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 The world was on fire and no one could save me but you. {Megara}

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MessageSujet: The world was on fire and no one could save me but you. {Megara}   Dim 13 Sep - 17:37

megara & remy

the world was on fire and no one could save me but you. it's strange what desire will make foolish people do.

Les orages s'invitaient dangereusement sur la cité des anges, le tonnerre commençant à gronder sa colère, caché derrière les collines de Hollywood. L'air chaud et sec rendait ce début de soirée difficilement respirable, les gouttes de pluie commençant à tomber. Le protagoniste quittait son service, laissant alors son uniforme d'infirmier dans son casier pour retrouver une tenue civile. Des vêtements simples et confortables, à son effigie. Un jean ajusté, un tee-shirt noir qui commençait à coller à son torse à cause de la fine pluie qui l'arrosait, des baskets aux pieds. De loin, il ressemblait à n'importe quel trentenaire californien. Mais si vous preniez le temps de l'observer un peu plus longuement, que vous laissiez vos yeux s'attarder dans son regard azuré, vous y sentirez quelque-chose qui laisserait présager qu'il était différent des autres. D'un clignement des yeux, le lieu changea, mais la météo restait la même. Les vapeurs d'essences envahissaient son odorat, le bruit des moteurs qui démarraient en trombe et l'enseigne clignotante de la station-service miteuse de sa protégée marquait le décor de la soirée. Mains dans les poches, il poussa les portes du commerce, sentant tout de suite que la petite tête blonde dont il avait la charge n'était pas là ce soir. Un soupir, le regard se posant sur la caisse tenue par son patron désagréable. Il s'approcha alors, laissant par moment ses doigts glisser sur les articles en rayon, calme et serein. « Hey toi ! Tu diras à ta copine que si elle ramène pas son joli petit cul, elle pourra pointer au chômage ! Le fait qu'elle soit bien roulée n'y changera rien, sauf si elle accepte de venir faire des heures supp' dans ma piaule. » Son rire gras provoqua que du dégoût chez Remy, ainsi que de la pitié. Il écoutait cet être dénué d'intérêt cracher son mépris et sa perversité, sentant toute la haine qui habitait ce mortel aux manières dégueulasses. Remy posa alors ses articles d'une main lourde sur le comptoir, la mâchoire serré, le regard perçant planté dans le gérant qui faisait tout de suite moins le malin face au charisme du célestin. Un sourire désolé aux lèvres. « Enfin si elle est malade y'a pas de soucis ... Onze dollars s'il vous plaît. » D'une nature assez laconique et froide, Remy se contenta de lui donner les billets verts chiffonnées pour payer ses achats, lui lançant un dernier regard d'avertissement. « Ne m'obligez pas à revenir ici pour vous apprendre le respect. Et vous pouvez être certain que je le saurai si vous la faite encore chier. » Il récupérait alors son sac, se dirigeant ensuite vers la porte qui s'ouvrait dans un bruit de carillon, un sourire qui apparaissait sur ses lèvres. « Bonne soirée. » La porte se referma sur le gérant qui jurait dans sa barbe tandis que Remy se laissait une nouvelle fois disparaître dans la nuit.

Les marches de l'immeuble étaient jonchés de détritus et de vieux journaux. Malgré les vingt-trois heure qu'indiquait sa montre, les escaliers étaient encore habités par les jeunes adolescents et autres zonards de quartier. Remy passa alors à côté d'eux, le cœur serré face à une jeunesse déjà souillée par le péché. Il n'était pas là pour les sauver eux, c'était pour Megara qu'il était venu, s'immobilisant face à sa porte pour y frapper quelques coups. La blonde se faisait désirer, il approcha sa tête du mur, un sourire.. « Je sais que tu es là Megara. Je t'entends penser et seigneur que c'est le bordel dans ta tête. » Une voisine interpellée par les mots de l'archange sortit alors la tête pour assouvir sa curiosité maladive. « Querelle d'amoureux. » Dit-il alors pour cette dame quadragénaire qui hocha la tête en souriant, charmée par le brun ténébreux. La porte de la médium s'ouvrit enfin, l'archange mouillé qui souriait, l'insolence aux coins des lèvres en se grattant la barbe. « Je vais commencer à croire que t'essayes de m'éviter. » Ironie, il attendait qu'elle le laisse entrer, toujours cette apparence calme et sereine qu'il arborait sans cesse.

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MessageSujet: Re: The world was on fire and no one could save me but you. {Megara}   Dim 13 Sep - 18:48


   

   
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Ca avait été une superposition de mauvais choix. Comme des couleurs qui s'opposent, qui se contractent dans la lumière, sur les photos anciennes. Comme deux univers qui se seraient heurtés avec la violence du big bang. Elle n'avait jamais fait ça. Pas avant. Mais ses anti-dépresseurs étaient à présent aussi efficace que de la vitamine C. Et elle avait besoin d'oublier, si fort. Alors Mégara s'était égaré tel un agneau sur les sentiers lupins. Elle connaissait les endroits louches, sans les avoir réellement fréquentés avant. Les silhouettes sombres qui se découpent dans la lumière de la nuit. Un homme. La drogue qui scintille, promesse de cette explosion de la mémoire, de cette auto-destruction qu'elle cherche, chutant plus bas encore à chaque respiration.

Elle était rentrée, tard dans la nuit, ou tôt le matin, selon le point de vue. Elle ne travaillait pas, un jour de congé. Ou plutôt une nuit, vu qu'elle bossait de façon nocturne. Pour gagner quinze pauvres dollars de plus. Les rythmes qui enflent et s'écrasent dans sa vie, le sommeil qui la fuit, offrande des esprits, de leurs messages, de leurs songes éperdus. Elle désirait juste effacer leur présence. Leur existence qui s'imbriquait trop douloureusement dans la sienne. Trop de précipitation. Elle avait à peine fait attention à la pluie qui gagnait Los Angeles, dont les larmes allaient perdurer jusqu'au lendemain, offrant une tempête son et lumière. Elle s'était agonie dans l'annihilation. Son esprit avait vacillé.
Enfin.

Des coups à la porte la sortirent de son sommeil comateux. Elle avait la bouche pâteuse, la tête lourde. Mégara manqua de vomir en sentant sur sa langue un goût prononcé qui n'était pas sans rappeler le parfum cadavre exquis, comme si elle avait mâché un mauvais chewing-gum. La voix de celui qu'elle voulait le moins entendre résonna, en écho aux coups offerts à la porte. Ils semblaient directement connectés à son cerveau, et son corps se convulsa, comme repoussé par la violence qu'elle avait subie. Par sa faute. Elle avait dû se griller une bonne centaine de neurones. Mais, par Dieu, ça lui avait permis de s'oublier. De s'absoudre, une journée presque entière. Elle frissonna, réalisa qu'elle était en short et débardeur, et après avoir enfilé un peignoir doux, dont le côté duveteux la rassura, elle alla ouvrir, de très mauvais humeur, comprenant à peine les mots qui passaient par une oreille et sortaient de l'autre sans avoir fait sens. Elle était aussi désorienté que si elle avait sorti la tête de l'eau, et elle ne devait avoir guère meilleure mine. Mégara ouvrit violemment la porte, exaspérée d'avance, mais même ses émotions avaient perdue de son mordant habituel, remplacé par une sensation cotonneuse, qui la poussait à reprendre de sa poudre d'oubli, et à retourner se détruire seule. Déjà, elle sentait la présence des esprits tout proches, elle entendait leurs voix, leurs chuchotements ...
Non.

« C'est exactement ce que je fais. » Le grognement était sorti tout seul, et la voix était crôassante, un peu cassée. Elle toussa, grimaça en sentant le goût de sang dans sa bouche. Ses yeux étaient injectés de sang, et malgré elle, la main vide qui ne tenait pas la poignée trembla. Mais ses prunelles pâles posées dans celle de Rémy, elle ne baissa pas les yeux. Il aurait presque eu l'air mignon, avec sa tête d'ange, tout mouillé. Mais Mégara refusait de trouver un con insupportable mignon.« Quand on ouvre pas la porte, tu sais, c'est souvent signe qu'on a pas envie d'ouvrir » ironisa t-elle. Elle soupira et frissonna de nouveau alors que la pluie pénétrait dans l'appartement, fouetté par le vent cinglant. « Si je te laisse dehors, tu vas crever de froid. Tu as trois minutes exactement pour me dire ce que tu fous là. »

La douleur de son crâne la rendait plus mauvaise encore que d'habitude. Elle n'appréciait pas particulièrement ce connard arrogant et moralisateur. On était mardi, normalement, mais quelle heure ? Difficile de le dire à vue de nez à cause de l'orage. Et les lumières de son réveil étaient trop floues pour qu'elle puisse lire. Mégara toussa et alla se rouler en boule dans son canapé défoncé.

