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Où : Inverness City (Scotland) Quand : Année 2017. Qui : Étudiants, professeurs, personnel et sorciers venus de tous horizons. Le Comment du Pourquoi : Après avoir terminé leurs études à Poudlard, certains sorciers ne s’arrêtent pas là. Soit parce qu'ils n'ont pas envie d'entrer dans la vie active (tout de suite), soit parce que leurs parents souhaitent les voir continuer leurs études. Les cours sont donc encore loin d’être terminés, certes, mais heureusement pour vous petits veinards, l’ambiance n’est plus du tout la même qu'a Poudlard. Débauches, folies, beuveries, sorts à gogo, kiss à tire-larigot, le monde des jeunes sorciers n’a jamais été aussi rock’n’roll ! ♥
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 A feet in your world △ [Aenor]

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MessageSujet: A feet in your world △ [Aenor]   Jeu 10 Sep - 23:42



A feet in your world

L’arène était brûlante de ses combats, l’odeur du sang ayant laissé place à celle de l’argent, tandis que les hurlements de gladiateurs étaient remplacés par les soupirs des perdants et les cris de joie des gagnants. Cette arène-ci, lieu d’un vice auquel il avait échappé, lui était aussi étrangère qu’il pouvait l’être pour elle. Il y avait pénétré la première fois avec trop d’insouciance, raccompagné à la sortie sans explication. Car les règles du jeu qui s’y jouait lui étaient inconnues, et qu’il s’évertuait pourtant à s’y faire sa place, en s’imaginant ne pouvoir être vu. Seulement ni sa garde-robe, rendant compte du faible poids qu’il pouvait peser dans tel endroit, ni sa façon à lui d’errer en tant que spectateur extérieur, lui permettait de disparaître dans la foule comme il l’aurait souhaité.
Elément perturbateur d’un luxe vous faisant miroiter une vie meilleure, il avait été épié par les caméras comme le viseur du fusil cible sa proie. S’il avait échappé au goût sableux de la chaussée, il avait été la première victime de regards froids et condescendants portés sur lui.

Cette fois ils le laisseraient entrer avec plus d’indulgence. Son visage avait depuis longtemps été effacé de leurs mémoires, même si sa tenue un peu plus fringante pour l’occasion, gardait les stigmates d’un style trop négligé pour se voir flatter par les moquettes rouges et les lustres dorés du Casino. Alors qu’ils sublimaient telles des vitrines les cols en fourrure et les montres Rolex, ils donnaient l’air à sa chemise mal ajustée d’être un chiffon trouvé au fond de son armoire, et faisaient passer ses derbies tirées des vestiges de Curtis, pour des chaussures bas de gamme aux airs faussement bourgeois. Son miroir lui avait renvoyé l’image d’un homme sortable, et tout ce que les autres voyaient en lui, était un gamin aux allures de flic.

« Faites vos jeux. »

Leurs pupilles étaient dilatées par l’excitation, leurs doigts en suspens dans un espace-temps n’appartenant qu’à eux. Celui de quelques secondes à peine, alors que les roulettes tournoyaient et que les dés roulaient. Ces comportement, il ne les comprenait pas et se sentait quelque part chanceux de ne pas être dans le secret de ce qui se déroulait devant lui. Le plaisir qui le menait ici était plus éloigné de ceux auquel le casino se prêtait. Il suivait le plaisir des autres, se trouvant menacé par la sphère dans laquelle il pénétrait. Seulement rien ne pouvait lui faire oublier sa quête, lui dont l’esprit n’était stimulé que par la lueur du monde criminel. Il portait régulièrement son regard sur son téléphone, les minutes s’écoulant sans que l’homme qu’il attendait ne se présente. Il le savait ici, quelque part, et n’espérait qu’être un instant assez proche de lui pour le voir vraiment. Les codes verbaux et gestuels pouvaient lui être externes, il reconnaissait toute la subtilité du mensonge sur leurs visages.

