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 Veille nocturne. [Belphegor&Alastor]

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MessageSujet: Veille nocturne. [Belphegor&Alastor]   Mer 30 Sep - 21:20


Hécate Hawkins

&
Alexander J. Hood




❝ What's up, Doc ? ❞


La nuit agonise dans l'essoufflement des lumières factices des rues se vidant lentement de l'excitation festive. Chaque être poussé à l'apogée de leurs vices, ruinés par les divers verres d'alcool et prises de drogues multiples, achèvent leurs chemins sinueux dans les draps humides et réconfortant de leurs lits douillets. Les taxis font leur marge de bénéfice, les boîtes, les bars également, tout ferme dans cette merveilleuse ville qui n'ose pourtant s'endormir. Place aux rebuts de la société, les clochards arpentent les ruelles sombres, les demoiselles se font raccompagner et c'est une toute nouvelle population nocturne qui s'engage comme un engrenage bien huilé d'une horloge dans le calme plat du temps obscur. Tout en costume, habillé d'un long trench noir pour me fondre dans la nuit, je déambule au milieu de mon quartier. Celui que j'ai choisi, celui du luxe et de l'opulence qui sied à merveille aux traits classieux de mon enveloppe charnelle. Terrible caprice face à ma triste solitude, je m'engage sur la grande avenue ornée de ses gigantesques arborescences fleuries. Les demeures architecturales sont splendides et majestueuses, la célébrité, l'argent, le vice, tout est si désespérant. Si agréable à voir. Mes pas se perdent dans l'immensité des bâtiments et je sais déjà où ils s'arrêteront. Un énième tube cancérigène s'ajoute en accessoire lumineux dans les rues éteintes et angoissantes, la petite lumière perle entre mes lèvres et gesticule au gré de mes allers-retours. Ma marche est lente et je profite de la brise qui caresse ma peau. Qu'il est plaisant de vivre, de parcourir ces rues, de percuter ses existences sans l'ombre d'un regard, simplement les observer pulluler dans ce monde cruel, entre nos mains démoniaques et cette absence flagrante de compassion. Ils finiront tous par chuter, comme Lucifer autrefois, comme eux, comme nous, comme moi.

Désagréable ennui d'une journée lasse et sans occupation. Aujourd'hui, ce fut calme, pas un humain assez pathétique à briser, pas un corps à écraser, rien qui ne me fasse exalter l'espace d'un instant. C'était l'un de ses jours mélodieux, paisible et inoccupé. Un moment de mélancolie enfermé dans la risible plénitude du présent. Une boucle infernale et incessante qui me paralysait dans une douleur continue dont j'avais pourtant l'habitude. Il existait des moments ainsi, souffrance pathologique qui me satisfaisait malgré tout. J'avais passé la totalité de mon temps à flâner, croisant quelques âmes mortelles sans grand intérêt. Dès lors que la Lune vint englober la ville de son voile noir, l'idée d'une visite me vient à l'esprit. Tentative amusante de briser la solitude et l'ennui d'un seul coup de main, un simple caprice d'enfant en manque de jouet. Car s'il existait bien une chose de plus divertissante qu'un Homme perdant la vie et l'espoir d'avoir une réponse à toutes ses prières idiotes et vaines, c'était bien de torturer l'esprit d'un confrère.

Bel Air, ce beau quartier qui accueillait si gentiment le luxe et le faste de la débauche, recueillant en son sien, d'autre démon que moi. Le foyer de ma clope s'échoue sur le sol, au devant de ce portail pointu et grandiose. Qui peut résister à une si grande grille criarde ? Il n'y a rien de plus tentant qu'un panneau qui dirait « Ne pas entrer ». Me fondant dans l'ombre de l'obscurité déjà bien installée, je m'introduis chez elle avec la discrétion et l'agilité féline. Le visage sombre, le sourire éclatant dans une jovialité amusée, je pénètre dans la grande maison sans grand mal, prêt à accueillir chez elle ma vieille connaissance. Je suis le bruit et les lumières qui m'amènent lentement vers la chambre. J'enfonce mes mains dans mes poches et je grimpe les marches pour arriver là où l'agitation se forme. Je débarque devant cette porte blanche à demi-ouverte. Le silence règne, l'excitation suit et je la pousse du bout du pied pour que, enfin, la lumière se pose sur moi.

« Belphegor... Quel désagréable plaisir. »

Le sourire sur mon visage s'ancre plus durement et mes yeux océan se plantent sur le démon de la paresse. Elle se découvre à mon regard taquin et je prends le temps de la détailler doucement.

« Je passais dans le quartier. Et comme me voir est toujours signe de mauvais augure, je me suis dis, tiens, si j'allais ruiner la soirée de quelqu'un ? Tu semblais être une cible évidente. »

Je passe ma main gantée de cuir dans mes cheveux tout en gardant le contact visuel. Je n'ai jamais apprécié Belphegor, sans réellement avoir de raison, sans réellement savoir pourquoi. De toute manière, je n'ai jamais apprécié personne, pas même en Enfer. Il n'y a bien que Lucifer que j'affectionne pour diverses raisons, au-delà de ça, ils sont tous soumis à mon jugement. À ma justice. Ils ne méritent que mon mépris.  