« Déballe ton sac et barre-toi » fit-elle d'une petite voix ensommeillée. Oui, finalement, retourner se coucher était une bonne idée. Elle allait poser sa tête sur l'accoudoir un peu inconfortable, mais d'ici quelques minutes, ses veines chanteraient de nouveau sa mélodie d'amnésie. Et ça serait merveilleux. Surtout qu'il lui restait un peu de cette poudre magique, fabuleuse, merveilleuse. Qui éteindrait les flashs involontaires, le don refusé, les présences cruelles et dominantes. Que Rémy fasse ce qui lui chante. Elle ferma les yeux, déjà prête à sombrer de nouveau dans ce monde où elle flottait délicieusement.
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MessageSujet: Re: The world was on fire and no one could save me but you. {Megara}   Dim 13 Sep - 20:04

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Elle était face à lui, le visage voilé par une expression de fatigue et de mécontentement qu'il lui connaissait que trop bien. Les traits tirés, une apparence ectoplasmique, assistant à ce qu'il nommait '' la déchéance humaine '' dans toute sa splendeur. Il pouvait sentir les émotions de la medium, entendre ses pensées chaotiques et anesthésiées par les drogues ingérées. Son âme hurlait et il comptait bien répondre à son appel — qu'elle le veuille ou non. « C'est exactement ce que je fais. » Il ne se démontait pas face à elle, adossé à l'encadrement de la porte, le regard pénétrant. « Quand on ouvre pas la porte, tu sais, c'est souvent signe qu'on a pas envie d'ouvrir. » L'Archange détailla rapidement la tenue de la trentenaire, se demandant alors comment elle en était arrivée à être totalement déconnectée de la réalité. Il avait envie de lui cracher sa déception, son mécontentement, mais il savait qu'elle détestait le moralisme. « Si je te laisse dehors, tu vas crever de froid. Tu as trois minutes exactement pour me dire ce que tu fous là. » Il entra alors, refermant derrière lui, essuyant ses pieds tout en abandonnant son sac à dos trempée dans le couloir. Il suivit la medium qui trouvait immédiatement refuge dans son canapé. « Tellement aimable. » S'exclama le brun en marchant d'un pas tranquille jusqu'à son cocon. La décoration de l'appartement était à l'image de sa propriétaire, chaotique et désordonnée. Il n'était pas du genre à s'attarder sur ce genre de détails, c'était pour l'aider qu'il était là et non pour l'enfoncer.

Le tonnerre grondait, les éclaires illuminant la pièce sombre où se terrait les deux protagonistes. La fine pluie devenait diluvienne et le vent menaçant. Remy passa alors une main dans ses cheveux ébène pour les ébouriffés, encore mouillés par l'intempérie qu'il s'était prit sur la gueule. « Déballe ton sac et barre-toi. » Par moment il avait l'impression d'avoir à faire à une adolescente en pleine rébellion, sauf que Megara était adulte et qu'il était temps pour aller d'assumer la réalité au lieu de la fuir. Assis sur l'accoudoir du canapé, il poussa un soupir. « Tu sais tu peux plus te permettre d'envoyer chier les gens qui veulent t'aider. Va falloir arrêter de te battre contre tout le monde et surtout contre toi-même. » Il regardait sa protégée comater morbidement dans son coin, roulée en boule. Il était à la fois furieux et aussi touché de la voir dans un si triste état. « Suis passé à ton boulot, j'ai croisé ton super patron qui t'attendais ... Meg ? » Elle semblait l'écouter que d'une oreille, enivrée par les drogues et Morphée qui lui tendait dangereusement les bras. Il quitta l'accoudoir pour venir s'accroupir face à elle, finit les conneries désormais. Il attrapa un peu violemment son poignet qu'il serra non pas pour lui faire mal et la réveiller, mais pour faire marcher ses pouvoirs salvateurs. Le tonnerre éclata tandis qu'il usait de ses dons divins pour la guérir de cet état comateux, le poison illicite ingéré plus tôt commençant à s'évaporer de son organisme, la drogue suintant alors par les pores de sa peau pour s'évanouir à tout jamais. Une sensation autant douloureuse pour elle que pour lui qui pouvait tout ressentir. Délivrée de l'emprise de la poudre, la lucidité devenant à nouveau son pire fardeau. Il savait qu'il devrait s'expliquer sur ça, prêt à recevoir le mépris de la blonde en pleine gueule.

« Maintenant que t'es descendue tu vas pouvoir m'écouter. » Froid, cinglant, il se releva pour s'asseoir sur la table basse en face d'elle. « De la drogue sérieux ? T'as envie de crever ? Parce-que c'est ce qu'il va t'arriver et ensuite tu seras damnée et condamnée et fréquenter tous ces esprits qui te font si peur. » Elle n'avait pas un don facile, d'entendre et de voir les esprits macabres délivreurs de messages funestes. Elle était comme une alcoolique qui tentait d'oublier ses problèmes dans la boissons, sauf qu'ils flottaient à la surface sans cesse. « Suis pas là pour te faire chier ou te faire la moral comme tu aimes si bien le penser. Je veux juste t'aider, c'est tout. » Lassé, il poussa un soupir en laissant son regard s'évader par la fenêtre dont les carreaux étaient martelés par la grêle. Il n'y avait rien de pire que de voir une personne avec un énorme potentiel se détruire inutilement. Une soirée qui commençait très mal, Dieu leur en était témoin, sa colère grondait dans les cieux.

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Dernière édition par Remy Whiteley le Mar 15 Sep - 16:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: The world was on fire and no one could save me but you. {Megara}   Dim 13 Sep - 20:26


   

   
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Il était entré, et il faisait tâche dans son appartement. Mouillé, comme un chaton, il semblait trop lisse, trop parfait pour être de cet univers désordonné, de ce brouillon qui régnait chez elle. Mais Mégara était bien trop perchée pour faire attention à quoi que ce soit. Elle s'en voulait même, dans sa colère brumeuse, de ressentir cette douceur singulière auprès de Rémy. Il avait cette aura - elle appelait ça comme ça, même si le mot était plus par défaut qu'autre chose - protectrice, qui faisait qu'elle se sentait bien en sa présence. Ca la faisait culpabiliser, alors elle lui aboyait au visage, pour chasser ses regards ironiques et ses petits sourires suffisants. Quand il lui faisait la morale, c'était le pire - il avait l'air d'un monsieur-je-sais-tout des plus insupportables.

Les veines brûlaient comme un incendie liquide, mais cette chaleur vive était agréable et continuait d'enfoncer Mégara dans son état de veille disparate. Elle entendait ce qu'il disait, et peut-être que, quelque part, dans son cerveau qui tentait de se sortir du brouillard sensitif, les mots avaient un écho. Mais Mégara s'en fichait. Elle se fichait de tout, en cet instant. Des yeux de Rémy qu'elle sentait fixés sur elle, sa présence chaude et mouillée près d'elle. Qu'est-ce que ça faisait, de toute façon, qu'il soit là ou non ? Elle était à peine dans la réalité, un pied dans ce monde lumineux créé par la drogue. Elle suivit vaguement le mouvement de Rémy, et sentit une seconde son doux contact, juste une seconde, juste le temps de songer à ce contact incongru, bizarre. Elle n'eut pas le temps de se demander si elle voulait qu'il la touche, ou si elle voulait se retirer à l'étreinte de ses doigts fermes, presque violentes.

Une douleur la braqua. Elle se tordit en arrière, et un hurlement franchit ses lèvres. Tout son corps se révulsait sous la drogue qui franchissait les parois de sa peau pour se dissoudre. Elle crispa tout son corps, totalement impuissante, et devinant que le seul fautif de cet état, c'était Rémy, Rémy et sa main intrusive, Rémy et son contact désagréable, Rémy qui semblait partager sa douleur mais dont elle se fichait. Sa lucidité revenait, prenait le pas, et si les yeux de Mégara se remplirent de larmes, ce n'était ni de douleur ni de chagrin. C'était de colère, une rage flamboyante et tellement humaine. Pitoyablement humaine.

« Tu-tu ... » bégaya t-elle, les dents serrées, le coeur emballé par la douleur qui disparaissait. Mais elle était trop choquée pour comprendre, pour réaliser. Elle avait envie de le pousser, de le rouer de coups. Et, malgré elle, elle écoutait ce qu'il lui disait, le regard luisant de colère. Quand il eut finit - ou du moins cela ressemblait à une fin de discours - elle serra le poing et le frappa dans le bras. De toute évidence, si elle avait eu plus de force et plus d'esprit, c'était droit dans le visage. « Tu te fous de ma GUEULE ?! » Le courroux humain, la rancoeur pétillant dans chacun des mots jeté au visage. Et le pire, c'est que, dans le fond, elle comprenait - une petite voix tentait de lui faire comprendre que Rémy lui avait sûrement sauvé la vie. Mais une autre voix, plus vicieuse, susurrait qu'elle ne lui avait rien demandé. « Je sais pas ce que tu m'as fais, mais t'avais pas le droit ! Ne me touches plus jamais ! » Elle frottait son poignet, comme si il avait pu laisser des traces incandescentes, sur sa peau. Une sensation d'être souillée lui tenait à la peau, mais ce n'était pas dû au jeune homme. C'était parce qu'elle avait enfin conscience de ce qu'elle avait fait. Mais c'était plus facile de se voiler la face.

