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Où : Inverness City (Scotland) Quand : Année 2017. Qui : Étudiants, professeurs, personnel et sorciers venus de tous horizons. Le Comment du Pourquoi : Après avoir terminé leurs études à Poudlard, certains sorciers ne s’arrêtent pas là. Soit parce qu'ils n'ont pas envie d'entrer dans la vie active (tout de suite), soit parce que leurs parents souhaitent les voir continuer leurs études. Les cours sont donc encore loin d’être terminés, certes, mais heureusement pour vous petits veinards, l’ambiance n’est plus du tout la même qu'a Poudlard. Débauches, folies, beuveries, sorts à gogo, kiss à tire-larigot, le monde des jeunes sorciers n’a jamais été aussi rock’n’roll ! ♥
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 the devil inside me. (alecto + robin)

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MessageSujet: the devil inside me. (alecto + robin)   Lun 23 Mar - 13:54

Some days you're the beamer, some days you're the goddamn deer. — SOA
Deux silhouettes anonymes noyées dans la masse. Les corps se mouvent, se tordent, se touchent et s'éloignent. Ils circulent habilement entre les gens, doigts emmêlés, sourires jumeaux, la tête encore pleine des cris de la foule, des huées et des applaudissement qui ont roulé entre les murs du stade. Elle vient de fourrer un billet de vingt dollars dans sa poche, récompense d'un pari stupide honnêtement gagné. C'est leur truc ça, les paris stupides. Ils en font toujours tout un tas, et ce soir ils n'y échappent pas. Bientôt ils rentreront à bord de sa muscle car ô combien racée, et ils iront s'échouer dans un bar et ils se soûleront jusqu'à oublier leurs noms. Puis elle les ramènera chez lui, ils s'enterreront sous les draps jusqu'au lendemain midi. Roulés en boule l'un contre l'autre, deux gosses dans des corps d'adultes trop grands, ils oublieront leurs angoisses, pour un temps. Pour un temps.

Mais pour l'instant, ils sont là, à la sortie du stadium, se traçant un chemin à coups de coudes et d'épaules ; des explorateurs dans une jungle de corps sauvages.

C'est une ombre qui fait se glacer Billy. L'ombre du p'tit gars à lunettes. Qu'est-ce qu'il fait là ? Ça fait un moment qu'il n'est pas venu. Mais il est là maintenant. Ses grands yeux noirs le fixent au milieu de l'essaim en mouvement, silencieux et terribles. Sa bouche s'articule sans bruit, et Billy ne comprend pas. Il n'y a que ce sentiment d'urgence qui l’étouffe soudain, qui éclate dans sa gorge sans qu'il ne sache pourquoi. Il y a quelque chose de grave. À ses côtés, sa compagne s'est aussi figée, se demandant probablement ce qu'il trafique. Elle lui tire la manche, bouge Billy, bouge, mais Billy ne bouge pas. Pas quand le p'tit gars est comme ça. Sous ses yeux, le fantôme-gosse mime un flingue de la main, index pouce et majeur tendus, les autres doigts pliés, et il tire, tire dans son crâne qui s'envole sur le côté. Il disparaît et

Elle est là. Immobile. Elle, c'est un vrai Beretta qu'elle tient. Billy ne la reconnaît pas tout de suite. C'est quand la balle de 9mm parabellum lui pénètre l'épaule qu'il remet sa gueule haineuse. Une affaire, quelques semaines en arrière. Un exorcisme pourtant complet. Alecto. Un mari possédé. Portrait de famille penché. Une femme en colère. Des fleurs fanées. Des détails, tout une pelletée de détails inutiles. Le p'tit gars à lunettes voulait le prévenir. Mais Billy n'a pas compris, Billy a été distrait. Un autre coup de feu, les cris de la foule, bousculade mômes qui chialent la poigne de Robin la douleur la douleur qui éclate en un millier d'échardes ; la réalité, comme une gifle. Un cri entre les dents qui sort finalement. Sa main qui cherche déjà son glock pour répliquer ; ils se font avaler par les piétons affolés. Robin les guide dans la dérive, l'empêche de jouer les cow-boys désaxés. This ain't O.K. Corral, boy. Son visage est dur, et son étreinte est de fer. Plus de trace de la tarée. Billy serre les mâchoires. Son hoodie noir est humide de sang, gavé comme une éponge obèse. Ils retrouvent la Mustang de la brune, et il va s'échouer sur le siège passager. Ses paumes sont toutes tâchées et il en fout partout. « Désolé », qu'il lâche dans un grognement. Il commence à peine à rassembler ses idées. En quelques minutes, tout a foutrement dégénéré. Qu'est-ce que c'était? Robin a ce regard plein de charbon et de questions, mais Billy décide de l'ignorer. Lui non plus n'y comprend rien et ne sait pas. Puis y'a plus important, tout son bras le lance salement. Une balle est entrée sans ressortir, une autre lui a éraflé le biceps. L'hôpital n'est pas une option ; pas de mutuelle, trop d’indiscrétion. Son appart lui semble être à l'autre bout de la Terre. « J'peux rien te dire pour l'instant. J'veux pas te mentir alors –  » Alecto. Alecto est pas loin. Bordel, pas loin du tout. « Alors faut juste que tu m'emmènes chez une amie. Tu pourras te casser après si ça te chante, j'suis vraiment désolé. » Tu parles d'une fin de soirée. Il essuie ses doigts sur son jean, change de main pour presser le trou qui fait hurler ses nerfs. Robin démarre sans un mot.

Après l'avoir guidée dans les avenues périphériques, ils débarquent enfin devant l'immeuble de la Superbe. Quartier propre et tranquille. Billy se sent encore un peu plus sale et minable. Robin gare la Mustang et l'accompagne jusqu'à la porte, le laissant sonner à l'interphone. De sa manche, il essuie les traces rouges qu'il laisse sur l'acier poli. Depuis Aiden, ils ne se sont pas reparlés. Il espère qu'elle ne va pas le jeter.


Dernière édition par Billy Carter le Ven 27 Mar - 15:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: the devil inside me. (alecto + robin)   Mar 24 Mar - 21:32

Il y a tant de façons d'occuper une soirée : pour l'une, elle se déroulera dans un bar avec des amis ou en boîte de nuit à se déhancher comme un diable au rythme du son ; pour l'autre, un dîner aux chandelles, un regard, une caresse, l'étreinte charnelle, l'impression d'avoir trop peu dormi ; pour celle-ci, un moment paisible en pyjama calfeutrée entre les plaids du canapé devant un bon film ; pour celle d'aujourd'hui, des cris, des souffles coupés, des hurlements, des rires, des regards complices, de menues déceptions, des encouragements. La dernière fois que Robin avait suivi un match depuis les gradins d'un stade, elle devait avoir quinze ans et avait fait le mur pour y être. Depuis tout ce temps, elle n'avait plus jamais posé un seul pied dans ce genre d'endroits et pourtant, aujourd'hui, elle avait l'impression de retrouver les mêmes sensations que douze ans auparavant : la chaleur, l'enthousiasme, l'excitation à son paroxysme.

