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Où : Inverness City (Scotland) Quand : Année 2017. Qui : Étudiants, professeurs, personnel et sorciers venus de tous horizons. Le Comment du Pourquoi : Après avoir terminé leurs études à Poudlard, certains sorciers ne s’arrêtent pas là. Soit parce qu'ils n'ont pas envie d'entrer dans la vie active (tout de suite), soit parce que leurs parents souhaitent les voir continuer leurs études. Les cours sont donc encore loin d’être terminés, certes, mais heureusement pour vous petits veinards, l’ambiance n’est plus du tout la même qu'a Poudlard. Débauches, folies, beuveries, sorts à gogo, kiss à tire-larigot, le monde des jeunes sorciers n’a jamais été aussi rock’n’roll ! ♥
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 It won't heal, it never fades away Ϟ Terrence

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MessageSujet: It won't heal, it never fades away Ϟ Terrence   Sam 11 Juil - 19:46

It won't heal, it never fades away
Terrence & Innocence



Chassez le naturel ? Il reviendra au galop. La demoiselle était redevenue blonde, une lubie capillaire qui faisait d'elle la même gamine de Boston. Un coup de tête selon elle, mais bien sûr que cela cachait plus qu'une simple envie. La demoiselle subit de nombreux examens en fin du mois dernier : elle progressait rapidement vers le prochain stade de la maladie. Innocence ne supportait pas cette idée que sa maladie était notable sur une échelle de 0 à 5 comme si c'était possible de décrire le malaise que cela provoquait. Innocence n'était pas un barème, elle n'était pas non plus une grenade ni même une bombe : simplement une gamine. La brune supporta l'annonce de cette progression rapide à sa manière : changement capillaire. Cela pouvait sembler stupide, mais la vie de l'étudiante serait bien morose si elle bouffait un pot de glace à chaque fois qu'elle découvrait que sa maladie était en phase de devenir pire encore. La nouvelle blonde voyait ce changement comme un signe de l'été et relativisait, s'amusait... ou presque. En réalité la demoiselle se retrouvait seule dans un amphithéâtre en train de répondre à des QCM pour rattraper ses épreuves auxquelles elle était absente... soit la totalité. Probablement que la demoiselle et le professeur qui la surveillaient étaient tout aussi content l'un que l'autre d'être dans un endroit aussi pourri que l'université au début des beaux jours. Le professeur était assis à son bureau, les lunettes de soleil sur la table, jambes croisées et avec un livre entre les mains. La demoiselle n'était pas mieux dans son genre : un short avec un top long qui dévoilait ses épaules. Dans ses cheveux se trouvaient un crayon pour faire tenir ses longs cheveux blonds en chignon alors qu'elle remplissait les cases, sans réellement être certaine du résultat. La blonde rêvait de danse, pas de crimes et encore moins d'un bureau avec un ordinateur. L'ancienne étudiante en danse se leva finalement, sa feuille en main, les affaires qui traînaient sur son bureau pour finalement se diriger vers le professeur, signer le registre avec un grand sourire, lui souhaiter de bonnes vacances et s'en aller.

Sortant de la salle en fermant cette dernière, s'enfonçant dans les couloirs de l'université qui était totalement vide. Attrapant rapidement son téléphone dans son sac qui n'était pas éteint – il avait donc vibré à plusieurs reprises – pour rapidement composer le numéro de sa mère sans grande passion. La blonde tombant finalement sur le répondeur, ne cachant pas sa joie en soufflant sans une once d'hésitation avant d'entendre le bip qui annonçait le début du répondeur. « Coucou c'est moi. Comme d'habitude ça va, le traitement n'est pas trop chiant, je suis officiellement en vacances, je préfère pas trop m'avancer sur les résultats des examens. J'espère que tu vas bien, tu embrasses tout le monde. Bisous. » Pas une once d'hypocrisie, elle ne se forçait pas à simuler de la joie mais elle ne sautait pas au plafond non plus. Innocence n'était pas branchée sa famille et supportait uniquement sa mère, elle n'avait rien à dire à sa sœur et détestait son père. Qu'importait. Elle glissa le téléphone dans son sac en avançant en fredonnant un air de Taylor Swift.  

crackle bones
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MessageSujet: Re: It won't heal, it never fades away Ϟ Terrence   Dim 12 Juil - 21:16