« T'as aucune idée de ce que je vis ! Voir ces putains d'esprits, entendre leurs putains de messages ! Je suis pas la Poste, moi ! Je peux pas tous les aider, j'en ai même pas envie ! Je veux juste être normale, et au lieu de cela, je fais des cauchemars la nuit, je peux jamais me reposer normalement, j'ai aucune relation stable ou viable ! Si c'est pas la drogue, c'est la folie qui me guette ! » Elle en disait trop, et elle retourna la colère contre Rémy. Parce que c'était plus facile. « Tu te prends pour qui, à venir ici, à vouloir m'aider ? Je t'ai jamais demandé de m'aider. Je finirais damnée si il le faut, et je leur ferai vivre un enfer, à tout ceux qui me hantent ! Et puis, tu te prends pour un bon samaritain, mais avec ta gueule d'ange, tu te crois meilleur que moi ?! Qu'est-ce que ça peut te foutre que je me drogue ? Pourquoi tu me suis, pourquoi tu veux tellement que ça m'aider ? »

Elle devait bouger. Comme si l'inaction de sa phase droguée avait laissée place à un besoin soudain de consommer son énergie retrouvée. Elle se mit à faire les cent pas, les cheveux éparpillés, l'air fatigué. Elle n'osait plus regarder Rémy. Non pas qu'elle regrettait ce qu'elle avait dit, ça ne lui ressemblait pas, mais disons qu'elle savait que le problème, c'était elle, pas lui. Puis, comme si elle mettait le doigt sur quelque chose, elle se tourna vers lui, bondit vers le jeune homme et lui attrapa la main, l'air soupçonneux.

« T'es télépathe et guérisseur ? Tu cumules les dons, chaton ? » C'était de la pure curiosité, purement humaine, purement féminine dans le fond, aussi. Elle leva les yeux vers lui, un peu calmée. Comme si le contact l'apaisait, comme si, cette fois, les doigts contre sa peau ne blessaient pas mais caressaient. Elle se sentait à l'abri. Elle fit un pauvre sourire et soupira. « J'ai besoin d'un café. T'en veux ? » C'était presque amical. Presque une excuse, dans le monde bizarre de Mégara. Presque.

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MessageSujet: Re: The world was on fire and no one could save me but you. {Megara}   Dim 13 Sep - 21:17

megara & remy

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Il sentait les effluves de la drogue se balader dans ses veines, conscient qu'en la guérissant, il avait absorbé le mal qui la rongeait, une douleur lancinante dont il était plus facile pour lui de s'en défaire grâce à sa nature angélique qui éliminait instantanément les drogues de son organisme. Il reprenait ses esprits après avoir retrouvé ses forces et partagé ses pensées envers la jeune femme. Elle avait hurlée sa douleur, crachée son désespoir et frappée son protecteur. Un coup insignifiant, une douleur muette, un geste qui libérait la medium.  « Tu te fous de ma GUEULE ?! » L'archange aux visions prophétiques s'attendait évidemment à une telle réaction, ne bougeant pas d'un poil, la laissant cracher sa colère. « Je sais pas ce que tu m'as fais, mais t'avais pas le droit ! Ne me touches plus jamais ! » Un jour elle comprendrait ce geste, ce qu'était la générosité, le partage, le sacrifice. Il souffrait pour elle, partageait ses peines pour pouvoir mieux la comprendre, mieux l'aider, mieux la protéger. « T'as aucune idée de ce que je vis ! Voir ces putains d'esprits, entendre leurs putains de messages ! Je suis pas la Poste, moi ! Je peux pas tous les aider, j'en ai même pas envie ! Je veux juste être normale, et au lieu de cela, je fais des cauchemars la nuit, je peux jamais me reposer normalement, j'ai aucune relation stable ou viable ! Si c'est pas la drogue, c'est la folie qui me guette ! » Toujours assis sur la table, il regardait l'initiée faire les cents pas, énervée, fatiguée, incomprise. Elle avait raison, il ne pouvait pas la comprendre, mais il était capable de l'aider, Dieu lui-même l'ayant envoyé ici pour la soutenir et la guider vers une destinée qui n'attendait qu' elle. Il restait muet, interdit, le regard azuré pointé sur elle non pas comme un index accusateur, mais comme une main tendue pour l'aider. « Tu te prends pour qui, à venir ici, à vouloir m'aider ? Je t'ai jamais demandé de m'aider. Je finirais damnée si il le faut, et je leur ferai vivre un enfer, à tout ceux qui me hantent ! Et puis, tu te prends pour un bon samaritain, mais avec ta gueule d'ange, tu te crois meilleur que moi ?! Qu'est-ce que ça peut te foutre que je me drogue ? Pourquoi tu me suis, pourquoi tu veux tellement que ça m'aider ? » Elle n'était malheureusement pas prête à entendre la vérité. Que ce soit sur les anges ou les démons, elle devait d'abord s'accepter avec ce don, le reste suivrait naturellement ensuite. Il avait en face de lui une vraie furie et pourtant il ne se démontait pas, son éternel air calme et suffisant, le visage fermé, le regard impénétrable. « Ça t'étonneras peut-être Megara, mais il y a des personnes sur cette Terre qui ne se focalisent pas seulement que sur eux-mêmes. » Avait-il finit par conclure tandis qu'elle semblait enfin se calmer, ne voulant pas rejeter de l'huile sur le feu, la tempête étant presque plus forte dans son salon que à l'intérieur.

La bruit de la pluie se transforma en murmure, les orages s'éloignant du dessus de leurs têtes pour laisser la nature se reposer un peu après un tel éclat. Elle était proche de lui, touchant sa main, interrogative. « T'es télépathe et guérisseur ? Tu cumules les dons, chaton ? » Il caressa doucement sa main avec son pouce, usant d'empathie pour tenter d'apaiser son esprit, faisant déferler des vagues de bien-être dans son esprit. Il hocha la tête comme un enfant, un fin de sourire aux lèvres. « Ouais ça fait partit de ma super palette de super-héro, comme te supporter. » Sourire amusé qui perdurait sur ses lèvres, l'envie de la taquiner un peu pour détendre l’atmosphère électrique. « J'ai besoin d'un café. T'en veux ? » L'archange se leva, aidant la jeune femme à se redresser, la dépassant d'une tête. « Je veux bien oui, merci. Tu préfères pas une camomille ? T'es déjà assez énervée je trouve. » Le regard de la jeune femme laissait présager une autre attaque. Il leva les mains en guise de capitulation, un nouveau sourire. « Je plaisante ! » Il suivit ensuite la jeune femme jusqu'à la cuisine, récupérant son sac à dos dans l'entrée. Il fouilla à l'intérieur pour en sortir la boîte de gâteau préférée de la médium, qu'il posa à côté d'elle. « Je sais que tu les aimes bien alors ... » Dit-il en montrant le paquet de gourmandises sucrées qui iraient parfaitement avec le liquide noire. Une attention qui révélait un autre côté du trentenaire. Il retourna sur le canapé pour patienter.

Une fois la jolie blonde installée à côté de lui, il serra la tasse de café chaude entre ses doigts encore engourdies par la froideur de la pluie. « Tu sais j'étais sérieux tout à l'heure. Même si je peux pas comprendre tout ce que tu vis, je sais ce que c'est d'entendre des choses que je souhaite pas écouter. » Il faisait évidemment référence à la télépathie, bien que c'était un pieux mensonge, mais passer pour un initié comme elle l'aiderait à obtenir sa confiance. « Si tu veux on reste tranquille, posés, ça te feras du bien. Ton patron risque pas de t'emmerder ce soir, on a vite fait parlé tout à l'heure. » Un sourire en coin qui laissait présager quelque-chose. Il trempa alors ses lèvres dans la boisson noire, amusé.

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MessageSujet: Re: The world was on fire and no one could save me but you. {Megara}   Dim 13 Sep - 21:38


   

   
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Rémy la laissait exploser comme une bombe, et ça lui faisait du bien. Mégara se sentait de moins en moins en colère, et de plus en plus frustrée de sa non-réaction. Elle aurait aimé qu'il se défende, pour souffler sur les braises de son courroux. Mais il n'en était rien, et sa hargne retombait comme un soufflé. Elle finit par abandonne l'idée de se disputer. Rémy n'était pas Terrence. Il pouvait être mordant ou cynique, comme elle, mais aujourd'hui, il semblait juste ... bienveillant. Oui, c'était ça. Bienveillant, protecteur. Cela la déstabilisait. Ses mots firent mouche, et elle lui lança un regard troublé. Oui, peut-être qu'il existait des gens comme ça, qui s'inquiétaient sincèrement des autres. Mais pourquoi quelqu'un comme ça, de si gentil, plein d'abnégation, s'intéressait à elle ? Quel intérêt de venir l'aider elle ? Elle ne comprenait pas, mais elle était touchée, plus qu'elle ne pouvait se l'avouer.

