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Où : Inverness City (Scotland) Quand : Année 2017. Qui : Étudiants, professeurs, personnel et sorciers venus de tous horizons. Le Comment du Pourquoi : Après avoir terminé leurs études à Poudlard, certains sorciers ne s’arrêtent pas là. Soit parce qu'ils n'ont pas envie d'entrer dans la vie active (tout de suite), soit parce que leurs parents souhaitent les voir continuer leurs études. Les cours sont donc encore loin d’être terminés, certes, mais heureusement pour vous petits veinards, l’ambiance n’est plus du tout la même qu'a Poudlard. Débauches, folies, beuveries, sorts à gogo, kiss à tire-larigot, le monde des jeunes sorciers n’a jamais été aussi rock’n’roll ! ♥
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 Youhou, it's me ! [PV : Margot]

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MessageSujet: Youhou, it's me ! [PV : Margot]   Lun 1 Juin - 10:18



stephen amell
Youhou, it's me !

You bring me to my knees
You make me testify

 

olivia wilde

La moto s'immobilise aux pieds du bâtiment universitaire. Le bruit du véhicule attire certains regards curieux et déclenche des discussions intriguées. L'homme retire son casque puis attache l'anti-vol à la roue arrière de sa monture avant de rejoindre l'entrée de l'édifice. Il marche le long des couloirs, levant la tête de temps à autre à la recherche d'un numéro d'amphithéâtre. Mais alors qu'il s'apprête à toucher au but, quelqu'un lui tape à l'épaule. L'ex-taulard se tourne alors, affichant un léger sourire, pour faire face à une jeune femme en tenue de pompom girl. - Excusez-moi, mes copines et moi on s'demandait si vous étiez.. Aaron lève sa main droite au niveau du visage de son interlocutrice, lui signifiant qu'elle doit faire silence. - Sois gentille, garde ta libido sous le bras, et retourne faire la pyramide avec tes amies. Regard méprisant, bouche à moitié ouverte laissant voir un morceau de chewing-gum puis cul qui se tourne pour un ouf de soulagement.

Le vétéran retourne ainsi à ses affaires, continuant son exploration pour finalement trouver la porte du Jardin d’Éden. Ou plus vraisemblablement, celle de la pièce qu'il cherche depuis trop longtemps à son goût. Il s'engouffre à l'intérieur, se retrouvant au fin fond de la salle, faisant tourner quelques têtes à cause du grincement des gonds.

Ni une ni deux, il traverse la pièce pour se poster aux côtés du professeur, qui tente de manifester sa désapprobation avant d'être gentiment remercié par Aaron qui s'empare du micro.- Bonjour à tous. Je cherche Mar.. Le professeur tente alors un baroud d'honneur en essayant de se saisir du micro. Pour toute réponse, Icare tapote sur le clavier de l'ordinateur, déclenchant une série de messages d'erreurs. Une action suffisante pour détourner l'attention de son propriétaire quelques instants. - Donc, je disais. Je cherche Margot Du Maurier. Je sais qu'elle devrait être ici à cette heure-ci, donc si elle veut bien avoir la gentillesse de se lever.. Sourire Colgate offert à l'assemblée.

               


Dernière édition par Aaron I. Fowler le Ven 28 Aoû - 16:53, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Youhou, it's me ! [PV : Margot]   Sam 6 Juin - 21:56

Elle avait hésité à se lever, elle avait hésité à vivre une journée. Les cauchemars flottaient dans la chambre en monstres informes, prêts à la saisir à la cheville, à l'attraper, à l'entraîner. Pelotonné sur elle même, la couverture ramenée en fouillis contre son torse haletant, Margot essaya de grandir, d'être autre chose qu'une gamine terrifiée. La panique lui enlevait les mots, comme d'habitude. Ce n'était pas la première crise de ce genre, ce ne serait pas la dernière. Lorsque des choses trop enfouies remontent soudain, lorsqu'il faut faire face mais que nos jambes nous lachent.