Le signe avant-coureur de sa perte, aurait dû être le regard insistant d’un des représentants de la sécurité. Une sentinelle stoïque, les mains jointes sur sa virilité et le creux de l’oreille noir par l’oreillette qui s’y cachait. Il lui rendit son regard fixe, se voyant vite perdre tout intérêt alors que l’homme s’éloignait vers une employée. Un soudain changement qui pouvait certainement s’expliquer par la longueur des jambes de cette dernière, les courbes plus attrayantes que ne pouvaient l’être celles à Terrence.
Alors qu’il s’amusait de les voir, une forme de curiosité sur le visage, la silhouette qu’il convoitait depuis plusieurs minutes arriva derrière eux avec toute l’élégance qu’elle pouvait avoir. William Edgard Harrelson était de ceux vous faisant plier le genou d’un seul regard. Si le temps avait amené sur son front les rides d’un homme âgé, il avait cette force menaçante émanant de lui. Celle vous faisant baisser le regard et vous rendant coupable d’un crime dont vous ignoriez l’existence. Terrence s’était approché de lui en s’imaginant intercepter quelques conversations. Celles que l’on offre à la face du monde, intimistes dans leur façon de se noyer au milieu de celles déjà engagées. Mais sa présence avait été remarquée, l’employée du Casino se trouvant à ses côtés croisant son regard en lui laissant la sensation qu’elle pouvait lire en lui. Il resta là, affrontant l’emprise qu’elle avait sur lui en s’imaginant qu’elle se lasserait comme l’avait fait le garde quelques minutes plus tôt. Seulement il ne put résister au besoin de s’en détourner, lui décochant avant ça un sourire se voulant aussi banal qu’une salutation civilisée. Il s'imaginait pouvoir disparaître derrière l'image du joueur qu'il n'était pas, les yeux perdus dans la contemplation d'une machine à sous dont il n'avait pas les jetons.
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MessageSujet: Re: A feet in your world △ [Aenor]   Dim 13 Sep - 12:45

Depuis l'incident au casino avec le petit mortel, Aenor s'était faite... Discrète. Elle avait joué l'employée parfaite pour ne plus faire de vagues. D'accord, tuer ou blesser très gravement ce type avait été une mauvaise idée. Mais il avait menacé le client sous sa protection alors elle n'avait plus hésité très longtemps. Et maintenant, plus aucun signe du petit humain. Il s'était envolé. Pouf, évaporé. Et Aenor en avait alors conclu qu'il avait sans doute pris peur. En même temps il fallait avouer qu'elle n'avait pas était tendre avec lui, et qu'un démon avait eu pour projet de le manger. Cela avait de quoi faire fuir des foules. Depuis elle avait était l'attaché clientèle gentille, aimable, adorable et abordable qu'elle avait juré d'être. Après tout, tout cela faisait partie de son plan pour être pardonné. Aujourd'hui on lui avait demandé de faire le tour dans les salles de jeu et de s'assurer que les gros clients avaient tout ce dont ils avaient besoin. C'était de loin la chose qu'elle préférait. Avec ce type d'activité, elle se mêlait plus aux êtres humains, ce qui lui permettait d’observer d'avantage. Et l'observation était la clef pour passer inaperçue. Elle s'était calée dans un coin de la pièce, son regarda parcourait les différents visages des joueurs. Elle aimait tellement ça, le monde du jeu. C'était l’excès, la perte, la malchance... C'était jouissif.

Un des hommes en costard lui tapota l'épaule. Ah, un cas avait été repéré ? Il lui désigna un homme, la petite trentaine, brun. Visiblement, c'était à elle de jouer cette fois-ci. Elle lissa sa robe et se dirigea vers lui, un sourire éclatant sur le visage. Elle aimait y mettre du rouge. Le rouge était une si belle couleur. Et c'était une couleur qui donnait du caractère, du moins, de son point de vue. La réaction de l'homme en question la surprit. Il la regarda. Il soutenait son regard, comme s'il espérait quelque part, qu'elle allait flancher, détourner les yeux et retourner à ses activités. Il pensant bien mal. Il lui sourit et repartit dans ses affaires. Bon. En plus, il pensait lui être totalement invisible. C’était original comme situation, pour une fois. En temps normal, les gens qui voyaient approcher des employés des casinos étaient un peu plus mal à l'aise ou du moins, se sentaient plus... Concerné ? Elle se gratta la gorge et lui tapota l'épaule, gardant cette attitude polie qu'elle avait pris l'habitude d'avoir, et ce même sourire abordable.

« Excusez moi, monsieur ? »

Si elle se fiait aux dires de son collègue, cet homme pourrait venir gêner un de leur joueur fétiche. Elle obéissait aux ordres, point barre, elle ne se posait pas de questions quand ce n'était pas ses joueurs à elle. Elle désigna la machine à jouer, non loin d'eux.

