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 Un cadeau empoisonné [PV: Alecto]

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MessageSujet: Un cadeau empoisonné [PV: Alecto]   Sam 4 Avr - 22:57



stephen amell
Un cadeau empoisonné.

JE LES ENTENDS RIRE COMME JE RÂLE. JE LES VOIS DANSER COMME JE SUCCOMBE. JE PENSAIS PAS QU'ON PUISSE AUTANT S'AMUSER AUTOUR D'UNE TOMBE. EST-CE QUE CE MONDE EST SÉRIEUX ?

 

olivia wilde

Il observe les rues défilées derrière la vitre arrière du taxi dans lequel il se trouve. Le chauffeur est bavard, commentant le moindre son provenant de la radio, fustigeant contre le gouvernement en place. Aaron opine de temps à autre afin d'être poli, mais son esprit est ailleurs. Il a déjà en tête les évènements futurs. Il ignore comment cela va se passer, il ignore comment son arrivée sera interprétée. Et surtout, il ignore s'il allait être repoussé ou non. Enfin, il quitte le véhicule lorsque ce dernier stoppe sa longue course au pied d'un immeuble singulièrement banal. Rien ne différencie l'édifice de la dizaine d'autres dans la rue, et pourtant, il est spécial à ses yeux. Il entre dans le bâtiment, grimpant les marches deux par deux avant de s'immobiliser devant la porte d'un appartement.  

L'ancien militaire fouille dans la poche de sa veste, en sortant un bout de papier sur lequel est griffonné plusieurs informations. Il compare l'une d'elles avec le numéro inscrit sur la porte, s'assurant qu'il est bel et bien à la bonne adresse. Prenant une grande respiration, le hacker tape à trois reprises contre la porte. Les secondes qui suivent semblent infinies. Mais aucune réponse. Il tente une seconde fois, cognant plus fort cette fois-ci. Devant l'absence de réponse, l'homme marmonne dans sa barbe de trois jours, tout en se disant qu'il allait devoir souffler dans les bronches de Billy pour ses indications en carton. Il hésite alors sur la conduite à avoir. Devait-il attendre ou bien retenter sa chance plus tard ? Il fait donc demi-tour, faisant quelques pas vers les escaliers avant de se rendre compte de sa bêtise. Il retourne vers la porte, saisissant la poignée avec fermeté, puis la tourne en se tapant le front du plat de la main en se rendant compte que l'habitation est ouverte.

L'ex-taulard entre donc en silence, refermant la porte derrière lui. Il s'avance dans la demeure, s'enfonçant dans ce qui semble être le salon. Ses yeux se baladent à travers la pièce, ses mains courent sur certains objets. Quelques livres, des fiches.. Mais aucune photo. Il n'y avait plus de doute sur l'identité du propriétaire des lieux. Il ne pouvait s'agir que d'elle. Ou d'un tueur psychopathe. Mais Billy n'aurait pas poussé un poisson d'avril aussi loin. Si ? Alors qu'il se saisit d'un cahier, un bruit caractéristique attire son attention. Le bruit d'un chien qu'on arme. Posant le bouquin, il lève lentement les bras puis se tourne.

Elle est là. Devant lui. « Bonsoir, Alecto. »

               


Dernière édition par Aaron I. Fowler le Jeu 27 Aoû - 13:33, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Un cadeau empoisonné [PV: Alecto]   Mer 15 Avr - 18:57


 
Un cadeau empoisonné
Brother & Sister

olivia wilde

Au delà des vapeurs de fumée et des vitres embuées, elle ne voyait rien. L'eau ruisselante et sa chaleur étouffante l'enveloppaient toute entière. Le parfum des huiles et du shampoing achevant de la transporter ailleurs, elle profitait allégrement de cette escapade méritée, délivrée l'espace de quelques minutes de toutes ses angoisses et de tous ses devoirs.

Si autrefois elle avait rêvé de voyages, elle ne se contentait plus désormais que de s'inventer quelque utopie exotique, loin de tout fantôme et de tout démon. La peur de rencontrer ces créatures en terrain inconnu lui avait fait passer l'envie de prendre l'avion pour s'émerveiller devant des paysages et des ambiances étrangers. Le surnaturel régissait son existence, sur tous les plans. Elle ne cessait jamais de craindre pour  sa vie ou celle des autres, et se consumait en méfiance et en soupçons. Aigrie à son âge, pas tout à fait seule mais solitaire pourtant dans l'âme, elle ne vivait plus vraiment. Et le repos, la tranquillité, était un luxe qu'elle ne pouvait s'offrir que le temps d'une douche brûlante... Car même ses songes se trouvaient conquis par l'Horreur de sa réalité Cauchemardesque.  

