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 Craquelure ft. Michael Knight

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MessageSujet: Craquelure ft. Michael Knight   Jeu 3 Sep - 17:33



the devil's tears




Il était sorti en rage. En marchant dans la rue, il avait eu l’air d’une tempête en mouvement. Il avait perdu, il n’acceptait pas ça. Il n’avait pas supporté le petit sourire en dessous du masque du repentant de ce connard. Pourri, plein de vers, il ne le laisserait pas s’échapper. Ses crocs étaient effilés et ses griffes portaient loin. Cet homme ne savait pas à qui il avait à faire.

L’affaire était simple.

Jeremy Connors, un jeune homme de dix-sept ans, diagnostiqué comme malade mental après certaines crises de dissensions des réalités, avait été purement et simplement rejeté par sa famille et assassiné « légalement » par son père. Celui-ci n’ayant jamais accepté son fils comme tel, avait profité de cette situation pour placer son fils en internement dans l’un des pires hôpitaux psychiatriques de la région qui semblait friand de nouvelles théories et de pratiques médicales vaseuses. L’état de Jeremy n’avait fait qu’empirer jusqu’au jour fatidique ou on l’avait ramené chez lui, car son état présentait moins d’importance que la plupart des autres patients de l’établissement. Le gamin n’a pas survécu trois jours. Rapportant une crise violente à la police, une fois qu’elle fut sur place, Mr. Connors prétendait avoir agi par légitime défense. Étant un ancien soldat, ses réflexes avaient subitement repris le dessus et il avait brisé la nuque du garçon alors que celui-ci l’attaquait. La famille, présente, relatait les mêmes faits, mais la lueur dans leurs yeux ne mentait pas. Ils avaient peur.

Lorsqu’il arriva sur place, Luke parvint à prendre la plus petite des filles à part et si son histoire concordait avec le reste, elle ajouta une chose : quand Jeremy s’est jeté sur papa, il a crié « attention ». Qu’est-ce que cela voulait dire ? Jeremy avait-il vu qui était vraiment son père ou avait-il voulu le protéger contre un monstre de son monde devenu bien trop réelle ?

Luke ne savait pas, Luke s’en foutait, pour lui c’était la situation qu’il devait régler. Il avait plongé la famille dans le chaos avec ses articles, il avait rendu le procès public et il avait perdu. Sa colère avait fait s’évanouir plusieurs personnes, provoquant l’incrédulité des gens autour.

Bien.

Soit.

Il avait marché, un long moment, il avait laissé sa voiture près du tribunal et rentrait chez lui à pied. Il habitait dans un loft-atelier en bord de falaise près de Marina del Rey. Si les navires de plaisance y étaient à foison, l’autre partie du port qui concernait l’import-export était, lui, vide à cette heure. Un immense bateau de pêche mouillait tranquillement. Luke s’en approcha lentement et observa sa carcasse avant de poser son front contre le métal froid. Calme, calme. Il hurla lorsqu’il leva le poing pour l’enfoncer profondément dans la coque. Il avait vu tellement de ce genre de trahisons, pourquoi réagir aussi puérilement à celle-ci ? C’était juste la goutte qui avait renversé l’océan.

Il savait comment il allait gérer cette nuisance.

*****

Mr. Connors ouvrit difficilement les yeux et tenta de se lever sans succès. Il était retenu par des ceintures de cuir sur un lit d’hôpital qui devait dater des années soixante. Il prit panique et se débattit en criant un appel à l’aide parfaitement déformé et inaudible à cause de la lanière qui lui barrait la bouche.

-« Soyez patient Mr. Connors, le temps que je prépare mes outils… »

L’homme ouvrit des yeux exorbités en voyant Luke se tenir non loin de lui en blouse de médecin, il essaya de lui dire quelque chose qu’il interrompit d’un geste de la main sans pour autant cesser ses préparations.

