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 Where is my mind ? [ROBIN]

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MessageSujet: Where is my mind ? [ROBIN]   Sam 25 Avr - 11:53


Where is my mind ?

Il s’était fait piéger par son inconscience. Cette partie de lui-même qui, depuis ces derniers mois, affirmait trop régulièrement sa présence. Il pouvait blâmer l’alcool et les autres. Il n’en resterait pas moins, en sa qualité de protagoniste, fautif de sa propre condition. Personne ne lui avait forcé la main. Tout le monde s’était contenté de le regarder sombrer pour finalement le voir tituber jusqu’à la voiture de la jolie serveuse brune. Cette histoire avait été sujet à une imagination débordante. Une fois les deux silhouettes disparues il ne restait plus qu’à lancer les paris sur les événements qui se dérouleraient ensuite. ‘Tout le monde’ avait l’esprit fertile. ‘Tout le monde’ n’était qu’une seule et même voix guidée par le fantasme. Mais ‘Tout le monde’ n’était pas là. Quant au protagoniste, s’il l’avait été physiquement, son esprit avait fait l’impasse sur cette fin de soirée. Trop épuisé pour se changer, il s’était débarrassé de ses vêtements et avait puisé dans ses dernières forces pour se glisser sous la couette. Il n’aurait plus qu’à ramper le lendemain sous la douche et espérer ne pas trop souffrir de cette nouvelle cuite. Des faits sans aucun intérêt que sa mémoire avait jugé bon d’oublier. Un tour qu’elle lui avait joué. Son alarme avait retentit à 8h. Ses esprits retrouvés, il n’avait pour souvenir que le goût du mélange douteux qu’on avait voulu lui servir comme un cocktail exotique, et l’image de Robin. A croire que Las Vegas et ses expériences précédentes ne lui avaient pas servi de leçon.

Il avait espéré tout au long de la journée retrouver ces brides de mémoire envolées. L’abus de café et la douche froide qu’il s’était offerte au réveil n’avaient pas suffi à le lui rendre. Reprendre le cours de sa vie et faire plus attention la prochaine fois aurait été la solution à adopter. La culpabilité qui le rongeait le matin s’en irait au plus tard avant le soir. Mais si la nuit dernière avait disparue, il en gardait en fond de lui les séquelles. La boule qu’il avait au ventre n’avait daignée partir qu’en fin de matinée. Quant à la sensation qu’il avait d’avoir commis une erreur, elle ne le quitta pas de la journée. C’était de lui-même qu’il avait désormais peur. Ce vide avec lequel il s’était réveillé, lui avait donné l’impression d’avoir temporairement laissé sa place à un autre. Lorsqu’il était allé récupérer sa voiture encore garée derrière le bar, il s’était soudain sentit face à sa solitude. Le bar était fermé et avait l'aspect d’un bâtiment abandonné. De la nuit dernière il n’était resté que des tâches de cendres et d’alcool sur le goudron, ainsi que des bouteilles de bière qui avaient par erreur glissé des mains de leurs propriétaires. Dans l’obscurité le Break Bar était un lieu de vie et de chaleur. Au petit jour il n’était plus qu’une porte face à une rue insalubre. Le protagoniste s’était rapidement détourné de cette image nostalgique. Si le lieu profiterait de quelques heures de répit, lui ferait de son mieux pour terminer sa journée de travail sans encombre. Objectif qu’il était parvenu à atteindre. Non sans mal. Il avait ressassé les événements et avait tenté de démêler et d’interpréter les images qui lui restaient en tête. En vain. Les seules personnes qui pourraient l’aider se trouvaient là où il s’était promis de ne pas retourner avant quelques jours. Comme si ce dernier incident l’avait temporairement sevré de l’alcool. Tenir cette promesse faite à lui-même ne l’aurait bien entendu pas empêcher d’y retourner une semaine après pour répéter les mêmes erreurs. Il n’eut néanmoins pas à attendre jusque-là. Son besoin de vérité l’avait poussé à retourner au bar le soir même.

