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Où : Inverness City (Scotland) Quand : Année 2017. Qui : Étudiants, professeurs, personnel et sorciers venus de tous horizons. Le Comment du Pourquoi : Après avoir terminé leurs études à Poudlard, certains sorciers ne s’arrêtent pas là. Soit parce qu'ils n'ont pas envie d'entrer dans la vie active (tout de suite), soit parce que leurs parents souhaitent les voir continuer leurs études. Les cours sont donc encore loin d’être terminés, certes, mais heureusement pour vous petits veinards, l’ambiance n’est plus du tout la même qu'a Poudlard. Débauches, folies, beuveries, sorts à gogo, kiss à tire-larigot, le monde des jeunes sorciers n’a jamais été aussi rock’n’roll ! ♥
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 The world is not enough - Argus

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MessageSujet: The world is not enough - Argus   Dim 1 Mar - 16:17

Running for my life and never looking back
Encore une fois, Margot vola une jupe dans le placard de sa tante... Tacitement, chacune des deux femmes considérerait cela comme un emprunt mais l'idée était là, la honte aussi. Car la tragédie continuait de lui arracher la peau, et que coupable, Margot le serait toujours. Coupable de porter des vêtements de femme. Prendre ceux de Juliette, c'était comme porter l'armure d'une dame de noblesse, parfois même d'une déesse. Ils n'auraient jamais une odeur de soleil et de terre brûlé, eux, et possédaient certainement la taille la plus réglementaire qui soit.
Alors, bien qu'ayant sa propre garde-robe, Margot n'acceptait de porter que les robes, jupes et décolletés de l'autre femme. Comme pour se convaincre que oui, elle avait le droit, que si d'autres le faisaient sans en être punie, elle aussi. Bien sûr, Juliette voulu la mettre devant le fait accompli avant de comprendre et d'accepter. Souvent, la femme n'achetait une tenue que pour la porter une unique fois avant de la léguer à sa nièce. Pourtant Margot était en progrès à sa façon, capable de mieux cacher une ado au sourire de folie là, juste là. Tant pis pour la jupe noire qu'elle affectionnait tant, Juliette dû se résoudre à porter tout autre chose aujourd'hui.

Et Margot battait les pavés, battait la vie, les cheveux enflammés et le cœur aussi. Il y eut une averse quelques minutes à peine, un homme lui proposa de partager un parapluie, jeune, beau sûrement, mais surtout insolent. Elle l'esquiva comme l'on esquive les ombres, préférant sa fierté à toute autre chose. La jeune femme l'avait appris : une main tendue n'était faite que pour être mordue... Alors elle mordait par ses silences et ses sourires, prête à rire folle, toujours plus folle, et si loin de tout autre être humain. Poupée de paille au bûcher, le temps lui avait forgé une carapace de porcelaine peut-être, mais au bûcher elle était toujours attachée. Dans les couloirs, personne ne lui parlait vraiment. Margot était de ces personnes étranges préférant les livres aux autres. Les livres et les professeurs, souvent à la fin d'un cours elle restait à converser avec quelques uns. Parfois, le simple but étant de les humilier de façon implicite, la jeune femme ayant conscience d'avoir peut-être une longueur d'avance, voir plus.
A déjeuner, elle se contentait d'une pomme à l'extérieur pour les beaux jours, ou bien réclamant asile dans le bureau d'Argus lorsque celui-ci le permettait. Le réfectoire, ses conversations bouillonnantes et les regards des autres, des hommes, Margot ne le supportait pas. Surtout avec les sportifs, à qui elle ne pouvait tenir la moindre conversation. Or, oui lui avait appris que les mots étaient pouvoirs, dès lors ces élèves représentaient des forces brutes et primaires capable de lui briser les os. Elle les craignait, silencieuse, indifférente au cortège de cheerleaders les accompagnant et consciente de ne pas vivre dans le même monde.
De temps en temps, une assistante sociale réclamait à la voir. Les entretiens ne duraient jamais plus de dix minutes, Margot avait appris à mimer le bonheur sans pour autant y connaître grand chose. Mais les résultats étaient là, elle n'en demandait pas plus. Et, lorsqu'à la fin des cours il y avait la promesse de retrouver Argus, Margot volait une jupe dans le placard de sa tante, ou bien un décolleté un peu plus appuyé. Les robes c'était plus rare, mais elle savait combien le professeur appréciait les belles-choses, aussi faisait-elle bien plus d'efforts esthétiques que d'habitudes pour leurs tête à tête.