La blonde frissonna sous le contact du pouce, et malgré ses paroles de tout à l'heure, elle laissa la caresse se faire. Ce n'était pas méchant, et ça la calmait. C'était comme si ce simple contact était tout ce dont elle avait besoin. C'était étrange, comme sensation, mais elle ressentait cette plénitude qu'elle avait rarement senti. Mégara eut un petit rire et roula des yeux, faussement exaspérée, en relâchant la main, presque à contrecoeur. « Tu oses te plaindre, superman, mais tu ne m'as jamais vraiment vu en colère. Sinon tu ne serais plus là » se moqua t-elle à son tour. Elle le prenait parfois pour un pervers bizarre et un connard arrogant. Mais ce soir, ce n'était pas le cas. Elle aurait tout le temps demain de le trouver idiot, moraliste et con. Alors qu'elle s'avançait vers la cuisine, elle se tourna vers Rémy, les poings sur les hanches, déjà prête à une remarque, mais elle éclata de nouveau de rire en le voyant se corriger, souhaitant ne pas subir sa colère ou ses remarques. « Tu apprends vite ! Ne t'inquiètes pas, je ne suis plus fâchée. » C'était comme enterrer la hache de guerre avec lui. Elle haussa les sourcils, sincèrement surprise de voir les gâteaux à la pâte de chocolat et aux noisettes, ceux dont elle raffolait enfant et auxquels elle ne pouvait toujours pas dire non, au grand dam de ses hanches et de ses formes généreuses. « C'est une offrande pour te faire pardonner toutes tes petites remarques ? » gloussa t-elle. Elle prit néanmoins le paquet, prépara une assiette de gâteau, deux tasses de café et ils allèrent s'installer dans le canapé.

Elle remarqua, ou plutôt réalisa une nouvelle fois, que Rémy était trempé. Il avait une odeur humide et elle grommela en retirant son peignoir pour l'éponger avec, à moitié en riant. Elle se sentait d'humeur légère, et son cynisme habituel avait laissé place à une douceur passagère. « T'as beau être télépathe, t'es pas capable de te sécher ? Allez, enlève moi ce t-shirt ou tu vas attraper la crève. Je vais te chercher une serviette. Je t'autorise même à prendre une douche chaude, si tu veux » déclara t-elle comme si elle lui faisait une fleur, la plus belle fleur du monde. Elle devait également avouer que la vision du jeune homme, trempé près d'elle, avait de quoi la troubler. Rien à voir avec le trouble de ses propos, mais un trouble bien plus féminin. « Oui, oui » fit-elle distraitement à propos de son travail, trop occupée à essayer de détourner le regard du corps vaguement dessiné par les vêtements humides de son protecteur. « Ce boulot, c'est de la merde. Le patron est un gros con, et se faire peloter chaque nuit par des routiers à moitié bourrés, c'est pas la joie » se plaignit-elle en sortant une serviette éponge douce d'un tiroir et en l'offrant à Rémy. « C'est pas ce que j'avais espéré. Mais faut croire que j'ai pas de bol. Dieu doit pas m'aimer pour me refiler toute cette poisse » fit-elle avec amusement, d'une voix un peu cassée. Elle réprima un baîllement, mais elle ne se sentait pas fatiguée. Elle but une gorgée de son café, et passa une main distraite sur son débardeur noir. Elle était dans ce qui était pour elle son pyjama, et ses jambes nues sous son short révélaient les muscles d'une sportive. Elle était capable de mettre à terre ceux qui l'emmerdaient un peu trop. « Tu sais ce que c'est que d'entendre ce que tu ne veux pas entendre, mais ... ça reste humain. Ma malédiction est plus morbide que ça ... Je me demande souvent pourquoi moi ? Y'a tellement de gens qui aimeraient avoir ce genre de pouvoir bizarre. Je voudrais bien m'en débarrasser. T'es pas capable, superman, avec tes supers pouvoirs ? Ou tu sais juste lancer des regards lasers ? Tu peux regarder à travers les vêtements ? Hé, pas touche ! » sourit-elle en passant un bras devant sa poitrine, avec un large sourire moqueur. Elle lui tira la langue et retourna s'installer dans le canapé, un gâteau dans la bouche. La chaleur du café, le gout du chocolat aux noisettes et la présence de Rémy formaient un mélange étrange, à la fois enfantin et très sérieux, et pourtant léger. Elle n'aurait jamais cru pouvoir penser ça, mais finalement, elle était contente que Rémy soit là pour briser sa solitude. Pour l'aider. Pour lui tendre la main. Qui sait, peut-être qu'elle finirait par remonter la pente, avec quelqu'un comme lui à ses côtés.

Ou peut-être que je le pousserai avec moi dans l'abîme, songea t-elle avec aigreur, en secouant la tête, silencieuse.

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MessageSujet: Re: The world was on fire and no one could save me but you. {Megara}   Dim 13 Sep - 22:31

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C'était la première fois que le duo se retrouvait dans une telle intimité, venant d'habitude l'importuner pendant ses pauses cigarettes sur l'air d'autoroute où elle travaillait. Peut-être que ce soir allait être le début de quelque-chose, d'une entente, c'est ce qu'il espérait.  « Tu oses te plaindre, superman, mais tu ne m'as jamais vraiment vu en colère. Sinon tu ne serais plus là. » Il la croyait sur parole, ne voulant pas démentir. Il était figé dans la cuisine, observant alors avec une drôle de fascination la blonde s'activer, mortelle, créature mystérieuse. « Tu apprends vite ! Ne t'inquiètes pas, je ne suis plus fâchée. » Un sourire illuminait encore le visage de l'hybride. Cette femme arrivait à le faire rire, mais aussi à l'agacé au plus haut point, deux extrêmes qui s'affrontaient sans cesse en sa compagnie. « C'est une offrande pour te faire pardonner toutes tes petites remarques ? » Il avait rît tandis qu'il abandonnait la médium dans la cuisine, laissant sa question en suspend, la réponse étant évidente. Il voulait juste lui faire plaisir, apparemment il avait bien fait.

(...)

Enfoncé dans le canapé, cette tasse de café lui faisait le plus grand bien, enfermé dans ses vêtements humides et collants. Le temps avait lui aussi retrouvé son calme, l'air extérieur soufflant un vent nouveau sur l'évolution de la soirée, un vent calme et chaud. Il s'autorisa alors un gâteau, une petite récompense sucrée après de telles émotions. La jolie blonde retira alors son peignoir, l'archange détournant les yeux par respect. Il souriait à son attention, la laissant essuyer les gouttelettes d'eaux qui perlaient sur son front. « T'as beau être télépathe, t'es pas capable de te sécher ? Allez, enlève moi ce t-shirt ou tu vas attraper la crève. Je vais te chercher une serviette. Je t'autorise même à prendre une douche chaude, si tu veux. » Il suivit alors le regard sombre de sa protégée sur sa tenue qui se faisait négligée, posant alors la tasse en face de lui.  « Oui, oui. » Le biscuit calé entre ses dents tandis qu'il retirait son tee-shirt pour dévoiler son torse finement musclé et bien dessiné, la peau mouillée et marquée à certains endroits par des cicatrices, anciennes blessures de guerre de l'affrontement légendaire de la chute de Lucifer; de la guerre opposant l'Enfer au Paradis. Une histoire qu'il lui raconterait peut-être un jour. « Ce boulot, c'est de la merde. Le patron est un gros con, et se faire peloter chaque nuit par des routiers à moitié bourrés, c'est pas la joie. » Il remercia Meg d'un signe de la tête, acceptant la serviette qu'il utilisait immédiatement, laissant la douceur du tissus éponger l'humidité de sa peau. C'est pas ce que j'avais espéré. Mais faut croire que j'ai pas de bol. Dieu doit pas m'aimer pour me refiler toute cette poisse. » Il reprenait sa tasse de café pour en boire une gorgée et se réchauffer. « Ou peut-être que Dieu te fais confiance pour faire les bons choix. La vie est courte pour s'emmerder à faire des choses qu'on aime pas. Pourquoi tu restes dans ce travail immonde ? T'avais des rêves, des espoirs, il est jamais trop tard. » Ajouta le brun, sincère dans sa démarche. Il parlait évidemment de ses rêves oubliés d'actrice.

« Tu sais ce que c'est que d'entendre ce que tu ne veux pas entendre, mais ... ça reste humain. Ma malédiction est plus morbide que ça ... Je me demande souvent pourquoi moi ? Y'a tellement de gens qui aimeraient avoir ce genre de pouvoir bizarre. Je voudrais bien m'en débarrasser. T'es pas capable, superman, avec tes supers pouvoirs ? Ou tu sais juste lancer des regards lasers ? Tu peux regarder à travers les vêtements ? Hé, pas touche ! » Il écoutait la jeune femme se livrer, confier son ressentit vis à vis de ce pouvoir qu'elle comparait une malédiction. Il laissa entendre son rire face à son numéro de fille outrée, secouant la tête, amusé. « Ton problème, c'est que tu vois que les aspects négatifs de ce don. Tu te rends pas compte de ce que tu peux  faire avec, les gens que tu peux aider, guérir. » Il se leva, commençant à défaire la boucle de la ceinture de son jean, la perspective d'une douche brûlante ayant l'odeur du Paradis. « Et Superman te dis que si il avait ce pouvoir, il l'utiliserait pas. Pourquoi vouloir être ordinaire quand tu peux être extraordinaire, spéciale. » Il jeta ensuite son tee-shirt mouillé au visage de la blonde, un sourire amusé. « Tu me pousseras jamais dans l'abîme et je te laisserais jamais y sombrer. » Un clin d’œil, pas du tout honteux d'avoir sonder ses pensées. Il prit ensuite la direction de la douche, sac à dos en main.