Une ambiance de folie.

A la sortie, elle était encore toute baignée de cette atmosphère, pleine d'entrain, avec Billy qui n'avait pas réchappé à cette bonne humeur générale. D'ailleurs, elle n'avait pas compris la raison pour laquelle elle était en train de parler seule, la raison pour laquelle il s'était arrêté en plein milieu de son verbiage, la raison pour laquelle elle avait dû faire trois pas en arrière pour le retrouver et s'agripper à son bras, saoule, enivrée par l'ambiance, sans prendre attention immédiatement au visage soucieux de Billy. Mais faute de réaction, Robin l'avait bien vu, ce regard fixe et l'incompréhension qui se lisait dans ses yeux céladon, si bien que toute son allégresse s'évaporait progressivement comme de l'alcool éther dont on aurait ôté le bouchon. Elle pose sa voix, l'appelle, le tire, insiste sans qu'il ne se décide à se mouvoir. Jusqu'à ce que...

La déflagration. Cette déflagration. Ce son qui fend la foule et lui pétrifie le cœur. Elle n'avait même pas pris la peine de s'abaisser comme d'autres autour d'elle. Sa poitrine l'étouffe, le bruit s'amenuise, le vide s'empare d'elle toute entière. Elle n'entend pas la seconde détonation. Il ne restait plus que les images, celles d'un public heureux transformé en cohue affolée, les bousculades, les chutes, les larmes, la panique, le sang. Son sang : celui de Billy. Elle pouvait en sentir l'odeur et le goût du fer sur le palais.

La réalité lui revient à elle comme une gifle en pleine figure. Les hurlements, les pleurs, les appels paniqués étaient un bruit de fond dont le volume s'était remis à augmenter. L'instinct de survie avait repris le dessus avec la poussée d'adrénaline : Robin empoigne l'avant-bras de Billy sans ménagement et suit l'un des nombreux couloirs de fuite qu'avait créé la foule. Elle s'échoue dans la pénombre des buissons, se faufile le long d'un mur et rejoint rapidement la Mustang sans regarder en arrière. Elle ne savait même pas qui avait tiré. Elle ouvre la portière et le pousse sur le siège en cuir alors qu'il laisse des marques vermeilles sur le rouge d'Andrinople de la sellerie, lâchant une excuse qu'elle entend à peine. Elle pousse son épaule, regarde à l'arrière - rien, elle n'était pas sortie - observe rapidement l'entrée en soulevant le tissu de ses doigts. « Tu... tu dois voir un médecin » bredouille-t-elle avant de remarquer la seconde éraflure. Il ne voulait pas ; elle relève le menton et le mitraille silencieusement de questions. Un cinglé ne tire par deux fois sur la même personne ; quelqu'un qui lui en veut personnellement, oui. Et il ne voulait pas d'hôpital ? Ses yeux le transpercent, mais il détourne la tête pour se dispenser de réponse. Elle claque la portière et fait le tour de la Mach 1 avant de prendre sa place dans un silence lourd. Au moment où elle veut démarrer, elle se rend compte que ses doigts sont maculés de sang. « J'peux rien te dire pour l'instant. J'veux pas te mentir alors » Elle frotte les mains sur son jean avec énergie. « Alors faut juste que tu m'emmènes chez une amie. Tu pourras te casser après si ça te chante, j'suis vraiment désolé. » Elle tourne la clef dans le contact et le moteur se met à gronder. « Allons rencontrer cette chère amie, alors. » pense-t-elle dans un soupir résigné.

Il l'avait emmenée dans un coin qu'elle n'avait pas encore eu l'occasion de visiter depuis son arrivée à L.A. Le quartier semblait plutôt sûr. Elle se gare face à un immeuble, éteint les phares et coupe le moteur avant d'extirper Billy de là et de le mener jusqu'à l'entrée. Tandis qu'il sonne, elle l'abandonne sur place sans un mot et remonte dans la muscle car. Elle respire profondément et jette un coup d'oeil vers la porte d'entrée. Il tient toujours sa blessure d'une main toute brillante de sang. Elle se répète la même phrase - tu ne te foutras plus dans les sales coups, tu te ranges, t'abandonnes les plans foireux, oublie tout ça et va te coucher, demain tu te lèves et tu vis ta vie - sans succès. Elle ressort de la fastback, soulève le coffre et prend un vieux tote horizontal en toile qui avait appartenu à Phoebe Blackheart et dans lequel Alice Crane avait fourré son matériel de survie. Tout en rejoignant Billy, elle sort un paquet cubique sur lequel était inscrit en lettres bleues COMPRESSES STERILES. Elle le lui lance. « T'vas avoir besoin de ça. »
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MessageSujet: Re: the devil inside me. (alecto + robin)   Ven 27 Mar - 18:00


The Devil inside me
Billy Carter & Robin Radley & Alecto Fowler



Rares étaient les journées de repos, comme celle qui venait de s'écouler. Pas d'enquête en suspens, pas d'affaires à régler... L'esprit tranquille, elle avait passé sa première partie de week-end à préparer ses prochains cours, une éventuelle conférence, et avait même trouvé le temps de corriger quelques copies. Épuisée par une telle productivité intellectuelle, elle s'était glissée sous la douche en début de soirée, s'était préparé le traditionnel plat de pâtes à l'italienne, pour s'affaler finalement sur le canapé, un œil sur son agenda et l'autre sur une série documentaire.
De temps à autre, le Chat venait l'enquiquiner. Minaudant sur ses genoux, chatouillant ses poignets, l'ingrat félin réclamait sa pitance, uniquement intéressé. Aveuglée par sa présence intempestive, elle finit par céder, le gâtant dans le but d'avoir enfin la paix. L'animal se goinfrant sur le comptoir de la cuisine, elle regagna le divan d'une démarche nonchalante, aussi encline à la paresse que ses élèves de première année. D'aussi loin qu'elle se souvienne, elle n'avait pas connu pareil moment de calme depuis bien longtemps. A dire vrai, elle avait tellement pris l'habitude de travailler dans l'urgence et de faire des milliers de choses en même temps, qu'elle s'ennuyait presque.
Sous l'éclairage tamisé des luminaires et des quelques bougies éparpillées dans la pièce, elle se blottit dans une couverture épaisse et changea de chaîne, disposée à contempler comme tout un chacun ou presque, les plus flagrantes inepties de la télévision américaine. Dépitée par une émission de télé-réalité, elle zappa plutôt sur un talk-show et tendit la main pour s'emparer de son cocktail. Du  bout des doigts, elle essuya les traces laissées par le verre sur la table en bois, et avala sa dose de rhum. Paisiblement, elle allait le reposer et se laisser lentement somnoler, quand la sonnerie de l'interphone se mit à résonner dans tout l'appartement.