Elle aurait souhaité y rester toujours. Pourtant, sa journée commençait à peine et les obligations quotidiennes l'attendaient de pied ferme. Forte et acharnée, elle ne renonçait jamais, se défiler était un mot inconnu de son vocabulaire. Elle allait au bout des choses et les objectifs qu'elle s'était fixée depuis la mort de son fils lui prenaient tout son temps, toute son énergie. Peu importait. Chaque jour était un éternel recommencement. Elle se levait épuisée, prenait sa douche et son café, et devait tenir la journée, parfois même une partie de la nuit, ou de la soirée. Cours, recherches ou enquêtes, il y avait toujours quelque chose à faire ou à régler. Cette fois, c'était l'affaire d'une après-midi bien remplie à l'UCLA et d'une matinée de repérages, à l'ouest de la ville. Dustin l'accompagnerait peut-être. Elle n'avait plus qu'à s'habiller et lui passer un coup de téléphone.


stephen amellUn jean, skinny, à la fois simple et pratique, dans des tons peu salissants. Et une chemise, blanche aux boutons argentés, de matière noble pour contraster et apporter sa note chic à sa tenue de professeur d'université. A peine avait-elle fini de l'enfiler, que le grincement caractéristique de la porte d'entrée à son ouverture la fit sursauter. Les cheveux mouillés, encore emmêlés, elle fit un pas de côté pour attraper une serviette dont elle recouvrit ses épaules, avant de tendre l'oreille depuis le couloir attenant. A pas feutrés, aussi discrète que le félin en chasse, elle rejoignit sa chambre pour y récupérer une arme. Peu importe qui venait de pénétrer chez elle sans prendre la peine de s'annoncer. Il risquait sa vie en agissant ainsi ; elle n'hésiterait pas une seconde à tirer ses balles trempées dans l'eau bénite, si c'était pour sauver sa peau.

Le pas lourd et hésitant de l'importun lui indiqua rapidement qu'il devait s'agir d'un homme, à la recherche de quelqu'un... ou quelque chose. L'appartement n'était pas très grand, pourtant le temps qu'il lui fallu pour rejoindre le salon lui parut interminable. Il pouvait s'agir de n'importe qui... ou de n'importe quoi. Elle ignorait si elle avait oublié de fermer à clef derrière elle ou si le trouble-fête avait forcé la serrure, mais qu'importait les raisons ; on n'entrait pas de la sorte chez une enquêtrice psycho-rigide armée jusqu'aux dents.

Ca y était. Elle distinguait la silhouette imposante au travers des jeux de lumière et pointait son viseur sur la nuque de l'inconnu. Le temps d'un battement de paupière, et malgré sa vision altérée, elle le reconnut. Loin pourtant de baisser son arme en conséquence, elle sentit ses doigts se crisper d'eux-mêmes autour d'elle ; elle avait beau penser connaître son identité, il était hors de question de relâcher son attention...

Elle le laissa lever les mains en signe de coopération et se tourner vers elle lentement. « Bonsoir, Alecto ». Ce qu'il faisait là, comment il l'avait retrouvée ? Elle n'en avait pas la moindre idée, d'autant plus que leurs parents eux-mêmes n'étaient pas en possession de sa nouvelle adresse depuis qu'elle avait déménagé. Pas le moindre « bonjour », encore moins de « tu m'as manqué ». Elle détestait être prise au dépourvu, d'autant plus dans pareil contexte. Il la connaissait bien pourtant.

« Comment es-tu entré ? »

Le Smith & Wesson était toujours braqué sur sa tête et menaçait à tout geste jugé trop brusque ou inapproprié de s'emballer. Son index effleurait la gâchette et elle n'avait pas le moindre état d'âme pour la tragique erreur qu'elle était prête à faire. Une seule chose hantait son esprit : son corps lui disait le contraire, mais peut-être que l'âme de son frère n'était pas celle qui l'habitait sur l'instant. « Comment m'as-tu trouvée ? »



Dernière édition par Alecto V. Fowler le Ven 1 Mai - 16:48, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Un cadeau empoisonné [PV: Alecto]   Ven 24 Avr - 22:38



stephen amell
Un cadeau empoisonné.

JE LES ENTENDS RIRE COMME JE RÂLE. JE LES VOIS DANSER COMME JE SUCCOMBE. JE PENSAIS PAS QU'ON PUISSE AUTANT S'AMUSER AUTOUR D'UNE TOMBE. EST-CE QUE CE MONDE EST SÉRIEUX ?

 

olivia wilde

« Comment es-tu entré ? » La porte est ouverte, et Aaron est un vilain garçon. Mais il se plait à lui laisser croire qu'il a crocheté la serrure, sachant pertinemment que sa sœur déteste ses compétences si peu ordinaires. Il se contente donc de lui offrir pour toute réponse ce sourire si particulier dont il a le secret. Il est cependant étonné de la voir le tenir toujours en joue. La froideur de son aînée n'est point un secret mais cette étrange réaction est disproportionnée, même pour elle. Il se permet malgré tout de faire quelques pas dans la pièce, retirant même son blouson qu'il dépose sur un meuble, dévoilant la chemise en jean qu'il porte en-dessous.