Dix minutes furent suffisantes, content de retrouver des vêtements secs dans son sac. C'est dans un jogging de sport noir, un débardeur moulant de la même nuance et les cheveux ébouriffés qu'il revint s'installer près d'elle. « Merci, ça fait du bien. » Un sourire alors qu'il observait la tenue légère de la jeune femme, gêné et peu habitué. « Pourquoi t'essayerais pas d'écouter ce qu'ils te disent ? Je te propose qu'on essaye, faut juste que t'ouvres ton esprit et arrêtes de fermer les yeux sur ta nature. » Une expérience qui serait soit positive, soit négative. Mais il fallait bien commencer quelque-part !

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Dernière édition par Remy Whiteley le Dim 13 Sep - 23:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The world was on fire and no one could save me but you. {Megara}   Dim 13 Sep - 23:00


   

   
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C'était pas son genre de se plaindre. Allez savoir, l'orage, la lune, ou l'aura mystérieuse de Rémy poussaient la blonde à se dévoiler un peu, à déballer ses pensées. Oh, rien de spécialement intime, juste quelques gémissements sur sa douleur, sur sa façon de voir les choses. Si elle avait creusé assez profond, elle ne savait ce qu'elle aurait pu y voir - peut-être des bases si peu solides qu'elle se serait effondrée sur elle-même comme un château de carte dans un maelström. Tout en invitant le jeune homme à se sécher et à prendre une douche, elle ne s'était pas attendu à ce qu'il prenne au pied de la lettre son invitation. Elle haussa les sourcils, et détourna rapidement les yeux, mais pas assez pour rater les contours de son torse. Elle se mordilla la lèvre et récita mentalement une table de multiplication - après tout, il était télépathe, le bougre. Mais ses soudaines spéculations tirèrent un sourire acide à la demoiselle. Dieu, lui faire confiance ? Toute pensée quelque peu déplacée disparut, à son grand bonheur.« Moi, faire les bons choix ? C'est vrai que pour le moment, j'ai pleinement réussi ma mission » grogna t-elle, mais malgré tout, une partie d'elle-même y croyait, comme elle croyait en Dieu. Elle n'avait plus sa foi d'autrefois, mélangée à l'alcool, aux cigarettes qu'elle fumait parfois, aux tentations auxquelles elle ne savait résister. Mais pour l'enfant caché en elle, Dieu n'était pas mauvais au point de juger tout cela. Dieu aimait, Dieu pardonnait, et Dieu était là pour elle. Normalement. « J'ai jamais réussi à percer dans le métier que je désirai. »

Mégara se souvenait de son égo froissé, piétiné à l'aune de ces directeurs de casting, qui l'avaient jugé fade, trop ordinaire, trop inexpérimentée. Le rouge lui monta aux joues et elle but une gorgée de café pour oublier. Dieu ou non, elle était dans la merde pour payer ses factures, elle était célibataire à 30 ans, au grand désespoir de ses parents, elle était aussi ordonnée qu'un ouragan, et son seul avenir semblait résider avec un patron au caractère aussi sympathique qu'un tigre auquel on aurait tiré une moustache. C'est peut-être ça qui la poussa à encore se confier.

« Moi, négative ? Je suis réaliste, monsieur. » Ca ne l'intéressait pas d'aider les autres, quand elle n'arrivait déjà pas à s'aider elle-même. « C'est trop lourd à porter, tout ça. J'en veux pas, j'en ai jamais voulu. » Parfois, il lui venait à l'esprit une seconde seulement qu'elle aurait peut-être dû rester inanimée sur cette planche au bloc d'opération. Qu'elle n'aurait pas dû rouvrir les yeux, et qu'elle aurait dû atteindre le bout du tunnel. Chassant ces pensées brumeuses, elle but encore du café pour se revigorer. Alors, elle vit que Rémy touchait à sa boucle de ceinture. Elle manqua de renverser son café, dans une poussée bizarre de pudeur, surtout chez une fille aussi peu pudique qu'elle. « Hey, Casanova, tu vas me faire le plaisir de ranger tout ça et de finir ton strip-tease dans la salle de bains, merci ! » Il s'éloigna, et ses dernières paroles indignèrent Mégara, qui grommela pour la forme puis se mit à rire toute seule. « Crétin. » Et tant mieux si il l'avait entendu.

Quand il revint, elle était tout à fait redevenue elle-même. Plus d'effet droguée ou de tendresse bizarre. Juste une Mégara remontée à bloc par les gâteaux et le café. « Salut beau gosse » se moqua t-elle, amusée par l'allure très décontractée de Rémy. Et ses mots, bien qu'ironiques, n'étaient pas dénués d'une certaine admiration. Elle croisa son regard et plissa les yeux - est-ce qu'il était gêné de la voir comme ça ? Elle retint un petit rire. Elle était assez habituée aux manières peu romantiques de ceux qui la pelotaient, mais qu'un mec comme Rémy soit embarrassé de la voir en short, c'était amusant.

« Qu-Quoi ?! Maintenant ?! » s'écria Mégara, médusée, en sursautant, renversant un peu de café sur son short, brûlant sa cuisse au passage et tâchant à jamais le plaid plus très neuf du canapé. La panique totale se lisait dans son regard pâle de biche aux abois. « Je suis pas franchement sûre. Les esprits sont calmes, et j'ai pas envie d'agacer la bête, pour une fois que je suis tranquille !   » Mais une idée venait de germer dans son esprit, et bien qu'elle sut qu'il allait savoir, elle la dit tout haut. « Mais si j'essaye et que c'est nul, que j'ai peur, que ça ne fonctionne pas, tu me ficheras la paix avec ça ? » Cette perspective était la seule à pouvoir la convaincre. Déjà, elle sentait son don prêt à se manifester, incontrôlable, et les esprits proches qui cherchaient à communiquer. L'angoisse l'étreignit, et la crainte coupable gela son coeur, en chassant la plénitude qui avait gagné du terrain. « Je pourrais parfaitement me débrouiller seule, mais, si tu veux, tu peux participer ... » Ou comment demander de l'aide sans en demander. Il était télépathe, non ? Il pouvait peut-être servir d'antenne, ou de contrôleur, ou de bouton de radio à esprit ? Mégara se fichait, mais elle refusait d'être seule. Elle regarda autour d'elle comme si un monstre allait en sortir. Elle n'était guère rassurée. Elle savait à peu près ce dont les esprits étaient capables et avoir affaire avec eux ne lui plaisait pas. « Je veux pas avoir affaire aux surnaturel. Il a gâché ma vie. Si je dis te le prouver, d'accord - mais en contrepartie, si je dis d'arrêter, on arrête. Je veux que tu sois prêt à m'aider. Et ... Tu m'offriras un cadeau » fit-elle avec un sourire.

Prendre l'avantage ? Parfaitement. En avoir honte ? Pas vraiment. Après tout, c'est lui qui proposait quelque chose qui était contre sa volonté. Enfin, plutôt contre son éthique. Alors autant qu'elle y gagne quelque chose. Elle grimaça en entendant les murmures proches et morbides. Elle ne savait pas si Rémy pouvait les entendre à travers elle. « T'es sûr de vouloir faire ça, chaton ? » fit-elle à voix basse, effrayée, bien qu'elle aurait préféré mourir plutôt que de l'admettre.

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MessageSujet: Re: The world was on fire and no one could save me but you. {Megara}   Dim 13 Sep - 23:55

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Tandis que l'eau brûlante coulait sur son corps nu et détendu, il repensait aux dernières phrases de la blonde. Il était vrai qu'elle avait prit un chemin bien différent que les rêves auxquels elle s'était longtemps accrochée. Il espérait faire vaciller la flamme de l'espoir en elle, qu'elle reprenne sa vie en main. Son rôle était de veiller sur elle, de la protéger des démons, mais aussi d'elle-même. Elle ne connaissait pas encore toute la vérité et il savait que un jour, il devrait s'y confronter. Megara avait une aversion totale pour le surnaturel, il craignait déjà sa réaction quand il devrait lui révéler sa véritable nature ...

(...)

La douche l'avait réveillé, de nouveau assis près d'elle, le parfum de l'humaine chatouillant ses narines, sa peau nue irritant les pensées de l'archange encore novice face à tout ça. « Salut beau gosse » s'exclama la medium sous le regard amusé de l'infirmier qui secouait la tête, amusé. Son aura divine le rendait beau pour des yeux humains, pas toujours conscient de l'effet de son physique sur les femmes, mais aussi les hommes. Ange pur, dénué de tous péchés, vierge de surcroît aux plaisirs interdits. Il posait sur elle un regard bienveillant, protecteur, laissant la perversité et la concupiscence aux autres hommes qui ne méritaient même pas une caresse de la part de la medium. Vu son caractère, il lui faisait confiance pour repousser les avances d'hommes mal intentionnés. Ses manières venaient d'un autre temps, d'une autre sphère. Il respectait la pudeur et la femme, pas habité par de tels instincts. Il savait charmé, séduire, mais ça n'irait jamais plus loin dans sa tête — il ne voulait pas risquer la Chute.