Sa montre affichait déjà 20h15 lorsqu’il arriva devant. Encore retourné par la veille, il préférait faire court et retrouver un semblant de normalité devant sa télé. « Bonsoir. Loki est là ? » La serveuse le regarda furtivement tandis qu’elle s’agitait derrière le bar. « Il n’est pas là ce soir. Je lui laisse un message ? » Une bonne intention qui fût réduite à néant par les allers retours qu’elle s’évertuait à faire d’un bout à l’autre du comptoir. « Ça ira. » « Je te sert un verre ? » Question piège. « N’importe quoi sans alcool. » Elle haussa les sourcils avant de lui servir un soda. Il se perdit un instant dans les reflets sombres de son verre. Peut-être aurait-il dû préciser qu’il n’aimait pas ça. Il n’avait de toute façon pas soif et avait accepté un verre pour ne pas être assis là comme une plante verte. « Regardez qui est là les gars ! Don Juan ! » Il tressaillit en sentant une main s’abattre brutalement sur son dos. Teddy, surnommé Ted dans l’espoir de ne pas atteindre sa virilité, passait le plus clair de son temps ici. Il était le premier à arriver et sans faute le dernier à partir. Son amour du bar était tel que chacun se demandait où il passait ses journées. Peu de personnes étaient au courant de sa petite affaire artisanale et du fait qu’il avait mise enceinte sa dernière copine en date. Au final personne n’avait envie de le savoir. On se plaisait à l’imaginer dormir dans une ruelle en attendant frénétiquement l’heure d’ouverture. « Pardon ? » L’homme s’assit à ses côtés. « Tu l’as emballée. » Comme si l’étonnement d’Alan ne l’avait pas convaincu du contraire, il continua en souriant dans sa barbe. « La petite brunette avec un corps de rêve. Robin. » Il se sentit pâlir en prenant conscience qu’il ne pouvait pas démentir, la vérité ayant disparue avec ses souvenirs. Il avala une gorgée de son verre en grimaçant. C’était vraiment trop sucré. « Non. Je n’arrivais pas à mettre un pied devant l’autre alors je l’ai sûrement pas ‘emballée’. » Il sortit un billet de sa poche et le déposa sous son verre. « Je vais rentrer. Bonne soirée. » Une grande déception envahie Ted à cet instant. Lui qui pensait faire remonter le protagoniste dans son estime. Il se dit que les apparences n’étaient pas toujours trompeuses. Il regarda l’homme s’éloigner avant de reporter son attention sur la serveuse. « Remet-moi la même chose. »

Le protagoniste se sentait étouffer. Loki absent, il rentrerait chez lui et passerait un coup de fil à cet ami disparu. Il était sans aucun doute le seul à pouvoir lui donner les réponses qu’il attendait. Notamment parce qu’il était un des seuls à terminer la soirée avec tous ses esprits. C’est du moins ce qu’ils s’imaginaient avant que Robin n’apparaisse. Il s’apprêtait à atteindre sa voiture mais fit aussitôt demi-tour pour la rattraper. Ce, avant qu’elle n’atteigne le bar et lui échappe. « Attends ! » Il lui sourit avant de sortir un paquet de sa poche. « Je peux t’offrir une cigarette avant que tu ailles travailler ? Il faut que je te parle de hier soir. » Elle était le dernier visage dont il se souvenait. Chronologiquement parlant. Ajouté aux remarques de Ted, ça faisait d’elle la mieux placée en cet instant pour l’aider. « J’ai du mal à me souvenir des événements de la nuit dernière et… je crois que tu en sais plus que moi. » Il se sentait mal à l’aise d’apprendre une vérité qu’il aurait préférée ne jamais connaître.



Dernière édition par Alan D. Fincher le Ven 8 Mai - 12:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Where is my mind ? [ROBIN]   Ven 1 Mai - 19:03

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Pas toujours, disons. Robin s'était réveillée, comme souvent chaque matin, à sept heures. Elle s'occupait de Nyx et Nemesis, jetait un coup d'oeil par la fenêtre pour vérifier que la fastback était toujours là dans la rue, avant de s'enfouir à nouveau sous la couette pour prolonger sa nuit. Avec son job de barmaid relevant parfois du rôle de tenancière, les heures de fermeture tardives, couplées au retour et aux détours folkloriques dans la Cité des Anges, étaient responsables de l'heure avancée à laquelle elle arrivait enfin chez elle – et il était bien tard quand sa journée commençait après une nuit réparatrice.

