trouve étrange : apparemment sans particularité, Ava a l’impression de se retrouver devant un serpent quand elle la sent. Ca a l’air froid à l’intérieur. Encore plus que la bibliothèque de l’université de Los Angeles. La journaliste repère sa proie et va droit vers elle. « Tiens, salut, » sort-elle en guise d’introduction. Les mots choisis feignent la surprise, sauf qu’Ava n’a pas l’air étonnée du tout. « Finalement, on trouve bien plus facilement ce qu’on cherche dans une bibliothèque que ce que je pensais. » Ben oui Margot, parce que c’est toi qu’elle cherche et tu dois bien te douter du pourquoi du comment.

C’est qu’elle lâche jamais l’affaire, cette foutue journaliste. Elle a trouvé sa proie et s’y accroche comme une foutue prédatrice. Alors elle s’assoit face à l’étudiante, sans gêne. Elle peut bien décider de l’éviter, Ava a décidé de percer le mystère. Et si Margot la sème, ce sera pour une autre fois. Jusqu’à ce qu’elle la fasse craquer, jusqu’à ce qu’elle trouve enfin la réponse à sa question, elle la traquera. Parce qu’elle ne digère pas de s’être trompée, parce qu’il y a vraiment quelque chose autour de cette fille qui la dérange, qui la gène, et nom de Dieu : son instinct peut pas se mettre à déconner. Elle s’obstine. Le tout, c’est de pas franchir la limite du harcèlement. Pour le moment, elle arrive plutôt bien à rester sur le fil. Question de survie dans son métier.

« Y a un truc de pas net chez toi, » qu’elle lui lance de but en blanc. Ca, ça veut dire pas d’excuses. Jamais. De toute façon, Ava sait, sent que Margot a des trucs à se reprocher. Qu’il y a des trucs chez elle de bizarres, même si ce qu’elle perçoit est très différent des autres. Il n’y aurait que ça encore, Ava l’aurait sûrement laissée toute à sa tranquillité. Mais elle sent quelque chose en plus, quelque chose de dérangeant. Ce truc qu’elle perçoit chez un type particulier de personnes : les coupables. Elle en est persuadée. Mais coupable de quoi ?
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MessageSujet: Re: guilty (margot)   Ven 14 Aoû - 13:50


Guilty

This isn't me the Enemy


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Les heures d’été étaient longues aux cœurs solitaires... Margot ne pouvait passer sa vie au commissariat, à ce stade tous les vieux dossiers seraient classés par ordre alphabétique depuis les années 1800. Elle n’avait pas vraiment d’amis, rien pour la sortir de l’ordinaire un week-end comme celui-ci. Parfois, la jeune femme le comprenait, le regrettait, cependant impossible de changer pas vrai ? Alors son réconfort elle le cherchait dans l’encre et le papier, rien d’autre. Le travail aussi, celui qu’elle s’imposait. On ne pouvait pas toujours devenir quelqu’un, un vrai être humain avec un cœur, des sentiments, et des sentiments si Margot en avait, elle ne savait juste pas quoi en faire. Mais on pouvait devenir le meilleur. La meilleure. Elle avait des ambitions, celui des grands crimes à élucider, celui des affaires à classer, des livres qu’un jour elle écrirait pour comprendre aussi bien tueurs que victimes. Parce qu’on en avait besoin. Tout plutôt que finir comme Terrence, membre anonyme d’un petit club amateur…
Pour le moment elle avait d’autres moyens. Heureusement, la bibliothèque de l’université restait ouverte même aux heures les plus chaudes.   Etudier encore, étudier toujours, s’affranchir bientôt des professeurs et maîtres à penser. Petit à petit, la jeune femme mettait en place ses propres profils, théories. Quelques uns, élèves, professeurs, la disaient douée. Elle n’écoutait pas, tête baissée jusqu’à des rêves qu’elle ne voulait voir. Être douée plutôt que vivre encore une fois, le pris à payer. Payer pour quoi ? Avoir porté une jupe un jour de ses quatorze ans, avoir attiré l’attention d’un homme, l’avoir voulu sûrement puisqu’elle avait été incapable de se défendre. Toujours les mêmes pensées, la même culpabilité. La faute de la fille, la faute de la femme, celle qu’elle était. Un jour peut-être, Margot serait capable de faire LE livre, LA conférence pour expliquer enfin les victimes. Un long travail l’attendait cependant, elle qui refusait toujours de se penser comme tel. Et puis il y avait l’envie de punir bien sûr, ceux qui la faisaient se sentir comme ça. Elle, les autres, les hommes peut-être, les hommes qu’elle haïssait. Ils trahissaient tous pas vrai ? Ils abandonnaient, ils rejetaient. Ils déchiraient. Avait-elle puni le bon, Argus n’avait-il au contraire pas fait que la manipuler dans le simple but du meurtre ? Le meurtre, elle l’acceptait. Elevée avec la lecture de la bible et des psaumes, Margot avait apprit toute petite que la justice pouvait s’écrire dans le sang. Elle considérait la peine de mort autrement, assez futile, inutile. Une usine à mort ne guérissait pas les sentiments. La jeune femme se faisait donc connaître également comme une personne engagée dans le combat de celle-ci, une cause qui faisait sourire lorsque pourtant elle était sincère.