Elle pleura dans son café, elle pleura dans la douche, elle pleura tout court à vrai dire. Seule, piégée par quelque chose de trop gros qui revenait l'attaquer parfois. Le genre de chagrin qu'on ne raconte pas, le genre de bêtise pour nous couper du monde. La jeune femme dû se faire violence pour oser sortir. Les yeux rouges, pas maquillée, en retard, elle rejoignit l'université la tête basse, trop basse. Quelque chose dans son pauvre orgueil lui ordonnait de se révolter, lorsqu'un instinct de survie murmurait pourtant de garder le silence.
Pas d'insultes aujourd'hui, pas de regards noirs pour se frayer un chemin dans cette jungle de jeunesse. Elle coula un regard timide vers le bureau d'Argus Henriksen, mais ne s'arrêta pas. Comme si l'homme n'avait pas d'autres choses à faire. Des choses ben plus importantes. Au fond, Margot ne représentait plus rien à présent qu'elle avait obéit à son ordre ultime et tué quelqu'un. Il la trahissait.... Il la trahissait en l'abandonnant, et la jeune femme ne pouvait rien faire. Alors ses pensées prenaient un tour dangereux à nouveau, remettant en cause trop de choses.

Un attroupement s'était formé près de l'amphi, le cours devrait être débuté pourtant. Son retard n'aurait donc plus rien de discret si elle choisissait d'entrer. Elle hésita un peu, juste le temps de laisser un homme parler. Avec le micro. Un homme qui la cherchait.
Il n'avait pas la dégaine d'un flic, pas les manières non plus.... A vrai dire tout cela sonnait comme une mauvaise farce. La jeune femme secoua la tête puis recula, s'éloignant de l'inconnu comme de l'amphithéâtre.
Au niveau des gens collants, Margot avait eu affaire à pas mal de mondes, surtout spécialisés en drague lourde. A chaque fois, la jeune femme n'offrait que froideur et dédain, faisant s'exciter encore plus quelques gros blaireaux prenant un refus pour un challenge.
Avait-elle déjà refusé à cet homme de prendre un café ? Non, elle s'en souviendrait. Il était grand, musclé, plus vieux que la plupart des étudiants, bref pas le genre de physique pour la mettre en confiance.
Elle prit le temps d'y réfléchir, assise sur l'un des bancs du hall, les paupières un peu pesante et l'esprit de mauvaise humeur. L'envie e juste rentrer pour se rouler en boule sou sa couette était forte, malheureusement ce n'est pas conseillé dans la vie de se laisser aller à de tels instincts.

Quelqu'un ou quelque chose avait du réussir à virer l'homme de l'amphi, à moins qu'il ne se soit simplement lassé, puisqu'il passa soudain devant elle. Margot hésita un peu, avant de finalement l'interpeller, réprimant un baillement.

 « Je peux savoir pourquoi vous me cherchiez ? Normalement je ne vous dois pas d'argent.... »

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MessageSujet: Re: Youhou, it's me ! [PV : Margot]   Ven 14 Aoû - 23:11



stephen amell
Youhou, it's me !

You bring me to my knees
You make me testify

 

olivia wilde

Les essais de l'homme sont infructueux, ses appels restent sans réponse aucune. La seule tête rousse dans l'assemblée est celle d'un jeune homme à la carrure de Michelin. Devant cet échec, l'ex-taulard quitte l'amphithéâtre comme-ci de rien n'était. « Espèce de barbare » que lui lance d'ailleurs le professeur, entre autres joyeusetés du même registre. On l'a déjà insulté de nombreuses façons, mais ces injures là le font sourire, lui donnant l'impression de se faire incendier par le Docteur Tournesol. C'est toutefois en quatrième vitesse qu'il compte rejoindre le hall du bâtiment, ne souhaitant pas avoir à faire avec le service de sécurité du campus. Encore fallait-il que l'enseignant arrive dans un premier temps à maîtriser ses élèves, enhardis par la scène.

