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 Au détour d'une effroyable vision. [Maira&Alastor]

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MessageSujet: Au détour d'une effroyable vision. [Maira&Alastor]   Mer 30 Sep - 4:05


Maira McFarlane

&
Alexander J. Hood




❝ Memento Mori ❞


La journée s'achève dans le calme plat de ces vieux après-midi pluvieux d'automne. Les dernières gouttes d'eau ruissellent sur les vitres des bâtiments de quartiers, et la lumière pâle et terne du jour s'est lentement estompée dans les lueurs nocturnes qui scintillent faiblement. Il y a une brise, fraîche et revigorante, qui vient frapper la peau de mon visage et faire virevolter les quelques mèches rebelles de mes cheveux. Je ne fais pas grand de chose, je me promène à vrai dire, les mains emmitouflées au plus profond de mes poches, simplement pensif. Je viens de quitter une énième scène de crime dont je suis l'auteur, laissant ma victime dans une ruelle d'obscurité. Ses os brisés, englobé dans le néant pourpre de ses plaies, les yeux ouverts sur la vision horrifiante de ses pires cauchemars. Ainsi je m'enfonce dans les rues de Los Angeles, parcourant les trottoirs dans ce léger froid agréable, profitant du silence de la nuit pour me perdre doucement dans une foule absente. J'ai toujours préféré embrasser la noirceur nocturne, marcher au simple clair de lune, s'arrêter un instant dans le milieu vrombissant d'une excitation essoufflée. J'ai toujours trouvé ça plus envoûtant, plus mystérieux, plus charismatique, comme si une fois le soleil caché il n'y avait plus rien pour ne m'arrêter. Plus aucune lumière pour dissimuler naïvement le monde tel qu'il était. Ma marche se poursuit sans réellement se soucier de la destination, mes pas sont lents et je laisse mes yeux s'abattre sur chaque passant qui me dépasse. Qu'il est amusant de voir l'Homme se débattre vainement d'un quotidien harassant. Tous enfermés maladroitement dans des douleurs intenses qu'ils tentent, tous, de panser avec le temps. Chaque être possède en lui ces souvenirs à effacer, ces quelques images qui traumatisent ou qui reviennent inlassablement dans l'égarement de la solitude. Je me reconnais un peu alors, moi-même souffrant d'une vieille tristesse que je traîne comme une rengaine incessante qui tourne en boucle dans mon esprit. Un requiem offert pour l'expression de mes sentiments les plus distingués.

Je sors une main et mon paquet de cigarette avec. Éternelle drogue sans effet qui habille et apaise mon être torturé. Je prends quelques instants pour m'arrêter, pour l'allumer. Je repars enfin dans l'oubli complet des vies qui m'entourent. Tout le monde est individuel, prisonnier de sa vision et de son existence. Nombrilisme quotidien des destins qui s'évitent perpétuellement. Je m'écarte alors de ces rues de passage, pénétrant dans des couloirs coupant les axes principaux. J'en reviens à la solitude, l'isolement, m'évincer de toute cette vie qui m'arrache des émotions nauséabondes. Parfois les Hommes ne m'amusent plus. Ils attisent ma colère, mon désir inébranlable d'assouvir une vaste vengeance sanglante. Toujours plus. Juste un peu plus pour avoir un peu moins de douleur dans le creux du ventre. Pour avoir un peu moins mal. J'extirpe la fumée d'entre mes lèvres, reprenant un souffle presque coupé d'une angoisse misanthropique. Le voile noir de la nuit se dessine sur moi et je m'enfonce dans une ruelle étroite.

Je dépasse une première personne, et il ne reste plus que moi et l'écho des pas qui s'approchent. Une jeune femme, brune, s'avance à l'opposer de ma direction. L'instant présent se stoppe, elle passe juste à côté de moi, je peux sentir son odeur, celui de ses cheveux ou de l'empreinte de son parfum sur ses vêtements. Ma main se baisse, sa peau survole la mienne maladroitement. Le contact se fait. Projeté dans l'image, je vois son visage abîmé de coups, le sang fuyant son corps, un cri étouffé dans mes mains gantées. Je vis une deuxième fois l'excitation ardente de voir quitter la vie de son corps, celle de ma victime, celle qui fut jugée. Le contact se défait, ma respiration s'est accélérée doucement et je me suis stoppé net dans ma marche. Mon regard se tourne, et l'impression de déjà-vu trouble mon esprit. L'incompréhension me gagne, mes sourcils se froncent dans une ride de réflexion qui se marque gentiment. Je me retourne complètement et je regarde cette jeune demoiselle. L'élément déclencheur de ce brouillard, de ces sensations vécues à nouveau. Que s'est-il passé ?

J'attrape son bras sèchement pour la retenir par crainte qu'elle ne fuit. Mon emprise est puissante et mon regard rechigne à la quitter des yeux. Je ne comprends toujours pas mais je peux lire dans ses yeux qu'elle sait, qu'elle a vu. Mon souffle se calme doucement, et il faut que je brise ce silence pesant.

« Medium ? »

Ma poigne se relâche doucement, je veux en savoir plus, je veux me rassurer, je veux être sûr. Je veux comprendre.

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MessageSujet: Re: Au détour d'une effroyable vision. [Maira&Alastor]   Mer 30 Sep - 15:54

maira & alastor

the world was on fire and no one could save me but you. it's strange what desire will make foolish people do.

Ces heures, toujours ces heures lentes et interminables. Les yeux collés à l'écran, les doigts effleurant éternellement le vieux journal à l'odeur enivrante dont les mains tâchées d'encres étaient aussi sèches que les pages qu'elle parcouraient inlassablement. Acharnée de travail, esclave moderne à l'ambition démesurée, le temps s'écoulait et elle n'en avait que faire. La journée avait été éprouvante, une scène de crime immonde et des images qui venaient la hanter sournoisement. La salle de rédaction était vide, les gens retrouvant leurs foyers pour un repos mérité, la journaliste continuait ses investigations qui ne menaient à rien. Voila quelques jours qu'elle ne se sentait plus elle-même, des nuits perturbées qu'elle partageait avec son copain qui lui non plus ne trouvait pas le sommeil. Elle voyait des choses, ressentait et sentait. Sûrement des troubles causés par sa vie professionnelle trop pesante et les horreurs auxquelles elle assistait lors de ses enquêtes. Son rédacteur avait remarqué le changement d'attitude de sa reporter et lui avait demandé de lever le pied, chose qu'elle ne faisait pas. Elle avait fait en sorte de toujours travailler très dur pour en arriver où elle en était. Hors de question de tout abandonner sous prétexte qu'elle dormait mal ... Somnifère, drogue légal qui la plongerait dans une léthargie méritée en rentrant.

