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Où : Inverness City (Scotland) Quand : Année 2017. Qui : Étudiants, professeurs, personnel et sorciers venus de tous horizons. Le Comment du Pourquoi : Après avoir terminé leurs études à Poudlard, certains sorciers ne s’arrêtent pas là. Soit parce qu'ils n'ont pas envie d'entrer dans la vie active (tout de suite), soit parce que leurs parents souhaitent les voir continuer leurs études. Les cours sont donc encore loin d’être terminés, certes, mais heureusement pour vous petits veinards, l’ambiance n’est plus du tout la même qu'a Poudlard. Débauches, folies, beuveries, sorts à gogo, kiss à tire-larigot, le monde des jeunes sorciers n’a jamais été aussi rock’n’roll ! ♥
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 Pray for the best, but prepare for the worst. [YEVON]

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MessageSujet: Pray for the best, but prepare for the worst. [YEVON]   Sam 22 Aoû - 22:07



Pray for the best,
but prepare for the worst.

Ils se réveillaient innocemment, le teint frais et le souffle mentholé, leurs journées à peine débutées. Ils s’arrachaient les journaux des mains, s’abreuvant de nouvelles qu’ils jetteraient plus tard dans leurs corbeilles. Ils lui donnaient la sensation d’avoir un pouvoir sur eux. Car il les regardait s’éveiller, et qu’il avait été aux premières loges de faits qu’ils ne pourraient que lire dans la presse. Cette nuit le feu avait ravagé des vies. Lorsqu’on avait prié pour qu’il n’y ait aucun blessé, Terrence s’était tenu le bras tendu, attendant la chair consumée qui manquait à ses clichés. Elle était apparue comme un cadeau, la compassion effacée derrière l’objectif. Il évaluait déjà les chiffres qu’il se ferait, en oubliant presque qu’il ne serait pas le seul à les convoiter. La concurrence avait finalement eu raison de lui. De meilleurs photos avaient été mises sur la table, l’obligeant à se tourner vers des journaux moins conséquents, dont le budget allait de pair avec leur manque d’audience.

« Monsieur ? Il faut payer si vous voulez lire. »

Une main noire d’encre et de poussière se tendait vers lui en quête d’une pièce qui lui offrirait sa liberté. Un geste qui n’était pas aussi efficace que les vitres en verre qu’ils s’évertuaient désormais à mettre sur les piles de journaux en libre-service, mais qui réussit néanmoins à lui faire lâcher prise. Les mêmes journaux attendraient devant chez lui lorsqu’il rentrerait.

« Vous ne le prenez plus Monsieur ? »

Terrence haussa les épaules en s’éloignant du kiosque, laissant derrière lui le journal qu’il tenait il y a peu de temps entre ses mains, et le visage exaspéré d’un vendeur fatigué. Il aurait à faire à d’autres curieux malhonnêtes profitant d’une lecture gratuite malgré les mains tendues vers eux pour réclamer paiement. C’était le fardeau qu’il se devait de porter pour exercer son métier. A l’image de celui supporté par Terrence lorsque ses photos se retrouvaient dans les petites éditions. Ce jeu il avait appris à l’accepter. Ce, même s’il lui laissait un goût amer en bouche et qu’il enflammait ses relations avec les autres photographes. Quand il en aurait marre, il se ferait un jour embaucher par un titre assez imposant pour satisfaire ses besoins. Même s’il lui faudrait pour ça dire adieu aux quelques libertés que lui octroyaient son indépendance. Tout n’était que l’histoire d’un temps.

« Un Americano et un muffin aux myrtilles. A emporter. »

Il sourit brièvement au serveur, oubliant les minutes d’attentes qui le séparait de sa commande et les cernes soutenant son regard. Alors que tous se marchaient sur les pieds pour espérer arriver à l’heure devant leurs bureaux, soufflant quelques injures pour souligner l’impolitesse des autres, Terrence se voyait rejoindre son lit, son travail déjà accompli. Il se saisit du sachet qu’on lui tendait, utilisant ses derniers doigts pour attraper le gobelet, son remerciement déjà oublié sous les flux de paroles s’animant derrière lui.

Le commissaire Skiegg était la dernière personne qu’il s’était attendu à voir. Parce qu’il avait toujours été l’élément redouté d’une scène de crime, et que la place qu’il occupait dans le café le rendait méconnaissable. Il n’avait plus la prestance qu’il pouvait avoir dans l’exercice de ses fonctions, et se fondait dans la masse comme un individu quelconque.

Terrence avait hésité à l’approcher, protégé par le fait que sa présence soit passée inaperçue, se rendant désormais plus froid puisqu’il avait Margot. Utiliser sa protégée le rendait coupable, car s’il venait à l’apprendre, le chemin qu’il avait tracé avec Skiegg pour obtenir un peu de sa confiance n’aurait servi à rien. Seulement, au-delà de sa valeur, elle n’était jamais assez grande pour le satisfaire.

« Commissaire ! »

Il prit place en face de lui sans permission, se comportant comme s’ils étaient amis depuis longtemps. Son enthousiasme était feint par le sourire pincé accompagnant son salut. A le voir, on aurait pu croire qu'il ne s'était arrêté que par bienséance. Il aimait être à l’image de ce qu’on pouvait attendre de lui. Le jeune opportuniste portant sur lui un peu trop d’assurance. Un jeu qui n’avait jamais débordé sur son respect. Il le devait pour la profession, pour Skiegg, mais surtout pour Curtis.

« Vous commencez votre journée avec un petit café ? »

Sa courtoisie déplacée s’apparentait plus à une blague qu’à une vraie preuve d’intérêt. Il l’utilisait en permanence, cherchant à apprivoiser un vieux loup, et à se protéger d’une impatience qui gâcherait tout. Terrence avait longtemps cherché à le faire plier. Seul le temps lui avait permis d’accepter sa défaite, les exceptions à la règle les concernant ne lui rendant aucune sensation de victoire. La reconnaissance n’en avait jamais été une.

« On dirait que la serveuse vous a oublié. »

Il but une gorgée de son café, s’appropriant la place en face de lui comme s’il y avait été attendu. Son lit pouvait attendre.
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Pray for the best, but prepare for the worst. [YEVON]

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