« Comment m'as-tu trouvée ? » La réponse est tout aussi simple que pour la première question. Ils ont un ami commun. Billy. Mais encore une fois, l'ex-taulard se fait mystérieux, ne répondant pas clairement à l'interrogation de son interlocutrice. « Par un blondinet qu'on peut parfois apercevoir à travers sa fumée. » Il estime néanmoins que sa description est suffisante pour lui faire comprendre de qui il parle. Après tout, n'est-elle pas la meilleure de la portée, elle, qui n'est ni une criminelle ni une dépressive ? L'espace d'une seconde, il porte sur elle un regard compatissant.

Malgré l'impassibilité et le flegmatisme qu'il arbore, le vétéran est déçu de ces retrouvailles. S'il sait qu'Alecto n'a jamais été doué pour les rapports humains, il ne peut que s'attrister de ne pas la revoir dans de meilleures conditions après plus de deux ans sans le moindre mot. A l'époque, elle snoba même son procès, refusant d'afficher son soutien à un hors-la-loi. Quel horrible personnage peut-être son cadet, à délester les plus fortunés d'une part de leurs patrimoines ? La rancœur est-elle toujours présente dans le cœur de cette femme qu'il aime tant ? Il espère que le temps l'a amoindri, car ce qu'il s'apprête à lui annoncer est déplaisant. Être le messager n'est jamais une bonne chose. Mais comment le faire tout en épargnant son allocutrice ?

« Selene a disparu. » Clair, net, précis. Et sans le moindre tact. Il est ainsi sûr d'obtenir toute son attention. « S'il ne fallait pas une formation militaire pour te trouver, tu serais au courant depuis longtemps. » Par ces quelques mots, Icare place un tacle appuyé à l'encontre de sa sœur. Une manière de lui faire comprendre qu'il ne goûte guère au traitement qu'elle lui a infligé ces dernières années.

               


Dernière édition par Aaron I. Fowler le Jeu 27 Aoû - 13:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un cadeau empoisonné [PV: Alecto]   Sam 23 Mai - 14:31

olivia wilde

Il y avait des mois, peut-être même plus d'une année qu'elle ne lui avait plus adressé la parole. Ses relations familiales étaient compliquées. En un sens, elles l'avaient toujours été. Mais depuis la perte de son fils, depuis que sa vie avait basculé dans un chaos aléatoire et scabreux,  elle avait préféré se détacher de tous, l'idée principale étant de les préserver. Elle avait besoin de les savoir loin d'elle pour les protéger. Au point de se fâcher avec certains, au point de déménager régulièrement pour ne pas avoir à laisser d'adresse fixe et de les voir un jour débarquer à l'improviste. Peut-être agissait-elle ainsi parce que ça l'arrangeait aussi. Que revoir sa famille sans lui s'avérait trop pénible, et qu'elle ne supportait pas son affligeante compassion, son infinie pitié qui la faisaient se sentir encore plus misérable...
Entre tous, Icare était celui qui avait le plus injustement souffert de cette mise à distance. Coupable ou non de ses méfaits, elle n'avait jamais cherché à connaître la vérité. Elle n'avait pas pris la peine d'assister non plus à son procès et n'avait jamais souhaité comprendre la portée de son geste. Son aînée l'avait sévèrement jugé, à tel point qu'elle ne lui avait pas laissé  l'opportunité de s'expliquer. A partir du moment où la justice l'avait arrêté, elle l'avait traité comme un paria, indigne de considération et d'intérêt. Jamais elle ne s'était manifestée dans l'optique de le défendre et elle l'avait laissé subir sa peine sans jamais s'enquérir de son état ou de ses besoins. Elle avait laissé à leurs parents le soin de s'occuper de lui, espérant peut-être qu'ils rabattraient leur attention sur lui. Tout simplement, elle l'avait lui aussi fait sortir de sa vie ; et ça n'avait rien à voir avec ce qui s'était produit le soir de l'accident. Elle ne lui en voulait pas pour ça et ne l'en avait jamais tenu pour responsable. Ce n'était pas lui qui s'était jeté en travers de la route. S'il les avait raccompagnés elle et son fils comme ils l'avaient initialement prévu, rien n'aurait été différent. La collision aurait quand même eu lieu et côté passager, elle-même y aurait peut-être laissé la vie.
A moins qu'inconsciemment, elle eut préféré partir aux côtés de sa chair, elle ne pouvait reprocher le triste événement à son frère...  