« Vous comptez jouer ou... ? »

Elle laissa sa phrase en suspend. Bon, d'accord, il avait entièrement le droit d'être là. Mais dans un casino, l'attitude des gens comptait beaucoup. Et les personnes en charge de la surveillance comme son collègue était chargé de relever ce qui n'allait pas chez certains.

« Mon collègue pense que vous êtes venu pour dépouiller cet homme, elle lui désigna d'un signe de la tête le joueur derrière eux. »

On lui avait souvent dit qu'elle parlait trop, qu'il fallait qu'elle y aille par étape, mais Aenor en faisait toujours qu'à sa tête.
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MessageSujet: Re: A feet in your world △ [Aenor]   Lun 14 Sep - 23:47



A feet in your world

Il avait senti sa présence bien avant qu’elle n’engage les hostilités par un geste trop familier. Les tapes légères pour attirer l’attention n’étaient que des subterfuges faisant prendre conscience à l’intéressé qu’il n’était pas ici à sa place. On les masquait en politesse, et peut-être en étaient-elles parfois, mais Terrence ne ressentit à ce geste, qu’un froid de plus porté sur sa condition. Il l’avait vu venir, s’y préparant quelque part, si faible dans ce lieu qu’on pouvait l’écraser sous des talons à 6000 dollars. Il n’avait pourtant pas fui, prétendant se désintéresser de leur hostilité alors qu’elle était la seule barrière capable de l’arrêter. Pris au piège, il se retourna vers elle et, avant d’accorder la moindre importance à son identité, se contenta de regarder sa main se détacher de lui comme la menace qu’elle avait été.

Un soupire las étouffé par son air étonné, il se montrait docilement à son écoute, comme préparant de loin une revanche qui ne servirait à rien.
Elle, était à l’image des employés modèles du casino. Des vêtements repassés s’accordant à lui offrir assez de décence pour qu’on la prenne au sérieux, tout en gratifiant ses formes de façon à mettre les clients à ses pieds. Terrence aurait aimé croire en ce visage enfantin, en ces sourires lui donnant l’air mutin. Mais alors qu’il la regardait, il ne voyait en elle qu’un prototype de ces jeunes femmes vendues dans les vidéos publicitaires et les dépliants du Casino comme le fantasme absolu de tout client. Professionnelle, elle répondrait à vos besoins avant même que vous n’y ayez pensé. Mère, elle vous borderait le soir et essuierait la tâche de vin maladroitement tombée sur votre cravate. Amante, enfin, elle vous permettrait d’oublier votre secrétaire devenue trop accessible, pour que votre imagination se laisse porter par un vent nouveau.

Terrence porta son regard sur William Harrelson, souriant faiblement, amusé et désinvolte devant des suspicions loin d’être prises au sérieux.

« Vous pensez qu’il existe une personne assez stupide pour voler un homme en plein casino ? »

Il glissa ses mains dans ses poches, remarquant que le collègue mentionné les regardait de loin, prêt à intervenir au moindre dérapage. La simple idée de se voir être au cœur d’un jeu qui n’amusait qu’eux le rendit nerveux. Ses doigts se froissaient silencieusement dans leur écrin de tissus, repoussant ce qui un jour serait inévitable. Ce qui l’avait parfois déjà été.

« Je ne suis pas venu pour le dépouiller non. Je suis moins bête que j’en ai l’air, et je n’irai pas prendre le risque de me faire coffrer pour des jetons ou des billets verts. »

Ses mots avaient été prononcés avec le même dégoût qu’apportait un café froid. Celui que l’on s’infligeait pourtant, conscient qu’il nous fallait vivre avec. Les voleurs, dans leur définition la plus dégradante, Terrence les méprisait. Comme tout ce qui avait attrait à l’argent. Voler, dans sa forme la plus pure, par appât du gain, était lâche, autant que s’en était banal. Enfant pourtant, il avait parfois subtilisé ce qui ne pourrait lui appartenir. Le camion de son voisin de classe lorsque la notion de mal devait être définie. Un fusil de chasse trouvé dans la cabane de son voisin Earl, et qui avait été délaissé après la mort de son propriétaire. C’était sa mère qui l’avait retrouvé sous un meuble, ayant obligé son fils à la regarder dans les yeux jusqu’à ce qu’il lui avoue la vérité. Ces vols lui étaient pardonnés, parce qu’ils n’avaient jamais été que des erreurs commises par un enfant.