Elle leva les yeux des quelques notes qu’elle réunissait, faisant face soudain à Ava. Ava Reed, journaliste aux dents un peu longues peut-être dont Margot préférait se désintéresser totalement. Elle avait failli l’accuser de meurtre bien sûr, la jeune femme avait préféré ne rien répondre. C’était avec Teddy, ou Timothée, impossible de se souvenir du nom exact… Quelque chose comme ça, un simple étudiant dans une année supérieure qui avait voulu un jour l’inviter à dîner. La veille de son meurtre. Maintenant qu’elle ne s’affichait plus en compagnie du professeur Henriksen, dont le bureau restait désormais clos, Margot attirait les regards des autres élèves. Certains voulaient tenter leur chance, ils s’y cassaient les dents. Et, dans sa tête à elle, l’Homme-Sanglier continuait de grogner. Elle l’entendit encore, les yeux dans ceux d’Ava, un peu fatiguée peut être, un peu endormie surtout, comme aux prises d’un mauvais sort.

Un bref salut, et puis les attaques. Quelque chose de pas net, comme si elle était la première à le lui annoncer. La jeune femme haussa les épaule en un mouvement fluide, élégant, détournant simplement les yeux par rêve et par ennui.

« Et alors ? J’ai mangé trois nouveaux-nés ce matin, rien de plus normal »

Puis, refermant le carnet, elle se redressa un peu mieux contre la chaise.

« Mais je vous retourne le compliment : il y a quelque chose de pas net chez vous pour croire ainsi que l’on peut s’imposer dans la vie des autres. C’est triste vraiment, quelqu’un qui manque de respect à ce point, cela en dit long sur votre manière de penser. Alors, il y a eu un autre cadavre ? Vous venez m’accuser ? »

AU fond, les gens ne voulaient pas d’elle comme criminologue, on la préférait simplement criminelle. Comme cela, inutile de la respecter pas vrai ? On se contentait de lui cracher dessus, l’accuser. Dans sa tête, les cris encore, ceux d’un homme en rut.

« Je travaillais sur les West Memphis Three, ces enfants assassinés. Vous avez peut-être suivi l’affaire, non ? On a accusé des jeunes, des satanistes, des gothiques. Des gamins un peu paumés, qui marquaient leur différence et leur mal être par de la musique, des scarifications. Eux aussi ils avaient quelque chose de pas net dans les yeux des gens, alors on a plus ou moins rendu inutilisables ou égaré les vraies preuves. L’opinion publique, c’est triste…. »

(c)Lili - ne pas reproduire
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guilty (margot)

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