La main légère, les épaules fatiguées à présent que le soir tombait, elle frappa. Dans son sac, en plus des notes de cours et de quelques livres épars, pour ne pas dire toute une bibliothèque, la jeune femme avait apporté un tupperware. Elle n'avait pas de don précis en cuisine, cependant s'essayait parfois à la pâtisserie. Elle le sortit, ainsi que quatre gros volumes lui barrant le passage avant de leur faire réintégrer tout de suite après son sac, et sourit, calme et devineresse, sphinx sans secret devant le faiseur d'énigmes par excellence.

 « Bonsoir Professeur, votre compagnie m'a manqué ces derniers temps. »

Dans son insolence, une musique de timidité, pourtant elle gardait les yeux fiers et les épaules droites. Qui a dit que survivre ne pouvait se faire sans classe ?
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MessageSujet: Re: The world is not enough - Argus   Ven 1 Mai - 19:18

« et un jour, l'enfant du démon sera à son tour roi des enfers »

Des piaillements se firent entendre au fond de la salle tandis qu'Argus faisait défiler lentement les photographies qui illustraient son cours. « Remarquable n'est-ce pas ? » Lâcha-t-il, impassible, devant l'assemblée. « Que pouvez-vous me dire à propos de ce meurtre ? Pourquoi cette mise en scène ? » La question était loin d'être anodine. Bien au contraire. Il attendait une analyse précise de la part de ses élèves ; une véritable mise en situation. Il voulait qu'ils comprennent, qu'ils pensent à la place du meurtrier. Ils devaient se mettre dans sa peau, respirer son air, sentir ses émotions, ses envies, ses peurs, ses doutes ... Ils devaient être l'auteur de ce crime. Mais il savait pertinemment que cela relevait de l'impossible. Cependant, contre toute attente, une jeune femme au premier rang s'aventura à donner une explication hasardeuse : « Et bien ... La position du corps et la façon dont il lui a décollé la peau du dos afin de recréer des ailes indiquent qu'il a voulu l'expier de ses pêchés ou peut-être qu'il souhaitait qu'elle aille tout simplement au ciel ? ... ». Le ton était donné. Argus figea l'image, esquissa un léger et furtif sourire à l'étudiante et balaya la salle du regard. « Pas d'autres explications ? » Des hochements de tête lui indiquèrent que non. Il se mit alors à faire des allers-retours le long de l'estrade. « Très bien » poursuivi t'il « Vous n'avez pas complètement tord Miss Watson ... Mais votre résonnement manque de profondeur. Dorénavant, j'aimerais que vous fassiez un effort. Mettez-vous dans la peau de ce tueur, comprenez le, écoutez ce qu'il a vous dire ... » Tous étaient suspendus aux lèvres du professeur, attendant patiemment de découvrir le fin mot de cette histoire. « Cet homme est un artiste incompris, perturbé et socialement très mal intégré. Il a dû subir des sévices importants durant son enfance et je dirais qu'il est né dans une famille foncièrement catholique et pratiquante ... C'est un événement qui l'a poussé au bout de ses limites et vous remarquerez, si vous êtes attentifs, que ce n'est pas la femme qui expie ses pêchés, mais les siens. Il a créé un ange rédempteur afin de le pardonner et le laver de ses propres pêchés ».

L'explication jeta un froid dans la salle, et bien que ce ne fût pas la première fois qu'ils avaient à faire à un cours de ce genre, les élèves furent choqués et légèrement déboussolés. Seuls certains faisaient encore mine de ne pas être affectés. Argus sentit alors qu'il était peut-être allé trop loin. Il termina donc sur une note un peu plus joyeuse : « Bien, j'espère que vous avez pris des notes, car nous ferons un devoir la semaine prochaine. Bonne soirée à tous ! ». La salle rigola jaune et se vida en une fraction de secondes alors qu'Argus s'installait enfin derrière son bureau. La journée avait été particulièrement longue et il était grand temps qu'il se repose. Malheureusement, les copies s'accumulaient et il fallait impérativement les corriger avant demain matin. C'est donc las et résigné, qu'il entreprit de les corriger une à une tout en sirotant le thé qu'il s'était préparé à midi. Cependant, sa besogne fut vite écourtée par la visite de sa protégée qui avait fait irruption dans son antre sans qu'il ne l'ait invitée. « Margot ... » Le vieux lion leva lentement la tête, regardant la jeune femme approchée. « Bonsoir Professeur, votre compagnie m'a manqué ces derniers temps. » Un rictus se coinça au creux de ses lèvres. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas vu la jeune femme, et il était ravi de voir qu'il était au cœur de toutes ses attentions. « Allons Margot ... Je t'ai déjà dit cent fois que tu pouvais me tutoyer. Ceci étant dit, ta présence m'a également fait défaut. Je me demandais où tu étais passée ... ». Une pointe de reproche terni la voix du professeur tandis qu'il l'invitait à s’asseoir face à lui.