La nuit dernière, elle n'y avait pas échappé. Ses petits habitués, ceux qui le sont moins, les mêmes qui se chamaillent ou qui offrent des verres aux autres. Alan en était sorti gagnant, enfin, selon les points de vue. Il avait véritablement été leur divertissement principal de la soirée, à la plus grande satisfaction des autres qui se plaisaient à lui payer de nouveaux verres pour prolonger le spectacle. Robin devait se l'avouer, elle avait pris son pied elle aussi. Elle y avait pensé quelques fois sur sa journée, se délectant de ses souvenirs, comme on repasse les scènes préférées d’un bon film que l’on vient de découvrir. Elle s’était demandée quand est-ce qu’elle le verrait débarquer à nouveau au Break Bar – pas tout de suite, à son avis : probablement qu’il laisserait passer du temps. D’expérience, Robin savait que les personnes comme Alan n’avaient pas souvent envie de remettre les pieds là où leur code de conduite s’était envolé.

Et en parlant du loup, le voilà qui l'apostrophe au moment où elle allait rentrer dans le bâtiment le soir-même. Elle laisse échapper un grand sourire : « Alan ! » C’était surprenant de le voir de retour aux portes du bar, mais la vue de sa voiture lui fait comprendre la raison de sa venue ; il avait probablement attendu que la journée passe pour lui décuver avant de venir récupérer son véhicule. Il lui propose une cigarette qu'elle refuse poliment d'un geste de main. « Il faut que je te parle de hier soir. » Peut-être Alan regrettait-il son comportement imbibé de la veille – bien qu’il n’y ait rien eu de dramatique – et qu’il voulait s’assurer que tout allait bien. « T'inquiète pas Alan, on est bon pour hier. » Elle esquisse un clin d'oeil complice. « J’ai du mal à me souvenir des événements de la nuit dernière et… je crois que tu en sais plus que moi. » Elle fait défiler mentalement les images de la veille avant de s’exclamer : « Oh oui, je suis désolée, j'ai oublié de reprendre ma veste chez toi ! » Elle passe sa main gauche sur l'une des saillies musculaires ipsilatérales de son platysma. La sensation douloureuse qu'elle y ressentait n'était pas bien forte, mais l'ecchymose qui en avait résulté avait nécessité qu'elle noue un petit carré de soie autour du cou pour éviter tout commentaire disgracieux au bar. « Ecoute, ehm… Je passerai quand ça t’arrange à partir de demain pour la récupérer, d’accord ? » Elle se doutait bien qu’Alan ne resterait pas jusqu’au finish ce soir.

« Enfin, concernant hier… » Robin ouvre la porte du bar et la maintient quelques secondes pour ne pas qu’elle ne se referme sur son interlocuteur. Elle devait commencer à se préparer, même s’il n’y avait pas encore foule pour le moment. Bien sûr, Ted était là, son verre de bière à la main et le regard perdu dans le décolleté d’une employée occupée à nettoyer les tables. Il sursaute quand Robin le salue avec force, tandis que cette dernière se réjouissait de l’avoir dérangé dans ses contemplations. « Je dois dire que tu nous as bien tous surpris. » Tout en parlant, elle avait déposé ses effets personnels à l’arrière, rangé les quelques affaires traînantes sur le bar et passait maintenant un coup de torchon sur le bois vernis. « Au début tu nous as raconté des blagues terribles. Puis progressivement, tu as commencé à un peu plus te balader dans le bar. Tu as foutu une bonne raclée au kicker, mais après tu t'es mis à choper la balle de tes mains pour les mettre directement dans le goal. Puis tu n’arrivais plus à viser. » Elle prend une pause et, sur un ton parfaitement sérieux sans une once d’ironie, lui sort les sourcils froncés « Je me demande si Harry a su récupérer sa vue de l’œil droit. » Elle jette un regard furtif en direction d'Alan pour surveiller sa réaction. Le Harry en question, courageux adversaire d’Alan le temps d’une partie de kicker, s’était effectivement reçu la balle dans l’œil. Certainement que sa femme allait encore croire à une bagarre de bar lorsqu’elle découvrirait le coquard. Pauvre Harry, qui faisait pourtant beaucoup d'efforts pour conserver l'église au milieu du village afin de sauver son mariage...