« Qu-Quoi ?! Maintenant ?! » Elle sursauta, renversant alors le liquide sur son short, se mordant la lèvre inférieur pour ne pas céder à la moquerie. La proposition ne semblait pas l'emballer et il la comprenait, tous les esprits n'étaient pas bienveillants. « Je suis pas franchement sûre. Les esprits sont calmes, et j'ai pas envie d'agacer la bête, pour une fois que je suis tranquille ! » Il s'approcha alors un peu plus d'elle, prêt à l'aider dans cette expérience. Il avait déjà aidé des médiums dans leurs quêtes de compréhensions et leurs entraînements. Le spiritisme n'était pas un jeu, mais elle avait ce pouvoir. « Tout vas bien se passer. » Dit-il d'une voix grave et rassurante, le regard azuré plongé dans les iris sombre de sa protégée. « Mais si j'essaye et que c'est nul, que j'ai peur, que ça ne fonctionne pas, tu me ficheras la paix avec ça ? » Elle était maligne la blonde, il hocha la tête en guise d'approbation. Si c'était le seul moyen pour la pousser à prendre ce risque, il voulait bien donner sa parole. « Je te le promets ... Pour ce soir. » Parmi tous les initiés qu'il avait à sa charge, Megara était la plus difficile, la plus dure à convaincre. Il était aussi conscient qu'elle avait le don le plus compliquer à gérer, sans cesse harcelée. « Je pourrais parfaitement me débrouiller seule, mais, si tu veux, tu peux participer ... » Un sourire, envoyant des bonnes ondes à sa partenaire pour qu'elle puisse se détendre et laisser les morts se frayer un chemin jusqu'à elle. Elle était le lien imperméable entre le monde des vivants et celui des esprits, la clé d'une porte qu'elle se refusait d'ouvrir de peur d'y voir quelque chose d'effrayant, une peur de l'inconnu. « Je veux pas avoir affaire aux surnaturel. Il a gâché ma vie. Si je dis te le prouver, d'accord - mais en contrepartie, si je dis d'arrêter, on arrête. Je veux que tu sois prêt à m'aider. Et ... Tu m'offriras un cadeau. » Un cadeau ? Il haussa un sourcil interrogateur très vite gommé par une expression d'amusement, laissant un soupir s'échapper de sa bouche. « Fais-moi confiance un peu. »

Sourire taquin tandis qu'il se leva rapidement pour éteindre les lumières du salon, laissant la lune les baigner de ses rayons lumineux. Une ambiance parfaite pour communiquer avec les défunts. Il prit alors ses mains qu'il serra doucement dans les siennes afin d'être connecté à ses pensées, mais aussi aux murmures des morts. « T'es sûr de vouloir faire ça, chaton ? » Il hocha la tête, les yeux de l'archange brillant sous les reflets lunaires. Un courant d'air froid balaya l'appartement de Miss Faulkner, les esprits répondant à l'invitation de la médium. « Tu as le pouvoir de les appeler, mais aussi de les chasser. Suffit juste que t'apprennes à contrôler tout ça. Après je t'offre une bière si tu veux. » Il ferma les yeux, se concentrant alors sur les songes envahis de la blonde. Il n'entendait pas aussi bien les voix funestes, mais il arrivait à sentir leurs présences grâce à la connexion qu'il avait avec elle. L'esprit d'une vieille dame se pencha à l'oreille de Megara, lui demandant si elle pouvait faire passer un message à son mari, celui de vivre malgré sa disparation, celui d'avancer et de combattre le deuil.

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MessageSujet: Re: The world was on fire and no one could save me but you. {Megara}   Lun 14 Sep - 6:22


   

   
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Mégara ne se doutait pas une seconde que sous ses airs de jeune homme séduisant et parfois un peu chiant avec sa morale à deux sous se cachait un être venu tout droit du paradis. A vrai dire, si Rémy lui avait avoué cela, elle ne l'aurait pas cru. Parce que sa part adulte avait trop grandi par rapport à l'enfant. Elle n'avait plus le temps ni l'envie de s'émerveiller et de croire, ne serait-ce qu'en elle, alors comment pouvait-elle croire en les autres ? Mais sa foi en Dieu était toujours là, dans un coin de son crâne, petit coffre brillant ne demandant qu'à être ouvert. Qu'à être exploité.

Tout vas bien se passer. Pourquoi ça l'amadouait comme ça, quand il disait ça ? Son timbre de voix, profond et doux, et la façon qu'il avait de prononcer les mots, c'était parfaitement humain, et en même temps bien plus que cela. Tout son être éprouva une pulsation, comme si l'univers entier répondait à son corps en train de vibrer, en lien avec les esprits. Mais c'était la peur plus que la curiosité qui alimentait cette capacité, en cet instant. Elle avait beau avoir l'air à peu près sûre d'elle, Mégara était effrayée, et au-delà de la simple terreur à l'idée de frôler les limites avec le surnaturel, il y avait l'inquiétude palpable de tomber sur des esprits mauvais. Mais il avait dit qu'il serait là, hein ? Qu'il m'aiderait. « Non, non, non. C'est l'arnaque. Je veux que si ça se passe mal, tu me fiches la paix avec ça - pour toujours. Le surnaturel n'est pas fait pour moi, combien de fois je dois te le répéter ? »

Gagner du temps ? Comme vous y allez ! Bon, peut-être un peu. Mais, peut-être à cause de sa décision, elle se sentait mieux. Elle allait essayer, et on verrait. C'était la première fois qu'elle tentait ça en présence de quelqu'un. Elle avait essayé étant plus jeune d'entrer en contact avec des esprits. Une fois, un fantôme égaré avait jeté son dévolu sur elle et comme elle était trop petite pour comprendre, trop jeune pour réaliser ses désirs, il l'avait littéralement hantée, effrayée, et cela n'avait été qu'une pierre au mur de ses lamentations. Mégara se sentait toute petite, en sentant les présences des esprits qui s'accumulaient autour d'elle, relativement proches, tous. Et leurs murmures, comme si quinze personnes chuchotaient en même temps ... « Te faire confiance ? » répéta t-elle. Il n'y a avait pas la volonté de blesser, juste qu'elle se concentrait un peu, et qu'elle avait eu du mal à saisir le sens des paroles du beau brun. Lui faire confiance ? Pourtant, ils ne se connaissaient pas tant que cela. Et cependant, ce qu'il connaissait d'elle était sûrement plus intime, plus secret et plus dévastateur que tout ce que d'autres avaient pu connaître. Elle se sentait poussée à lui faire confiance, ce soir. Demain serait un autre jour, où elle retrouverait sa perception de lui comme d'un gros con arrogant, sûrement. Mais là, dans les lumières chiches de son appartement, alors qu'elle se sentait effrayée et perdue comme une enfant, Rémy semblait la seule personne fiable vers laquelle se tourner. Pour un peu, elle aurait voulu se glisser dans ses bras comme une gamine et s'y endormir, apaisée de ses craintes. Elle secoua la tête - elle les entendait plus fort, à présent. Elle était entrée en transe, et son sursaut l'en avait sorti, mais elle savait faire ça - glisser d'un état à un autre. Plus ou moins facilement, avec plus ou moins de médicament. Ce soir, ça serait sans, apparemment.

« Une bière ? Génial. Pile poil ce qu'il me faudra après ce fiasco total. » Elle eut un sourire qui se figea quand, tout près de son oreille, un souffle plus fort et plus doux que les autres se força un passage jusqu'à elle. Une intelligence d'un autre monde, qui la suppliait d'une voix très délicate. « S'il vous plaît » chuchotait-elle, comme au désespoir, et cette émotion était si semblable à la sienne que l'écho d'une émotion transperça la médium, aussitôt concentrée. « S'il vous plaît, s'il vous plaît, c'est mon Larry, il se laisse dépérir ! S'il vous plaît, dites-lui qu'il doit continuer. Ce vieux fou ne supporte pas l'idée de m'abandonner, mais je ne veux pas qu'il me rejoigne, il doit ... Il doit vivre. » C'était peut-être cliché, mais l'esprit était bel et bien là, à supplier pour son mari. Mégara déglutit, les yeux écarquillés. Que faire, comment trouver ce Larry ? Devait-elle, voulait-elle même, le faire ? Elle tremblait un peu. Et puis, quand elle tourna son visage vers la gauche, elle la vit.

C'était le visage flou et brumeux d'une petite femme assez vieille, au visage ridé comme une pomme. Elle lui fit un sourire timide, et Mégara y répondit par réflexe. Rémy, près d'elle, était une présence rassurante, et par réflexe, elle lui prit une de ses mains dans les siennes. Puis, inspirant une fois, deux fois, elle força sa langue à se décoller de son palais et sa peur à refluer comme marée basse. « Est-ce que vous auriez une adresse, ou un numéro où je peux le joindre ? » puis, quand cela fut fait, une idée lui vint, une idée qui pouvait lui servir. « Comment lui faire comprendre que ... Que c'est réellement vous ? Que je ne suis pas ... juste une folle ? » Les mots sortaient difficilement, et ses mains frissonnaient dans celles du jeune homme. Elle n'était pas dans son élément, et sa crainte respectueuse et désarmée faisait battre son coeur à la folie. Elle avait l'impression d'être démente, Mégara, pour faire ça. Elle ne le voulait pas. Mais le regard de cette femme ...