Surprise, elle se redressa d'un bond, manquant lâcher le récipient. Enroulée dans sa couette, elle mit un temps fou à s'en dépêtrer, avant de sauter hors du sofa et de se précipiter jusqu'au pallier. Simple réflexe, elle vérifia son portable : aucun appel en absence et pas un seul SMS. Elle décrocha alors, et approcha le combiné de son oreille. D'instinct, elle profita de ce moment d'écoute pour jeter un œil à travers le judas. Rien. Elle détestait les visites à l'improviste, en particulier depuis quelques années. Silencieuse, elle attendit que l'importun se dévoile en premier.

Un soupir de soulagement et d'angoisse mêlés s'échappa de sa bouche quand elle sut enfin de qui il s'agissait. « Un instant », fit-elle patienter, le temps de vérifier de son balcon qu'il n'avait pas menti. C'était bien lui, elle le savait de toute manière parce qu'elle avait reconnu sa voix, mais comme de coutume, elle préférait s'encombrer de précautions... « Tu n'es pas seul... ? » Le ton emprunté trahit son hésitation. Elle faisait difficilement confiance aux gens qu'elle côtoyait alors aux inconnus...
Mais l'heure semblait grave et Billy inquiet, aussi finit-elle par abandonner : « C'est bon, montez ».

Dans la précipitation, elle déverrouilla la porte blindée d'une pression sur le bouton, et fila dans sa chambre enfiler une tenue plus décente. Un simple jean et un pull blanc épais feraient l'affaire.
Le temps qu'elle finisse de s'habiller, les deux frappaient déjà à la porte. Son arme dans une main et de l'eau bénite dans l'autre, elle partit ouvrir en toute hâte.

« Qu'est-ce que... ? »

Il saignait, Billy. Beaucoup trop pour trouver une logique quelconque à sa présence ici. « Enfin, qu'est-ce que tu veux que je fasse ? » Elle s'écarta pour les laisser entrer, désignant toutefois le canapé pour permettre au blessé de s'y reposer. Elle ne prêta que peu attention à la jeune femme qui l'accompagnait, finissant par baisser son Smith & Wesson et allant jusqu'à reposer le flacon qu'elle tenait.  Elle pouvait toujours contacter James, et requérir son aide... si le médecin était libre et le patient disposé.
Mais était-ce vraiment une bonne idée... ?


Dernière édition par Alecto V. Fowler le Ven 1 Mai - 16:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: the devil inside me. (alecto + robin)   Dim 5 Avr - 0:21

Le doigt pressé sur le bouton d'acier, le palpitant qui cogne difficilement. Billy a mal. Il serre contre lui la trousse que Robin lui a envoyé, comme un noyé qui s'accroche à sa bouée. Robin qui a failli se barrer, Robin qui aurait mieux fait de se tailler. Oh darlin', darlin', dans quoi tu mets les pieds.

Puis une réponse, enfin. Une voix qui crachote à l'autre bout de la ligne, un silence, le bruit d'une baie vitrée que l'on fait coulisser, une silhouette perchée sur un balcon; ombre chinoise qui se détache dans la nuit noire et leurs yeux qui se lèvent dans un même élan. Le fantôme reste à peine quelques instants avant de disparaître de nouveau. Elle accepte de les laisser entrer. Ils prennent l’ascenseur, atterrissement devant sa porte. Il frappe. Croise les doigts pour qu'aucun voisin ne décide soudain de sortir son chien. Mais personne ne vient. Et Alecto finit par se décider à leur ouvrir; pull et jean enfilés à la hâte, flingue et eau bénite plein les mains. Billy lève les yeux au ciel. Foutue parano. Le canon du Smith & Wesson finit éventuellement par s'abaisser, et il ne se fait pas prier quand elle les invite à entrer.

Lâchant la petite trousse de secours sur la table basse, il s'écrase sur le cuir sombre du canapé. Un peu trop violemment peut-être; une rumeur sourde écorche ses lèvres. « Enfin, qu'est-ce que tu veux que je fasse ? » Bonne question. Il va falloir qu'il lui explique toute l'histoire, et surtout qu'il lui fasse comprendre qu'il faut régler ça rapidement. Mais avant ça, va falloir jouer au docteur. Bordel, même si les infirmières ne manquent pas de charme, l'opération ne l'enchante guère. « Robin – Alecto, Alecto – Robin. » Les présentations d'abord, les excuses ensuite. « Passer à l'improviste ne faisait pas vraiment partie des réjouissances de la soirée, –  » surtout après Aiden, amirite ? «  – mais, ouais, on a eu un imprévu. Désolé, j'savais pas trop où aller. » Il se redresse un peu, relâche la pression sur le point d'entrée de la balle. Elle n'a pas dû pénétrer profondément, mais c'est tout son bras qui le lance, sans compter l'éraflure qui saigne toujours. « M'faut de l'alcool d'abord. Ensuite des ciseaux, une aiguille, pas trop grosse, courbe si t'as, du fil dentaire, une lampe torche. Et – et une pince à épiler. » Enlever la balle est plus risqué qu'autre chose, et un toubib la laisserait probablement en place pour ne pas provoquer plus de dommages. Mais Billy aime pas bien l'idée de garder du plomb dans le corps. Et Billy est têtu.

Il attend qu'elle revienne avec ses provisions, et sort des compresses de la trousse de Robin pour les aligner sur la table basse, à côté du reste. « Alright. » Il avale une longue rasade de Jack Daniels, grimaçant vaguement lorsque l'alcool bon marché lui dévore la gorge. Il faut ça Billy-boy. Les mâchoires saillantes, il enlève son hoodie, et découpe verticalement la manche de son t-shirt pour laisser apparaître les zones où le 9mm l'a touché. Puis il les regarde, une à une. « Robin, tu seras l'assistante. Vu ce qu'on a pris, j'pense qu'Alecto aura les mains plus sûres. Tu t'occuperas des compresses et de bien éclairer les plaies. Alecto, tu vas t'occuper d'enlever la balle. Essaye de l'attraper du premier coup. Si tu sens qu'elle t’échappe, laisse tomber. Va pas me fourrager le bras pour la trouver okay ? Tu me feras un ou deux points de suture pour le trou de la balle. L'autre un peu plus. Surtout serre pas tes points, faut que ce soit assez lâche pour que je cicatrise. Enfonce pas l'aiguille comme une malade. » Billy balance tout ça d'un air détaché, comme il parlerait de réparations sur une bécane. Comme si tout était normal. Comme si ça n'allait pas faire mal.