Le tic tac de l'horloge lui rappelait qu'il était l'heure de retrouver son appartement, même la femme de ménage commençait à vider les poubelles de la rédaction. Elle observait cette dame qui répétait inlassablement les mêmes actions chaque soirs, n'enviant pas ce travail qui n'offrait pas de perspectives intéressantes. La femme de ménage vieille et usée par son boulot et les affres du temps fit un sourire à la brune auquel elle répondit, fatiguée. Elles avaient l'habitude de se croiser, Maira discutant souvent avec elle tout en lui demandant parfois conseil sur ses articles. Un bâillement étouffé sous sa main, la reporter se leva alors pour s'étirer et ranger son poste de travail. L'ordinateur s'éteignait dans un bruit qui laissait penser à un soupir de soulagement tandis qu'elle hissait son sac à main sur l'épaule. Ses talons aiguilles claquaient sur le sol, direction l'ascenseur, un dernier signe de la main pour l'agent d'entretien.

L'air frais nocturne caressa les joues de la brune qui s'allumait une cigarette, récompense d'une longue journée de labeur. Bon elle avait dit qu'elle arrêterait, mais certaines mauvaises habitudes étaient difficiles à perdre. Elle fit les gros yeux en consultant l'horloge de son téléphone, pressant alors le pas à la recherche d'un taxi. La cité des anges ne dormait jamais, il restait dans les rues quelques personnes qui comme elle, terminait le boulot. Des sans domiciles fixes et autres marginaux se mêlaient aux rues sombres et mal éclairées qu'elle empruntait. Habituée à ce genre de situation, elle n'avait pas vraiment peur vu que en cinq ans, rien ne lui était arrivée. Insouciante et téméraire, l'Européenne marchait fièrement sans se retourner. La fumée de sa cigarette s'envolait derrière elle en même temps que le bruit de ses escarpins agressant l'asphalte. Elle entendait au loin les bruits des sirènes de police, l'odeur de pollution et les détritus qui jonchaient le sol donnaient alors une image tout autre de la ville que beaucoup voyaient glamour à cause des films Hollywoodien. L’Écossaise avait eu cette image aussi en arrivant, très vite gommée par le sans abris qui lui avait montré son phallus un matin dans le métro. Il avait deux facettes dans tout, chez les gens, le bon et le mauvais, le noir et le blanc. Tout n'était qu'ambivalence et chez cette carriériste, c'était la palette du gris qui dominait.

La ruelle semblait interminable tandis qu'elle voyait au loin une ombre se dressée. La silhouette masculine marchait dans le sens opposé, grande et imposante. Son imagination lui jouait des tours, se faisant déjà le pire des scénarios macabres dans sa tête tandis qu'il approchait. Des idées très vite chassées par son téléphone qui vibrait dans son sac. La main dedans qui cherchait à tâtons le smartphone qui hurlait une sonnerie désagréable, elle frôla alors l'inconnu pour éviter de le percuter. Le corps électrisé et les oreilles bourdonnantes, voila que l'histoire se répétait une nouvelle fois. Des images saccadées dans des vagues d'émotions violentes qui provoqua l'angoisse chez la trentenaire. Un son semblable à des ongles sur un tableau noir tâché de sang, spectatrice d'une scène digne d'un film d'horreur. Ses yeux bleus électrisant et le regard éteint de la victime fût les dernières images volées qu'elle put distinguer. La réalité reprenait le dessus tandis que la nausée lui étouffait la gorge et que son rythme cardiaque menaçait de la faire sombrer. Cela semblait avoir duré quelques secondes et pourtant elle avait l'impression d'avoir vécue cette scène comme-ci elle y était. L'étreinte douloureuse et dangereuse de l'inconnu sortit alors la brune de sa torpeur, ramenée dans le monde réel tout aussi effrayant. Désorientée et haletante, ses iris émeraude croisèrent celles de son bourreau dont la teinte azurée brillait d'une étrange lueur dans la nuit. « Medium ? » La voix du protagoniste fit une nouvelle fois battre le cœur de la brune qui effrayée, ne saisissant pas le sens de sa question. Le regard interrogateur, elle secoua la tête tout en tentant de se défaire de la domination qu'il avait sur son bras. « Pardon ? » La peur se lisait sur ses traits, visage voilé et regard fuyant. « Je ne sais pas de quoi vous parlez ... Lâchez-moi vous me faîte mal s'il vous plaît ... » Il avait beau avoir desserré son emprise, elle était toujours prisonnière de sa volonté. Le regard de l'homme était perturbant, dangereusement séduisant, trop même. Il avait l'odeur du tabac froid sur les lèvres et le goût du danger. « Si vous me lâchez, je promets que ça en resterait là et que j'oublierai cette rencontre ... » Négocier avec son agresseur ? Elle tentait tout pour se sortir de cette merde. Maia voulait rentrer chez elle et tenter d'oublier cette vision macabre, souvenir volé qui désormais lui appartenait pour toujours. Proie facile dans l'obscurité de cette ruelle où les passages se faisaient désormais plus rare. Elle se demandait alors si elle retrouverait les lumières apaisantes de son appartement et les bras réconfortant de son petit-ami. Le portable de la jeune femme sonna à nouveau et de sa main libre, tenta de répondre ...

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MessageSujet: Re: Au détour d'une effroyable vision. [Maira&Alastor]   Mer 30 Sep - 18:19


Maira McFarlane

&
Alexander J. Hood




❝ Memento Mori ❞


Petite chose fragile au creux de ma force, pauvre petite chose fébrile face à la crainte frénétique qui fait sombrer son esprit dans les noirceurs chaotique de la souffrance. Qui est-elle ? Je ne sais pas mais comme chaque être croisant ma route, elle priera pour ce que ne soit qu'un simple cauchemar trop réaliste. Rencontre hasardeuse au détour d'une ruelle perdue dans l'obscurité de la nuit, une vision horrifiante d'un acte passé, une magie surnaturelle que l'on partage alors. Se doute-t-elle ? Sait-elle ? Les questions fusent et je ne peux rien faire pour les retenir, alors c'est elle que je retiens, c'est elle que j'accuse, c'est elle qui est capturée par l'étreinte dangereuse de ma surprise. Bientôt, ce n'est plus des pas résonnant sur le sol, ce n'est plus une silhouette de jeune femme, c'est n'est plus une odeur parfumée. Non. Elle devient plus que tout ça, je détaille sa longueur chevelure de jais, ses pupilles vertes profondes, son visage terrifié et je peux entendre les battements de son cœur tambouriner dans sa poitrine. La demoiselle en détresse tente de se débattre, elle est faible, bien trop pour quitter mon emprise. Je la détiens et je ne relâcherais pas son bras maintenant. Elle transpire la crainte et ses paroles sont vaines. Je n'y fais pas attention, elles ne m'intéressent pas, rien d'autre captive mon attention que cette peur qui grimpe. Elle est terrifiante, elle prouve que quelque chose s'est passé, quelque chose d'anormal.

