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 The safe place we need [Alecto]

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MessageSujet: The safe place we need [Alecto]   Jeu 10 Sep - 16:14


 
The safe place we need

Alecto avait été reléguée au même rang que son père. Après leur dernière rencontre, elle était devenue une tâche ingrate et nécessaire à remettre à plus tard. Non pas qu’il fût question de simuler son envie de la revoir, mais il avait jugé bon de laisser le temps effacer le malaise d’un février glacial. Si le soleil perpétuel de Los Angeles l’avait toujours fait disparaître, leurs échanges avaient conservé le froid de cette journée avec toute l’efficacité qu’il lui ait été donné d’avoir. Mais comme Alan se voyait dénué de tout contrôle sur le temps qui passait, hors celui rythmant sa vie professionnelle, il s’était lâchement abandonné à l’idée que tout pouvait être retardé, Alecto y compris. Lorsqu’il le regrettait parfois, il se souvenait lui avoir en premier tendu la main, et que jusqu’à présent, elle ne s’en était pas saisie. Seulement la main qu’il lui avait tendue n’avait aucune valeur à ses yeux, si ce n’est celle d’un soutien que l’on sert lors d’un deuil, sans que jamais il ne puisse effacer le chagrin d’une perte.
Alecto n’avait jamais réellement été son amie, et lui ne pouvait prétendre l’avoir été. Il n’était qu’un voisin de pallier, juché sur une bienveillance portée sans discrimination, et ignorant de tout ce qui pouvait faire son monde. Pour autant, c’était à une amie qu’il s’était adressé à l’Eglise, maladroit par le rôle qu’il usurpait. Car les amis se faisaient rares aujourd’hui, et il ne pouvait que s’accrocher à ceux qui en valaient la peine. Ceux qui ne le regarderaient pas avec l’air hautain et supérieur dont lui-même s’était affublé des années durant face aux autres. Ceux qui, à l’image d’Alecto, lui laissaient penser qu’ils partageaient peut-être quelque chose.

« Bonjour. Je cherche le professeur Fowler. »

La femme leva les yeux vers lui, semblant voir au travers de montures trop épaisses pour ne pas lui donner l’air d’une de ces secrétaires vintages. Le rouge à lèvre dessiné au pinceau et les cheveux bruns et courts remontés à la Betty Rizzo, elle renvoyait l’image d’une femme ayant vécu dans son temps mais l’ayant emporté avec elle jusqu’à maintenant. Elle laissa son regard se balader sur Alan, évaluant minutieusement chaque détail pour y desceller un manque de sérieux bien dissimulé. Une épreuve qu’il remportait alors qu’il avait fait l’effort de ressortir du placard ses tenues de commercial et son sourire à la fois sympathique et impatient. A défaut de ne pouvoir l’amener jusqu’à lui, elle lui indiqua une salle et un itinéraire précis dans un labyrinthe qu’il se voyait déjà regretter d’explorer.

« Elle termine son cours dans un quart d’heure. La machine à cafés est dans le premier couloir sur la droite de celui traversant le second bâtiment. »

S’il fit mine d’avoir compris, il se sentit seulement submergé par une image de couloirs entremêlés destinés à lui faire arrêter le café. La remerciant, il se dirigea jusqu’à la salle mentionnée, non sans avoir essayé durant cinq minutes de retrouver la machine à cafés. Il se sentait mal à l’aise. A la fois de se retrouver au milieu d’une jeunesse qui lui était étrangère, et dont les seuls membres côtoyés l’avaient été avec le gouffre des générations éloignées, mais également de se montrer aussi insistant dans sa démarche pour revoir Alecto. Depuis plus d’une semaine il s’était senti le besoin de l’appeler. Pour des raisons que lui-même dénonçaient comme exagérées. Il n’avait jamais réellement insisté face à ces appels sans réponse, lui-même adepte de la politique de l’autruche, lorsqu’elle lui permettait d’avoir la paix. Mais comme l’animal aveuglé la nuit par les phares, qu’il était, il s’était sans réfléchir dirigé jusqu’à l’Université, dans l’espoir de l’y croiser. Elle, qui au-delà de tout ce qu’il croyait, ne pourrait certainement pas lui apporter l’aide dont il avait besoin. Mais Alecto était la seule qu’il jugeait aujourd’hui capable de s’adresser à lui sans qu’il ne se sente blessé par ses mensonges ou ses vérités.