Elle enchaîne avec une autre anecdote de la soirée. « J’ai aussi confisqué ta queue au billard. » Son excès de joie l’avait rendu un peu trop dangereux avec ce genre d’outil en main.  « Mais le clou du spectacle, c’était chez toi. » Elle s’interrompt dans sa tâche et, empruntant un ton de confidence, elle se penche sur son bar afin de se rapprocher de lui : « De toi à moi : j’en ai connu des retours de bar, mais celui-ci était le plus… Comment dire... » Elle ne trouvait pas les mots. Après avoir vérifié rapidement que personne ne les observait, d’un grand geste de mains et de bras, Robin mime une importante quantité. Une énorme quantité. « Franchement Alan, sur ce coup-là, tu as gagné. » Elle le regardait droit dans les yeux pour appuyer l’intensité de ses dires.
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MessageSujet: Re: Where is my mind ? [ROBIN]   Ven 8 Mai - 13:12


Where is my mind ?

De la déception entraîna le refus de son invitation. Elle n’avait pas le temps nécessaire à lui accorder et il se permettait de venir l’importuner alors qu’elle travaillait. Ce, dans le seul objectif de lever le voile sur les événements d’une nuit que tout le monde avait déjà oubliée ou oublierait sous peu. Il n’était pas le premier, et ne serait sans doute pas le dernier à se réveiller un matin avec des maux de tête et une perte de mémoire passagère. Ces séquelles étaient le lot d’une soirée trop arrosée, la punition pour avoir fait taire sa raison. Les serveuses du Break Bar ne comptaient plus ces dérapages quotidiens. Si bien que le protagoniste se retrouvait là, désemparé par ses propres angoisses sans que personne n’y prête une réelle attention. Robin, malgré sa bonne volonté pour répondre à ses questions, ne faisait qu’empirer la situation. « Oh oui, je suis désolée, j’ai oublié de reprendre ma veste chez toi ! » Cette fois il regrettait de ne pas s’être allumé une cigarette pour lui. Il avait besoin d’avoir le contrôle sur quelque chose, même s’il ne s’agissait que d’une braise. Il n’avait pas le souvenir de cette veste, trop alcoolisé la nuit et trop épuisé à l’aube pour s’en rappeler. Ce n’était de toute façon pas pour sa mémoire défaillante qu’il culpabilisait, mais pour ce qu’impliquait la présence de la veste de Robin dans son appartement. Elle était rentrée chez lui. Ce simple fait laissait place à des scénarios multiples dont celui d’avoir tenté quelque chose avec elle et d’avoir réussi. Par masochisme il envisageait le pire, laissant le bénéfice du doute s’installer. Il n’avait pas eu le temps de passer au crible son appartement dans l’espoir d’y trouver un indice. Il avait été trop absorbé par son besoin vital de prendre une douche et la nécessité de trouver un taxi pour récupérer son propre véhicule avant d’aller travailler. Seul dieu aurait blâmé son retard. Mais par professionnalisme il avait toujours respecté ses horaires de travail. Quelles qu’elles soient. Quel qu’il soit.