Puis Billy attrape l'aiguille et la passe sur la flamme de son zippo avant de la tendre à Alecto. Ses yeux pleins de brume courent d'une brune à l'autre. Elles n'ont pas l'air rassurées. Bordel, lui non plus à dire vrai.
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MessageSujet: Re: the devil inside me. (alecto + robin)   Jeu 9 Avr - 12:30

A l'ouverture de la porte d'entrée, le Smith & Wesson dans la main de leur hôte lui coupe la respiration un très bref instant ; ses muscles s'étaient bandés, parés à toute fuite, et probablement que ses pupilles avaient envahi un peu plus du cérulé sous l'effet de la peur. Ce qui lui semblait être une éternité avait pourtant peu duré : la jeune femme avait cessé de les menacer de son arme de poing pour les inviter à rentrer. Au moment où Robin franchit le pas de la porte, elle se demande quel traumatisme avait vécu leur hôte pour en venir à accueillir des visiteurs de cette façon ; ou peut-être, quel traumatisme avait-elle vécu, elle et Billy, pour que ce dernier tienne absolument à la voir après s'être pris une balle.

Alecto. Le nom emprunté à l'une des furieuses Erinyes. Quelle ironie...

Robin esquisse un semblant de sourire lorsque Billy la présente, mais elle n'était pas d'humeur à faire de nouvelles connaissances. Elle s'occupait davantage à scruter la pièce en détails, les lieux potentiels de sortie, les possibles objets contondants, cette bouteille d'eau qu'Alecto tenait dans l'autre main lorsqu'elle les a accueillis. Une bouteille d'eau. On l'avait vraiment interrompue dans ses occupations.

Billy parlait, mais Robin écoutait vaguement. L'inquiétude grandissait à mesure qu'elle réfléchissait. Elle traverse la pièce jusqu'au mur jouxtant la fenêtre et décolle son visage pour jeter un coup d'oeil dans la rue : il y faisait aussi calme que lorsqu'elle était arrivée. Cependant, le calme n'était pas forcément annonciateur de paix.

Elle ne savait toujours pas qui avait tiré. Billy ne lui avait rien dit. A Alecto non plus, mais avec elle il semblait plus à l'aise vis-à-vis de sa situation : tous deux devaient savoir d'où venait cette balle. Et si c'était l'oeuvre d'un gang ? Billy et Alecto faisaient-ils partie d'un gang rival ? Un frisson lui parcourt l'échine à cette pensée et elle relance un coup d'oeil furtif par la fenêtre. Si elle traînait avec les membres d'un gang, elle serait directement fichée par ceux adverses et il ne suffirait pas de leur dire qu'elle ne fait que servir à boire et s'envoyer en l'air avec Billy. Ce serait trop tard. Bon sang, elle aurait dû rester dans la voiture ! En fait, elle aurait dû laisser Billy sur place et s'enfuir.

Elle fronce des sourcils. Non, elle n'aurait pas pu le faire. Robin n'abandonnait pas les autres, encore moins quand ils étaient livrés à leur sort. C'était probablement l'un de ses plus gros défauts en termes de fuite et de survie. Billy n'avait jamais été incorrect avec elle depuis son arrivée à L.A., que du contraire, il était donc hors de question de le laisser sur place. Elle appréciait Billy. Peu importe les troubles de son passé, c'était quelqu'un de bien. Après tout, Robin pourrait aussi se vanter d'une vie qui avait outrepassé les limites de la normalité : ça ne faisait pas d'elle une personne à éviter. Enfin, elle l'espérait.

Sur ces pensées encourageantes, Robin fait volte-face et voit Billy qui passe une aiguille droite sur la flamme de son briquet. Qu'est-ce qu'il fabrique ? Comptait-il réellement se recoudre de la sorte ? Elle entrouvre la bouche de surprise avant d'amorcer le pas vers le canapé. Tout en faisant glisser la tirette de la fermeture éclair du sac en toile qu'elle tenait toujours en bandoulière, elle emmène l'un des luminaires de la pièce pour le placer près du blessé. De son tote, Robin sort une boîte en plastique et une autre en métal dont les quelques éclats éburnés absents témoignaient de son intensive utilisation. Elle l'ouvre et la pose sur la table en bois : elle contenait plusieurs pinces différentes. Après avoir retiré sa veste en cuir, Robin attrape la bouteille de Jack et, presque en un seul mouvement, la verse abondamment sur la boîte de métal pour recouvrir ses instruments, puis sur la plaie de Billy, avant de la vider dans ses propres mains. Ce n'était pas la panacée, mais c'était mieux que rien.

Les festivités allaient commencer.
Elle trifouille dans sa boîte débordante d'alcool et attrape une lame de scalpel. Il n'y avait pas le manche sur lequel on pouvait la monter, mais Robin avait l'habitude. Sans un mot et d'une concentration édifiante, elle commence à inciser à quelques petits millimètres le long de l'ouverture pour retirer la peau déchiquetée, en tenant celle-ci de l'autre main au moyen d'une pince à dents de souris. Elle éponge avec une compresse pour garder une vue propre sur son travail. Elle explore ensuite l'intérieur, constatant que la balle s'était lovée à côté de l'artère principale et que le saignement était probablement dû à quelques collatérales de celle-ci qui avaient été touchées lors de l'impact. Peu importe. Robin constatait seulement que le saignement n'était plus aussi important qu'au début et que le liquide qu'elle épongeait était trop clair que pour être du sang artériel. « Si ça arrête de pisser, tu ne cherches pas, tu continues ailleurs. Parfois les petits vaisseaux font leur boulot tout seuls, parfois ils sont détruits, mais ce n'est pas grave car ils ne sont pas spécialement importants. » Ces conseils-là de Coryza, en particulier, l'avaient toujours aidée : souvent Alice craignait de passer à côté de quelque chose et de suturer une plaie en ayant oublié de terminer le boulot à l'intérieur. Mais aujourd'hui, Robin était sûre d'elle : déjà, elle avait happé la balle dorée d'une pince et l'avait déposée sur le couvercle sec de sa boîte à outils chirurgicaux.

Un jet de sang vermillon apparaît par saccades. La balle avait lésé la paroi de la grosse artère et, en la ôtant, Robin avait mis la blessure à découvert. Vite, elle pince le vaisseau en amont avec ses deux doigts et éponge les liquides avec plusieurs compresses, compresses souillées qu'elle lâche nonchalamment au sol. Le t-shirt blanc des Stones que portait Robin ce soir-là ne l'était plus, de même que sa joue droite qui arborait quelques coulées de sang. De sa main libre, Robin attrape la boîte en plastique, la cale entre les cuisses et fait sortir du fil mauve. Il était probablement périmé, depuis le temps qu'elle l'avait, mais à ce moment il lui fallait surtout du fil qui tiendrait. Elle exprime par contre quelques problèmes pour enfiler le bout du fil dans le chas de l'aiguille et quémande de l'aide auprès d'Alecto afin de ne pas lâcher sa prise.