-« Vous souffrez d’un cas rare de mégalomanie aggravée, nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour vous aider… sans succès. Il se rapprocha de lui, une pince dentaire entre les mains. Avec votre accord et celui de votre famille, nous allons procéder à plusieurs opérations pour vaincre cette folie qui ne vous élève même pas au statut d’animal. Connors secouait la tête dans une vive négation, Luke se pencha sur lui avec un sourire. Ça ne prendra qu’un instant. »

*****

Ça ne prendra qu’un instant. Sa colère n’avait pas baissé d’un iota. Cela avait ramené des souvenirs douloureux, très douloureux, il pouvait presque sentir la brûlure dans son dos.

Il devait se défouler.

Il savait où il vivait.

Il ne suffit que d’un battement de cœur pour atterrir dans l’immense jardin qui tenait plus d’une jungle qu’autre chose. Lucifer laissa son esprit dévaster les alentours, tuant les êtres les plus faibles, provoquant des accidents dans les maisons. Il ne fallut que quelques secondes pour entendre s’élever d’un peu partout des cris, des pleurs, des animaux devenir hystériques… Un sourire mauvais naquit sur ses lèvres lorsqu’il le vit l’observer à travers une baie vitrée qui faisait toute la dimension du mur.

Lucifer éleva à peine le doigt qu’une fissure la pourfendit de part en part.

-« Michael. »



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MessageSujet: Re: Craquelure ft. Michael Knight   Sam 5 Sep - 14:11

The Man you knew was falling
Michael & Lucifer
Il l'accueillit sans haine, sans épée. Michael savait, il savait le goût de la nuit et de ciels sans étoiles, il savait le prix à payer pour briller au moins un peu, connaître savoir, seul, être le seul sans plus personne vers qui se tourner.
La rage de Lucifer n'avait pas d'ombre ou de couleur, il aurait pu la porter en lui comme simple manteau, mais la préférait en seconde peau, semblable si semblable aux humains par cela. Lui qui préférait souffrir, lui qui préférait trahir, terrorisé de trop de blessures pour savoir comment s'en relever.
Lui qui avait été l'aîné.  Les rôles avaient changé pourtant, car Michael avait abandonné tout espoir de jeunesse pour un prix trop cher payé. On le nommait ainsi, semblable à Dieu, et Dieu n'était pas un jeune homme au front brillant et aux yeux éclairés, non. Leur Père était un vieil homme dans le cœur des hommes,  alors vieux il se devait de l'être aussi, sans jeunesse, sans passion. Une vie gâchée peut-être, mais la sienne. La sienne seule....
Si Lucifer était resté, si Lucifer n'était jamais tombé, alors les choses auraient été différentes. Michael n'aurait pas été l'aîné, enfin pas vraiment, pas tout à fait, son grand frère d'un autre choeur, d'un autre cœur au dessus de lui. Ils auraient été deux pour s'aider, se supporter, se battre parfois et s'opposer, mais dans le même camps, les mêmes idées.
Depuis longtemps ils n'étaient plus frères, plus assez, et depuis l'étage de sa bibliothèque ouverte, Michael regardait ce visage trop jeune que lui aussi aurait pu posséder. Il avait la mélancolie au cœur, l'archange, sans larmes ni pardon.

 « Ainsi te voilà... Hé bien entre donc puisqu'on ne peut faire autrement. Tu me repayeras cette baie vitrée »

Un ton qui n'admettait aucune réplique, autoritaire peut-être mais calme surtout, trop calme. En cuisine, un repas chauffait pour deux. Il les sentait, Michael, ces moments de doute et d'amertume où quelqu'un viendrait frapper à sa porte alors, dans l'espoir d'un conseil peut-être ou de toute autre chose. Souvent, c'était Lucifer. Des rencontres clandestines, étrangères, parfois plus de mal que de bien...
Parce que lui, personne ne le consolerait jamais de ses peurs et de ses tristesses. Il guidait les hommes jusqu'à s'en égarer lui-même...et alors ?
Rapidement, la table fut mise. Il apporta le plat, un agneau de lait aux jeunes légumes, comme un rappel du sacrifice d'Isaac, et commença à couper. Du vin, il y en avait aussi, laissant à son frère le soin de le verser. A chacun son eucharistie après tout.