« Si tu penses que c'est ça d'avoir mal, tu ferais mieux de me répondre. »

Je casse sa négociation, j'attends qu'elle se calme un peu pour qu'elle puisse répondre. Je veux savoir, je veux comprendre ce qu'il vient de se passer. Les rumeurs courent à mon sujet, et j'en alimente la plupart. Je suis la justice et je ne crains pas grand chose, mais j'aime cette couverture, j'aime cette situation. Cette vie, ces meurtres, ces amusements, je ne veux pas qu'on me les enlève. Je ne veux pas être seul à nouveau. J'allais reprendre la parole, doucement, mais la sonnerie de son téléphone s'éveille. Le bruit m'agace à cet instant précis, sa main l'attrape mais je ne lui laisserais pas le temps de décrocher. Je ne peux pas me le permettre, je n'ai pas encore eu mes réponses. Je n'ai pas encore compris ce qu'il venait de se passer entre nous deux, au détour de ce contact survolé.

Je la relâche juste quelques instants en la tirant un peu sur le côté. D'un revers de main je frappe contre sa main pour que l'objet tombe et une fois au sol je l'écrase sans sommation, sans même un regard. Juste d'un coup sec, violent, agacé. Un coup irrité par le son désagréable d'un téléphone qui vient perdurer l'extase d'une peur jouée sous mes yeux. L'air sérieux, sombre et dangereux, prêt à tout pour noyer mon incompréhension. Rapidement, je récupère mon emprise, ma main s'enveloppe sur le contour de son cou pour que je puisse la plaquer contre le mur le plus proche. Je m'approche, la respiration soufflante sur elle. Je maintiens la poigne pour que sa tête soit légèrement relevée, mon autre main attrape son poignet que je bloque contre le mur au dessus de sa tête. Je ne la quitte pas des yeux et dans le manteau de la nuit, je l'emmène dans un léger creux pour être plus à l'abri. Je me colle à elle, elle disparaît derrière moi et si quelqu'un passe je n'aurais qu'à jouer le jeune couple qui se découvre la nuit. Je la regarde profondément, intensément et je reprends enfin la parole. Je suis tout proche, presque caressant sa peau avec le bout de mon nez, mon regard enfermé dans le sien, mon emprise capturant ses gestes. Elle est à ma merci, sous ma force et l'intense charme du danger.

« Qu'as-tu vu ? Que sais-tu ? »

Je veux mes réponses et je les aurais. L'emprise se fait plus forte, plus intense encore. C'est frénétique, ça monte doucement. Il faut qu'elle me craigne, qu'elle angoisse, qu'elle déballe tout ce qu'elle sait même si c'est peu. Et soudain, une autre question me vient.

« Qui es-tu ? »

Pauvre petite chose fragile et fébrile, rentrant lentement chez elle. Elle ne savait pas qu'elle croiserait ma route. Elle ne savait pas que ce soir serait le soir où ses cauchemars prendraient vie. Petit bout de chair dans le creux de mes mains, réponds-moi, car si le silence te vas si bien, je le rendrais éternel.  

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MessageSujet: Re: Au détour d'une effroyable vision. [Maira&Alastor]   Mer 30 Sep - 20:06

maira & alastor

the world was on fire and no one could save me but you. it's strange what desire will make foolish people do.

La nuit est sombre et pleine de terreurs. Une réplique tirée d'un de ses livres de chevet qui sonnait dans sa tête comme une phrase criante de vérité. Des mots tranchants et alarmants qui illustraient totalement la scène dans laquelle se trouvait la protagoniste. Une nouvelle fois héroïne de son propre film, horreur et cauchemardesque. Comme-ci avoir eu affaire à des fantômes avec Terrence ne lui avait pas suffit, il fallait que en plus de ce chapitre traumatisant vienne s'ajouter aux grandes lignes de son histoire un désaxé terrifiant. La nuit l'avait fait naître comme une ombre, sortit du néant comparable à la faucheuse encapuchonnée et messagère d'un destin funeste. Le regard insistant du loup sur l'agneau rendait la journaliste angoissée, tentant comme elle pouvait de ne pas alimenter le vice de l'inconnu à son égard, peur dissimulée. « Si tu penses que c'est ça d'avoir mal, tu ferais mieux de me répondre. » La gorge sèche, elle avala sa salive tandis que son téléphone sonnait dans sa main libre. Une sonnerie, deux sonneries ... Elle tenta alors de décrocher rapidement pour hurler son désarroi, mais il fût une nouvelle fois plus rapide. L'appareil glissa de ses mains pour embrasser le sol tandis que l'agresseur le bousillait sur le goudron d'un simple écrasement du pied. La bouche entre-ouverte, choquée et énervée car il venait de foutre en l'air son outil de travail, la témérité poussa alors la brune à répliquer. « Non mais ça va pas ! Le dernier iPhone en plus ! » En retrouvant les yeux de l'inconnu, elle se calma aussitôt en rajoutant sur un ton plus doux. « C'est pas grave il est sous garanti ... » La peur la rendait stupide, insouciante et téméraire. Le souvenir volé venait la hanter à chaque fois qu'elle se perdait dans son regard océanique, sempiternelle noyade.

Elle aurait mieux fait de se taire tandis que son dos embrassait douloureusement le mur où elle était poussée. Une des mains de l'homme venait serrer la gorge de la brune dans une étreinte non désirée, son corps collé au sien, la main de la journaliste emprisonnée au-dessus de sa tête. Il ne rigolait pas et ce fût à ce moment même que la jeune femme comprit qu'elle allait passer un sale moment. Il était déterminé à avoir des réponses qu'elle ne connaissait pas. Terrorisée, interdite, elle était sous la totale emprise de son agresseur. Le regard de la brune était larmoyant, les yeux mouillés par la peur, les muscles paralysés. Prisonnière, il ne lui restait plus qu'à trouver un alibi plausible à ce qui c'était passé — un mensonge qui lui sauverait peut-être la vie.