« Enfin, concernant hier… » Il retrouva son regard, se rendant par la même occasion compte qu’il ne l’avait pas vu se rapprocher de la porte. Porte qu’elle tenait ouverte pour l’inviter à entrer. Il aurait préféré continuer dehors, l’air frais lui permettant d’oublier celui étouffant du bar. Il aurait par la même occasion évité le regard interrogateur de la serveuse qu’il venait de quitter, et celui lourd de sens que s’amusait à lui lancer Ted. Au lieu de ça il se retrouvait à suivre docilement Robin dans l’espoir de ne pas perdre le flot de ses mots. Emprunt à une forme de résistance il resta debout quelques instants devant le comptoir, à une distance assez éloignée de Ted pour éviter de subir un nouvel assaut. L’homme était déjà accroché au goulot de sa bière. Il s’en était emparé avec une telle ardeur que Macy, sa compagne, en aurait été jalouse. Pour le protagoniste, cette soudaine soif lui laissait imaginer qu’il gagnerait un peu de répit, même si Ted n’était devenu qu’un problème secondaire face à Robin. Il avait du mal à imaginer que l’histoire qu’elle lui contait était la sienne, les souvenirs qu’il espérait revenir restant lointains. Mais son ignorance l’affublait d’une crédulité dangereuse. Il imaginait d’ici les réactions à son humour incompris, son manège pour gagner un stupide jeu de balle et les regards que lui porterait la femme d’Harry le dimanche suivant. Il penserait à réparer cette dernière erreur en téléphonant à l’intéressé le lendemain. Cette soirée avait été haute en couleur et on lui en avait privé. Il finit par capituler et par se laisser tomber sur le tabouret le plus proche. Son expression restait indéchiffrable, mélange d’inquiétude et d’incompréhension. Comme si ces aveux n’étaient pas suffisants il fallait qu’elle lui assène le coup de grâce. « Franchement Alan, sur ce coup-là, tu as gagné. » Il tendit son bras au-dessus du bar pour abaisser le sien et mettre fin à sa gestuelle. Il chuchota à son tour, comme pour garder leur conversation privée. « C’est bon. » Il employait ce ton réprobateur qui lui permettait de récupérer un peu de contrôle sur les situations où il n’en avait pas. L’efficacité de cette démarche n’ayant jamais été prouvée. « Tu peux arrêter les sous-entendus et t’en tenir aux faits ? » Si lui faire entendre le pire l’amusait, le protagoniste s’en retrouvait plus perdu encore. Mieux, il se sentait mal à l’aise en imaginant la possibilité d’avoir couché avec elle sans s’en souvenir. Il se redressa sur son siège, l’observant dans les yeux avec une pointe de tristesse dissimulée. La seule façon d’en être sûr était de lui poser clairement la question. « On a couché ensemble ? » Aussi discrète qu’avait pu être cette question, le silence survenu au même moment, ou le radar à informations de Ted, avait permis à celui-ci de l’entendre. Il reposa violemment sa bouteille, s’esclaffant à pleins poumons. « Par ici la monnaie les gars ! » Il se releva brusquement, se dirigeant vers deux hommes au coin du bar sans oublier d’abattre sa main à plat sur le dos d’Alan pour le féliciter. Il se contenta de cette simple tape, déjà appâté par les gains qu’il avait remportés aux paris de la nuit dernière. Plus tard, lorsqu’il serait ivre mort aux côtés d’une Macy petite et rondelette, il se poserait la question de savoir pourquoi ce n’était pas ses mains à lui qui s’étaient posées sur les cuisses de la serveuse. Mais comme l’homme avare et stéréotypé qu’il représentait, il se détourna très vite du sujet pour calculer le nombre de bières qu’il pourrait se payer avec son prix. Le protagoniste voulut réagir négativement à cette scène. Il se contenta de l’observer quelques secondes pour se tourner à nouveau vers Robin. « Je regrette si je passe pour un salaud, mais il me faut le temps d’encaisser toutes ces informations. » Et de les comprendre. Gêné, il tenta d’aborder un autre sujet, comme si ça réglerait le problème. « Pour ta veste. Je la chercherai en rentrant et la déposerai ici demain. » La voir débarquer à nouveau chez lui était la dernière chose dont il avait besoin, envie.
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MessageSujet: Re: Where is my mind ? [ROBIN]   Mer 29 Juil - 19:41

Surprise par ce ton employé, la mine de la barmaid se renferme. Elle ne pensait pas son interlocuteur si peu ouvert face à ses explications - après-tout, c'est tout de même Alan qui lui avait demandé un rapide débrief' de la soirée. « Tu peux arrêter les sous-entendus et t’en tenir aux faits ? » Sauf qu'elle ne cernait pas vraiment à quel moment elle s'était égarée. Elle soupire, avec une pointe d'agacement, avant de se rappeler qu'Alan était probablement troublé par ce trou noir. Les rôles inversés, Robin aurait sans doute été plus paniquée que ne l'était Alan - elle avait tellement à cacher, tant à protéger, et un esprit imbibé aurait pu tout faire effondrer. Voilà pourquoi la jeune femme se modérait dans ses quantités de spiritueux. Encore heureux, elle tenait très bien l'alcool.

La barmaid, soucieuse de l'aspect de son bar, poursuivait de l'astiquer - il ne demeurait ni trace résiduelle de verres humides, ni incrustations d'origines diverses. A l'opposé, il retrouvait un certain éclat absinthe typique des plus beaux guyacans et, bientôt, le bois d'ébène deviendra aussi lisse que ceux des bars de saloons appartenant aux films les plus mythiques du Far West. Néanmoins, il était hors de question de balancer des verres d'un bout à l'autre - à moins que celui-ci n'amène ses propres verres et nettoie la casse lui-même, et correctement s'il vous plaît.