 « Encore une fois, je bloquais sur un chapitre. Mon chevalier ne doit pas tuer de monstre je crois, je devrais tout changer. Assied-toi, je te sers... »

Un cœur dénué de tout amour brûlait dans les yeux de Lucifer, fou, perdu lui aussi. Michael se contenta de remplir les assiettes avant de prendre place en face de lui. Il le regardait sans ciller, un loup face à un autre, sans peur, sans espoir et sans attentes. Ils se connaissaient de puis longtemps, trop longtemps pour cela et c'était coude à coude, qu'ensembles ils avaient appris la valeur du mot amitié. Un mot bien vite perdu, ou bien pas vraiment, impossible à dire pour ces deux êtres, retors et sages tout à la fois, acceptant des dessins plus grands que les leurs, se rebellant souvent, obéissant de temps en temps.

 « Quelles sont les nouvelles ? Tu ne viens ici que lorsque tu as besoin de parler ou de frapper, et je n'autorise pas cette dernière option. Il serait dommage que je te tues par erreur, frère car n'oublie pas qu'à présent il m'est bien facile de t'éventrer, toi qui n'est plus grand chose. Alors parle : ma maison, mes règles. »

A quoi ressemblait-il, dans les yeux de son aîné ? Lui plus vieux pourtant, à la barbe grise, aux yeux noirs et éternels ? Dans les yeux de Remiel, l'archange se savait Père parfois, là encore un rôle par trop difficile à assumer. Il le faisait pourtant, lui qui n'avait pas le choix, mais de quoi se rappelait Lucifer, avant la toute première Chute, avant les cœurs déchus, les autres arrachés ? Coeurs contre cœurs, épaules contre épaules...
electric bird.

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MessageSujet: Re: Craquelure ft. Michael Knight   Lun 7 Sep - 13:34



the devil's tears



Il regardait la vapeur qui s’élevait en volutes au-dessus de la porcelaine. Une véritable œuvre d’art. Lui qui voulait se battre, hurler sa peine, n’avait finalement rien dit depuis qu’il avait pénétré chez son frère et le voilà à servir la mise en scène d’un rituel qu’ils avaient établi tous les deux d’un accord tacite et commun. L’agneau portait toute l’importance de leurs choix et goûtait de la saveur de l’esprit. Lucifer n’eut pas à sentir le met pour savoir qu’il serait pour lui d’une amertume prononcée avec une douceur en arrière-goût.

Il se leva lentement sans quitter Michael, qui avait pris place en face de lui, des yeux et s’avança jusqu’à récupérer la carafe à vin, la température était idéale. Les verres se remplissaient sans bruit, le rubis ourlé roulait entre ses doigts alors qu’il essayait d’analyser son propre reflet, cela pris du temps. Lui qui était venu pour le saccage, se retrouvait, grâce à son cher frère, à devoir confronter ses anciennes comme ses nouvelles blessures. Il eut une légère grimace et fixa droitement Michael, son jeune frère plus vieux que lui, privé de lui-même, comédien perdu parmi ses masques sans savoir ou se trouvait son véritable visage. Mais le plus pathétique, aux yeux du juge des Enfers, était qu’il avait accepté de s’être égaré et continuait même sur cette lancée, s’enfonçant toujours un peu plus.

-« A quoi ça rime ? »

Ça lui avait échappé, symptôme de l’esprit pour se faire entendre. Il eut un sourire en coin et s’assit plus confortablement contre le dossier de sa chaise en faisant un geste circulaire, désignant ce qu’il y avait autour de lui.

-« Tout cela. Toute cette souffrance, ce jeu dont on a perdu les règles de vue ? Regarde-toi. Plus vieux que le monde, fatigué, triste et personne pour essuyer cette sueur glacée sur ton front et pourquoi ? Pour un vieux fou qui se terre on ne sait où… Il pourrait même être mort ! »

Il but une gorgée à la sauvage, sans apprécier la saveur, sans pouvoir se calmer. Il pointa son doigt sur son frère.