Elle pouvait sentir son parfum, un mélange enivrant et dangereux. Maira tentait de se débattre, mais cet homme avait une force incroyable, totalement dominée. « Qu'as-tu vu ? Que sais-tu ? » Elle ouvrait la bouche, mais les mots ne daignaient pas sortir. Elle posa alors sa main libre sur le poignet de l'inconnu pour tenter de se défaire de ses doigts un peu trop serrés autour de son cou. « Je ne sais pas ce qu'il c'est passé je vous jure, c'est la première fois que ça m'arrive comme ça ... J'ai rien vu c'était trop rapide ... Je sais pas c'est quoi ce truc ! » Elle était convaincante vu qu'il y avait une part de vérité dans ses dires. Le souvenir était saccadé, étrangement brouillon et étrange, comme-ci les pensées de cet homme n'étaient pas faites comme la plupart des êtres humains sur qui son don avait fonctionné. Songes complexes qu'elle avait explorée pour la toute première fois, des images monstrueuses qu'elle voulait à tout prix faire disparaître vu qu'ils constituaient une preuve qui pouvait la conduire six pieds sous terre. Elle était désormais la gardienne d'un terrible secret, d'un horrible fardeau. Un souvenir si horrible qu'il était presque impossible pour un esprit comme Maira de le faire naître de sa propre volonté. Elle n'était pas habituée par de tels instincts sauvages, les mains propres et la conscience pure. « Qui es-tu ? » Elle regardait ailleurs, terrifiée par le regard de l'agresseur, les larmes brûlantes déferlantes sur ses joues rosées. « Une simple journaliste ... Qui se trouve au mauvais moment et au mauvais endroit ... » Il serait mal venu de sa part de la jouer grande reporter et de lui compter tous ses exploits.

Elle n'avait plus vraiment la force de se débattre contre lui tandis que son pouvoir s'enclenchait une nouvelle fois à cause de la proximité des deux adultes. Ils revirèrent une nouvelle fois ce souvenir, mais de manière plus clair, plus détaillée. C'était autant désagréable pour elle que ça l'était pour lui. Après tout avoir une autre personne dans sa tête n'avait rien d'une partie de plaisir. Une nouvelles fois secouée par des images terrifiantes et tâchées d'hémoglobines, la journaliste ouvrit la bouche, terrorisée. « Mon Dieu ... » Elle était sous l'emprise du Diable, en sens figuré, ignorante de la vraie nature de l'homme qui la maintenait prisonnière. Elle commença alors à s'agiter, pas du tout désireuse de crever dans les mêmes circonstances de la victime du souvenir volé. Elle profita du trouble engendré par le chaos de la vision pour se débattre. « AU SECOURS !! » Elle hurlait son désir de vivre, l’écho portant sa voix dans toute la ruelle en espérant qu'un bon samaritain puisse l'entendre et venir la sauver. Elle criait, agitée contre lui et ensevelit sous le poids du mal. Sa main libre martelait de coups le corps dur comme de la pierre de son agresseur, se fatiguant plus qu'autre chose ...

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MessageSujet: Re: Au détour d'une effroyable vision. [Maira&Alastor]   Mer 30 Sep - 22:24


Maira McFarlane

&
Alexander J. Hood




❝ Memento Mori ❞


Vision d'horreur partagée, la désagréable sensation d'avoir quelqu'un qui m'épie, qui m'observe, tapis dans une ombre sur laquelle je n'ai aucun contrôle. Qu'il est désagréable de se retrouver dans la position de la victime, d'avoir cette maîtrise et cette domination qui s'échappe sans savoir comment ni même pourquoi tout cela arrive. Cette étrange sensation de possession abstraite qui nous perd et nous accule sans même nous offrir un verre avant. Impatient, détestant l'imprévu, je me retrouve dans intrigue que je n'ai pas commencé, quelque chose de soudain, quelque chose que je désirais pas. Le regard terrifiant posé sur son regard terrifié, je cherche une lueur de savoir pour pouvoir m'y accorder. Elle rechigne sur son téléphone, elle se plaint mais très vite plus rien d'autre n'a d'importance. Elle peut la sentir, cette exécrable violence qui tiraille mon aura démoniaque. L'insouciance de l'absurde, celle de la peur, celle qui englobe nos êtres dans la plus stupide des situations sans remettre en question l'incroyable geste irrationnel. L'instant présent se brise dans un cauchemar éveillé, et mon emprise se serre autour de son cou. Elle est mienne, c'est ma volonté qui la garde en vie et c'est la crainte tant redoutée qui, doucement, la plonge dans les profondeurs obscures d'une colère lasse et infinie. Son sort est entre mes mains mais pour le moment, ce sont des réponses que je veux et je n'ai rien contre son existence. Destin mêlé et croisé dans une malédiction qui n'est bénie que pour moi. Je suis tout près, là, devant elle, son odeur enivrant mes narines, mon souffle s'abattant sur elle, les lèvres défigurés par la triste haine qui s'empare sans vergogne de mes froncements de sourcils. Maître de l'abîme, je succombe si facilement face aux excès malsains de cette douleur lancinante qui perfore, ad vitam æternam, mon cœur meurtri.

Mes premières questions fusent à la même vitesse qu'elles stagnent en continu dans mon esprit déboussolé. Les réponses semblent abstraites et autant incomprises pour elle que pour moi. Sa main vient se resserrer sur mon poignet, une force ridicule qui tente vainement de restreindre l'étreinte qui la capture. Il n'y a pas d'échappatoire, aucune issue, seulement moi devant elle et elle face à son choix. Elle se défend et mes pensées troubles pourraient bien lui donner raison. La jeune brune n'offre plus à mon désespoir le mensonge évident qu'elle ne sait rien. Désormais les dés ont été jetés, elle sait, et ce n'est pas une bonne chose pour moi. Plus que la terrible vision du meurtre, elle partageait désormais ce secret enfermé et normalement discret. Elle me mettait en danger et je détestais ça. Une autre question s'échappe d'entre mes lèvres et sa réponse la sauve un instant pour un intérêt naissant au milieu du désir flamboyant d'éteindre cette lamentable vie au creux de mes mains puissantes.

J'allais répondre, un léger sourire se dessinait sur mon visage mais il fut esquivé par un deuxième choc. Sa main sur mon poignet, ma main sur son cou, le contact s'enclenche et à nouveau les images s'enchaînent. Je le revois, lui, désaxé comme une marionnette, horriblement torturé par mes plus grands soins. Il a les os brisé, il ne bouge plus, son sang a saccagé le gris maussade et terne du béton et l'obscurité de la nuit s'éteint sur son visage aux yeux marrons grands ouverts sur son supplice silencieux. La réalité revient à la charge, et je ferme les yeux, lâchant légèrement la poigne qui la retenait. Le demoiselle s'écrie et frappe mon corps de sa pathétique force qui n'a comme seul résultat l'agacement de mon calme impatient. Elle hurle au secours, elle appelle à l'aide, ils le font tous. Je serre violemment l'emprise avant de l'éjecter plus loin pour qu'elle trébuche. Je pose ma main contre mon front, quelle sensation désagréable de vivre à nouveau quelque chose d'éteint. Englobé dans le voile noir de la petite ruelle, le regard sombre et sévère, je pose mes yeux sur sa détresse et même la pitié n'ose venir perturber un premier rire. L'éclat d'un machiavélisme fou et perdurant dans l'écho de la nuit.