« Qui ?! » Restée trop vague, la description qu'il lui avait fournie ne lui convenait pas. Alecto ne voulait pas jouer, elle ne voulait pas passer de temps à deviner. Elle voulait des réponses claires et rapides. Comprendre vite, enterrer sa paranoïa maladive et se sentir à nouveau maîtresse de son existence chaotique. Garder le contrôle, même de façon minime était ce qui lui permettait d'avancer. Et Aaron... il ne faisait pas partie de ses plans. Pas pour l'instant. Elle ne pouvait décemment pas l'accueillir et lui offrir de s’asseoir auprès d'elle comme si de rien n'était.  


stephen amellBlond, fumeur, son esprit contrarié ne fit pas immédiatement le lien avec Billy. Elle n'abaissa pas son arme et à aucun instant ne relâcha son attention. Elle ne pouvait toujours pas affirmer avec certitude qu'il s'agissait bien de son frère... mais la remarque qui suivit glaça le sang de l'enquêtrice :

« Selene a disparu. S'il ne fallait pas une formation militaire pour te trouver, tu serais au courant depuis longtemps ». Ignorant royalement la pique qu'il lui lançait, elle se mit à fouiller sa mémoire afin de se rappeler. Y avait-il si longtemps qu'elle ne lui avait pas parlé à elle aussi ? De quand dataient les dernières nouvelles gentiment délivrées par les parents ? Certes elle les avait trouvés nerveux lors de leur dernière conversation téléphonique, mais au point d'envisager qu'ils étaient en train de vivre un tel drame... ? Elle ne pouvait pas croire qu'ils ne lui aient rien dit. Ce ne pouvait être qu'un mensonge, une façon brillante de se jouer d'elle...
Ses deux mains enserrèrent la crosse du pistolet tandis qu'elle s'avançait dangereusement.  
« Ca fait beaucoup de faits surprenants à avaler d'un coup. Je ne te crois pas ». Qu'un démon se soit emparé du corps de son frère pour lui rendre visite jusque là paraissait gros... mais après tout pourquoi pas ? Ils lui avaient déjà prouvé maintes fois qu'ils étaient loin d'être stupides et prêts à jouer les plus gros coups. « Pourquoi m'auraient-ils caché ta sortie et la disparition de Selene ? » Tout au fond d'elle, la perspective de savoir sa sœur potentiellement en danger la perturbait. S'il s'agissait d'un piège, nul doute qu'il était habile, elle le reconnaissait.

« Qui es-tu, et qu'est-ce que tu viens faire ? »

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MessageSujet: Re: Un cadeau empoisonné [PV: Alecto]   Sam 18 Juil - 13:47



stephen amell
Un cadeau empoisonné.

JE LES ENTENDS RIRE COMME JE RÂLE. JE LES VOIS DANSER COMME JE SUCCOMBE. JE PENSAIS PAS QU'ON PUISSE AUTANT S'AMUSER AUTOUR D'UNE TOMBE. EST-CE QUE CE MONDE EST SÉRIEUX ?

 

olivia wilde

« Ça fait beaucoup de faits surprenants à avaler d'un coup. Je ne te crois pas. Pourquoi m'auraient-ils caché ta sortie et la disparition de Selene ? » Une réaction de dénis n'est pas surprenante de la part de son interlocutrice. Avec les tragiques événements des années passées, sans doute se protège t-elle plus ou moins inconsciemment de cette manière.  « Depuis quand tu t'intéresses à ce qu'il m'arrive ? » Une nouvelle pique à l'encontre d'Alecto. Ses parents l'ont jugé trop fragile pour la tenir au courant. De plus, à leurs yeux, un simple professeur ne peut aider là où la police ne sert à rien. Ils ignorent néanmoins ce qu'Aaron, lui, sait sur elle. « Qui es-tu, et qu'est-ce que tu viens faire ? » Celle-là, Icare ne l'a pas vu venir. S'il s'est attendu à ne pas être accueilli la fleur au canon, cette réaction là est inattendue. Billy l'avait pourtant prévenu qu'Alecto ne serait plus la même que lors de son incarcération. Mais qu'a t-elle en tête ?

Croit-elle qu'un quelconque esprit maléfique s'est emparé de son cadet dans le simple but de la tourmenter ? Si tel est le cas, la situation est bien plus dangereuse que ce à quoi le vétéran s'attendait lors de son entrée dans l'appartement. « Tu te fous de ma gueule Meg' ? » L'homme a espoir que l'utilisation de ce surnom détendra quelque peu sa sœur. Depuis leur enfance, il se plaît à l'appeler Megaera, du nom d'une autre Furie de la mythologie que leur père apprécie tant. Néanmoins, si c'est le cas, Victoria ne le montre pas le moins du monde, son arme toujours en direction de la tête de son frère. « Non mais alors là.. T'es prête à buter ton frère alors que tu peux simplement utiliser un putain de flacon d'eau bénite pour vérifier si t'es pas en train de faire la connerie de ta vie ! » Plus que sa propre sécurité, c'est l'inaptitude de son hôte à réfléchir sous pression qui l'inquiète. Le moindre faux mouvement peut lui valoir une balle à bout portant.