Mais alors qu'il descend une volée de marches, quelqu'un l'aborde. « Je peux savoir pourquoi vous me cherchiez ? Normalement je ne vous dois pas d'argent...  » Quelques secondes sont nécessaires afin de lui permettre de reconnaître son interlocutrice. S'il s'agit bien de la femme qu'il cherche, son apparence négligée et ses traits tirés l'ont fait hésiter. Il a pourtant vu et revu de nombreuses photos de cette Du Maurier sur laquelle il s'était renseigné lorsqu'elle l'eut autrefois contacté.

Il lui offre un sourire, car c'est un type comme ça Icare. Il sourit pour rien, juste parce qu'un sourire, c'est souvent contagieux. La chose trancherait méchamment avec la tête actuelle de la rouquine, qui semble plus inquiète par le fait de ne pas pouvoir regagner son lit plutôt que par l'hypothèse d'un éventuel créancier. « Non, vous ne me devez rien. » Le vétéran fouille dans les poches de sa veste, jetant un œil aux alentours.« Pas d'argent en tout cas. » Il dégaine une enveloppe qu'il fourre sous le nez de l'étudiante. Un simple bout de papier pourtant significatif puisqu'il porte le logo d'une prison fédérale. « Mais je ne suis pas contre un peu de votre temps. » Il estime qu'il s'agit là de la moindre des choses, puisqu'il a servi de sujet d'étude.

               


Dernière édition par Aaron I. Fowler le Ven 28 Aoû - 16:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Youhou, it's me ! [PV : Margot]   Sam 15 Aoû - 10:18

Elle prit l'enveloppe sans un mot et acquiesça. Finalement, Aaron ressemblait un peu à ses lettres, à ses phrases... Elle en revanche, il devait la trouver décevante. Comme beaucoup de monde en fat, à croire que Margot ne savait faire que cela : décevoir. Le campus désert leur offrait une discrétion relative, mais quelle importance ? La jeune femme n'avait rien à cacher, cœur ouvert, cœur fané. Elle ferma un peu les yeux, cherchant quelque chose d'assez fort pour ne pas s'écrouler, le souvenir 'un rêve, d'une poésie Elle ferma les yeux et les rouvrit, un simple clignement, de la douleur aussi, celle qu'on ne montre pas, trop profonde, trop personnelle.

 « Ils vous ont relâché, c'est bien. »

D'une certaine manière, Margot avait apprécié leurs échanges : jouer avec les mots, les poser simplement, lire aussi, lire beaucoup, chacun faisant attention cependant à ne rien dire de trop intime, personnel. Il y avait des règles après tout, non-dites peut-être, mais qui existaient. Alors elle osa sourire, absente quand même, inconsciente du geste similaire d'Aaron, vivant trop dans son propre monde pour cela. Elle l'écoutait d'une oreille distraite, désirant être ailleurs sans savoir où pourtant. Une simple envie, se bousculant à celle de sucre et de café. Du temps, n'est-ce pas ? Hé bien, en acceptant de lui écrire Margot avait accepté de lui en donner. Cela ne se limitait pas qu'au périmètre de la maison, et peut-être avait-il des proches, de la famille, des amis, mais ce n'était pas son problème. Elle ne demandait rien d'intime, cela n'était pas son rôle. Une chose à apprendre pour gagner la confiance, après seulement Margot pouvait espérer se glisser dans les détails, là où les plus grands diables se cachaient.
Ses discussions épistolaires avaient été un test pour lui apprendre à manier les mots, certains détenus avaient accepté de lui répondre -comme Aaron- d'autres non. A chaque fois, Margot examinait le contenu des lettres, les siennes propres, les réponses, avec le caractère des hommes choisis, analysant, comprenant peut-être, comprenant parfois.

 « Je suis là, et je crois bien ne pas aller en cours aujourd'hui Je m'excuse, je ne suis pas très en forme, ne faites pas attention simplement. Ca ira »

Elle doutait qu'il s'inquiète pour elle, elle-même ne le ferait pas, simplement la jeune femme voulait au moins signifier que cela ne l'empêcherait pas de l'écouter. Froide, distante peut-être, là surtout, là quand même.
Le vent leur apportait l'écho de chansons joyeusement idiotes, plus loin les pom pom girls devaient s'entraîner. Une atmosphère estudiantine légère, fausse aux yeux de la jeune femme. Ici comme ailleurs, des choses hideuses se terraient dans l'ombre et dans le cœur.