« Mon Dieu ? Penses-tu vraiment qu'il viendra te sauver ? Abandonne l'espoir déjà éteint qu'on vienne te secourir. Hurle, crie, détruis ta gorge de prières vaines car je tuerais quiconque s'approchant de ton désespoir. »

Assise sur le sol, je l'observe un instant et je m'approche d'elle, lentement, sûr et confiant. Je la capture des yeux et elle ne sera de toute manière pas assez rapide pour m'échapper.

« Vas-y, hurle. Je te laisserais vivre pour que règne sur ta conscience chaque innocent qui perdra la vie en pensant faire un acte de charité. »

Je m'approche encore et je m'accroupis devant elle. Je laisse le silence planer, le regard sûr, un léger sourire amusé. Elle a vu ce dont j'étais capable, elle connaît l'étendue de ma cruauté, rien ici bas ne pourrait me faire trembler.

« Je te surveillerais. Jour après jour. Tu m'apercevras, dans tes cauchemars, au coin d'une rue, dans ton ombre. Tu me ressentiras. Cette crainte, cette merveilleuse menace continue qui planera autour de toi et qui s'assurera que tu es attentive. Que tu es silencieuse. »

J'attrape son bras et je me relève avec elle, la tirant vers moi une fois debout. Je la retiens face à moi, proches, collés même. Nos visages se touchent presque et on ne peut rien voir d'autre que la clarté de nos pupilles scintillantes dans la sombre nuit entamée.

« Tu écriras pour moi. Des articles dans le journal, sur un blog, n'importe mais tu répandras des rumeurs sur le meurtrier à la carte d'arcane. »

Je la relâche doucement pour qu'elle puisse s'écarter. Malgré tout, j'attrape son menton lui relevant doucement la tête et, d'un ton joueur, le regard épanoui, je reprends d'une dernière phrase.

« Et ce don que tu possèdes. Il sera mien. Montre moi encore. »

L'emprise se détache enfin d'elle, et elle retrouve doucement sa liberté. Malgré tout, ce n'est pas encore terminé, j'attends toujours des réponses et je lui tend ma main pour qu'elle la prenne. Les visions se font par le contact mais je veux vérifier quelque chose. Je reste devant elle, défiant ses iris émeraudes, capturant de mon aura dangereuse cette petite fragilité humaine.  

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MessageSujet: Re: Au détour d'une effroyable vision. [Maira&Alastor]   Jeu 1 Oct - 2:37

maira & alastor

" Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation,mais délivre-nous du Mal. "

Sa gorge lui brûlait, ses cris s'évanouissant dans la nuit, l'écho comme seule réponse aux hurlements de terreurs. Le diable avait un visage et elle le regardait droit dans les yeux. Un regard qui la hanterait pour toujours, vision indélébile tatouée à tout jamais dans son esprit de simple mortelle. Elle avait l'impression de n'être qu'un jouet pour son tortionnaire, un divertissement pour ses élucubrations, un insecte pris au piège qu'il pouvait écraser à tout moment. Une distraction macabre, se nourrissant de sa peur, se délectant de ses peines. Habitée par des souvenirs qui ne lui appartenaient pas, images subtilisées par mégarde dont l'odeur de souffre et le goût de la rouille lui donnait la nausée. Qui était-il ? Au delà des meurtres et des images. Pourquoi il avait été placé sur le chemin de la brune ? Croyante, elle aimait se dire que tout avait une raison ou un but ... Mais alors qu'elle étouffait sous son emprise, elle emmerdait profondément la fatalité qui lui jouait un vilain tour.

La nuit semblait être interminable, l'éphémère devait longévité et elle espérait voir le soleil aux couleurs du sang apparaître pour y balayer l'obscurité à tout jamais. Piégée dans les ténèbres, elle sentait le poids de l'ombre malfaisante s'abattre sur elle. La journaliste priait pour elle, égoïstement. Elle ne voulait pas être une énième victime et gonfler la rubrique faits divers du journal dont elle était la rédactrice — ironie macabre. Ses yeux pleuraient le désespoir, sa voix chantait la peur dans une symphonie perçante, la poitrine gonflée par le désir de survivre ... Son esprit était envahit par les souvenirs de l'inconnu aux mains voleuses de vies. Il était le mal incarné, le représentation du vice et la définition même de l'abomination. Cruel et scélérat, assassin maléfique. Combien de pauvres gens avaient croisés ce regard bleuté pour s'y noyer ? Il était le pire cauchemar de l'humanité, dépourvu d'âme et de conscience. Les deux visions avaient été suffisantes pour qu'elle puisse se faire une idée de cet homme dont elle ne souhaitait pas en connaître d'avantage.

Désorienté et harcelé par ses propres démons, l'inconnu jeta la brune sur le sol avec une facilité déconcertante. Vulgaire poupée de chiffon qui s'écrasait sur le sol gris et sale ou son sang, précieux véhicule de vie s'écoulait de sa lèvre écorchée par la chute. Haletante, elle releva alors le visage aux traits déformés par la frayeur. Son rire sonnait comme le tic tac de l'horloge de la mort, se sentant alors insignifiante sur ce béton jonché de crasses et de détritus. « Mon Dieu ? Penses-tu vraiment qu'il viendra te sauver ? Abandonne l'espoir déjà éteint qu'on vienne te secourir. Hurle, crie, détruis ta gorge de prières vaines car je tuerais quiconque s'approchant de ton désespoir. » Des mèches brunes encadraient le visage de la jeune femme accompagnés de larmes qui ne cessaient de couler. Personne n'avait répondu à son appel, résignée à la solitude et au désespoir que transpirait tout son être. L'allégorie de son propre désarroi. « Vas-y, hurle. Je te laisserais vivre pour que règne sur ta conscience chaque innocent qui perdra la vie en pensant faire un acte de charité. » Elle le dévisageait, le regard à la fois apeuré et haineux, deux émotions qui se combattaient dans une lutte vaine et sans fin. Elle voulait se relever, lui cracher son mépris et lui faire embrasser à son tour le rôle désagréable de victime. La peur paralysait ses membres et l'empêchait de donner vie à son fantasme qui se perdait dans un flot de pensées permanentes. Il se penchait désormais sur elle, accroupit et pourtant toujours aussi dominant. L'aura étrange qui émanait de lui étouffait la protagoniste qui se noyait une fois de plus dans la spirale infernale de ses émotions. « Je te surveillerais. Jour après jour. Tu m'apercevras, dans tes cauchemars, au coin d'une rue, dans ton ombre. Tu me ressentiras. Cette crainte, cette merveilleuse menace continue qui planera autour de toi et qui s'assurera que tu es attentive. Que tu es silencieuse. » Les menaces de l'assassin avaient l'impact désiré. Elle était accablée par le poids de la terreur, les lendemains sonnant désormais comme angoisses et paranoïa. Totalement soumise à son bourreau, elle restait muette et interdite.