Les sutures qui ont suivi s'étaient déroulées sans problème. Robin avait fait attention de piquer l'artère perpendiculairement pour éviter que son propre point n'arrache tout le vaisseau. De même que pour la seconde éraflure, elle avait réalisé de très beaux surjets intra-dermiques si bien qu'elle aurait tout aussi pu s'y arrêter - sans faire plus attention que cela, personne n'aurait vu qu'il y avait deux berges de peau rapprochées. Mais Robin était toujours armée de son aiguille courbe et de son porte-aiguille pour terminer le travail avec quelques points superficiels - pas des simples étant donné l'endroit. Au moment de serrer son premier point, elle se demande si elle doit simplement le poser ou le serrer un peu plus : certains mecs aiment bien avoir des cicatrices à montrer à leurs potes ou à leur nouvelle conquête. Mais au-delà de cela, elle devait se souvenir que l'épaule était un endroit continuellement utilisé et soumis à toutes sortes de tensions. Elle écarte les chefs. On verra bien.

Trois points pour l'épaule, cinq pour le bras. C'est au moment où elle coupe ses deux derniers chefs de son scalpel qu'elle relâche sa concentration et lâche enfin un son : « Voilà. » Elle essuie rapidement ses mains avec l'un des pans de t-shirt bien que de fins films de sang s'étaient déjà coagulés sur sa peau. Elle sort de son sac une bombe d'aluminium et la lance à Alecto pour qu'elle puisse lui poser le spray sur les deux zones blessées pendant que Robin essaie de débarrasser ses pinces du sang en train de sécher. « Désolée pour la durée et la souffrance, je ne suis pas très rapide. » Elle lui lance un regard compatissant. Ses inquiétudes, sa frustration, tout s'était évaporé pendant l'intervention ; mais c'était sans compter sur leur réapparition une fois que Robin se remettrait à réfléchir sur ce qui s'était déroulé ce soir.
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MessageSujet: Re: the devil inside me. (alecto + robin)   Ven 24 Avr - 15:40


The Devil inside me
Billy Carter & Robin Radley & Alecto Fowler

olivia wilde

Pantoise, elle laissa l'exorciste se prêter aux présentations, consentant enfin à se poser quelques questions au sujet de celle qui l'accompagnait. Qui était-elle ? Était-elle impliquée dans l'affaire ? Avait-il reçu cette balle en tentant de la protéger ? Elle ne savait rien sur elle, ne la connaissait ni d'Eve ni d'Adam, et pourtant, elle l'avait laissée rentrer chez elle. Une preuve de la confiance accordée à Billy car en d'autres circonstances, tout aussi urgentes, jamais elle n'y aurait consenti. Elle était trop psycho-rigide, trop paranoïaque pour oser baisser sa garde et bafouer ses principes.

« Passer à l'improviste ne faisait pas vraiment partie des réjouissances de la soirée, mais, ouais, on a eu un imprévu. Désolé, j'savais pas trop où aller. »

La confiance était donc réciproque, mais ça ne lui exposait pas les faits. L'heure n'était peut-être pas aux explications détaillées mais il ne s'en tirerait pas sans la moindre justification, et elle aurait parié gros qu'il le savait. Elle reviendrait à la charge, après. Sans doute une fois que sa compagne les aurait laissés, car c'était peut-être aussi sa présence qui le gênait...

« M'faut de l'alcool d'abord. Ensuite des ciseaux, une aiguille, pas trop grosse, courbe si t'as, du fil dentaire, une lampe torche. Et – et une pince à épiler ». Ce n'était pas son rôle. Elle était douée dans bien des domaines, mais pas celui-là. La vue du sang ne l'effrayait pas, seulement, si sa dextérité n'était pas non plus un problème, elle n'y connaissait pas grand chose. Depuis ses débuts en tant qu'enquêtrice, elle pêchait par ses lacunes en matière de médecine improvisée, et plusieurs fois il lui avait fallu faire appel à une connaissance universitaire pour éviter d'y laisser sa peau. Rassemblant le matériel demandé sur la table basse, juste en face du blessé, elle eut un regard déconcerté à l'adresse de ce dernier. « Je n'ai jamais... » Pour la première fois sans doute, elle affichait devant lui son manque de confiance en elle. « Je connais un médecin qui ne posera pas de questions ». Avec James, l'argent n'était pas non plus un problème. Elle se débrouillerait seule avec ses soupçons, une fois le drame terminé. « Je peux suivre tes instructions mais je préfèrerais vraiment le contacter... » Elle ne savait pas si le médium dans son état pouvait attendre encore, mais c'était lui semblait-il, la meilleure des solutions.  



charlie hunnam Billy n'eut cependant jamais le temps de répliquer. Sa compagne, tornade plantureuse et déterminée, s'immisça entre eux deux pour commencer le travail. Le professeur recula d'un pas et croisa les bras, observant la scène de côté. Grandement perplexe, un peu vexée, elle grimaça d'abord à la vue de l'alcool dégoulinant le long du meuble et du fauteuil. Sinon, j'avais aussi du désinfectant, se retint-elle de faire remarquer à l'infirmière, le regard assassin déporté sur le tapis et le sol maculés. Son bon sens toutefois la rappelant à l'ordre, elle  garda le silence tout au long de l'opération, permettre à la dénommée Robin de rester concentrée s'avérant une réelle nécessité. Comme il n'y avait rien d'autre à faire que patienter, l'enquêtrice observa ses gestes et ses prises de décision avec attention, tâchant d'imprimer chaque détail dans sa mémoire pour une éventuelle prochaine fois. Après ce soir c'était certain, elle comblerait son retard et ne se risquerait pas à subir de nouveau tel échec. De telles compétences pouvaient s'avérer décisives et la charmante Robin ne serait pas toujours là...

« Voilà ». Un vent de soulagement s'engouffra dans le petit appartement. Elle avait réussi, du moins pour le moment. La balle était sortie, Billy toujours conscient, et il ne saignait plus. Les points semblaient jolis et l'infirmière satisfaite, que demander de plus... ?
Un réflexe plus tard, la propriétaire des lieux réceptionnait le spray désinfectant avec une pointe d'agacement nettement marquée. Elle avait beau se montrer efficace, les manières de Robin ne lui plaisaient pas et il lui faudrait un temps avant de s'y habituer. Si toutefois cette option devenait un jour essentielle... Le sourire de Billy laissa penser qu'il ne loupait rien des réactions de sa collègue ; sans doute savait-il exactement ce qu'elle pouvait ressentir, pour s'être retrouvé à la place de Robin bien avant elle. Il fallait du temps pour apprivoiser Alecto, et ces laborieux instants étaient pour lui révolus...



megan fox

« La salle de bain est au bout du couloir », indiqua le professeur après avoir appliqué le film argenté sur les blessures de l'exorciste. Du menton elle désigna la porte, et invita son hôte à la prendre, davantage pour s'en débarrasser que pour lui offrir le luxe d'une toilette approfondie... Le regard qu'elle lança à Robin vint appuyer sa proposition, et elle attendit que la jolie brune ait disparu à l'autre bout de l'appartement pour refermer le salon et se trouver en tête à tête avec Billy.