« Et je compte effectivement jouer. Sinon pourquoi serais-je venu ? »

Terrence soupira, mimant d’être offusqué avec l’air d’un riche vieillard des Hampton. Ce, même s’il lui était difficile d’exprimer autre chose que de l’agacement à voir ces fourmis s’affairer autour de lui comme s’il menaçait de répandre la peste dans leur havre de paix et de vice. Car la peste, seuls eux pourraient un jour l’en contaminer.
Sa comédie aurait pu être jouée avec plus de ferveur, s’il n’avait pas été vaincu à l’avance par ce qui l’attendait. C’était l’évidence de sa défaite, qui le rendait plus parasitaire encore qu’il n’aurait pu l’être en temps normal. Pour espérer les voir l’ignorer, il lui aurait fallu se détacher de son argent, et accorder de l’importance, à ce qui n’en avait jamais eu : le jeu, l’amusement. Car il venait parfois à la confondre avec la passion.

Il s’approcha un peu plus d’elle, lui murmurant un secret menacé par la foule environnante. Un secret qui n’en était un que par la volonté qu’il avait de lui faire partager à elle seule.

« Vous vous rendrez vite compte que vous n’avez rien à craindre. Laissez-moi juste être là. »

Sa culpabilité avouée, il lui demandait de l’accepter telle quelle, d’y voir toute l’insignifiance qu’elle pouvait avoir pour eux. Ignoré et accepté, il ne serait qu’une présence parmi d’autres, disparaissant avec la gratitude de ses tyrans.
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MessageSujet: Re: A feet in your world △ [Aenor]   Jeu 17 Sep - 17:26

« Vous pensez qu’il existe une personne assez stupide pour voler un homme en plein casino ? »

Elle rigola quand il lui posa cette question. Elle en avait tellement vu entre ces murs... Ils ne pouvaient même pas imaginer, eux, tous ces clients... Ce qu'elle voyait. Ce que les gens comme elle voyait tout les choses. Elle en avait tellement vu entre ces murs... Alors oui, elle avait déjà vu ça. Elle se contenta d'un battement de cils et d'un sourire. Il devrait se contenter de ça comme réponse. Elle le croyait parfaitement quand il disait qu'il n’était pas assez bête pour tenter une telle absurdité. Disons que, si elle se fiait aux instincts primaires et terriblement bas de l'humaine qu'elle était censée être, elle trouvait qu’il n'avait pas une tête à ça. Mais on ne devait en aucun cas se fier aux apparences. Elles étaient trompeuses. Et ça, il ne fallait pas être une lumière pour le savoir.

« Vous vous rendrez vite compte que vous n’avez rien à craindre. Laissez-moi juste être là. »

Elle haussa les épaules et regarda son collègue d'un air sérieux. Ce dernier retourna alors à ses activités. Ou à ses occupations plutôt. S'armant d'un sourire plus ou moins vendeur et avenant, elle tendit un bras à l'homme debout devant elle.

« Vous me permettez de vous montrer notre attraction la plus fabuleuse ? Aujourd'hui c'est avec elle que vous avez le plus de chance de remporter le gros lot. »

Elle allait ignorer les consignes et les conseils de son collègue concernant cet homme et allait faire son travail, le plus normalement du monde. Elle allait faire comme pour tous les autres. Elle allait le faire jouer, le faire s'amuser. Il le fallait. Le casino était un lieu de détente fait pour ça et elle ne supportait pas de voir des mines renfermés errer entre les machines à sous. Longtemps elle n'avait pas compris ce qui motivait les gens à venir claquer une partie ou bien toute leur richesse ici. Des vies s'écroulaient dans ses salles. Tout comme elles pouvaient prendre un tout autre tournant. C'était pile ou face. C'était le frisson. La chance. Le hasard. Et puis au bout de quelque temps, elle avait compris. L'humain, l'homme en généra avait besoin de ce frisson. De ce moment où il ne contrôlait plus rien de sa vie. Le moment où une machine souvent truqué le faisait à sa place. Ils avaient tous besoin d’espérer au moins une fois dans leur vie. Espérer de gagner une fortune, une voiture, ou autres jouets faramineux. Elle les comprenait parce qu'elle même était tombée dans ce piège. Elle aimait parier, c'était plus fort qu'elle. On ne l'avait pas envoyé chez Asmodée pour rien. On savait qu'elle ferait l'affaire. Les juges avaient dû se dire que son crime n'étant pas trop grave, la dette qu'elle leur devait, le temps sur terre qu'elle leur devait, pouvait bien être agréable.
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MessageSujet: Re: A feet in your world △ [Aenor]   Dim 20 Sep - 23:25