-« Toi que l’on dit « intermédiaire », « héritier » et j’en passe, depuis combien de temps ne l’as-tu pas entendu ? Ou alors es-tu bien trop aveuglé et sourd pour te rendre compte que les paroles que tu as dans la tête ne sont que des illusions poussiéreuses qui passent en boucle pour te rassurer et protéger ton âme de l’implosion. »

Son frère restait silencieux, respectueux de ses paroles ? Ça l’aurait étonné. Surement plongé dans la découverte de sa cuisine. Il soupira et reprit un ton plus lointain, plus distant, plus calme.

-« A la fin pourquoi faisons-nous tout ça ? Hein ? Toi, moi, ceux de la vieille école ? Nous assurons le spectacle. Une putain de tragédie signée pour les deux millénaires encore à venir et pourquoi ? Pour que notre cher Créateur ne s’ennuie pas de là-haut, car après tout les humains et leurs guerres ne sont rien face aux querelles de ses premiers enfants, bien moins divertissants… »

Il continuait à se heurter à un mur de silence et ça augmentait la tension de l’ange déchu. Lucifer attendit qu’il eût fini de s’essuyer les coins de la bouche pour continuer sur une voix neutre.

-« Pourquoi Michael ? Je reviens toujours à cette question et jamais je ne parviens à t’en arracher une réponse satisfaisante. Pourquoi avoir choisi cette voie ? À deux, nous aurions pu changer le monde, le court de l’Histoire. Une terre dépouillée de virus, de maladie… Un véritable paradis. Pourquoi avoir choisi le conflit ? La violence ? La mort ? »

C’était mécanique, automatique, marketing. Lucifer ne croyait plus en son frère, en sa force de pouvoir choisir ce qui était bien, ce qui était juste, leur alliance n’aboutirait jamais. Leur temps avait passé.



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MessageSujet: Re: Craquelure ft. Michael Knight   Mer 9 Sep - 13:45

The Man you knew was falling
Michael & Lucifer
Il avait si peu à lui offrir, entre regrets et silence, et c'était triste bien sûr, ça le serait toujours. Un vin bu jusqu'à la lie, des passions et des remords, de vieilles blessures aussi. Le monde était grand, le monde était vaste, même après des siècles et des siècles, et l'archange s'émerveillait presque d'y voir son frère s'y perdre encore. Alors, le plus simplement du monde, soudain moins vieux, les yeux noirs de bonté et d'amour, il sourit.
Son Père, jamais il ne lui avait parlé véritablement, et malgré tous les honneurs de son nom Michael s'en sentait par trop étranger. De la même manière qu'il était étranger à ses frères, au monde, lui né pour errer, et s'il marchait ce n'état pas au nom de Dieu mais pour un idéal capable de lui meurtrir le cœur tout autant que l'apaiser.
Au creux des roses, il murmurait des noms et des secrets pour qu'éclosent aux champs de bataille tout autant de beauté que de sang. Et il échouait souvent bien sûr, se trompait beaucoup. La douleur de leur affrontement restait sincère, ténue parfois, semblable à un songe. Elle continuait d'exister pourtant, semblable aux cicatrices qu'ils s'étaient provoqués l'un l'autre, et Michael se rappelait fort bien de tous les coups, de toutes les morts....Lui même avait cru ne pouvoir en réchapper, malgré l'amour de ses frères. Un amour dont il doutait parfois, éternel étranger, comme impossible à vraiment aimer, un amour qu'il donnait, à défaut de recevoir, et en cela il se différenciait de Dieu.

 « Est-ce tout ?  Tu n'as pas encore compris, bien sûr... Tout ça, je ne le fais pas pour lui. Non, je ne l'entends plus, peut-être parce que je l'ai moi-même fuit trop de fois, mais quelle importance ? »

Si calme était sa voix, si calme était son sourire. Une table les séparait, un univers, et Michael balayait tout cela d'un éclat, d'un regard, d'un « non merci », lui sans chaînes ni contraintes si ce n'est sa propre solitude. Il souffrait, il pleurait, pire que tout il saignait... et alors ?