Ça signifie également que la crainte de l'ex-taulard est fondée : elle ne traque pas, elle pourchasse, avec tous les défauts d'une personne sans expérience. Les compétences qu'elle lui reprocha d'acquérir lors de son service militaire, il se doit de les lui inculquer désormais pour ne pas la perdre, elle aussi. « Et après, tu te demandes pourquoi ils ne t'ont pas prévenu ? » Il lance ce regard de chien battu dont il s'est déjà servi de nombreuses fois vers la femme qui le menace, puis lui tourne le dos, regardant la vie s'agiter à travers une fenêtre. C'est alors qu'il sent un liquide froid lui recouvrir l'arrière de la tête, coulant le long de sa nuque. «  Bordel de merde, mais c'est glacé ton truc ! »

               


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MessageSujet: Re: Un cadeau empoisonné [PV: Alecto]   Dim 2 Aoû - 23:57

olivia wilde

« Depuis quand tu t'intéresses à ce qu'il m'arrive ? »

La pique de son frère résonnait à ses oreilles comme un semblant d'indice. Le reproche était suffisamment violent et personnel pour provenir du véritable Icare. Pour autant, l'enquêtrice n'était pas d'humeur à se laisser duper par les émotions.

Elle n'était pas la meilleure des sœurs, elle le savait. Ni la meilleure des filles et encore moins la meilleure mère... Pourtant, elle aimait sa famille, et compte tenu de la nouvelle vie qu'elle menait, couper les ponts -d'une certaine manière- s'était avéré le meilleur moyen de les préserver. Plusieurs fois, elle s'était dit qu'elle ferait mieux d'abandonner, de retourner sur sa terre natale et de profiter des proches qui lui restaient. Seulement la traque l'avait happée, et cette machine infernale, elle ne se sentait plus de la stopper. C'était là sa façon de faire son deuil, et il était bien entendu hors de question de ramener ses démons en Louisiane.

« Tu te fous de ma gueule Meg' ? » Une nouvelle preuve, de vieux souvenirs. En cherchant bien dans son regard, elle pouvait presque revoir son cadet adolescent, taquin, agaçant, forçant la dispute à propos d'un surnom. Mais bien que perturbée, elle ne laissa aucun son s'échapper de sa bouche. Et la patience de son vis-à-vis fut mise à rude épreuve :

« Non mais alors là... T'es prête à buter ton frère alors que tu peux simplement utiliser un putain de flacon d'eau bénite pour vérifier si t'es pas en train de faire la connerie de ta vie ! »

Une nouvelle gifle. Si Icare était bien lui... alors Billy lui avait tout dit. Pourquoi ? Comment l'avait-il connu ? Et de quel droit s'était-il octroyé la permission de ruiner l'existence de son frère, en bourrant son crâne -déjà ravagé par la guerre- de révélations effroyables ? Cette fois les choses allaient trop loin et la situation devenait intenable. Toutes ces histoires hors de contrôle allaient la rendre folle...
Seulement ce n'était pas son genre de se laisser dépasser par les événements.


stephen amell« Bordel de merde, mais c'est glacé ton truc ! »
Il lui avait fait confiance en détournant le regard et elle en avait profité ; pourquoi se priver d'une vérification en bonne et due forme ? Maintenant elle savait qu'elle parlait bien à son frère et non pas à un imposteur. La nouvelle ne l'enchantait pas pour autant car il lui allait visiblement falloir faire face à de nombreux déboires... mais il n'était plus question de devoir réfléchir à un moyen de se débarrasser d'un démon sans abîmer l'enveloppe charnelle de son cadet. Un soulagement bien dérisoire à côté de ce qui l'attendait.

« Tu en verras d'autres », rétorqua-t-elle en lui jetant un rouleau de papier absorbant. Elle avait relâché la pression et abaissé son arme, mais son visage arborait toujours cette expression grave et menaçante. Elle ne pouvait pas croire qu'il soit tombé là-dedans lui aussi. Pourtant c'était fait, et elle n'avait malheureusement pas le pouvoir de l'en retirer. Il était assez grand pour décider, et elle savait qu'il ne s'arrêterait pas tant qu'elle serait impliquée. Ils semblaient si distants l'un de l'autre, elle le connaissait si bien pourtant...  

« Assieds-toi ». L'ordre fut donné calmement. Le temps leur était peut-être compté, seulement elle avait besoin de comprendre et de le laisser tout expliquer. Elle avait des centaines de questions à lui poser, mais par où commencer ?

« Est-ce que tu es ici parce que tu as des raisons de penser qu'elle est en danger ? Un danger en rapport avec tout ça ? Toutes ces choses que Billy a dû te raconter... ? C'était lui n'est-ce pas ? »

Selene. Selene était leur priorité.

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MessageSujet: Re: Un cadeau empoisonné [PV: Alecto]   Jeu 27 Aoû - 17:51



stephen amell
Un cadeau empoisonné.

JE LES ENTENDS RIRE COMME JE RÂLE. JE LES VOIS DANSER COMME JE SUCCOMBE. JE PENSAIS PAS QU'ON PUISSE AUTANT S'AMUSER AUTOUR D'UNE TOMBE. EST-CE QUE CE MONDE EST SÉRIEUX ?