Lorsque l’heure retentit, libérant des marrées de jeunes insouciants qui le noyèrent alors entre leurs vagues, le protagoniste les observa silencieusement, adossé contre un mur par peur de perdre pieds. Il laissa la mer se calmer avant de pénétrer dans la salle de cours où se trouvait Alecto. Elle qui, toujours, avait cet air empli de mélancolie et de colère, les yeux glacés sur un monde qui lui avait pris, plus qu’il ne lui avait offert.
Il s’approcha d’elle, les mains dans les poches et le pas lent de peur de l’interrompre.

« Il ne fallait pas te sentir obligée de me donner un faux numéro. Je t’avais donné le mien sans attentes particulières. »

Alan souriait, mais son sourire grimaçait, fragile devant une vérité se révélant ironique. Car après tout, il était aujourd’hui en train de lui reprocher de ne pas avoir répondu aux attentes qu’il avait eues vis-à-vis d’elle en la contactant. Il expira longuement, détendu de la voir autant qu’il en était inquiet. Et parce qu’il se voyait perdu quant à ce qu’il voulait d’elle, il lui offrit une courtoisie que l’on introduisait dans les conversations dans la seule volonté de leur trouver un sens.

« Tu vas bien ? »


Dernière édition par Alan D. Fincher le Dim 20 Sep - 0:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The safe place we need [Alecto]   Ven 18 Sep - 15:06

The safe place we need.

alan fincher & alecto fowler

olivia wildeC'était la dernière heure de cours de sa journée. Tardive, agitée, annonciatrice d'une fin de semaine bien méritée, elle voyait ses étudiants nerveux et survoltés tenus au bâton par un professeur glacial et impitoyable. Alecto Fowler n'était pas de ces enseignants qu'on apprécie pour leur indulgence et leur bonne humeur ; elle était à vrai dire tout le contraire : autoritaire, sévère, cassante, et passée maître dans l'art de l'intolérance. Si ces talents forçaient le respect et la discipline de ses élèves durant ses permanences, les messes basses et autres rumeurs allaient bon train cependant ; l'estudiantin lambda ne l'aimait pas, et elle ne pouvait compter que sur l'horripilant zélé d'une promotion pour espérer manquer à quelqu'un lorsqu'elle annulait ses heures. Malgré cela, puisqu'on avait relevé d'excellents résultats parmi ses classes, on avait fini par la considérer comme un des meilleurs précepteurs de l'université, vantant les bénéfices de ses choix didactiques à grands coups de statistiques et de flagrants succès. En échange de ces performances, on passait outre les absences répétées du Docteur en Sciences des Religions, et ignorait les étudiantes un peu trop sensibles qui se précipitaient dans le bureau du Doyen en pleurant.

Quand l'insupportable vacarme qui servait de sonnerie eut assommé l'entièreté du bâtiment,  l'heure de la Libération fut déclarée. Impatients, les élèves de l'amphithéâtre Carroll Quigley notèrent le point final de leur leçon en se dandinant sur leurs sièges, le nez sur leurs écrans d'ordinateur mais l'esprit déjà évadé. Enfin ils quittèrent leur prison dans un amas de chair compact et bruyant, délaissant professeur et copies tandis que des projets bien plus heureux et distrayants s'immisçaient dans les conversations.