 « Les contes et les histoires, Lucifer... nous sommes éternels, alors nous nous distrayons des plus beaux récits qui soient. C'est cela que je construis, comprends-tu ? Dans mes livres, dans la vie, et je regarde ces hommes et ces femmes me faire cadeau de leurs passions, de leurs tragédies... En échange, je suis là. Je les aide, je les guide, quelle imagination aurais-tu eu à m'offrir, toi, ta mort et tes déserts ? Dois-je te rappeler le sombre plaisir que tu as pris, à m'éventrer ? A présent, tu n'as plus le moindre sourire auquel te raccrocher. »

Il se leva alors, élégant, gentleman, lui qui s'amusait à séduire parfois par simple jeu, et les femmes le regardaient beaucoup avant de l'oublier, soudain un peu plus tristes, soudain un peu plus heureuses. Il passait dans leurs vies sans haine ni violence, se fichait des croix au cou, des prières voilées, et souriait à chaque nom qu'on lui donnait, peu importe la langue, peu importe la religion. Il était tout, multiple, éternel, et savait combien Métatron, voix de Dieu, s'en irritait souvent, à la limite de l'orgueil, à la limite du péché.

 « Tu as besoin de moi tel que je suis : ton ennemi. Une raison pour avancer, te battre encore, une raison pour haïr puisque tu as décidé de ne plus aimer. Souviens-toi lorsque l'on t-a dépossédé de ton trône, aurais-je obéi aux principes autres que ceux d'amour et de pardon, je t'aurai laissé mourir plutôt que t'aider et permettre à Alastor de te cacher. Au nom de ce même principe, je continue à te considérer comme un égal alors que tu ne possèdes plus rien à présent... Je juge moi aussi, mon frère, et je punis, c'est vrai. Mais plus que toi, je me dois de représenter un équilibre... Je n'ai pas tes passions, ne les aurai jamais. C'est pour cela que tu seras toujours Son préféré, et qu'il pleure toujours de toi. Moi, je n'existe pas... »

Il en avait souffert au début, Michael, ne comprenant pas sa propre place, son propre cœur, avant de décider qu'à sa manière, plutôt qu'être le Fils, il serait le Père. Beaucoup le critiquaient pour ce choix, pour sa solitude, sa détresse...mais l'archange ne regrettait pas, se l'interdisait. Il était fort, il était immuable, statue de gloire et de puissance, un genou à terre peut-être, mais l'épée levée.

 « C e serait si facile de se haïr, n'est-ce pas ? Nous méritons mieux, alors inutile de tomber dans le piège de la vulgarité. De toutes manières tu le sais, c'est pour cela que tu es venu ce soir : parce que mon plus grand rôle est de prendre soin de toi, à l place d'un Père qui ne peut plus le faire. »
electric bird.

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MessageSujet: Re: Craquelure ft. Michael Knight   Mer 23 Sep - 13:06



the devil's tears



« Les déserts recèlent bien des secrets cher frère. Il serait stupide de ta part de n’y voir que du sable. »

La lame du couteau à viande vint se figer dans un craquement sourd dans le bois de la table. L’argent était enfoncé dans le chêne jusqu’à la garde dans une entaille parfaite et sans fissure. Lucifer souriait, il savait qu’il serait bientôt l’heure d’écoper de quelques coups, mais il savait surtout que dans leur combat, c’est Michael qui souffrirait le plus. Qu’importe le sang et les fractures, il savait que la main gauche de papounet verrait à quel point lui et leur Créateur avaient échoué. La douleur oui, mais, ô, quelle amère culpabilité. Voir ce qui vous reste de cher consumé par le mal et la haine, quoi de meilleur… ?

Lucifer le suivait d’un regard fauve, tenant de moins en moins en place, il sentait frémir sa peau à chacune des paroles pleines de non-sens que vomissait son frère. Pour l’ange prodige, tout ça n’était qu’un tissu de mensonge construit dans l’idée de trouver une faiblesse ou de le faire tomber une fois de plus, tout simplement.