 

olivia wilde

L'homme se tourne à nouveau vers son aînée, juste à temps pour recevoir un rouleau de Sopalin. Il en arrache deux feuilles pour s'éponger la nuque et les cheveux. « Tu en verras d'autres » Si elle fait toujours preuve de cette gentillesse légendaire qu'il lui connaît, au moins n'a t-il plus à se soucier de l'arme. « Assieds-toi » Oui mon Cap'tain qu'il veut lui répondre, mais le risque de prendre une balle perdue est encore trop présente à son goût. Encore qu'il s'agirait peut être la d'une confirmation supplémentaire qu'il est bien lui même. Il fait donc ce qu'elle lui demande en prenant place face à elle. « Est-ce que tu es ici parce que tu as des raisons de penser qu'elle est en danger ? Un danger en rapport avec tout ça ? Toutes ces choses que Billy a dû te raconter... ? C'était lui n'est-ce pas ?  » Silencieux quelques instants, il hésite sur la manière de répondre. Par où commencer ? Depuis leur dernière entrevue, de nombreuses choses s'étaient passées. La violence qu'il avait quitté de force en perdant son statut militaire l'avait rattrapé aussitôt par le biais d'adversaires autrement plus effrayants. « Billy m'a appris beaucoup de choses. Les esprits, les démons, comment réagir.. Mais il ne m'a pas impliqué. » Icare marque une pause, les souvenirs refaisant lentement surface. « Il m'a sauvé la vie. Un esprit sévissait dans ma prison, il l'a chassé alors que j'étais sa cible. Nous avons gardé contact depuis lors. Je squatte chez lui depuis mon arrivée à L.A. »

Il quitte son siège un instant afin de récupérer sa veste puis revient s'asseoir. Il fouille dans les poches intérieure et en sort une photo qu'il dépose devant les yeux de son interlocutrice. « Elle date d'il y a deux semaines. Un radar automatique l'a photographié non loin de Bossier City. Les flics sont des incompétents. Ils se sont contentés de foutre des affiches pour pouvoir dire qu'ils ont bougé. Pour eux, c'est qu'une paumé qui s'est éloignée de sa famille comme d'autres avant elle. » Le hacker joue nerveusement avec le rouleau de papier absorbant, faisant des trous dans une feuille avec son index. « Je n'ai pas nécessaire besoin de toi pour la trouver, mais il me faut ton aide pour la ramener. J'ai.. » Il se racle la gorge. « Je vois des choses. Des événements passés et futurs. Et ce que j'ai vu de notre sœur m'inquiète au plus haut point. Je l'ai vu avec l'un d'eux. »

L’impassibilité du visage de sa sœur le trouble. Se sont-ils tant éloignés pour qu'il ne puisse même plus se faire une idée de son opinion ? Cette vie coupe t-elle réellement les gens d'une réalité autre que celle de la chasse ? « Je sais que ça peut paraître fou. » Le vétéran saisit l'avant-bras de sa Victoria d'une main, se servant de l'autre pour masser sa tempe douloureuse à ce contact, l'émotion de la revoir prenant le pas sur son contrôle habituel. « Je peux te le prouver. »

               
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MessageSujet: Re: Un cadeau empoisonné [PV: Alecto]   Jeu 27 Aoû - 20:46

olivia wilde

Les yeux tantôt rivés dans ceux de son cadet, tantôt perdus dans le lointain, elle écoutait, attentive au moindre mot, glissant chacune de ses phrases dans un tiroir de son cerveau.
Cette mécanique rituelle ne lui demandait aucun effort ; c'était ainsi depuis qu'elle était enfant. Elle réceptionnait, triait, classait les informations et les gravait dans un coin de son esprit avec une telle puissance qu'elle s'en souvenait toujours. Et accédait bien plus tard à un souvenir donné avec une facilité déconcertante. En contrepartie, elle souffrait souvent d'atroces migraines et parfois, s'adonnait à quelques secondes d'absence durant lesquelles il lui fallait démêler nombre d'informations plus ou moins utiles.
Rien ne l'obligeait à tout retenir mais c'était plus fort qu'elle ; elle ne jouissait d'aucun contrôle sur cette particularité, moins encore lorsque le doute et l'angoisse venaient s'en mêler.

« Depuis quand es-tu à L.A exactement ? ». Si elle n'en laissa rien paraître, les circonstances de sa Découverte du Surnaturel éveillèrent en elle un fond de culpabilité. En voulant le protéger, elle avait risqué sa vie. Le plus invraisemblable étant qu'il s'en était sorti grâce à l'intervention d'un ami commun. Quant à Billy justement... comment lui en vouloir à présent d'avoir tu tant de choses alors qu'elle lui devait la survie de son frère ? Sans lui, le même et atroce schéma se serait reproduit ; Icare aurait fait les frais de sa fâcheuse tendance à prendre les mauvaises décisions en cas d'enjeu sentimental.
« Vous auriez pu dû me prévenir », se retint-elle de lui faire remarquer, soudain rongée par l'ignorance dont elle l'avait si sévèrement puni.
Prise de conscience pénible et doublement douloureuse ; elle s'était montrée cruelle pour simplement échouer, et elle avait failli le perdre. Les larmes qui lui montèrent aux yeux furent stoppées net par l'étanchéité de ses iris glacées.  


stephen amellIl était tout bonnement hors de question de refaire la même erreur avec Selene.