La question que lui pose Alan la sort de ses pensées brusquement. « On a couché ensemble ? » Elle immobilise son mouvement et fixe le regard sur le bois d'ébène jusqu'à ce que Ted réclame ses gains. A cet instant, elle redresse le nez, furibonde, et fait le tour du bar d'un pas suffisamment rapide que pour récolter une bonne partie des billets que les autres commençaient à sortir paresseusement. Elle empoigne aussi ceux que Ted avait déjà récupérés, ce dernier ne trouvant rien d'autre à émettre qu'un gémissement frustré pour manifester sa déception. « T'as oublié, Ted ? » lui lance-t-elle en retournant de l'autre côté du bar, « c'est quand on parie sur la barmaid qu'on risque le plus gros » cite-t-elle en pointant du doigt la feuille affichée au mur où la phrase était retranscrite. Une façon comme une autre de limiter les mauvaises rumeurs sur soi.

Elle se remet face à Alan, s'accoude sur le bois et s'humecte le pouce afin de commencer à compter les billets. « Je regrette si je passe pour un salaud, mais il me faut le temps d’encaisser toutes ces informations. » Entendait-elle seulement ? Elle donnait l'impression d'être trop absorbée dans son comptage étant donné l'absence de réponse. Lorsqu'il lui parle de sa veste, elle venait de recommencer à parcourir les billets une seconde fois. « Merci, Alan. » A propos de la veste qu'il lui ramènerait le lendemain. « Sinon, nous avons effectivement vécu un moment très fou cette nuit, ça il n'y a pas à dire mais... » Elle sépare le magot en deux liasses plus ou moins épaisses, en fourre un dans la poche arrière de son jean et glisse le second à côté du verre d'eau qu'elle lui avait spontanément servi plus tôt, en rentrant dans le Break Bar. « Tu m'as surtout vomi dessus. Un fameux paquet en fait, ce qui a nécessité un petit nettoyage des dégâts avant que je ne retourne chez moi. » Ted, toujours ronchon, grognait de mécontentement sur son tabouret. Elle lui balance un torchon sur la tête ; celui-ci réagit à peine. Le boudeur...

Elle récupère son torchon, le lance dans un seau et s'en procure un propre dans l'une des petites armoires. Elle en profite pour sortir une Budweiser qu'elle décapsule pour Ted. Instant bref de culpabilité de l'avoir dépouillé de ses gains ; néanmoins, il ne devait pas s'attendre à en avoir une deuxième prochainement. « En fait, tu étais tellement mal que j'ai pris l'initiative de te conduire moi-même plutôt que de te mettre dans un taxi. Une fois chez toi, tu t'es mis à dégobiller de partout. Oh, je n'ai pas eu facile, il faut le dire... mais une fois la tête dans le wc, ça a été : j'ai pu faire le nécessaire. Voilà voilà pour la fin de la soirée. » Elle lui sourit gentiment avant de pointer son doigt sur les billets qu'il n'avait toujours pas ramassé ; sur un ton tout autre, elle lui signifie de ne pas se faire d'illusions : les bougres n'avaient pas parié si gros que ça.
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MessageSujet: Re: Where is my mind ? [ROBIN]   Sam 1 Aoû - 0:59


Where is my mind ?

Il riait dans un hoquet sourd, les yeux rivés sur les billets. C’est en sentant ses doigts se desserrer et son buste se redresser qu’il prit conscience de l’état de frustration dans lequel il s’était mué jusqu’à présent. La vérité qu’elle lui servait lui offrait une image de lui loin de pouvoir le flatter autant que celle de Don Juan qu’on lui avait collé comme étiquette le matin même. Elle était beaucoup plus banale et acceptable, dans le sens où elle se rapprochait de celle arborée par tous les clients du bar. S’il s’était malgré lui sentit rougir en apprenant ses exploits de la nuit, preuve de sa nécessité à s’entraîner davantage pour se vanter d’avoir un foie aussi résistant que celui de Loki, l’idée d’avoir échappé au coup d’un soir avec une serveuse prise au hasard le comblait de satisfaction. Cette frontière qu’il n’avait pas franchie, était parmi celles faisant de lui un homme respectable. Ne pas se laisser aller à des pulsions le rendant animal, était une chose qu’il espérait valorisant. Non pas qu’il n’y ait jamais pensé. Qui pouvait affirmer n’avoir jamais posé les yeux sur une femme tout en s’imaginant pouvoir en prendre possession quelques instants ? La vérité était qu’il avait été trop occupé à fuir sa famille et à grimper les échelons pour rencontrer une tentation à laquelle il ne pourrait résister. Ajouté à sa fidélité pour Nola sur une durée de 6 ans, il devenait celui pouvant regarder les autres de haut.