« Tu parles encore et toujours d’histoires, que ce soit avec tes sujets, tes collaborateurs, même dans les salons où tu es invité. Quoi de plus normal tu vas me dire, mais en réalité, hormis ton hypocrisie millénaire et ton sourire marketing ? Que dis-tu de ce que tu vois réellement ? Tu écris sur l’amour au cœur du champ de bataille, de la bravoure exceptionnelle des humains et de leur sens incroyable de l’humanité même lorsqu’ils abattent un tiers de sang-froid parce qu’il n’a pas su, ou pire, n’a pas voulu suivre le troupeau. Mais que fais-tu de la fange qu’ils traînent sous leurs bottes, de leurs fantasmes de tromperie et de massacre, de leurs non-scrupules à écraser les autres pour parvenir au plus haut ? Ils se voilent la face à un point qu’ils ne se reconnaissent plus et s’offusquent quand on les appelle « créatures sanguinaires ». »

Lucifer se leva avec élégance, un silence planait légèrement au-dessus d’eux. Tout ceci était une pièce qu’ils avaient joué maintes et maintes fois, seuls les mots changeaient selon la situation, mais globalement, c’était basé sur la même partition. Il s’approcha jusqu’à être en face de lui, un sourire semblable à son frère :

« Je sais que tu pleures lorsque tu écris un mensonge, mais tu le fais quand même au nom du rêve et du bonheur que tu apporteras par la suite. Je sais aussi que tu saignes quand tu les vois te sourire avec reconnaissance pour cette joie factice que tu leur apportes, mais quoi ? « Pleures, tu seras le seul à pleurer. Ris et tout le monde riras avec toi. » Chacun choisis sa propre voie Michael… »

Il ne dit plus rien et se recula, se détournant bien vite du regard scrutateur de l’ange. De dos, celui-ci, ne pourrait pas voir ce qu’il provoquait chez son grand frère : doute, amertume, colère puis bientôt de la haine viscérale qui fit revenir un calme chez l’ancien souverain, des épaules détendues et des mouvements fluides dans ses muscles lorsqu’il se tourna à une vitesse impressionnantes vers lui. La force leste du coup de poing que Michael se prit en plein visage l’envoya au tapis. Lucifer savait qu’il n’avait rien. Ce n’était qu’un amuse-bouche. Ses traits restaient sereins en voyant son gentleman de frère se relever, son col de chemise un peu froissé.

« Je n’ai pas besoin de toi. Un nouveau coup de poing vint s’ajouter au ton définitif. Je ne veux pas m’associer à des faibles qui ne voient plus de futur. D’un geste brusque du bras, Lucifer le fit voler à l’autre bout de la pièce. Je n’ai pas besoin de perdre mon temps avec un « ennemi » de foire alors que j’en ai de véritables qui ne rêve que d’une chose, mon corps en pâtures aux porcs. Il s’approcha lentement de son frère qui se relevait encore une fois, complètement silencieux. Je n’ai pas besoin que des personnes qui ne signifient plus rien essayent de me protéger. »




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MessageSujet: Re: Craquelure ft. Michael Knight   Dim 27 Sep - 0:12

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The Man you knew was falling
Michael & Lucifer
Les souvenirs se téléscopaient, le bruit des bombardement chevauchant celui des épées. Il avait au dos le poids d'une croix, et rien ne venait le lui enlever... Alors doucement, Michael se rappela. Il y avait eu un homme, le regard doux malgré la boue et la mort, et cet homme écrivit pour toute la beauté du monde. Des années après, les yeux d'une étudiante, de l'orgueil et du cynisme à l'égal des enfants d'aujourd'hui. Une carrière qu'elle rêvait grande, des gens qu'elle tremblait de détruire, et les yeux redevenaient innocents pourtant lorsque pour quelques minutes elle ouvraient devant elle l'un des livres de l'homme. L'homme mort désormais, lui ayant survécu à sa femme, lui ayant survécu à la guerre. L'homme ayant promis qu'un jour, oui tous, ils se releveraient, portant enfin le deuil d'une faute disparue.
C'était pour cela les rêves, c'était pour cela les livre bien plus que toutes les religions du monde. Alors parfois il ne s'agissait que de mots et il était facile, si facile de n'en rien comprendre, mais Michael n'abandonnait pas. Sa guerre, ses guerres étaient d'un vocabulaire varié, parfois on le comprenait un peu. Parce qu'il ne mentait jamais... Lucifer préférait l'aveuglement bien sûr, comment lui en vouloir, et l'archange se sentit empli de pitié pour lui.