Elle examina la photographie avec le sérieux d'un expert en pleine vente aux enchères. Aucun doute quant à l'identité de la conductrice : il s'agissait bien de leur petite soeur.
Dans un mouvement habitué, l'enquêtrice extirpa alors son cellulaire de sa poche arrière et fouilla son répertoire jusqu'à tenir le numéro de sa cadette. Se faisant, elle évita soigneusement de croiser le regard de son frère, regard qu'elle imaginait aussi taquin qu'empli de reproches : Selene non plus, elle ne l'avait pas appelée depuis une éternité...
Aucune surprise à l'écoute du message préenregistré qui accueillit finalement son appel ; « Tu as déjà vérifié ? » demanda-t-elle en levant le menton vers son frère, notant le numéro dans un coin de sa tête avant de composer celui de l'opérateur.
Quelques secondes après, elle était en ligne avec un responsable, qui l'informait d'une rupture brutale de services pour cessation de paiement. « Ca fait plus d'un mois qu'elle ne les a pas réglés... ».

Et comme Icare ne témoignait d'aucune réaction, elle comprit qu'il avait déjà effectué tout un panel de recherches, qu'il était temps de lui faire confiance et de l'écouter jusqu'au bout. Il ne servait à rien de perdre du temps sur des points déjà étudiés ; elle avait tendance à l'oublier mais il était passé maître à sa manière dans ce domaine...

Alors elle bredouilla quelques excuses puis retourna s'installer sur le bras du canapé, trop anxieuse et perturbée pour se caler confortablement contre un dossier. De nouveau, son attention fut happée par une révélation démesurée, et elle finit par se dire que cela faisait beaucoup trop dans une seule et même journée.
Voir des choses, comme le disait son frère, n'avait rien d'anodin. Elle avait déjà rencontré des personnes dotées d'étranges capacités, elle en côtoyait certaines ; parfois sans le savoir. Mais souvent, la contrepartie était terrible ; quelquefois, c'était l’œuvre d'une promesse, d'un pacte signé avec un démon.

« Qu'est-ce que tu veux dire exactement ? », s'enquit le professeur tandis qu'Aaron se rapprochait d'elle.

En vérité, elle avait peur que tout soit trop facile. Peur d'avoir tout compris, même si elle ne saisissait pas encore toutes les subtilités de ce pouvoir en lequel elle n'était pas encore tout à fait prêtre à croire.

« La ramener ? Ici, à L.A ? »

L'histoire d'Icare avait eu beau lui prouver qu'elle s'était plantée en beauté en tentant de l'éloigner, s'imaginer poursuivre ses activités en devant garder un œil perpétuel sur son frère et sa sœur n'avait rien de séduisant.

« Je ne sais pas ce que tu as vu et je suis prête à te croire mais... tu  sais ce que je fais. Vous avoir ici tous les deux près de moi ce serait comme... »

une phrase laissée en suspens, une main qui se tend pour venir frôler délibérément la joue brûlante d'un frère trop longtemps délaissé. Un geste innocent pourtant si difficile à mener.

« ...vous condamner ».

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MessageSujet: Re: Un cadeau empoisonné [PV: Alecto]   Ven 4 Sep - 19:13



stephen amell
Un cadeau empoisonné.

JE LES ENTENDS RIRE COMME JE RÂLE. JE LES VOIS DANSER COMME JE SUCCOMBE. JE PENSAIS PAS QU'ON PUISSE AUTANT S'AMUSER AUTOUR D'UNE TOMBE. EST-CE QUE CE MONDE EST SÉRIEUX ?

 

olivia wilde

« Depuis quand es-tu à L.A exactement ? » Une question qui reste une nouvelle fois sans réponse tandis que l'aînée se démène dans le vide. Son arrivée est récente, juste assez vieille pour lui avoir laissé le temps de se former un réseau. Son expérience militaire est utile, il sait qu'il est nécessaire de se préparer. Il n'est pas idiot au point de se présenter ainsi sans avoir enquêté, sans avoir tout vérifié. Ce n'est que lorsqu'il lui parle de son Don qu'il obtient une réelle attention. « Qu'est-ce que tu veux dire exactement ? » N'est-il pas suffisamment clair ? Il est touché de ce qui peut être une bénédiction et une malédiction. Pouvoir prévenir le danger, pouvoir tout simplement savoir au prix d'un corps fatigué. « Je veux dire que j'ai quelque chose successible de les attirer. Être capable de lire les événements liés à un objet ou à une personne, en échange d'un contrecoup dont je me passerai bien, est une chose peu commune je présume. » En voyant l'incrédulité sur le visage de sa sœur, il se dépêche de préciser. « Ça ne vient pas d'eux, rassure-toi. » Il lui fait alors part de ses idées pour leur cadette. Il désire l'avoir près d'eux afin de pouvoir faire ce qu'ils ont oublié de faire ces dernières années, veiller sur celle qui partage leur sang. « La ramener ? Ici, à L.A ? »