Elle se demandait alors si seul crime avait été de croiser son chemin ? Si elle ne l'aurait pas frôlé, elle serait certainement chez elle dans un bain chaud à se détendre. Le monde ne se refaisait pas avec des  si — si seulement. Relevée de force par la volonté de celui qui la terrorisait depuis un bon moment, ses genoux tremblaient et s'entre-choquaient. Fragile humaine malmenée par un homme sans scrupules qui se nourrissait de sa peur qui avait le goût d'un cocktail divin pour lui. «  Tu écriras pour moi. Des articles dans le journal, sur un blog, n'importe mais tu répandras des rumeurs sur le meurtrier à la carte d'arcane. » Dans sa tête, il était hors de question qu'elle réponde aux exigences d'un tel homme. Elle vivait pour son travail, se battait pour rendre justice et dénoncer les hommes comme lui. Elle préférait encore mourir que de lui offrir la liberté sur un plateau d'argent ... Mais elle pouvait lui laisser penser le contraire, si cela lui permettait de retrouver la chaleur rassurante de son foyer et la voix réconfortante de l'être aimé. Il recula sans pour autant se détacher d'elle, la main brûlante de son assaillant qui relevait le menton de la brune pour pouvoir mieux l'observer, sa mine épanoui la rendait malade, écœurée. « Et ce don que tu possèdes. Il sera mien. Montre moi encore. » Il lâchait enfin sa proie, l'envie de s'enfuir assaillait la protagoniste, quitter cette ruelle infâme et cet être monstrueux. La main qui lui tendait était celle de l'ennemi, la toucher serait pour elle accepter ses exigences et pactiser avec le Diable. « Je ne sais même pas ce que c'est cette chose que vous appelez un don. Il sonne plutôt comme une malédiction si je suis condamnée à vivre avec vos crimes sur ma propre conscience ... » Vivre en étant sous ses ordres ou mourir en martyre. Un choix difficile qui se présentait à elle tandis que le désir égoïste de survivre rendait la décision plus évidente et plus facile à prendre.

Une main qui essuyait ses larmes mélangés à son propre sang, la jeune femme observait celle de l'homme qui se tendait vers elle. Dans un geste incertain et méfiant, les doigts raides, elle s'approchait une nouvelle fois vers lui en appréhendant déjà le contact de sa peau contre la sienne. Sa petite main se glissa alors dans la sienne et hormis le dégoût perceptible de cet échange, rien ne se produisit. Elle le regarda, à la fois soulagée et pleine d'appréhension face aux réactions sanguines et imprévisibles du meurtrier. Il n'y avait que eux et le silence qui se brisait par la venue d'un nouvel acteur dans la scène. Un clochard à l'apparence miteuse, déambulant dans la ruelle tout en passant à proximité du duo. Il s'arrêta en observant l'allure désastreuse de la jeune femme et l'aura effrayante que dégageait l'homme au regard glacial. « Il vous embête m'dame ? » Maira voyait en ce vieillard courageux l'aide tant désirée depuis longtemps. Mais les mots de son agresseur raisonnaient encore dans son esprit. Tiraillée entre l'envie de sauver sa peau et d'épargner l'existence de ce pauvre homme, la brune offrit un faible sourire au clochard en secouant la tête négativement. Muette, le passant observait la scène et zieutait le brun d'un regard mauvais. Il commençait à s'avancer vers le brun pour se placer entre les deux protagonistes. « Tout vas bien monsieur ... »  Le regard se portait à nouveau sur lui, terrifiante créature qui soulevait tant d'interrogations dans l'esprit de la journaliste. Les yeux suppliants et à nouveau noyés de larmes, elle murmura quelques mots pour son agresseur. « Lui faite pas de mal s'il vous plait ... Je ferai ce que vous voulez ... » Le clochard était saoule, mais habité par l'héroïsme de venir au secours d'une belle femme en détresse. Mais dans le film de la brune, avec cet assassin redoutable dans le rôle du méchant, la fin heureuse n'existait pas.


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MessageSujet: Re: Au détour d'une effroyable vision. [Maira&Alastor]   Jeu 1 Oct - 3:50


Maira McFarlane

&
Alexander J. Hood




❝ Memento Mori ❞


Délicate plume humide par les tristes larmes naturelles s'écoulant le long de ses joues, la jolie brune se tétanise dans une effroyable peur. Cette domination rationnelle face à la crainte étouffante de mon être, face à la puissance surpassant son entendement étriqué inhérente à sa condition. Des images horrifiantes et opiniâtres aussi tranchantes qu'une lame d'obsidienne résonnant dans le creux de ses cauchemars éveillés. Une dure réalité, une vengeance abattue d'un coup sec et violent, l'absurdité du monde mise à nue. Tellement de terreur en une seule fois pour une si petite personne. Peut-être n'avait-elle, d'ailleurs, jamais connu autant de souffrance d'un coup ? Peut-être n'était-elle qu'une simple âme errante dans un quotidien perdu de mensonge ? Et voilà que l'océan rouge de la destruction l'envahit, la submerge et bouleverse sa vie jusqu'au jugement dernier. Le pire dans tout ça, c'est que ce n'était qu'un simple jeu pour moi. Aucune logique, aucune raison, simplement le déferlement d'un vent aux odeurs cadavériques. Simplement la vengeance éternelle, ce sentiment de liberté et de soulagement à chaque fois qu'une vie se brisait dans le creux de mes mains. C'était tout. Rien d'autre que l'assouvissement d'une douleur me déchirant. J'apaisais ma tristesse, je répandais cette justice infernale dans l'espoir de n'être qu'une entité comme les autres. Dans l'espoir de ne plus être seul damné, méritant mon salut comme les autres. Après tout, je  souhaite uniquement qu'on entende mes hurlements nocturnes.

Comme le temps s'essoufflant lentement en emportant avec lui quelques souvenirs, mes sentiments m'avaient quitté. Lâchement, ils ne trouvaient plus leur place dans un être pourfendu par une chute de désespoir. J'avais perdu foi. Plus rien d'autre n'existait que cette douleur hurlante et brûlante, ce désir ardent de répandre mes colères à travers les feux de la divine comédie. Je n'apportais qu'un seul et unique jugement sur ce monde, et c'était celui du désespoir, celui qui engendrait la vengeance pour rétablir une justice perdue. Je me demandais souvent pourquoi j'avais cette ridicule pudeur face à mes crimes. Cette discrétion, ces horreurs commises sans l'ombre d'un remord torturant, ce feutré maquillé dans l'explosion crasseuse des maux les plus traumatisants. Caché à la face du monde, englobé dans les lueurs nocturnes, je ne voulais être vu, je ne voulais être sauvé car je savais au fond de moi que tout était perdu. Il n'existait pas de rédemption pour les démons, il n'y avait que désastre et châtiment. Égaré dans les atrocités, noyé dans un désarroi maladivement excité par les douloureux aléas d'une haine viscérale pour tout ce qui était vivant, l'abîme m'avait choisi.