Deux pas dans sa direction, elle décroisa les bras et s'empara de la bouteille de whisky. « Tu lui fais totalement confiance ? » Au fond, elle se moquait pas mal de savoir qui était Robin pour lui et ce qu'elle faisait dans la vie... du moment qu'il lui assurait qu'elle n'était pas source d'ennuis. « Elle a un lien avec ce qui s'est passé aujourd'hui... ? » Elle était concernée maintenant qu'ils s'étaient retrouvés ici. Elle estimait avoir droit à un minimum d'éléments, ne serait-ce que pour comprendre dans quoi elle avait mis les pieds et assurer sa protection future... Il ne pouvait pas l'ignorer.  

               


Dernière édition par Alecto V. Fowler le Dim 28 Juin - 21:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: the devil inside me. (alecto + robin)   Sam 6 Juin - 20:51

Mauvaise idée, qu'Alecto lui scande à demi-mot. La solution d'un docteur en médecine est évoquée ; Billy y réfléchit quelques secondes. C'est rare de voir Alecto comme ça. Dépassée. Ça le déstabilise un peu. Ils n'ont jamais eu de pépin grave, qui nécessite plus qu'une poignée de compresses et un bandage correct. Instinctivement, il la voyait capable de tout faire. De tout solutionner. S'il y a un problème, quel qu'il soit, elle est là pour le réparer, parce qu'Alecto est intelligente, parce qu'Alecto a beaucoup de connaissances. Mais certains domaines sont encore hors de son champs de compétences apparemment. Il se donne encore quelques secondes de réflexion, pesant le pour et le contre. Après tout, si le type en question ne pose pas de questions gênantes, il peut encore tenir vingt, trente minutes. Il va pour répliquer mais n'en a même pas le temps. L'autre brune prend les devants, et la surprise macule la gueule des deux comparses.

De l'alcool qui glisse partout. Chaud, brûlant. On désinfecte à grand coup de Jack Daniel's. Puis c'est l'acier qui mord ; lame précise, main sûre, tête froide. Billy ne décroche pas un mot, parce qu'elle a l'air de savoir ce qu'elle fait. Elle a l'air de savoir ce qu'elle fait. C'est quoi ce bordel encore ? Il ne se rappelle pas l'avoir entendue évoquer un quelconque passé dans le milieu hospitalier. Mais faut dire qu'elle en parle pas beaucoup de son passé Robin. Ça le rend un peu parano d'un coup. Et si ? Elle pourrait... Ses pensées s'envolent. Elle commence à fouiller dans son trou d'épaule. Coton. Il effleure les bords d'un monde de coton. Grisaille. Les sons ne sont plus qu'une grisaille indistincte. Il se mord l’intérieur de la joue pour ne pas sombrer. C'est pas le moment de tomber dans les vapes Billy-boy. Gifle intérieure. C'est rien qu'un petit trou dans l'épaule. Il entend vaguement le bruit métallique de la balle qui tombe, extraite proprement. Reviens. Le monde reprend des couleurs. Du rouge surtout. Rouge, rouge, rouge qui dessine de gros traits disgracieux sur les Stones. C'est à moi? Paint it RED.

Puis ça s'arrête. Elle recoud. Pas des points d'amateur, des choses pas loin d'un travail de pro. Il pensait pas avoir droit à un traitement de cette qualité ce soir. « Voilà. » qu'elle finit par déclarer, achevant le dernier nœud. Il murmure un vague merci, la voix pâteuse et la gueule blanche. Elle a fait du bon boulot, c'est indéniable. Les questions peuvent attendre. Un spray passe de mains en mains. Alecto se charge des finitions, un air pincé sur la tronche. Ça fait un peu marrer Billy. La brune froide indique à la brune chaude où se retrouve la salle de bain. La brune chaude disparaît. Ne reste que la brune froide, avec son spray.

Billy lève les yeux vers elle, avec un air de chien battu qui demande pardon sans un mot. Elle a un sourire à l'envers. Il hausse les épaules, lâche un grognement de douleur. Réflexe stupide. De sa main valide, il se met à fouiller ses poches à la recherche de ses clopes et d'un briquet. « Je peux ? » Il a déjà une clope entre les dents. Sa voix est plus sûre. Il n'attend pas vraiment de réponse pour s'allumer sa gitane.

Robin est occupé dans la salle de bain, ce qui leur donne un peu de temps pour discuter sérieusement. Alecto attaque sans attendre. Lui prend son temps, se racle la gorge, se redresse un peu. Il la regarde et, cette fois, toute trace d'humour a disparu sur son visage. « Ouais j'lui fait confiance. Et non, elle n'a pas de rapport avec ce qui s'est passé. Dans l'idéal, faudrait qu'elle ne soit pas mêlée plus que ça à cette histoire. » Une pause. Une bouffée avalée. « J'suppose que je te dois des explications. Tu te rappelles cette affaire qu'on a traité y'a quoi ? Deux, trois semaines ? Un exorcisme dans une baraque décrépite, au Sud. Le mari était possédé par le fantôme de son père, on a tout fait comme il fallait etc. etc. Mais sa femme était déchaînée parce qu'on l'avait un peu... abîmé dans le processus. Tu visualises? » Vague hochement de tête. « Et, anyway, j'pense que le fantôme du vieux a dû simplement changer de costume ; c'est elle qu'il possède maintenant. J'sais pas bien comment il m'a retrouvé, mais c'est lui qu'a essayé de me faire la peau. J'suis vraiment désolé d'avoir débarqué comme ça, j'sais bien que tu tiens à ton cocon privé et tout mais, y'avait mon bras d'une part, et de l'autre j'voulais aussi te prévenir. » Il tire un peu sur sa sèche, caresse sa barbe naissante d'un geste nerveux. « Faut qu'on le retrouve Alec. J'peux essayer de le pister en entrant en contact avec d'autres esprits. Faut qu'on finisse le job. » Il lève ses yeux très bleus vers elle, et sa gueule déborde de sérieux et de drame. « Faut qu'on finisse le job », il répète.
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MessageSujet: Re: the devil inside me. (alecto + robin)   Dim 28 Juin - 21:52

olivia wilde

La fumée dansait devant leurs yeux.
Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, ça ne la gênait pas. Depuis la mort de son fils, il lui arrivait parfois de céder à ce vice, toujours en solitaire. Aussi, elle ne fit aucun commentaire, changea seulement de place pour avoir vue imprenable sur la porte du couloir puis accorda toute son attention au blessé. Il disait des choses intéressantes.