Où, si ce n'est ici ? Qui pourrait la protéger de ce qu'il a vu ? Il ne peut décemment pas confier Selene à leurs parents, au risque de tous les voir disparaître. « Je ne sais pas ce que tu as vu et je suis prête à te croire mais... tu  sais ce que je fais. Vous avoir ici tous les deux près de moi ce serait comme... » Le geste qui suit est surprenant. Aaron est légèrement ébahi, ne se souvenant pas d'une chose semblable depuis son retour d'Afghanistan, bien des années auparavant. « ...vous condamner ». Le hacker enserre la main d'Alecto de la sienne, plongeant son regard dans les yeux océaniques de son interlocutrice, tâchant de lui montrer la détermination qui l'anime. « Ce n'est pas à toi de décider. » L'homme quitta sa place, faisant quelques pas dans l'appartement. « Nous sommes déjà impliqué, Alecto. Mon Don ne me permettra jamais de vivre en paix, et même si c'était le cas, je ne me le permettrai pas tant que tu chasseras pour Noah. » Il frotte les arêtes de son nez, prenant une grande respiration. « Selene est aussi compromise. Mes visions du futur ne sont pas immuables. Mais si nous n’agissons pas, nous la perdrons, aussi sûrement que le soleil se lève chaque matin. »

               
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MessageSujet: Re: Un cadeau empoisonné [PV: Alecto]   Sam 12 Sep - 12:17

olivia wilde

L'espace d'un instant, elle s'était laissée aller, guidée par l'émotion. Quelques secondes à peine et c'était déjà trop.
Un froncement de sourcils altérant l'harmonie de ses traits, elle replongea dans l'éternel mutisme qui la définissait.
Ses doigts s'étaient égarés, ses mots aussi. Elle était contrariée. Contrariée par les questions posées qui restaient sans réponse. Contrariée par ce frère qui avait bien trop grandi et qui ne l'écouterait plus désormais. Contrariée par les choix qu'elle allait devoir faire, et cette faiblesse, qui lui revenait soudain comme un boomerang dans la figure.
Sa famille, elle l'avait précisément écartée pour rester forte et indépendante. Icare reparaissait et remettait tout son mode de vie en question. Elle était prise à la gorge, ce dont elle avait horreur...

Figée au fond de son siège, plus que jamais elle laissait transparaître des similitudes avec les statues d'autres temps, impérieuses, immuables. Cette histoire de Don aussi la laissait perplexe. Elle se demandait jusqu'à quel point elle pouvait y croire, et si tout simplement la Guerre n'avait pas contaminé son cadet de cauchemars et de visions abominables. Qu'il s'inquiète était légitime... mais n'était-ce pas exagéré ? Elle si paranoïaque d'ordinaire s'étonnait de nager dans le flou le plus total, mais ça faisait beaucoup trop d'informations à digérer d'un coup...


stephen amellPenchée en avant, bras relevés et doigts écartées, l'enquêtrice fit soudain comprendre à son cadet qu'elle avait pris sa décision. A quoi bon discuter ici plus longtemps ? Selene avait besoin d'eux, maintenant. Grave ou non, la situation justifiait amplement un vol improvisé pour au moins vérifier qu'elle allait bien, qu'elle n'était pas en danger.
« Elle est encore en Louisiane, d'après toi ? » Contentée d'un hochement de tête, elle poursuivit sans attendre ; « J'annule mes cours de demain, on prend le premier avion pour La-Nouvelle-Orléans. On pourra passer le week-end à la chercher là-bas ». Et plus si nécessaire, refusa-t-elle d'ajouter. Elle espérait bien qu'il ne s'agisse que d'un terrible malentendu, qu'ils trouveraient leur petite sœur heureuse et en parfaite santé. Même s'il semblait évident qu'une telle attente ne pouvait tenir que du fantasme.

« Quant au reste... » Elle voulait parler des fameuses visions ; « On aura quatre heures de vol pour en discuter ». Elle se leva d'un bond sans même le regarder, prête à décrocher son téléphone afin de prévenir l'université, sur le point déjà de boucler sa valise.

« Je ne suis pas convaincue que ramener Selene ici soit une très bonne idée. Toi tu es assez grand pour rester si tu le souhaites... et soit. J'ai bien compris que je ne pourrais pas t'en empêcher ». Près de la porte du couloir, elle prit tout de même la peine de se retourner pour faire face au colosse qui la surplombait. Elle ne s'en sentait pas moins inférieure à lui. Ca n'avait jamais été le cas et ça ne le serait jamais. Elle était l'aînée, c'était sur ses épaules à elle, bien plus frêles pourtant, que tout reposait.
« Nous verrons une fois là-bas, et avec elle, s'il le faut vraiment ».
La discussion était close, pour cette fois. Elle recouvrait enfin cette illusoire mais non moins agréable sensation de contrôle : un semblant d'autorité.

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