Sous le joug de ma violence, de mon aura dangereuse, elle fond dans la crainte. La jeune demoiselle redoute le moment fatidique où le jeu cessera. Maître de la situation, elle n'avait aucun contrôle et ses issues se bouchaient au fur et à mesure que l'échange se profilait. J'avais le visage de l’ignominie, les traits diaboliques d'un être sans scrupule représentant alors tout ce qu'il y avait de plus dégradant dans le cœur des Hommes. Elle répond dans une insolence capturée par les vents glacials de l'égoïsme, et j'eus un léger rictus vomissant son jugement futile.

« Une malédiction ? Sais-tu seulement ce que c'est que de souffrir ? Ce monde n'est qu'une éternelle désolation. »

Mon ton était sec, marqué par un regard sombre et perdu dans un passé à jamais ancré dans mon présent. Une souffrance perpétuelle attachée à mon âme, incapable de l'oublier, inapte à la surpasser. Les Hommes étaient faibles d'esprit, n'imaginant jamais plus loin que ce qu'ils avaient vécu eux-mêmes, se pensant compatissant sans jamais réellement savoir ce que c'était réellement. Elle n'avait aucune idée de tout ce que ça représentait d'être maudite. D'avoir au-dessus de sa nuque une épée de Damoclès prête à s'abattre sur soi pour trancher notre existence et nous faire perdre chaque parcelle de ce que nous étions autrefois. De vivre cette descente tumultueuse et s'écraser violemment dans une abysse obscure, de garder sur soi les cicatrices d'un temps révolu et éteint, de transporter le sombre fardeau d'un désespoir sans limite. Cette époque-là était lointaine maintenant, oui, maintenant je devais simplement survivre avec l'idée désastreuse de n'être qu'un instrument infernal s'échouant sur les tristes destins catastrophiques et pathétiques des êtres mutilés.

Sa main se tend pour se poser sur la mienne. Nos regards restent, l'un dans l'autre, tous les deux dans une attente vaine car rien ne vient. Rien ne se déclenche. Aucune vision, aucun sensation étrange, simplement son contact sur ma peau. Je soupire doucement dans un souffle déçu et avant que je ne puisse reprendre, un homme s'approche. Il titube, imbibé d'alcool, répugnant d'apparence et d'odeur. Il nous regarde, il avance, téméraire, et il nous interrompt. Faible créature espérant une fin heureuse, faible idiot croyant à l'espoir vain d'être sauvé, de trouver un camarade héros prêt à se sacrifier pour nous. La jeune femme se souvient de mes menaces, elle tente de l'éloigner mais à nouveau la stupidité de l'Homme prend le dessus. Il se sent puissant, il se dit intimement qu'il fait une bonne action. L'homme s'avoue même peut-être qu'il est intimidant, qu'il est effrayant, assez pour faire fuir un quelconque agresseur. Elle me supplie, il reste muet, trop saoul pour comprendre. Entre nous deux, je penche la tête pour la fixer directement.

« Penses-tu qu'il me suffit de l'épargner pour que tu fasses ce que je désire ? »

Ma main se pose sur son épaule droite, et d'un revers de force, je l'envoi voler contre le mur qui nous entoure, quelques mètres sur le côté. Sonné, il s'écroule de profil contre le béton et chute au sol. En gardant mes yeux sur elle, je sors mon arme à feu favorite. Le silencieux s'allonge sur le côté et, impassible, je tire. La balle transperce sa gorge et il se vide lentement de son sang ne pouvant hurler, ne pouvant crier, ne pouvant prier. Néanmoins, la ruelle devient dangereuse, elle va attirer du monde, si la jeune brune hurle, ce sera un massacre et je n'avais pas forcément besoin de ça. Dès lors, mes doigts se jettent autour de son bras et je la soulève légèrement avant que nous ne disparaissions sur un toit quelques rues plus loin. Je la retiens comme unique rempart du vide. Ses jambes se basculent dans l'air au dessus d'une rue à peine éclairée. Mon emprise capture tous ses mouvements alors que ma simple volonté peut l'envoyer s'échouer dans la mort.

« Comprends-tu que tu es au devant de forces que tu ne peux affronter ? »

Mes yeux se baissent sur elle tandis que je la remonte doucement sur la terre ferme, la laissant au bord du toit. J'attrape à nouveau son cou.

« Je pourrais te briser d'un coup d'un seul. Donne moi une bonne raison de ne pas te laisser t'échouer sur le bitume ? »

Ultimatum lancé, il faut pousser l'Homme dans ses retranchements les plus profonds pour réussir à obtenir une honnêteté normalement indicible.

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MessageSujet: Re: Au détour d'une effroyable vision. [Maira&Alastor]   Ven 2 Oct - 4:01

maira & alastor

" Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation,mais délivre-nous du Mal. "

La mort se tenait dressée face à elle, glacée par sa présence, tourmentée par sa cruauté. Le temps ne comptait plus, les secondes devenaient des minutes, les minutes des heures. Toujours ces heures interminables et lancinantes au parfum de mort. Elle le regardait, elle le trouvait beau. Une apparence trompeuse et ectoplasmique sous un voile de sadisme et d'horreur qui l'enveloppait. Le vrai visage aux traits maudits dissimulé sous ses airs de dandy ténébreux. Il avait le physique parfait pour charmer et séduire ses victimes. Tout droit sortit d'un vieux film en noir et blanc dont les seules notes de couleurs étaient le bleu glacial de ses yeux et l'hémoglobine bordeaux qui tâchait le visage de sa proie. « Une malédiction ? Sais-tu seulement ce que c'est que de souffrir ? Ce monde n'est qu'une éternelle désolation. » Elle le savait en ce moment, prisonnière de ses volontés aux intentions néfastes et à ses mots douloureux. Elle n'avait pas connu énormément de chagrin ses trente dernières années hormis cette solitude qui l'avait tant accompagnée dans une étreinte douloureuse et non désirée. Elle refusait de l'écouter et de le croire. Persuadée que l'amour avait sa place dans ce monde qui était certes imparfait et injuste, mais aussi beau et lumineux. La désolation elle ne la voyait que dans le regard sombre de son agresseur, elle l'entendait dans ses mots tranchants et la ressentait dans ses gestes fracassants. Il resterait toujours de la bonté ici bas car il y avait encore des personnes comme elle capable d'en faire preuve. Peinée pour cet homme qui n'avait certainement jamais connu la voix rassurante d'un être aimé, les caresses affectueuses d'un proche ou la main généreuse d'une inconnue. Résignée à n'être que son divertissement de la soirée, elle eut soudainement pitié pour cette âme noire qui ne vivrait jamais ce genre d'expérience vitale. Ces choses qui rendaientt l'humanité belle, même avec les imperfections que l'on lui connaissait. Si le monde était laid c'était parce-que des monstres comme lui existaient pour venir le salir et le corrompre avec du sang et des larmes. Semeur de discorde, enfant du chaos. Il surfait sur le chagrin des autres et buvait les tourments de ses victimes comme un épicurien amateur de bons vins. Elle avait croisé au détour d'une ruelle la pire des monstruosités que la création avait vu naître. Dieu seul savait à quel point elle avait envie de lui cracher son mépris, de marteler ce visage aux traits parfaits pour les remodeler à l'image réelle de sa vraie nature — celle de l'ignominie.