Fouillant dans son sac, Margot en extirpa un paquet de cookies pas encore ouvert. Elle déchira l'emballage, le tendit à Aaron avant d'en prendre un et regarda un bout de ciel à nouveau. Bleu, légèrement nuageux, quelqu'un quelque part devait certainement le trouver beau, ce ciel là.

 « Alors, vous avez des projets ? »

Une autre qu'elle aurait sourit, une autre qu'elle aurait regardé l'homme avec un peu plus de chaleur, parce que dans ses yeux à elle, il y avait quelque chose d'éteint, de détraqué. Une prison, des barreaux de chair et d'acier, un battement de cœur pour tout maton... Elle laissa le paquet de gâteaux entre eux sur le banc, barrière inconsciente qu'elle posait avec naturel, non dégoût. A force d'années, on finit par s'habituer aux cages à construire et autres tours d'Ivoire.

 « Vous n'êtes évidemment pas obligé de répondre, mais votre souvenir le plus pénible...qu'est-ce que c'était ? On voit la prison dans les films ou les séries bien sûr, mais on ne peut pas vraiment imaginer.... »

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MessageSujet: Re: Youhou, it's me ! [PV : Margot]   Sam 12 Sep - 15:59



stephen amell
Youhou, it's me !

You bring me to my knees
You make me testify

 

olivia wilde

Qu'a donc cette jeune femme, pour paraître si abattue ? Quelle chose peut-elle tracasser une étudiante au point de lui faire arborer cet air blasé, ce regard floué par la vie ? La faculté n'est-elle pas un lieu pour s'épanouir et profiter ? Si Aaron n'a passé que deux ans dans une académie de Louisiane pour y obtenir son Associate degree en informatique, préférant incorporer l'armée à l'idée de rester à l'école pour un temps indéterminé, il se souvient encore des soirées organisées sur les campus. Du moins, il se rappelle de la plupart d'entre elles. La rouquine n'a néanmoins pas l'apparence d'une grande fêtarde. L'espace d'une seconde, son interlocutrice semble même prête à s'écrouler sur les pavés, résignée. « Ils vous ont relâché, c'est bien. » Elle le surprend en souriant. Un geste plus proche de l'action machinal qu'autre chose, sans doute là pour faire bonne figure, mais qui a toutefois le mérite d'exister.

« Je suis là, et je crois bien ne pas aller en cours aujourd'hui Je m'excuse, je ne suis pas très en forme, ne faites pas attention simplement. Ça ira » En effet, son état de santé ne paraît pas au beau fixe. Il opine simplement de la tête afin de lui faire comprendre qu'il n'abusera donc pas de son temps. L'homme refuse poliment le gâteau qu'elle lui tend dans son emballage.

« Alors, vous avez des projets ? » Le vétéran ne répond pas du tact au tact, songeant à ces fameux projets. Vivre est déjà un projet ayant des allures de rêve éveillé. Sa conjointe peut bien le lui faire oublier, il n'en reste pas moins effrayé lors de chaque réveil. Si le futur est incertain, le passé est quant à lui trop manifeste. « Recommencer sans me faire attraper ? » Il sourit à nouveau, fixant la criminologue en herbe. « Je travaille comme cyber-enquêteur pour une agence privée. C'est bien payé et je peux bosser de n'importe où. Plutôt pratique. » Sans compter sur un emploi du temps modulable, un must pour quelqu'un dans sa position.

