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 Et l'obscurité fut. [Alecto&Alastor]

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Invité
Invité
MessageSujet: Et l'obscurité fut. [Alecto&Alastor]   Mer 30 Sep - 17:21


Alecto V. Fowler

&
Alexander J. Hood




❝ Divine Comédie ❞


La douce mélodie des fins de journée s'élance dans le brouhaha quotidien du pas empressé des jeunes travailleurs harassés. Ils rentrent chez eux, certains soupirent sur la fin de leurs paperasses diverses, et, tous, rêvent de quitter ces petits bureaux étriqués dans l'espoir immédiat de retrouver son petit chez soi. Elle ne fait pas exception, l'université aussi ferme, quelques élèves s'enferment à la bibliothèque, d'autres professeurs se hâtent de terminer quelques corrections, mais la vie se poursuit comme si de rien n'était. Comme si aucun danger ne planait au dessus d'eux. Comme si je n'existais pas. Elle n'est pas venue récupérer ses affaires encore, elle n'a pas vu, elle ne sait pas. Un sourire narquois et joueur se dessine gentiment sur mes lèvres enfumées, mon regard se dépose sur la vitre, plus haut, qui surplombe l'entrée. Ce n'est que le premier acte, la première scène, celle qui me met en jeu mais qui ne me dévoile pas encore. Quelques instants plus tôt, j'étais à l'intérieur de ce bureau universitaire. Vide, calme, éteint, caché dans la discrétion et le silencieux du fourbe démon qui prépare quelque chose. J'y déposais un jeu de tarot, chaque arcane était retournée sauf une, aucune autre que celle du Pape n'était intéressante de toute manière, aucune autre ne méritait d'être visible. C'était ma préférée, la plus ironique, celle par laquelle on me reconnaissait, celle qui ponctuait et concluait chaque meurtre signé de mes mains. Celle qui alertera son esprit sur cet indice qu'elle gardera. Attiser la peur, faire monter l'angoisse, la ramener doucement vers moi et mes sombres ténèbres. Ce n'était pas amusant si elle fuyait, ce n'était pas amusant de la voir s'éloigner. Non, je ne voulais pas perdre une si précieuse douleur.

Cela faisait quelques temps que je ne l'avais plus à mes trousses. Sa chasse s'était évanouie dans le temps et la crainte tandis que mon nom avait pu retentir dans le creux de ses oreilles. On ne s'attaquait pas à moi comme on pouvait s'attaquer à un démon inférieur. Ça aurait été trop simple. Alecto m'amuse, elle m'énerve, elle m'irrite, elle me plaît, elle me divertit. C'est assez étrange d'ailleurs, j'aime sa souffrance mais je déteste sa résistance. La faire chuter, comme tous les autres entités, je veux qu'elle s'adonne à cette si belle vengeance qui ne demande qu'à hurler. La douloureuse vérité, c'est bien ce qui manque à ce monde pour ouvrir les yeux et enfin s'abattre dans la perdition. Je m'échappe alors de l'université lorsque je peux distinguer qu'elle pénètre dans son bureau. Bientôt, elle remarquera la carte tandis que je joue avec son foulard. Je détiens cet objet qui lui appartient, ce simple petit accessoire que je garde précieusement dans le creux de ma main. Je m'enfuis alors, laissant simplement une carte derrière moi et l'impression désagréable d'avoir chamboulé un quotidien.

Le temps passe, l'heure tourne et les aiguilles s'arrêtent sur le feutré de la nuit qui s'entame tranquillement. Mes pensées s'envolent sur Alecto, ma très chère et douce victime du soir. Je me demande ce qu'elle a pensé de ma carte, je m'interroge sur son état. J'espère qu'elle angoisse un peu, qu'elle craint, qu'elle retiendra son sommeil jusqu'à l'épuisement le plus total. Celui dont on ne réveille pas tout de suite, celui qui nous retient encore et encore dans l'onirisme si délicat des rêves. Ce soir, je l'emmène avec moi, je la plonge dans des sombres douleurs qui s'éveilleront au plus profond de son esprit. Cette nuit est notre et elle marquera le début d'une première chute. Il est tard maintenant, elle dort, et moi, je me prépare. J'écrase le mégot de mon énième clope qui retenait mon impatience. Je suis excité, amusé, trépignant de pénétrer son esprit, hâtif de l'amener paisiblement dans les tréfonds des limbes infernales. Je me suis isolé, caché dans un endroit à l'abri des regards, à l'abri de tout. Il ne me faut qu'un lien, son foulard, ma carte, mes doux rêves et ses pires cauchemars.

Je ferme les yeux, concentré, elle s'endort, et doucement les premières images s'installent dans son imaginaire. Je ne suis pas encore là, je ne suis pas encore présent, les limbes agissent d'elles-mêmes. Le décor se plante et tout semble si calme, si paisible, si réel. C'est son quartier qui se dessine dans les sombres ruines d'un désastre humain. L'odeur de la fumée flotte dans l'air, et quelques flammes réchauffe l'atmosphère pesant et angoissante. Il ne fait pas bon vivre au milieu des quelques cris qui retentissant dans l'écho des rires sournois. Malgré tout, il n'y a personne pour le moment. Non, personne sauf des enfants qui courent. On ne les distingue pas réellement, ils ne sont que des simples esprits qui voguent dans les impressions d'angoisse. Ce sont tous des garçons, des petits garçons, des jeunes garçons d'un âge bien précis. Ils se ressemblent aussi. Tous. Ils lui ressemble. Tous.

La vision se stabilise, elle se retrouve au beau milieu de ce décor craintif et surnaturel. C'est un rêve, ce n'est qu'un rêve, mais ici, j'ai le droit à tout. Rien ne me retient, rien n'est définitif et tout est parfait. Bientôt la jeune femme entendra mes pas s'avancer lentement sur le béton chaud et rugissant de la route sur laquelle elle se trouve. Il n'y a vraiment que nous deux, nous sommes distincts et palpables. J'attends qu'elle se distingue, qu'elle me voit, qu'elle comprenne que ce soir, elle est ma proie. J'arrive à sa hauteur et je lui tourne autour un petit sourire sur le visage. Mes yeux la dévorent entièrement et sans m'arrêter, je casse le silence.

« Tu aimes ? »

Mes bras s'ouvrent pour présenter le majestueux décor catastrophique qui nous entoure. Il se modèle encore un peu, selon les craintes, les peurs, les sombres ténèbres qui font partie de nous. Et pour ça, nous n'en manquerons jamais. On a cette douleur, cette solitude en commun, on a ce désir de vengeance. La seule différence, c'est qu'elle ne l'a pas encore accepté. Elle ne s'est pas encore avouée qu'il est déjà trop tard, qu'elle chutera. Quoiqu'il arrive pour l'unique et seule raison que ce soir, elle est ma proie.

« Tu as vu les enfants ? »

Je m'arrête enfin devant elle, mon sourire s'est agrandit. Je la regarde et l'instant est intense, l'excitation s'éveille et c'est comme succomber enfin à cette souffrance palpable qui se laisse dévorer par la noirceur du chaos. Oui, dans les limbes, il n'existe rien pour m'arrêter.  

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Et l'obscurité fut. [Alecto&Alastor]

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