Concernant la première, elle fut d'abord soulagée. Ils allaient devoir mentir et ça n'allait pas être facile, car la demoiselle semblait futée et peu influençable. Mais c'était préférable à tout devoir lui raconter, et la mettre dans la confidence de leurs activités. Elle s'y serait fermement opposée si Billy l'avait envisagé. L'option à toujours choisir en dernier, celle pour laquelle elle n'avait encore jamais opté... C'était trop compliqué, et trop dangereux pour eux, après.

Quand au reste, si ça la dérangeait de s'entendre dire qu'elle avait mal travaillé, elle n'était pas vraiment en mesure de contester. Tout se tenait, et il était le seul des deux à avoir vu la scène. Mais...

« Tu es certain que c'était elle ? Tu as pu confondre... sous le coup de la surprise, dans la précipitation... » Elle voulait sous-entendre qu'il avait pu associer le tireur à une autre victime. Et se focaliser dessus parce que l'esprit a besoin de relier les faits les uns aux autres, même si la corrélation n'est pas parfaite.
Mais il suffit d'un regard de la part de Billy pour lui faire comprendre qu'il était formel. Non, il ne s'était pas trompé  ; ils avaient foiré quelque part et maintenant, il fallait réparer.



charlie hunnam« Bon, très bien ». Le professeur finit par accepter l'évidence, une pointe d'agacement dans la voix. « On a forcément loupé quelque chose. Il ne s'est pas déplacé jusqu'à toi sans raison », ajouta-t-elle en baissant d'un ton, craignant que leur invitée n'écoute aux portes. « Il est puissant. Je t'avoue que, c'est mon premier ». Premier fantôme suffisamment énergique pour posséder quelqu'un et l'investir aussi longtemps, aussi loin. Premier fantôme à se fixer un but si difficile et à l'atteindre, ou presque... « Peut-être qu'il n'en a pas juste après toi parce qu'on a tenté de l'éliminer », poursuivit-elle en ricanant presque. Le sérieux n'était jamais bien loin cependant : « Tu n'as rien pris avec toi quand on était là-bas... ? Ou touché quelque chose... qui aurait pu le mettre en colère à ce point ? » Les âmes égarées étaient sensibles et un rien pouvait les échauffer. Il y avait toujours mille et une options à envisager pour tenter de résoudre une enquête  et on ne pensait pas toujours aux bonnes du premier coup.

« Quoi qu'il en soit, il va falloir trouver des réponses rapidement. Et finir le travail ». Elle se leva d'un bond et commença à éponger grossièrement le sol. « D'abord, il faut se débarrasser d'elle » ; la brune, celle qui occupait toujours sa salle de bain. « Bon courage pour trouver une histoire plausible, je te suivrai mais ne compte pas sur moi pour inventer » ; puis elle lui adressa un sourire goguenard. « Ensuite on verra si tu es suffisamment d'attaque pour une petite séance de spiritisme... » Le sol était clean, l'infirmière n'allait sûrement pas tarder à revenir.
« Si tu parviens à le localiser et qu'il est suffisamment loin, j'irai faire un tour là-bas pour poser d'autres questions au mari. Je trouverai peut-être quelque chose. Quant à toi... il faudra te mettre à l'abri ».

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MessageSujet: Re: the devil inside me. (alecto + robin)   Mar 21 Juil - 0:02

Il prend le temps de songer aux mots de la brune, essayant de se remémorer les détails de la nuit. P't'être bien qu'il a cassé une ou deux babioles dans l'affolement ouais. Mais rien qui puisse justifier qu'un foutu esprit vienne lui coller aux basques de la sorte ; merde, c'est quand même pas tous les jours qu'on manquer de se faire sécher par un mort. Billy réfléchit oui, mais rien ne vient. Rien d'autre que ce sentiment poisseux d'avoir foiré, salement. L'adrénaline retombée, il ne reste plus qu'une carcasse molle dont le cerveau peine à procéder, encore plus qu'à l'habitude. « 'Tain, non, j'vois foutrement rien. » Il renifle d'un air peiné, et écrase sa clope dans un verre disposé à son intention.

Elle lui explique alors comment elle voit le reste des choses, et Billy acquiesce passivement. L'improvisation, c'est son délire, pour sûr.

Quand les pas de Robin se font entendre, il est prêt à lui débiter tout un tas de conneries, pour l'épargner voyez. Pour l'épargner. Pour s'épargner eux, surtout. Il suffit qu'il ouvre la bouche et ça viendra sans mal, parce que Billy est doué pour baratiner. Seulement. Seulement le p'tit gars à lunettes est de retour. Il se tient à côté de lui, et lui presse le bras très fort. Derrière les verres, ses yeux fous dansent. Il ne parle pas, il ne parle jamais. Sa bouche est grande ouverte, sans qu'aucun son n'en sorte. Pression d'urgence qui revient, panique étouffée, pas un murmure le silence manque de lui faire éclater les tympans Et

il disparaît. Une seconde, peut-être deux, se sont écoulées. Alecto a toujours son rictus aux dents, et Robin ramène à peine sa carcasse dans le salon. Billy lui, a la gueule exsangue, il le sent, il se sent. vide. désordonné. il manque de tourner de l’œil ; déjà-vu qui lui colle le cœur au bord des lèvres. la première fois tu l'as pas écouté billy-boy, et t'as failli y passer. alors qu'est-ce que ça va être ?

Il attrape une gitane, et sa main tremble. Le p'tit gars l'a vidé, violemment ; les quelques miettes d’énergie qu'il a réussi à grappiller n'ont pas même suffi pour délivrer un message complet. Billy est fatigué, vraiment. Mais le p'tit gars ne lui laisse pas le choix. S'il laisse partir Robin, Alecto, seule, ne sera pas assez pour alimenter le rituel. Alors il lève les yeux vers son infirmière improvisée, et lui adresse un sourire en coin. On fait avec. Il est foutrement fatigué.