Il repensa à ce qu'il était avant bien avant, jeune et méprisant. Il pensait pouvoir tenir le monde entre ses mains, de même que ses frères et une fois, une seule et unique fois, Michael était allé trop loin.
La fureur de son aîné, tempête et courroux. Un pied contre sa gorge qui appuyait, qui appuyait, et les mots de Lucifer, beaux et terribles lorsque lui-même portait les péchés de sa jeunesse. Michael s'était fait une prière ce jour là, de la poussière aux lèvres, de la poussière au cœur, celle de désormais gagner.
L'archange l'avait tant regretté depuis, car Lucifer lui manquait. Sans lui, Michael était devenu cet homme dur et sec, incapable d'accepter la moindre erreur de ses pairs, lui qui ne pouvait en commettre désormais. Il était loin de Dieu, lui la main épuisée, la main à l'épée. Il en était loin, oui, mais le servait toujours.
Et son frère était une furie, et son frère était une folie. Alors ça y est, on y était enfin ? Comme en ce jour lointain, trop lointain lorsque Lucifer était une autre forme d'ordre et de justice, Michael se laissa frapper. Une fois, deux fois... Un peu de sa vieillesse disparut alors, et l'on devina enfin l'Homme sous les yeux noirs, celui des gouffres de néant, des épées en flammes. Un long ricanement rocailleux lui écorcha la gorge, lorsque ni coups, ni insultes ne venaient briser ses rêves.

 « Sans moi tu serais mort, il n'y a d'autres mensonges que les tiens. Tant de fois j'aurai pu te tuer, tant de fois j'ai refusé... Tu ne peux avoir d'autre ennemi que moi et tu le sais, sinon tu en mourrais. Alors dis moi, 'frangin ', à quoi passes tu tes journées ? Quelques crises de paranoïa par ci, quelques crises par là ? »

Il se releva avec élégance, calme, heureux oui, le cœur comme un brasier ardent. D'une main ferme, il attrapa les cheveux de son frère jusqu'à l'attirer à lui, front contre front, et contre sa peau Michael sentait le poison de son haleine. Il en riait.

[color=olive] « Tu n'as pas besoin de moi ? Tu es là pourtant, avec tes larmes et tes haines. Pauvre con, pas vrai ? »[color]

Alors seulement il le rejeta, et le geste avait quelque chose d'ignoble alors que ce corps si jeune, si beau, s'écrasait contre un mur comme une vulgaire marionnette. Ils avaient toujours été à forces égales n'est-ce pas ? Chacun feignant de perdre face à l'autre...
Autour d'eux, l'air devint glacial, eux qui étaient au delà de la vie même. Et lentement, Michael déploya ses ailes, grandes, immenses, elles que l'on disaient blanches, elles que l'on disaient pures. Le danger émanait de lui comme une fatalité...

 « Te rappelles tu lorsque tu devais tout m'apprendre de la vie, que je désobéissais sans cesse ? J'avais des rêves alors, j'en ai toujours, désormais tu es au plus bas lorsque moi je m'élève. Je sais ce que je vaux, chien, et il m'appartient de disposer de toi comme je le consens. C'est par ma simple volonté que tu es vivant aujourd'hui, malgré le pauvre chaos de ton esprit. Très bien, frère, plus de haine à présent mais battons nous. »

Et dans les yeux de Michael, un reflet pourtant, celui qu'il avait entraperçu à la lumière de l'orage, cet homme jeune et beau, qui était sa chair, qui était son sang, ce pauvre jeune homme oui, debout devant sa baie vitrée, les yeux tristes, la main levée.

Avant que tout ne s'effondre...
electric bird.

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