A feet in your world

Terrence restait hébété par son comportement. Il s’était attendu à une lutte acharnée pour faire valoir sa place en ces lieux trop guindés. Idéalement, dans l’utopie qui était sienne, il s’était imaginé pouvoir disparaître et les voir baisser la tête sur son passage. Sauf qu’elle était encore là, son bras comme invitation et son sourire comme argument. Il n’y avait rien qu’il pouvait attendre d’elle, et c’est ce qui rendait son hypocrisie forcée. Elle avait accepté sa présence tout en le privant d’une liberté dont elle connaissait la menace. Devant son bras tendu, il devait choisir entre menottes et porte de sortie. Il était certain qu’elle pouvait lire toute la contrariété sur son visage, même si difficilement masquée derrière une joie exagérée. Mais, à l’image de ce que l’on pouvait attendre d’elle, elle restait la femme robotique aux mouvements calculés dont on pouvait se féliciter d'avoir créé.

« Est-ce que j’ai le choix ? »

Un sourire ponctua sa phrase, aussi bancal que pouvait l’être sa conviction à suivre la bonne voie. Au fil du temps il avait appris à se montrer aussi conciliant que ses intérêts pouvaient le lui permettre. Il souriait aux gens, leur rendait service ou leur apportait l’attention leur faisant défaut. Ça, tout le monde le faisait de manière naturelle, persuadé qu’il s’agissait là d’affection ou de sympathie. Lui y voyait un paiement en contrepartie d’une aide qui lui serait profitable, et finalement, il en était de même pour chacun, peu importait ce que l'on essayait de se faire croire. Son incapacité à demander plus d’eux que des services rendus lui permettait d’obtenir une amitié qui, ne moyennant aucun sentiments propres à l’affection, la rendait aussi inexistante qu’un amour sans cible. Parce qu’il restait humain, son affection s’était parfois mêlée à ce trafic l’en protégeant. S’il n’en avait pas peur, elle ne restait supportable qu’à condition que son monde ne s’écroule pas. Une chose difficile lorsque l’on se voyait nécessiter l’aide d’individus que l’on souhaitait garder aussi loin que possible de nos affaires personnelles. La dépendance qu’ils engendraient lui était tolérable par sa nécessité à se savoir existant entre ces gens. Elle devenait complexe lorsqu’il se mettait en danger dans des affaires où il ne tirerait aucun bénéfice.

Il observa le bras de l’employée, cherchant la combinaison qui lui permettrait d’emboîter le sien dans un enchevêtrement servant de monnaie courante aux flatteries et courtoisies échangées. Il hésitait, se sentant manipuler et ne pouvant rien y faire s’il souhaitait se fondre dans le décor qui l’avait jusqu’à lors fait remarqué. Pour autant, avec toute sa détermination à la satisfaire pour en tirer sa tranquillité, il se refusa tout de même à se faire guider comme un riche milliardaire au bras d’une femme lui rendant assez de virilité pour pallier à son âge ou son manque de charisme.

« Je vous suivrais sagement. »

Terrence pressa sa main contre l’avant-bras de la jeune femme pour l’abaisser, lui refusant une invitation qu’il considérait trop poussée. Malgré toute l’assurance que lui procurait son oubli des codes sociaux et de la bienséance, il se sentait mal à l’aise à ses côtés et venait parfois à sentir son sang se glacer sous son regard. Elle l’éloignait de ce qu’il convoitait. Tenace, il continuait de suivre du regard un homme qui de toute évidence se souciait peu de sa présence. Il comprit alors toute l’importance des casinos. En dehors du pouvoir apporté par l’argent, et du pied d’égalité qu’ils offraient à tous ceux assez solvables pour posséder des jetons, les casinos étaient un lieu de sécurité dans un monde qui en apportait peu à ses clients. Peu importait à William Harrelson de se retrouver face à des vermines qu’il aurait descendu en quelques secondes seulement dans la rue. Le Casino se chargeait pour lui de l’en débarrasser. Il fallait seulement alors à Terrence, prouver qu’il n’en était pas une.