« Garde-les. » Il repoussa les billets du bout de ses doigts, comme un enfant repousse une assiette de légumes verts. Il avait fini de rire et se complaisait seul dans l’idée d’avoir retrouvé sa mémoire envolée. « Ça contribuera à payer le pressing… ou l’essence. » Ce lot de consolation serait toujours préférable aux tâches de vomis gagnées la veille.

Il releva les yeux sur Robin, un sourire timide aux lèvres. « Merci. J’espère pouvoir te rendre la pareille à l’occasion. » Il ne comptait pas sur le fait de la ramener ivre chez elle pour la voir embrasser les toilettes en gémissant. L’ironie de la situation aurait de quoi les inquiéter. Il espérait seulement lui faire comprendre qu’il pouvait aussi être responsable, et qu’elle pouvait compter sur lui pour se racheter. Peu lui importait qu’elle le prenne au mot ou non. Ils n’avaient jamais été assez proches pour faire preuve d’une bienveillance mutuelle l’un envers l’autre. Néanmoins il espérait qu’elle croit en la sincérité de ses mots.

« Je me sens quand même idiot d’avoir oublié la soirée très intime que l’on a passé ensemble. » Ses lèvres pincèrent le rebord du verre d’eau après qu’il ait fait mine de trinquer avec elle. A cet instant, l’eau lui paraissait presque plus gouteuse qu’un grand vin. De ces européens aux robes pourpres qu’on lui proposait de goûter avant le service au restaurant. Malgré son plaisir indéniable pour les blancs, il se contentait d’accueillir les rouges avec un sourire, faisant mine d’en déceler les nuances sans jamais rien y comprendre. « Il faudra certainement que je te fasse boire ce soir pour que l’on soit quittes. » Ses mots restèrent accrochés à son verre sans qu’il ne lui accorde un regard. Les enchères débutaient pour savoir s’il s’habillait de son humour transcendant. Comme s’il lui était possible d’en demander autant à Robin. « Je promets de ne pas me plaindre si tu te venges en vomissant sur ma banquette arrière. »

Des rires s’élevèrent dans le bar. Rien qui ne le concernait directement. Les ténors de la salle avaient seulement la fâcheuse tendance à accaparer toute l’attention. Il regarda ces bouches béantes, délivrant des dents jaunes et des haleines de bière, se demandant si c’était le chemin qu’il emprunterait. Une angoisse profonde qu’il exprima sans s’en rendre compte en caressant ses dents du bout de sa langue. Il repensa à Teddy, aux paris. Un aspect des bars qu’il lui arrivait d’oublier, notamment car il n’y participait pas. L’argent s’épuisait si facilement au profit de l’alcool, que tout sujet de pari était à prendre. « Robin… » Son regard s’illuminait en même temps qu’il la regardait. « Si je me rattrapais en triplant tes gains ? » Le voir se prendre dans l’engrenage des bars avait quelque chose de pathétique. « Si tu es partante bien sûr. » Il voulut se pencher au-dessus du bar et lui susurrer son plan machiavélique à l’oreille. Mais tel un James Bond en herbe, il se contenta de parler plus bas, couvert par les blagues salaces fusant derrière lui. « Les doutes sur les événements de la nuit passée dissipés, je n’aurais plus qu’à attendre qu’ils aient un peu plus d’alcool dans le sang pour remettre les paris de hier sur le tapis ce soir. Avec l’objectif cette fois de faire monter les enchères. » Il haussa les sourcils, adressant ses paumes de main au ciel comme une évidence. Si tous ses clients avaient étés accrocs à la bouteille comme ceux du Break Bar, les contrats se seraient vite signés.
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