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MessageSujet: Re: Veille nocturne. [Belphegor&Alastor]   Sam 3 Oct - 12:50



Veille nocturneHécate Hawkins & Alexander J. Hood
Le stress et l'angoisse parcourait mon corps. Entremêlé dans mes draps je ne parvenais pas à dormir. Certes, j'en avais l'habitude, il m'était arriver plus d'une fois de ne pas trouver le sommeil mais cette nuit fût particulièrement pénible. Je ne cessais de remettre en cause mon état. Le nom d'Hécate Hawkins commençait à me lasser, j'en avais assez d'être la cible de tous et depuis ma récente découverte je ne parvenais plus me calmer.
D'ordinaire, je choisissais mes proies, celles qui me faisaient jouir d'un plaisir pervers de destruction suivi de la satisfaction de mon propre intérêt et voilà qu'aujourd'hui mes gibiers se présentaient à moi comme si le chemin emprunté devait être absolument celui qui me dirigeait là où je ne souhaitait pas aller. La paranoïa m’enveloppait en son entier et mon cerveau en ébullition me contait sans cesse les mêmes histoires. Des récits invraisemblables dans lesquels je devenais victime. J'en faisais presque une vérité et je commençais à douter de mes capacités. A vrai dire je n'avais jamais eu la sensation de me tenir en échec et pourtant, au rythme des battements du cœur, la ténacité de se cauchemar s'accentuait d'avantage. N'y avait-il rien de pire pour nous, démons, de se remettre en question ? Emotion humaine, incroyablement pitoyable. Un mélange acerbe qui me tourmentait comme si l'humanité s'insinuait à travers ma carcasse ; possédée. Fermant les yeux, le sommeil fuyait d'avantage, il me fallait agir et pourtant je ne savais toujours pas par où commencer m'enfermant par la même occasion dans ce tourbillon de tourments solitaires. Catatonique, respectant à la lettre mon grade parmi les douces flammes de ma maison première, je tournais et virais sans la moindre pensée positive. Paresseuse, j'avais pour habitude de claquer des doigts pour obtenir ce que je convoitais mais la frustration qui s'installait là, dans mon centre, ne pouvait se fondre en moi sans laisser de trace. Je n'avais que très rarement croisé ce sentiment et il faisait office d'ennemi sous les rayons moqueur de l'astre de nuit m'observant à travers la baie vitrée.

Déjà misérable, une surprise malvenue, je dirais même mesquine se jouait de moi et de mon devenir. Tout devait m'appartenir, je savais quoi faire, comment le faire, ma place de choix au cœur de Los Angeles résonnait comme le glas de la délivrance, le glas de mon succès. Malheureusement, y verrais je là une destinée ? Après Lucifer, serait ce possible que je sois la suivante ? Non, je ne pouvais admettre ce caprice incertain et soudain qui ne pouvait pas mieux tomber pour me glisser une énième fois à l'oreille que mon heure était bientôt venue... Me résigner à quitter mon trône bien qu’éphémère ne pouvait arriver, non, excepté si j'en décidais le contraire... Mon lit défait, les milles éclats de verre éparpillés sur la moquette esquissaient mes excès de colère. Non, je ne pouvais m'y résoudre... Constatant les dégâts de mes émois je me certifiais que je plierais peut être mais je resterais roseau et le roseau ne rompt pas !

Alors que l'obsession me rendait folle, je décidais de m’occuper l'esprit. Une seule solution, la plus simple, la plus rapide, s'offrit à moi. Plaisir solitaire, je commençais à transpirer, mes doigts curieux parcourant ma silhouette finirent par accélérer leurs gestes répétitifs et je m’évanouissais un peu plus encore dans une orgie orchestrée à l'aide d'une imagination débordante. Hélas, je ne pu terminer cette parenthèse libératrice ; une présence, un son, un danger. Je sentais le chat dans la nuit, il glissait comme le vent s'engouffrant dans le corridor, un intrus se faufilait chez moi, j'en étais sûre. Une nouvelle parenthèse ? Certainement mais elle ne m'affolait pas le moins du monde. Après l'amuse gueule, le plat de résistance servi sur un plateau d'argent. Mais quelle fût ma déception lorsque je vis mon interlocuteur. Décidément, la chance me fuyait comme la peste et le petit rat que j'étais à ce moment précis n’eut d'autre réaction que de composer tant bien que mal avec ce gargouille prétentieux, ne laissant absolument rien transparaître de ses doutes, de ses peurs...

Alastor, quel plaisir ! Quel extase de se retrouver après de si longues années... Bien qu'elles auraient pu s'éterniser un peu plus encore à mon goût...
Bref, n'as tu rien d'autre à faire que de venir remuer un passé oublié?


De mon ton blasé et ironique, il savait pertinemment que nos anciennes querelles avaient rendu nos rapports impossibles. Un démon sans la moindre importance qui m’exaspérait comme personne. Il n'était pas en phase avec sa propre réalité ; condescendant, à l'ego surdimensionné, il se jugeait comme le prédateur indomptable des enfers. Pauvre petit agneau jouant simplement à pince-mi pince-moi pour prétendre à sa supériorité encore invisible, soit dit en passant...  

M'habillant d'un fin peignoir de soie au blanc cassé, je me dirigeais lentement près de son buste, écrasant sans douleur les éclats de verre qui scintillaient encore sur nos visages, et de ma griffe, je vins à feinter un désir soudain entre ses poils. Après tout, quitte à se balancer quelques conneries au visage, autant le faire en prenant son pied...

Dis moi, vile tentateur, maintenant que je dois t'accueillir, tu ne voudrais pas enterrer la hache de guerre... A moins que tu n'ai trop peur de ce qui fait de toi ce que tu es...   

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