« Vous avez dans l’idée de me dépouiller ? Si c’est le cas vous allez être déçue car j’ai très peu d’argent sur moi. Ça risque dans un sens de vous faciliter la tâche si vous cherchez une bonne raison de me pousser vers la sortie. »

Il voulait rendre leur jeu plus sérieux que ce qu’il devait être. La distraction vers laquelle elle l’entraînait, était aussi monotone et sans sens à ses yeux, que pouvait l’être un dîner au restaurant. L’amusement qu’on lui faisait miroiter dans les reflets saillants des rebords de tables, il l’obtenait lui dans le papier jaunis de dossiers criminels.
Un soupire lui donnant du courage, et il ouvrit la porte à sa parade.

« Allez y, montrez moi votre fabuleuse attraction. »
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MessageSujet: Re: A feet in your world △ [Aenor]   Jeu 24 Sep - 14:14

A sa question elle avait envie de répondre que non, il n'avait pas vraiment le choix. Tout se passerait mieux pour lui s'il acceptait de la suivre sans rechigner. Au moins l'agent de sécurité qui l'avait à l’œil arrêterait de le guetter en permanence. Il repoussa cependant son bras, à son grand étonnement. Bon, il fallait aussi qu'elle arrête avec ses vieux codes de politesse, beaucoup n'en voulait plus de nos jours. Et dire qu'elle s'était appliqué à apprendre par cœur les codes et les usages avant de commencer son pénibles travail sur terre... ils évoluaient trop vite, c'était insupportable !

« Vous avez dans l’idée de me dépouiller ? Si c’est le cas vous allez être déçue car j’ai très peu d’argent sur moi. Ça risque dans un sens de vous faciliter la tâche si vous cherchez une bonne raison de me pousser vers la sortie. »
«  Oh non non ! Rassurez vous. Et puis quand même vous savez, avec très peu, on peu gagner beaucoup par ici ! »

Ce n'était pas le cas le plus courant, certes. Elle ne comptait plus le nombre de fois incroyables où elle avait vu des joueurs encore mal habitué arriver avec peu, et ressortir avec rien. La plus part gagnait souvent dès le premier jeu, mais voulaient bien souvent miser plus au prochain. A la fin, la somme considérable qu'ils avaient peiné à assemblé disparaissait au poker, dans une machine à sous... elle sentait bien qu'il n'était pas dans son élément. Quelque chose clochait chez lui, mais Aenor était incapable de dire quoi. Elle lui présenta tout de même l'attraction en question. C'était brin simple, c'était une machine à sous. Mais aujourd'hui le montant à gagner était si élève qu'elle même peinait à le croire. En plus de cela, le séjour à l’hôtel était gratuit pour le gagnant qui pouvait en somme, repartir dans une des voitures d'exposition de son choix. Elle l'incita à jouer, déballant ses blabla habituels, faisant de grands gestes des bras bref, tout ce qu'on lui avait apprit pour entraîner un nouveau client potentiel à jouer. Quelque chose du déplaire à l'agent de sécurité de tout à l'heure, car bientôt il vint lui tapoter à l'épaulé, un air pressé et ennuyé sur le visage.

« Quoi encore ? »

Il sembla se ratatiner sur place et tripota ses doigts l'air embarrassé. Aenor cligna des yeux, comprenant un peu tard que la couleur de ses iris avait brusquement changé lors de son exaspération. Elle se reprit bien vite et la couleur sang laissa place à la couleur originale de l'humain dont elle avait pris l'apparence. Comme si de rien n'était. Personne n'avait rien vu (du moins, elle l’espérait). Finalement l'agent fit demi-tour, repartant à son poste et Aenor pesta encore un fois, reportant son attention sur son nouveau client.

« Au fait, dit-elle le plus naturellement possible, vous ne m'avez pas dis votre nom ! »

Elle aimait mettre des noms sur un visage. En tant qu'employer du casino, tout le monde connaissait le siens grâce aux badge qu'elle abordait fièrement sur sa poitrine. Mademoiselle Simon pour vous servir auraient-ils du écrire.
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MessageSujet: Re: A feet in your world △ [Aenor]   Dim 27 Sep - 19:13