« D'accord, d'accord » dit-elle en se levant, et en écrivant un numéro de téléphone et une référence. Et maintenant ? Elle hésitait à prendre le téléphone. Elle se tourna vers Rémy, craintive, mais soudain, une flambée de détermination la prit, la surprenant. Elle devait le faire. Elle composa le numéro, et trois fois la sonnerie retentit, avant qu'une petite voix grelottante ne réponde. « Dites-lui ... Dites-lui que vous venez de la part de sa femme. Que Berdie est fâchée de le voir comme ça. Qu'il n'est qu'une vieux fou. Qu'il ne devrait pas se laisser aller comme ça, et que ... Que je l'ai vu, hier, dans sa voiture, près à volontairement passer de mon côté. Il ne doit pas mourir prématurément, ce vieil idiot. Il doit continuer à vivre, pour moi. » Mégara faisait l'interprète. Et si au début le vieil homme n'y crut pas, lorsqu'elle raccrocha, Mégara était tendue, le moindre de ses nerfs crispé, et ses oreilles tintaient encore des pleurs rassurés du vieux Larry.

Quand elle se tourna vers la vieille femme, il n'y avait plus rien, juste les dernière volutes d'une brume lumineuse. Elle se laissa choir sur le tapis du salon, épuisée, tremblante. Elle n'avait pas la force de dire quoi que ce soit, de commenter. C'était allé très vite, et en même temps ... C'était donc cela, que d'aimer quelqu'un, au point de vouloir le rejoindre dans la mort ?

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MessageSujet: Re: The world was on fire and no one could save me but you. {Megara}   Mar 15 Sep - 15:58

megara & remy

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Il était assis à côté d'elle, prêt à l'aider et à la soutenir dans cette expérience. Le problème de la blonde était qu'elle refusait d'accepter ce pouvoir, effrayée et terrorisée par l'aspect morbide de cette capacité. Il avait dans ses rangs plusieurs initiés dont des voyants, des empathiques et des télépathes. Chacun avaient réussis à contrôler leurs pouvoirs et à s'accepter, mais la médium s’évertuait à vouloir vivre une vie normale, loin du surnaturel. Il avait envie de lui dire que être une personne lambda n'était pas forcément une vertu, mais plutôt un manque de courage. Si Dieu avait mit ce don entre ses mains, c'était forcément pour une raison. « Non, non, non. C'est l'arnaque. Je veux que si ça se passe mal, tu me fiches la paix avec ça - pour toujours. Le surnaturel n'est pas fait pour moi, combien de fois je dois te le répéter ? » Un soupir de la part de Remiel qui continuait de la regarder, passant un instant sa main dans sa barbe naissante, les yeux du professeur sur son élève récalcitrante. « Je t'ai pas dit de vivre essentiellement dans ce monde là, juste d'accepter ce don qui fait de toi une personne exceptionnelle. De l'entretenir, de le respecter. » Elle pouvait faire tellement de choses, offrir à des personnes endeuillées une dernière parole réconfortante de la part de leurs défunts, chasser des mauvais esprits et aider les âmes bienfaitrices et perdues à passer de l'autre côté. Elle n'était pas obligée d'en faire une habitude, il lui demandait simplement d'arrêter de faire la sourde oreille. A la base, il était juste passer prendre de ses nouvelles, mais la tournure que prenait cette soirée était intéressante. Allait-elle enfin embrasser sa destinée ? Il en était pas certain, mais elle semblait avoir les yeux plus ouverts. « Te faire confiance ? » Il hocha la tête, bien qu'en écoutant ses pensées, il arrivait à se mettre à sa place. Un inconnu débarquant de nulle part, venant prêcher sur un ton moralisateur les mauvais choix de la blonde. Le Célestin savait qu'elle n'aimait pas ça, les autres non plus d'ailleurs ! Remiel passait souvent pour un arrogant, un moralisateur et insupportable monsieur je sais tout. Pourtant c'était la vérité, il était né de la pensée divine de Dieu, un des piliers de la création. Assez vieux pour avoir connu toutes les guerres et encore assez jeune pour être surpris par les humains — comme elle.

Les minutes s'écoulaient, laissant les deux protagonistes s'enfoncer dans la nuit qui enveloppait toute la cité. « Une bière ? Génial. Pile poil ce qu'il me faudra après ce fiasco total. » Dans l'obscurité de la pièce, l'air froid laissait présager la venue des murmures de l'autre monde. Il ressentait la peur et le doute de son initiée, mais il était là pour elle et pour la protéger si quelque-chose se déroulait mal. Il restait neutre, silencieux et observateur face à l'échange du médium et du fantôme. Remy voulait voir comment elle réagissait, comment elle se débrouillait et sur le moment, tout semblant très bien se passer. Il serrait sa main, comme un ami le ferait, comme un frère. Elle discutait avec l'esprit d'une vieille dame qui désirait redonner l'espoir à son époux, qu'il puisse continuer à vivre malgré sa disparition. Le deuil était quelque-chose de mystérieux et de différent d'une personne à l'autre. Certains s'en remettaient plus vite tandis que d'autres peinaient à relever la tête ... L'échine courbée par le poids de la tristesse et de la colère, maudissant la faucheuse qui sévissait de manière cruelle et injuste. La mort n'était pas cruelle, elle était là pour rappeler aux vivants que la vie était précieuse.

L'échange se prolongea quelques minutes, observant Megara se lever et saisir son téléphone. Messagère des morts, un rôle difficile et certainement effrayant. Remy restait assis sur le canapé, spectateur de cette étrange discussion. Elle se débrouillait très bien, sentant sa détermination et son envie de bien faire les choses. Cela arracha presque un sourire fier à l'archange, mais il préférait ne pas crier victoire trop tôt, Rome ne s'étant pas construit en un jour. Il sentit le courant d'air froid disparaître tandis qu'il retrouvait les pensées solitaires de la blonde qui se laissait tomber sur le tapis. Fatiguée, tremblante et décontenancée face à cette expérience. Il l'observait, lui laissant quelques secondes de répit avant de se lever pour éclairer la pièce à nouveau. Il s'approcha de l'actrice déchue, accroupi face à elle pour l'aider à se relever et l'installer confortablement sur le canapé, ses mains dans les siennes. « Suis fier de toi. Bien conscient que je t'en ai pas mal fait baver ce soir. » Il déplaça une mèche blonde qui encadrait le visage de la jeune femme, un sourire réconfortant. « C'est tout nouveau pour toi, mais t'as aidé ce pauvre homme à y voir plus clair. Tu trouves pas ça valorisant ? De te coucher en ayant fait le bien autour de toi ? Faut pas que tu aies peur des morts, crains plutôt les vivants. » S'exclama avec douceur l'archange, sans rien attendre en retour. Il espérait qu'elle changerait d'avis « T'as l'air fatiguée, tu veux que je te laisse pour ce soir ? Je tiens toujours mes promesses. » Ajouta le brun en plongeant son regard turquoise dans les iris chocolatés de sa protégée. Il ne voulait pas abuser, elle avait fait un grand pas ce soir et elle méritait un peu de tranquillité.

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MessageSujet: Re: The world was on fire and no one could save me but you. {Megara}   Sam 26 Sep - 22:03


   

   
the devil's pills make me


to dream about ghost


   


Mégara se sentait d'humeur morose. Même si les effets de la drogue s'étaient estompés, elle songeait sans cesse à ce calme bienveillant qui l'avait envahie. Elle songea également au pouvoir de Rémy, cette capacité à lire l'esprit de son prochain. Mais lui, il avait le contrôle, non ? Il n'entendait pas à chaque seconde qui passait les voix de ceux qui l'entouraient. La blonde, elle, n'avait aucun pouvoir pour se contrôler. Elle était traversée par les esprits, elle avait à entendre chacune de leur plainte, de leurs demandes et de leurs supplications. « Respecter un fardeau pareil ? Tu rêves debout, chaton. Vivre avec ça, c'est vivre dans ce monde-là. On y peut rien - à chaque minute qui passera, j'aurais un pied ici, et un pied chez les esprits. Ca finirait par me rendre folle. Peut-être que je le suis déjà, qui sait ? » déclara t-elle d'un ton tel qu'on ne savait si elle plaisantait ou non.

Mais Rémy était comme ça - il avait ce charisme presque paternel, avec ses sourires et son regard qui vous transperçait comme une lance, comme des ongles. Mégara ne savait pas quoi faire devant sa confiance désarmante envers elle. Comment pouvait-il croire ainsi en elle ? Alors qu'elle même lui faisait bien comprendre qu'elle ne serait jamais bonne à ça ? Dans le fond, elle était décidée à échouer ce soir, pour qu'il lui fiche la paix. Pas par curiosité, ou juste un peu - surtout, surtout, pour rabattre son caquet à ce monsieur-je-sais-tout qui empiétait un peu trop dans sa vie.