Sans un regard pour ceux qu'elle avait congédiés, elle grattait la couverture d'un vieux dossier à l'encre presque asséchée. Le Mont Blanc gravé à son nom gigotait à même la surface granuleuse, suivant les lignes rigoureusement définies par sa propriétaire. Le bureau qu'elle occupait était vaste et recouvert de papiers, ouvrages et petits objets qu'elle manipulait parfois lors de démonstrations pour son auditoire. Moins pressée de rentrer chez elle que ce dernier, l'enquêtrice terminait tout juste sa rédaction lorsque la salle fut complètement évacuée. Elle ferma les yeux peut-être deux secondes afin de profiter du silence qui l'envahissait ; puis des bruits de pas s'approchant captèrent rapidement son attention.
Elle songea d'abord à l'élève étourdi, revenu chercher un gilet, un sac, un livre ou bien encore un stylo. Son regard se reporta alors sur son ordinateur dont elle abaissa le capot, avant de tomber nez à nez avec une silhouette familière qui néanmoins ne faisait pas partie de ses étudiants.  


edward norton« Il ne fallait pas te sentir obligée de me donner un faux numéro. Je t’avais donné le mien sans attentes particulières ».

Alan Fincher était un homme qu'elle appréciait pour sa franchise et son honnêteté. Il n'était pas de ceux qui tournent autour du pot durant des heures avant d'exprimer leur pensée, qualité bien trop rare à son goût. Le professeur haussa un sourcil mi-perplexe, mi-amusé, à la fois reconnaissant pour ce gain de temps inestimable et stupéfait par l'audace de sa visite.
A dire vrai, elle était un peu embarrassée notamment à l'idée de devoir se justifier devant celui qu'elle n'avait pas recontacté après moult appels en absences et messages vocaux enregistrés. Leur dernière entrevue remontait à l'an passé et elle l'avait depuis toujours soigneusement évité. Les circonstances de leurs retrouvailles ne s'étaient pas prêtées à l'élaboration d'une nouvelle relation stable et résistante et elle ne tenait pas à ce que les choses évoluent de cette façon ; elle était gênée parce qu'elle ne voulait pas faire partie de la vie d'Alan. Surtout pas après ce qu'elle avait été forcée de lui raconter à propos du père Thomas.
Fincher était un homme intelligent, agent immobilier devenu intendant d’Église sans histoire, qui ne méritait pas qu'on le mêle à tout ça.

« Tu vas bien ? ». La pâleur de sa peau, ses traits tirés, les nimbes violâtres sous ses orbes glacés indiquaient le contraire. « Et toi ? » L'enquêtrice ne répondit pas, jugeant la question purement diplomate après ce houleux préambule. Quoiqu'elle dise dans tous les cas, ç'aurait été mentir.

« Que me vaut ce plaisir ? » Elle toisait son ancien voisin comme une maîtresse revêche jauge un écolier par dessus ses lunettes. Son intention réelle n'était pas de l'intimider, mais cette position lui donnait un peu plus le courage de l'affronter.
Un peu plus détachée, elle commença à ranger ses affaires et à les rassembler, formaliste et minutieuse comme l'avait toujours été.

« C'était le bon numéro. J'ai eu tes messages, seulement... j'ai été très occupée ». Elle ne pouvait décemment pas lui parler de fantômes, d'enquêtes et de démons qui lui prenaient tout son temps. Seulement, si possible, elle souhaitait s'épargner la lourde tâche qui consistait à l'embobiner, aussi grossièrement qu'elle avait eu à le faire la dernière fois qu'ils s'étaient vus.

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MessageSujet: Re: The safe place we need [Alecto]   Dim 20 Sep - 23:33


 
The safe place we need

« Ça va. »

Une évidence qui était loin de l’être mais qui répondait à un besoin de savoir que la terre était encore tournante sur elle-même. Il était trop facile pour lui d’arriver les mains dans les poches et les larmes aux yeux comme ces pécheurs aux complaintes bruyantes et le plus souvent exaspérantes. Alan contenait en lui un fardeau et une douleur qu’il ne savait à qui partager pour se libérer. Thomas, mais ses absences répétées et son état ne lui permettait pas. La valeur qu’il avait à ses yeux chutait à mesure qu’il comprenait, se sentant lui-même coupable de ce à quoi il assistait. Coupable, mais également impuissant. Il restait son père, qui lui avait besoin d’aide plus qu’il n’avait à en apporter. Les autres visages, ils n’étaient plus que les souvenirs d’un homme ayant changé. Alecto était là elle, porteuse d’une vérité qui lui était étrangère et le fuyant plus facilement qu’il l’aurait imaginé. A présent devant elle, il en venait à se questionner sur la légitimité de ses actes.