A feet in your world

S’en remettre au hasard était comme s’avouer vaincu face à sa propre existence. Lancer les dés en invoquant une chance que l’on croyait pouvoir obtenir sur l’ordre de 50% de probabilités, c’était se révéler trop faible pour prendre en mains sa vie et ses choix. Terrence avait été initié à cette vision en même temps que l’on proclamait son ascension vers un avenir glorieux qui sourirait à son talent et son travail. Encore enfant marchant dans l’ombre de parents soucieux, on lui donnait le visage d’un homme ambitieux qui se familiariserait assez vite avec la notion de réussite. Les casinos et leurs attractions n’étaient qu’un jeu qu’il pouvait aisément tromper par un regard trop sceptique pour le laisser aller à leurs vices. Quant à ses théories sur les hommes s’y trouvant, elles n’étaient qu’un pessimisme de plus porté vers l’inconnu et le rejet. Ce lieu de culte voué à au Dieu hasard dont les offrandes n’étaient que des baisers sur des dés, lui procurait l’impression d’avoir été jeté dans une fausse sectaire prête à le dénuder, chaque parcelle de son intimité se révélant trop étrangère pour espérer être cachée.

Tout n’était ici qu’attrait au rejet, et pourtant Terrence se surprenait à sourire à l’employée et à son manège. Non pas parce qu’il lui était demandé, mais parce qu’il s’amusait d’un discours qu’il ne pourrait se voir un jour à croire. Elle le déconcentrait d’un objectif, inhérent à un monde qui l’avait toujours plongé dans une léthargie face à la vie et ses enjeux. Une léthargie qui l’empêchait à la fois d’être heureux et malheureux. Il était seulement là, avançant en s’appropriant les joies et les tristesses des autres, comme s’il pouvait se satisfaire de ce spectacle et en choisir les actes. En le détournant de ce schéma incessant rythmant son existence, Aenor ouvrait en lui ce qui était endormi. La simple envie de sourire pour une chose qui s’éloignait de ses plaisirs criminels. Elle y arrivait par sa façon à elle de lui tenir tête, et par le besoin qu’il s’était inventé de devoir l’écouter et battre en retraite face à la raison qui les avait réunis.

Il mimait d’être intéressé par ce qu’elle pouvait déblatérer comme un discours finement conçu pour le faire céder aux plaisirs vendus dans la brochure. En réalité il partageait son regard entre la machine à l’allure presque grotesque au centre de la pièce, et William Harrelson qui, sinon quelques regards portés de façon anodine sur ses congénères richissimes, se laissait happer par la tension d’une partie de Blackjack. Terrence eu envie de s’en approcher et d’utiliser sa nouvelle compagnie pour arriver à ses fins. Mais ses avances pour l’amener jusqu’à lui n’auraient été que des supplications dignes d’un homme sans cervelle. De plus elle se voyait à nouveau accaparée par l’agent de sécurité, apparemment éprit d’elle comme sa main l’était de son entre jambe, ressentant le besoin de toujours l’avoir sous la main.
Terrence les observa un instant, profitant néanmoins de cette aparté pour se libérer de son rôle de client à satisfaire et pour reporter son attention vers une table de Blackjack suintant l’ennui. Lorsqu’il comprit que rien de plus savoureux ne s’en dégagerait, il se tourna à nouveau vers les employés comme reprenant une conversation à laquelle il avait toujours participé. Simon avait un pouvoir sur l’homme qu’il ne comprenait pas. Une influence qu’il jugea loin de l’échelle hiérarchique, justifiée par le désir ou la peur. Elle avait également une attitude qui réduisait tous ses efforts pour être la parfaite petite poupée souriante qu’on lui demandait d’être auprès de la clientèle à néant. Le regard un instant rivé sur le sien, Terrence y vit une lueur qu’il effaça en se frottant les yeux, épuisé et fermé à une nouvelle réalité. Elle était à nouveau la femme chantante devant laquelle on lui demandait de céder.

« Terrence Bleichert. »

Un autre, car il imaginait encore pouvoir disparaître et qu’il n’avait pas envie d’être lui-même. Un jeu qui n’en était pas un, et qui continuait pourtant de mêler fiction et fierté. Car son prénom, il n’avait pu s’empêcher de le garder, et que Dwight Bleichert n’était qu’un personnage de roman dans lequel il s’était identifié étant enfant.

« J’ai oublié de vous préciser que je n’avais pas de jetons. »

Il la défiait à nouveau du regard, pris en flagrant délit de son manque de jugeote et de son côté radin. Il était prêt à lui faire plaisir en se ruinant de quelques dollars pourtant, et c’est ce qui l’obligea à aller s’approvisionner avec de malheureuses pièces à la valeur inestimable. Lorsqu’il revint à elle, l’expression vide et en deuil de son argent, il glissa une pièce dans la machine avant de l’enclencher sans une lueur d’espoir. Le hasard, il y croyait sans y croire.