Mais c'était lui qui avait eu raison. Elle le réalisait, en se redressant. Elle n'avait pas été blessée. Elle n'avait même pas eu à faire grand chose. Alors pourquoi elle avait ce mélange d'émotions au bord de la rupture, en elle ? Mégara frissonna et tourna le regard vers Rémy, inconsciemment - elle cherchait sa silhouette, sa présence comme un homme désirerait s'accrocher à une bouée de sauvetage en pleine tempête. Son orage à elle était interne, et le regard franc du séduisant trentenaire lui permettait d'éviter de ce noyer dans le maëlstrom de sentiments bons et mauvais qui opéraient dans son corps. Mégara accepta son aide avec reconnaissance et s'installa dans le canapé, encore frigorifié de son contact avec le monde des esprits. Elle battait des cils, et réalisa qu'elle avait les larmes aux yeux. Elle les essuya d'un geste rageur puis renifla comme si ce bruit n'était pas un signe de faiblesse, en fusillant du regard Rémy comme pour le défier d'oser se moquer. Ce qu'il ne fit pas.

« Yep. Bien bavé. Bière ? » bégaya t-elle avec sourire piteux, en fronçant le nez. Elle avait envie de boire quelque chose qui la réchaufferait de l'intérieur. Elle avait aussi envie de serrer Rémy contre elle, pour avoir un contact humain. Mais ça, elle le gardait pour elle, parce qu'il n'était toujours qu'un petit con, et qui sait si il n'avait pas des idées déplacées ? Mégara était convaincue que non, parce qu'il aurait bien pu faire des choses horribles ce soir, ce qui n'avait pas été le cas. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi - pourquoi il était là, pourquoi il l'aidait. « Valorisant ? Disons que quand je me serai remise de cette espèce de tempête dans ma tête, et que mes émotions seront plus calmes, j'aurai le temps de me pencher sur ce que je ressens vraiment vis à vis de cette expérience terrifiante. Et oui, Rémy - les morts et mon pouvoir sont terrifiants. » La blonde n'en démordrait pas. Il fallait lui laisser du temps. « Mais je crains aussi les vivants. Même si je peux leur casser la figure quand je veux » déclara t-elle avec un regard amusé vers Rémy - comme pour lui signifier qu'à lui aussi, elle pouvait lui mettre sa raclé si il la cherchait. Mais ça n'avait plus la même véhémence qu'avant - qu'avant ce soir. Cette interaction les avait forcément rapprochés, plus que Mégara ne le devinait.

« Tes promesses ? » tenta t-elle de se souvenir. Lui avait-il promis de s'en aller après la tentative ? Mégara le regarda quelques secondes, en se demandant si elle voulait qu'il parte. Avec franchise, la réponse était non. Mais peut-être était-ce plus simple, plus clair pour eux ? « Pas tout de suite. » Elle avait biaisé, esquivé un peu. Elle ne se sentait pas encore d'être seule, pas tant que son corps continuerait de trembler. Elle se serra plus confortablement sous la couverture. « Je rigolais pour les cadeaux, hein ? » Ou pas, peut-être. « Mais je veux bien d'une bière » sourit-elle. « Alors dis-moi, que fais un homme aussi mignon et rébarbatif que toi seul un soir comme celui-ci ? Pas de maman à visiter ? Pas de petite amie à embêter ? Ou alors, petit ami ? » insinua t-elle avec malice.


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MessageSujet: Re: The world was on fire and no one could save me but you. {Megara}   Mar 29 Sep - 21:03

megara & remy

the world was on fire and no one could save me but you. it's strange what desire will make foolish people do.

Avec elle, il nageait dans des eaux troubles, mortelle au tempérament de feu, observant un instant la douceur de ses traits, son petit corps frêle aux courbes féminines et pourtant si forte. Étrange paradoxe, complexité humaine avec laquelle il avait encore du mal à saisir toutes les nuances. La poitrine gonflée par le désir de vivre et malheureusement condamnée à baigner dans le monde froid et angoissant des morts. Un don particulier qui n'avait pas été placé entre ses mains par hasard. Megara était une survivante, une combattante. Elle avait bravée la faucheuse une fois, ressuscitée et les yeux ouvert sur un monde que beaucoup pensaient chimérique. Elle était littéralement hantée, par ses propres démons, mais aussi par ceux des autres délivreurs de messages morbides. La mort effrayait les mortels, cette fin inéluctable et cette inconnue qui faisait naître en eux des questions existentielles sur le but réel de la vie. Ce n'était pas la fin, mais le début de quelque-chose qui les dépassaient grandement. Un jour elle comprendrait, ils comprendraient.

« Respecter un fardeau pareil ? Tu rêves debout, chaton. Vivre avec ça, c'est vivre dans ce monde-là. On y peut rien - à chaque minute qui passera, j'aurais un pied ici, et un pied chez les esprits. Ça finirait par me rendre folle. Peut-être que je le suis déjà, qui sait ? » Il secoua alors la tête tandis qu'ils se retrouvaient de nouveau tous les deux, esprits envolés pour la laisser se remettre doucement de cette expérience. Elle était le pont entre le monde des morts et des vivants, capable de retirer le voile fin qui les séparaient. Ces âmes tourmentées qui n'avaient pas encore trouver le repos, voyant alors en la blonde la flamme capable d'éclairer leurs chemins sombres — piégés à tout jamais dans la nuit. « Tu penses pouvoir rester entre les deux éternellement ? C'est comme-ça que tu vas devenir dingue ouais. Plus vite tu l'accepteras et plus vite tu pourras commencer à vivre. » Il pensa alors à Terrence, cet homme qu'il n'appréciait pas vraiment et qu'il trouvait néfaste pour Meg. Il ne voulait pas se mêler de sa vie sentimentale, mais elle avait mit volontairement fin à leur relation de peur qu'il découvre le secret de la belle. Combien de temps encore elle allait laisser cette peur régir sa vie et ses relations ? Pour ce soir, il s'était promis de ne pas jouer à l'archange moralisateur. Il voulait montrer une autre facette de sa personnalité, celui de l'homme de confiance prêt à aider cette âme tourmentée. « Yep. Bien bavé. Bière ? » Un sourire franc illumina les traits de l'infirmier, elle ne perdait pas le nord la blonde quand il s'agissait de se laisser-aller !

« Valorisant ? Disons que quand je me serai remise de cette espèce de tempête dans ma tête, et que mes émotions seront plus calmes, j'aurai le temps de me pencher sur ce que je ressens vraiment vis à vis de cette expérience terrifiante. Et oui, Rémy - les morts et mon pouvoir sont terrifiants. » Il l'écoutait attentivement, prenant place à nouveau sur la table basse en face du canapé où elle trouvait refuge une seconde fois. « Mais je crains aussi les vivants. Même si je peux leur casser la figure quand je veux. » L'archange fit entendre son rire, un son qui sonnait bien entre ses lèvres. Il passa alors la main das ses cheveux sombres pour les ébouriffés, les yeux azurés posés sur sa protégée. « Tu peux pas toujours te battre seule envers et contre tout, laisse les gens t'aider un peu, moi y compris. » Conclut Remy sur un ton un peu plus sérieux, honnête et désireux d'offrir des perspectives d'avenir meilleures à Megara.

Les nuages se dissipaient en même temps que l'ambiance mortuaire précédemment invoquée dans l'appartement de l'initiée. Le vent soufflait moins fort, la nature reprenait ses droits, tout comme la vie. « Tes promesses ? » Il hocha alors la tête, le regard toujours figé vers la fenêtre et la lune qui daignait enfin montrer sa lumière. « Pas tout de suite. » Un sourire tandis qu'il reportait toute son attention sur la blonde qui semblait fatiguée. Une soirée difficile pour elle, la drogue, la colère et les morts. « Je rigolais pour les cadeaux, hein ? » Il n'en était pas certain. Cette fille était spéciale, à la fois drôle et enjouée, mais aussi insolente et lunatique. « Mais je veux bien d'une bière. » Il hocha la tête tandis qu'il se levait pour aller remettre ses baskets, prêt à retourner affronter le temps capricieux de cette soirée pour offrir à sa protégée le moindre truc capable de lui redonner le moral — alcool compris.

« Alors dis-moi, que fais un homme aussi mignon et rébarbatif que toi seul un soir comme celui-ci ? Pas de maman à visiter ? Pas de petite amie à embêter ? Ou alors, petit ami ? » Remy se figea sur place à l'évocation de sa vie privée. Il était vrai qu'elle ne connaissait rien de lui tandis que l'archange pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert, ses secrets n'en étant pas pour lui. Il se devait de rééquilibrer la balance, quitte à mentir. « Et non. Ma famille est loin et je n'ai pas de petite copine. » C'était bref et concis. Il n'était pas humain, il était né par la seule volonté du tout puissant, sa famille c'était les anges, mais aussi les démons. Vierge et totalement ignorant des relations humaines. « Et encore moins de petit copain. » Rajouta le brun en roulant des yeux, amusé. « J'ai pas trop le temps avec l'hôpital, ça me bouffe la majeur partie de mon temps. Ça ne me dérange pas, je le vis bien. » Debout face à une Megara couchée et emmitouflée sous la couverture, il enfila alors une veste qu'il zippa, pas vraiment à l'aise dans ce débardeur qui moulait un peu trop son torse, pudique le brun. « Je suppose que je vais devoir sortir pour aller chercher les bières ou tu vas te joindre à moi ? Après tout ça, retrouver un peu de vie sociale et trinquer au monde des vivants te feras du bien. » Sourire enjôleur tandis qu'il questionnait la jolie trentenaire du regard.

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