« T'arrives au bon moment. » Une pause. Il tire sur sa sèche pour s'injecter un semblant de courage dans les veines. « Alecto, bless her heart », qu'il peut pas s'empêcher d'ajouter en bon sudiste, « voulait prier. Elle va aller chercher des bougies, » regard biaisé en direction de l’intéressée, espérant qu'elle le suive, « et on va tous se tenir la main pour que quelqu'un trouve et sauve l'âme de la nana qu'à voulu me tuer. Amrite Alec ? » Regard froid. Il n'en tient pas compte, et tapote le canapé à ses côtés pour que Robin vienne s'y installer. « Après ça on ira se pieuter, et j'repondrai à tes questions demain, si ça te va. » La scène doit probablement lui paraître un rien démente, mais c'est la meilleure excuse qu'il ait pu trouver pour une séance de spiritisme improvisée. Dans l'état où il est, il est incapable d'appeler qui que ce soit ; avec l'aide - plus ou moins volontaire, plus ou moins consciente - des deux femmes, il se peut qu'il parvienne à un semblant de résultat. Reste à savoir si elles accepteront de jouer le jeu.
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MessageSujet: Re: the devil inside me. (alecto + robin)   Dim 26 Juil - 19:08

La fraîcheur de l'eau la gifle en plein visage. Elle redresse le menton et s'observe dans le miroir qui lui fait face. Quelques gouttes translucides glissaient le long de sa peau et se teintaient progressivement de vermeille. Elles sillonnaient entre les reliefs de son visage, se colorant davantage, avant de pendre sur l'une des saillies, hésitantes, puis de se livrer à une chute vertigineuse dans le vide pour enfin s'écraser sur la porcelaine de la vasque - innombrable éclaboussures nacarat truitant le blanc de céruse du lavabo.

Elle s'observe et se trouve étrangère à son propre reflet. L'adrénaline l'avait abandonnée une fois qu'elle avait refermé la porte de la salle de bains derrière elle, et déjà les premiers signes de fatigue et d'angoisse s'étaient chargés de déformer les traits de son visage rubicond. Qui était donc cette brune arborant cette traînée de sang coagulé sur la joue, des coulées cinabres lui mordant le cou avant de s'insinuer dans les abysses de son décolleté ; cette brune aux mains couvertes, encore, du sang. Du sang d'un autre. Il vivrait, lui ; mais elle périrait, elle, de ne pouvoir tenir ses propres promesses.

L'eau coulait, et elle continue de s'en asperger abondamment. Elle ôte son t-shirt des Stones et en admire tristement l'imprimé avant de le tremper dans l'eau froide, avec cet espoir naïf d'évacuer toute l'hémoglobine imprégnée dans le tissu.

Mentalement, elle se repasse inlassablement les images de cette soirée. Le coup de feu. Le second. La foule paniquée et leur fuite jusqu'à ce refuge, dont la maîtresse de maison cachait à peine son mépris à son égard. Certes, Robin n'avait pas contribué à améliorer les choses en aspergeant la moitié de la pièce de Jack Daniel's - leur hôte se souviendrait de cette soirée bien longtemps, rien qu'en humant l'odeur de l'endroit. Mais même lorsque Robin avait voulu intégrer Alecto dans cette mission qu'elle s'était elle-même fixée, cette dernière n'avait pas cessé de pincer des lèvres. Indéniablement, elle était l'intruse aux talents éclectiques dont le départ était vivement souhaité.

Elle essore son t-shirt à plusieurs reprises et le secoue pour le déchiffonner. Elle le pend près de la fenêtre entrouverte de la pièce dans l'espoir qu'il sèche un maximum avant qu'elle ne puisse le remettre. Elle n'avait néanmoins pas songé à la fraîcheur de l'extérieur qui n'aiderait pas à lui rendre un tissu sec aussi tôt.

En attendant, elle s'assied sur le rebord de la baignoire et enfouit son visage dans les mains. Elle aurait aimé que cette soirée n'ait jamais existé, que son innocence de newbie fraîchement arrivée reste intacte ; néanmoins, elle ne pouvait se leurrer : plus elle s'intégrait à une ville, plus elle en découvrait ses recoins insoupçonnés, la face cachée de ses habitants, la réelle loi qui dirige tout ce petit monde ; et plus elle en saurait, plus elle serait attirée par le côté sombre de Los Angeles. Elle le savait. Ca a toujours été ainsi, malgré qu'elle ne souhaite que du contraire. C'est ce qui l'obligeait sans cesse de partir lorsqu'elle se fourvoyait.

Fuir et quitter Los Angeles, nous voilà au coeur du débat mental de Robin. Pour aller où, cette fois-ci ? Etait-ce réellement utile de partir ? Après tout, outre le fait que Billy avait joué aux cibles, elle venait de recoudre son p'tit gars accoudé au bar et n'importe qui trouverait cela soupçonneux venant d'une simple barmaid. Elle en avait même peur de sortir de la pièce. Peur de devoir répondre aux questions et de ne plus manier aussi bien l'art de la supercherie. Peur de devoir tout abandonner, encore une fois. Peur de perdre ses petits bonheurs amassés de-ci, de-là.

A cette pensée, il lui semble avoir passé suffisamment de temps dans cette salle de bains. Nul besoin d'attiser davantage les curiosités en s'y enfermant excessivement longtemps. Elle essuie le rebord du lavabo et repasse son t-shirt encore humide avant de quitter l'endroit. Plus elle évoluait dans le couloir, mieux elle distinguait les mots échangés durant la conversation en cours. Rien qu'elle ne puisse comprendre si ce ne sont que quelques bribes éparses et sans logique apparente dans son esprit.

A peine apparue à l'entrée de la pièce, Billy la remarque et signale qu'elle arrive au bon moment. Ses muscles se détendent et elle esquisse une petite grimace qui devait ressembler à un sourire. Lorsqu'il mentionne Alecto, sa mine se renfrogne. « Elle va aller chercher des bougies » Elle n'en croit pas ses oreilles, et elle devient encore plus incrédule en écoutant la suite. « C'est, c'est... » C'est une blague ? voulait-elle demander en balbutiant. Jamais elle n'aurait imaginé cette femme vouloir prier et jouer aux apprentis sorciers pour communiquer avec des âmes. Billy ne lui laisse pas le temps de poser sa question qu'il y répondait déjà, bien qu'indirectement. « Après ça on ira se pieuter, et j'répondrai à tes questions demain, si ça te va. » Dormir, oui ; les questions ? Robin était de nature curieuse, mais elle savait qu'il n'y avait jamais de questions fusant dans un seul sens.

Il y avait trop de sincérité dans la voix de Billy pour croire à une plaisanterie, voix doublée d'un ton posé et d'un regard franc bien qu'épuisé. Elle se décide à le rejoindre, plutôt hésitante, se demandant si ce n'était pas un piège. Elle ne détecte rien. Une fois assise à l'endroit indiqué, elle se sent dans l'obligation de prévenir « Je ne suis pas croyante, Billy. » Il était harassé, son p'tit gars habituellement accoudé au bar. Il avait la mine déconfite, il grisait, il n'était pas bien. Quelle sale soirée... et elle se permettait de faire évanouir ses espoirs d'entrer en contact avec les âmes perdues ? Bien que le contraste entre ces différents aspects la rendait toujours aussi dubitative, sa culpabilité prend le dessus : « Mais je vais faire du mieux que je peux. » Sourire sincère. Nuit de folie.
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