1000 nights ☽ it's hard to see beyond what's in sight. but when you tilt the light i realize. for 1000 nights. i've been a restless soul. just wasting time. digging up fool's gold. it took a 1000 nights. being on my own. for me to find. it was all fool's gold. (find !)


Dernière édition par Argus Henriksen le Sam 2 Mai - 23:07, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: The world is not enough - Argus   Sam 2 Mai - 13:43

Father can you hear me?
Elle le regardait, étrange et distante à sa manière. La voix de l'homme était un ronronnement, une séduction passagère peut-être, rassurante surtout. Argus ne l'attaquait pas, ne l'attaquait jamais. Parfois il lui effleurait les cheveux, les lui caressait un peu mais cela était tout. Il ne demandait rien d'autre, elle non plus. Une petite voix lui soufflait que c'était normal, qu'il l'avait choisit pour cela : cette barrière impossible à franchir, ce point de non-retour. Devant lui, elle ne se coucherait pas, elle ne se coucherait jamais, Margot en était convaincue.

 « Vous restez mon professeur, ne l'oubliez pas. Que je vous tutoies ne serait pas correct, il y a déjà assez de rumeurs à notre sujet . »

Au tout début, ces mêmes rumeurs l'avaient surprise, blessée. Que l'on puisse imaginer de telles choses était vulgaire, incompréhensible. Certaines choses appartenaient au domaine du privé et se devaient d'y rester. Qui plus est, Margot ne faisait rien de répréhensible, du moins pas de ce côté là. Ses notes ne correspondaient en rien à des faveurs sexuelles accordées, quoi qu'on en dise. Elle en avait pleuré, enfermée dans les toilettes de l'établissement, à ne pas comprendre sa place ou son rôle. De l'amitié, voilà ce que la jeune femme donnait à Argus. Une amitié profonde, sincère, malsaine aussi avec une admiration impossible à définir, un dévouement total  parfois lorsqu'elle le pouvait, lorsqu'elle le devait. Et après ?
Il était beau, loin des pages de magazines, loin des hommes de son âge aux mains moites, poisseuses, ne rêvant que de la peloter dans un quelconque drive-in. Non, il était beau tout simplement, comme un père, comme un protecteur, comme l'épée au bouclier.

 « J'ai préparé des examens, j'ai également pris....un peu de temps. Pour moi. »

Le silence de la pièce était lourd, pesant. Des fantômes de cris s'y entrechoquaient pourtant, mêlé aux battements de cœur d'un autre endroit. Chez lui, là bas, berceau d'intimité, berceau de sécurité. Là où il l'avait mené à un homme, là où il lui avait donné un couteau à tenir entre ses mains, à brandir, à abattre. Là où elle avait tué un homme, loin de ce bureau, pourtant c'était ses cris à lui qui résonnaient encore.

Parce que les cauchemars n'avaient pas cessés, ceux de l'Homme-Sanglier. Tuer le bourreau de son enfance n'avait rien eu de cathartique, au contraire. Peut-être était-ce arrivé trop tôt, peut-être que cela n'aurait jamais dû arriver du tout. Margot avait toujours peiné à se considérer comme victime, trop ancrée dans une foi chrétienne culpabilisante, trop soumise aux hommes, elle à qui l'on avait appris à dissimuler, non à attaquer. Elle n'était pas comme Argus, sociopathe, différente. Elle ressentait, ne s'en cachait pas tout en acceptant que d'autres en soient incapables. Les preuves d'affection que, timides, elle offrait au professeur, Margot n'en demandait aucun retour. Ses peurs, ses traumatismes et son caractère l'en empêchaient. Alors ne restait qu'une tristesse, une douleur pour la définir, elle trop coupée du monde, trop coupée des autres et ne pouvait trouver à qui se raccrocher.

Par le meurtre, Argus l'avait rendu bourreau. Cela bousculait ses notions de bien et de mal, elle qui refusait de se croire perdue lorsque pourtant personne ne venait la sauver. Quelque chose n'allait pas désormais, quelque chose n'allait plus. Elle ne reculerait pas pourtant, la vie n'était pas une chose facile et Margot le comprenait. Continuer ses études, comprendre les cerveaux hagards du Mal à l'état brut, rien d'autre.

Et souffrir, souffrir de ne plus avoir personne de qui se venger.

 « Cela m'a fait du bien, parfois le monde extérieur est un peu trop pesant et prendre de la distance est nécessaire. Mais ce n'est pas à vous que je vais apprendre la vie. Vous ne goûtez pas mes gâteaux ? »
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