Il la trouva hypocrite, dans sa façon de se justifier et de donner un sens aux inepties qu’il déblatérait volontairement comme moqueries. Mais il l’avait piégée, et il ne pouvait qu’accepter sa parade comme une dernière tentative pour s’en sortir. Elle se donnait du mal pour lui faire croire que sa présence ici ne la dérangeait pas, et il se senti obligé de faire semblant d’y croire, de toute façon dépendant de l’égoïsme qui l’avait poussé à venir. Car il n’était pas l’ami venu par peur de la perdre, ou par inquiétude de ce qu’elle vivait, même si ces sentiments remontaient à la surface en même temps qu’il la regardait. Il était ici par égoïsme, et pour ce fait, il resterait. D’un geste de la main il fit mine d’effacer ses excuses, mimant de la pardonner alors qu’il se débarrassait de ses mensonges.

« J’avais seulement envie de te voir. Aussi étrange que ça puisse te paraître, tu dois être la personne la plus saine que je côtoie en ce moment. Enfin depuis notre dernière rencontre. »

Il n’en reviendrait pas à mentionner la furtivité du temps passé, suffoquant déjà sous la cascade d’un sablier arrivé à termes. Il ne pouvait que la regarder se préparer à nouveau à fuir. Lui peut-être, ou autre chose cette fois. Leurs échanges se voulaient aussi banals que lorsqu’ils étaient voisins, et ils étaient pourtant si différents. Les échos de sa voix se répercutaient contre les sièges alignés, lui promettant une assemblée à l’écoute. Cette sensation il la retrouvait au cœur de l’Eglise, tout en la ressentant différemment car sa place était sur les bancs. En ces lieux, il n’avait aucune place. Celle de l’invité à qui l’on avait jamais permis d’entré, et qui ne pouvait qu’observer en sentant qu’il n’avait jamais été désiré.

« Excuse moi de m’être montré si insistant mais j’ai vraiment besoin que l’on parle. Si tu n’es pas trop occupée bien sûr. »

Il la regardait, accusateur et suppliant. Il lui promettait l’histoire croustillante de sa vie, sans être prêt encore à le lui dire. Venir ici avait été une bonne idée, guidée par son besoin d’être proche de l’humanité. Il voulait lui rendre toute son importance, à l’humanité, elle qui s’était vue perdre de sa valeur alors qu’il avait croisé sur son chemin des créatures dont il avait encore du mal à croire en l'existence.

« Alecto… »

Il s’accroupit devant son bureau de façon à ce que son regard soit à hauteur du sien. Le bras tendu vers elle, il plaqua d’une main le dossier qu’elle s’apprêtait à ranger sur la surface plane du mobilier, captant une attention qu’elle avait du mal à lui accorder. Il se montrait pressant, mais cherchait également à leur rendre à tous deux l’égalité qui les caractérisait. Raison pour laquelle il ne s’était pas seulement contenté de se pencher au-dessus d’elle comme l’aurait fait un patron hargneux désireux de faire savoir une nouvelle remontrance. Car là n’était pas son rôle, ni même son intention.

« Une pause te ferait du bien non ? »

La salle sentait le renfermé et l’air était saturé. Une atmosphère qui, si elle se complaisait dedans, se voyait devenir suffocante pour un être venu d’ailleurs. Dehors l’agitation s’était un peu calmée. Des ruées vers la sortie, il n’en restait que les murmures et les rires des quelques retardataires appréciateurs du temps qu’il leur restait avant de quitter les locaux. Alan se saisit des feuilles qu’il lui avait préalablement confisquées, se redressant en même temps qu’il les taquait contre le rebord du bureau pour le lui tendre, un faible sourire sur les lèvres.
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