« Vous n'êtes évidemment pas obligé de répondre, mais votre souvenir le plus pénible...qu'est-ce que c'était ? On voit la prison dans les films ou les séries bien sûr, mais on ne peut pas vraiment imaginer.... » Mal en point, mais toujours concentrée sur ses devoirs. Un sujet d'étude reste un sujet d'étude. « Il y a eu une émeute, quelques semaines après mon incarcération. Ce que j'ai vu alors.. » Jamais il n'oubliera. Ce visage digne de la pire des hallucinations, cette sensation qui a transpercé tout son être à ce moment là. Sa première rencontre avec l'un d'eux. « Un homme sans liberté n'a plus rien à perdre. Il est plus proche de l'animal que de l'Homme. »

               
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MessageSujet: Re: Youhou, it's me ! [PV : Margot]   Ven 9 Oct - 14:38

Il y avait quelque chose d'effrayant dans ses déclarations, pas lorsqu'il parlait du mal, pas lorsqu'il parlait de la prison. Non, un seul mot suffisait : recommencer. Alors bien sûr le crime de Aaron n'avait rien d'inhumain, pas de meurtre, de viol ou de massacres. Cependant, son obsession semblait la même que d'autres détenus plus monstrueux : recommencer. Où était la Justice dans tout ça, où était l'équilibre ? L'Être humain resterait cette chose profondément égoïste qui, sous prétexte qu'un acte lui plaisait, qu'un autre l'avait lésé, possédait tout pouvoir de recommencer. Et Margot pensait à elle-même aussi, sa volonté de tuer parfois, comme un coup au cœur, quelque chose pour l'empêcher de respirer. Elle n'en rêvait pas par sadisme, au contraire tout lui apparaissait trop avec une froideur chirurgicale. Non, ce qu'elle voulait c'était justement participer à cette balance, cet équilibre entre le bien et le mal, pour elle ne sachant plus vers où se tourner.

Il parlait de liberté à présent, et la jeune femme ne pouvait pas répondre. Pieds et poings liés à sa propre agonie, Margot n'y avait jamais goûté. Elle était un songe, rien de plus, aux couleurs de quelques désirs passés. Une illusion de femme peut-être, un brouillon tout au plus, et cela faisait mal. Cet homme, cet ancien prisonnier, bien sûr qu'il était libre, bien plus libre qu'elle. Elle le comprenait, elle l'acceptait et ne répondait rien à cela. On ne pouvait être juge en tout après tout, non ?
Des mots coincés au fond du cœur, le Mal. Elle en connaissait un des visages, oui, bien qu'incapable de le dessiner par des gestes ou par des mots. Le monde était sale, le monde était laid, il y avait cet homme là, à côté d'elle, pour essayer de s'en sortir et il y avait elle, la noyée, la silencieuse, la muette.
Sans un bruit, elle rangea le paquet de gateau, sans un bruit elle regarda l'horizon. Plusieurs silhouettes s'y découpaient, jeunes en pause entre deux cours, bandes d'amis, couples d'amants. La jeune femme les enviait, tous, avec leurs vies qu'elle ne comprenait pas. Pour eux ce n'était pas difficile de parler, pour eux ce n'était pas difficile de bouger, d'exister. Margot savait jouer la comédie bien sûr, mais cela s'arrêtait là.
Une émeute, elle tenta d'imaginer les corps pressés les uns contre les autres dans un excès de rage et de violence. L'envie primaire de liberté, celle de l'animal, lorsque une raison pourtant plus forte devait vous condamner. Il y avait des innocents parfois en prison, mais on oubliait trop facilement les coupables. Un homme privé de liberté valait moins qu'un animal, cela elle le comprenait. Mais un homme capable de tuer, d'éviscérer et de massacrer ? Un homme détruisant des couples, des familles, des vies pour son simple plaisir ?

 « Au moins, un animal ne trahit jamais, ce n'est pas dans sa nature. L'homme est capable de se trahir lui-même par simple égocentrisme. Parfois pour prouver qu'il vaut mieux que les autres, que cette fois il ne se fera jamais attraper aussi. C'est souvent la manière dont raisonnent les tueurs récidivistes... »

Haussement d'épaule.

 « Vos lettres, elles semblaient souvent forcées. Comme si vous aviez quelque chose à cacher, que le simple fait de l'écrire vous mettrait en danger. Qu'avez-vous vu, Aaron ? »
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MessageSujet: Re: Youhou, it's me ! [PV : Margot]   

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Youhou, it's me ! [PV : Margot]

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