Des pensées illustrées par la générosité de ce sans abris au courage héroïque. Imbibé d'alcool et pourtant l’âme pure, la vie bouffée par un cœur trop grand. Des gestes incertains, bouclier humain qui la protégeait et la séparait de son bourreau. Ce sentiment de peur qui ne voulait plus la quitter, angoissée à chaque minutes, terrorisée à chaque fois que l'ange noire ouvrait la bouche. « Penses-tu qu'il me suffit de l'épargner pour que tu fasses ce que je désire ? » Les iris émeraudes brillantes de larmes, elle secouait la tête, supplication logée dans chaque traits de la brune, adjuration visuelle. Le chevalier à l'armure faite de lambeaux déchirés et d'une bouteille vide en guise d'épée s'envola alors comme une feuille morte poussée par le vent froid de la destruction. Il s'écrasa violemment contre le mur de béton qui se fissurait sous le poids de la déchéance humaine. Il n'eut pas le droit à autant de temps qu'en avait eu la brune tandis qu'il s'écroulait sous la balle du silencieux, vaincu et en silence. La jugulaire explosée, le sang inondait alors le béton déjà taché par les vicissitudes de la vie. Le cris étouffé sous sa main, la brune restait alors immobile et spectatrice de la cruauté de son bourreau. Choquée, accablée par le poids de la peur, du traumatisme et désormais de la culpabilité. Les menaces avaient été mise à exécution et ce pauvre homme récoltait alors le fruit de sa témérité qui restait aux yeux de la brune un vaillant inconnu qu'elle ne pourrait jamais connaître et remercier.

La nuit l'enveloppait tandis que la ruelle se dérobait sous ses pieds où un cadavre entachait le sol pour l'éternité. Téléportée vers un nouveau décor, elle eut le souffle coupé dans un silence assourdissant. Une expérience nouvelle et désagréable qui nouait sa gorge de nausées tandis que ses pieds s'agitaient au-dessus du vide. Le vent fouettait sa chevelure de jais qui s'envolait derrière elle dans une danse qu'elle ne contrôlait pas. La main qui serrait de nouveau son cou, étreinte fatale qu'elle revivait amèrement. Ses escarpins glissèrent alors de ses pieds pour venir s'écraser contre le sol dont elle n'osait pas visualiser de peur de se faire aspirer à son tour dans le tourbillon infernal de la mort. Désorientée, elle serrait le poignet de cette créature qui désormais n'avait plus rien d'humaine à ses yeux. Les ongles peinturlurés de noir qui s'enfonçait dans la chair de l'abomination, les sanglots retrouvés dans un goût désagréable alors que le regard se noyait à nouveau dans celui qui tenait sa vie entre ses doigts. « Comprends-tu que tu es au devant de forces que tu ne peux affronter ? » Elle ne pouvait pas parler, choquée et paralysée par la peur. D'un simple geste il pouvait réduire au silence la jeune femme et l'obligée à gonfler les rangs du Paradis vu qu'elle goûtait déjà à l'Enfer en sa compagnie. Elle ne voulait pas que ses dernières minutes ressemblent au sommeil éternel entaché de cauchemars. Qui était-il ? Fils de la perdition gâchant le parfum de la beauté de la nuit.

Le bleu de ses yeux la dominait tandis qu'elle retrouvait le réconfort grandissant d'un sol sous ses pieds nus. Le métal froid de la bordure sur laquelle elle se tenait fébrilement comme la suppliciée sur le point de recevoir le baiser de la mort. Elle profitait de cette fissure dans les murs de sa prison invisible, le cou meurtrit par les multiples étranglements de l'étrangeté. « Je pourrais te briser d'un coup d'un seul. Donne moi une bonne raison de ne pas te laisser t'échouer sur le bitume ?» Maira jeta alors un coup d’œil rapide au vide, berceau de sa délivrance qui semblait l'appeler dangereusement dans une symphonie qui chantait la fin de ses tourments. Cette pensée la traversa comme le souffle glacial de l'hiver. Il suffisait de se laisser emporter par le vent et tout serait enfin terminé. Louanges dangereuses destinées à une faucheuse qui se foutait de moissonner cette femme ordinaire. « Peu importe la raison ... Vous m'avez démontré à quel point la vie ne signifiait rien pour vous en tuant ce pauvre homme ... Je vois pas pourquoi j'aurai le droit à un traitement de faveur ... On ne négocie pas avec des gens comme vous. » La voix qui tremblait sous l'angoisse, l'air froid de l'altitude qui glaçait ses membres abîmés. « Je vous serai plus utile vivante que morte, c'est vous même qui l'avait souligné ... Je ferai de ma capacité étrange l'instrument de vos désirs si c'est cela qui vous fait jouir... A défaut de pouvoir vous le donner ... » Des palabres franches pour une femme qui n'avait plus rien à perdre. La mort était douce et apaisante comparé à la compagnie terrifiante de la créature sanguinaire. Songes hantés par sa grand-mère qui tenait entre ses doigts fatigués l'arcane de la mort, memento mori. Elle se souvenait maintenant de ce qu'elle avait voulu dire avant de s'en aller, de ne jamais oublier qu'elle allait mourir. Ce jour semblait arriver et elle ne voyait aucuns échappatoires à l'enfer qu'elle subissait sous sa joute.

Une fin qui semblait apparaître plus tôt que prévue, ne l'ayant jamais imaginé aussi brutale et perverse, horizon pleurante. Elle tentait de se résigner, de se préparer, mais personne n'était prêt à mourir, jamais. Si elle devait quitter ce monde en cette nuit de septembre, elle voulait au moins qu'il mette fin à ses interrogations. « Qui êtes-vous ? » Le meurtrier à la carte d'arcane n'était pas humain. La réponse l'effrayait déjà tandis que son cerveau se faisait déjà des élucubrations terrifiantes à son sujet. L'identité finirait peut-être par être dévoilé dans un prénom soufflé qui la hanterait à tout jamais. Éternité suffocante.

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Au détour d'une effroyable vision. [Maira&Alastor]

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