« Il y a un problème avec votre collègue ? »

D’un mouvement de tête il désignait l’agent de sécurité déjà afféré à l’autre bout de la pièce. Cette histoire l’intéressait, parce qu’elle ne le concernait pas, et qu’on lui cachait. Pour rendre sa requête moins pressante et déplacée qu’elle ne pouvait l’être, Terrence se détourna d’elle pour analyser la machine à sous.

« Vous l’intimidez. »

Une autre question aux allures de constatations. Seulement ses mots n’avaient jamais été dénués d’arrières-pensées.
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MessageSujet: Re: A feet in your world △ [Aenor]   Ven 30 Oct - 8:55

(désolé du retard dino )

« C'est un magnifique prénom ! »

Pourquoi avait-elle dit ça ? C'était juste... Tout elle. On lui avait appris à faire des compliments. A en sortir quarante à la seconde. Parce que c'était son job et qu'on lui avait dit que les mortels qui vivaient ici-bas appréciait ce genre de chose. Avec l’expérience elle avait pu s'apercevoir que ce n'était pas toujours le cas mais n'avait pas perdu cette habitude. Et pour une fois, elle était légèrement sincère, elle avait toujours eu un faible pour les vieux prénoms, d'où le siens. Pas de jetons ? Pendant un court instant Aenor cru perdre la main. Il allait peut-être chercher à se défiler avec cette excuse bidon, mais au final, elle fut rapidement rassurée. Elle le vit revenir vers lui avec ses quelques jetons et afficha un sourire immense. Elle se frotta les mains comme une gamine le jour de Noël et lui attrapa le bras, le traînant à la machine. Il fallait qu'il joue, elle avait besoin de le voir jouer. Elle le regarda insérer sa première pièce, ses yeux brillaient d'une lueur presque malsaine. C'était tout son quotidien, tout ce qu'elle aimait. Il n'avait pas l'air aussi motivé qu'elle, on pouvait presque se demander lequel parmi les deux jeunes gens étaient le plus motivé ici.

« Il y a un problème avec votre collègue ? »

Son collègue ? Elle se tourna vers le principal intéressé, le foudroyant du regard au passage. Il était... si sot. Et tellement inutile. D'eux deux, elle savait qu'elle avait toujours eu l'avantage. Elle l'intimidait ? Ah oui ? Voilà qui était intéressant, la manière dont Terrence percevait les choses.

« C'est normal. »

Elle avait lâché cette parole d'un air si sûr d'elle, et tellement rapidement... elle se reprit bien vite, passant une main dans ses cheveux au passage.

« Je veux dire, qu'est-ce qui vous fais dire ça ? »

Maintenant c'était comme si elle sentait le regard de son collègue posé constamment sur sa personne. Le fait que Terrence voyait les choses comme ça la gonflait de plaisir. Elle avait toujours aimé avoir le dessus. Mais le fait qu'il ai aussi remarqué ce détail avait un légère tendance à la rendre parano. Elle qui faisait toujours tout pour cacher sa véritable forme. Oh, il n'aimerait pas l'Aenor de base s'il la voyait. Le démon répugnant qu'il ou elle était avant d'arriver ici. Ce n'était pas pour rien qu'elle avait pris l'apparence d'une jeune femme pure et innocente. Le garde détourna le regard et changea de position, tripotant son talkie-walkie.

« Vous devriez réessayer, vous semblez avoir de chance, vous avez presque eu la bonne combinaison », dit-elle comme pour changer de sujet.

C'était une tentative vouée à l'échec. Elle le savait rien qu'en regardant son hôte. Il n'avait pas la tête de quelqu'un qui laissait aller ses doutes facilement, ni qui laisser tomber une histoire qui l’intriguait. Autrement dit, elle allait devoir jouer habilement, et ne pas faire de gaffe au risque d'attirer les projecteurs encore une fois sur elle.
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Primerose MacNaughton
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MessageSujet: Re: A feet in your world △ [Aenor]   Jeu 31 Déc - 0:08

bonjour



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MessageSujet: Re: A feet in your world △ [Aenor]   

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A feet in your world △ [Aenor]

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