It won't heal, it never fades away

En journée, Los Angeles n’avait jamais rien eu à apporter hormis des auditions ratées et des rêves de célébrité. On y croisait ses stars montantes aux vêtements bas de gammes et ses policiers hilares, buvant leur café agrémenté de blagues salaces. Il y sommeillait un arrière-goût d’ennui qui prenait Terrence à la gorge pour lui faire regretter d’avoir quitté son lit. Quelques heures de sommeil au compteur et il gardait les stigmates d’une nuit passée à parcourir la ville, son appareil photo en main. Rien qui ferait la une de ce matin. Il s’était contenté de quelques clichés passés sur commande. Le genre de tâche qui lui faisait regretter d’être passé derrière l’objectif, mais qui semblait nécessaire quand la reine criminelle se permettait le caprice d’être clémente. L’aurore arrivée, il ne pouvait espérer rentabiliser sa soirée, et se contenta d’éplucher les éditions du jour avant de se laisser tomber sur son sofa. Un répit de courte durée. Ce matin-là, il avait obtenu un rendez-vous avec un professeur de l’université. Un échange qui promettait de lui laisser l’impression d’en savoir plus sans jamais l’amener au cœur de la vérité qu’il attendait. Mais parce qu’il apparaissait, malgré sa méconnaissance certaine de la réalité du sujet, le plus apte à l’aider sur cette voie, il continuait d’entretenir ces visites ponctuelles.

« Pourquoi ne pas m’envoyer vos recherches ? Je serai plus à même de cibler vos attentes. » Terrence lui sourit, se demandant s’il concevait réellement cette possibilité. Faire partager ces dossiers signifiait mettre à jour les croyances vers lesquelles il se dirigeait. Malgré son intérêt en la matière, le professeur Kringle restait un homme de science pour qui les origines de ce folklore étaient plus enivrantes que le folklore lui-même. « Je crains que ce soit difficile. J’ai mis en avant des interprétations personnelles qui m’empêcheraient d’apprécier votre objectivité sur le sujet. » Le professeur se sentit décontenancé et accepta cette triste vérité. « Je vous remercie pour votre aide. J’en aurai sans doute besoin pour d’autres affaires. » Une conclusion feignant l’hypocrisie et ayant pour seul objectif de le flatter. « Pas avant la rentrée Terrence. Je vais profiter de vacances bien méritées. » Les plages de l’ouest conquirent son esprit telle la marée. Son départ, Terrence l’avait oublié. Il devrait se contenter de recherches internet pour pallier à cette mine d’informations disparue. « Passez de bonne vacances dans ce cas. » La politesse renvoya le professeur dans la réalité de l’université. En réponse, il sourit à Terrence alors que ce dernier franchissait la porte, ne descellant pas l’once de déception dans ses dernières paroles.

Les vacances n’étaient pas dans son programme. Si bien que la place de parking trouvée du premier coup devant l’université, et les couloirs désertés avaient dans un premier temps été interprétés comme le résultat d’un jour Ferrié. La grande enceinte était devenue monotone et terne, à l’image de la journée qui défilait. Le silence aurait pu être un bienfait s’il n’avait pas été compromis par la mélodie lointaine de Miss Swift. Celle dont la mort enflammerait la presse et dont il espérait être aux premières loges lorsque cela se produirait. Une façon de mesurer l’ampleur d’un tel drame, tout en ajoutant des zéros à son chèque. Une autre fois peut-être, car la seule blonde répandant son aura était Innocence J. Hale. L’étudiante sans nom encore pour Terrence. Il la connaissait pour ses talents à laisser trainer ses oreilles où il ne fallait pas. Des faits qu’elle aurait pu se garder de faire, contenu de son manque de discrétion. La rapidité avec laquelle elle avait fui avait empêché Terrence de se confronter à elle. Etrangement sans colère, mais parce que l’intérêt qu’il portait à ses réactions sur le sujet se mesurait à l’intérêt qu’elle avait pu porter à la conversation pour laquelle elle avait tendu clandestinement l’oreille. Il l’avait croisé plusieurs fois depuis, sans pour autant réussir à l’atteindre. Du moins jusqu’à aujourd’hui. Conscient qu’il lui serait facile de capturer son attention, il recula d’un mètre et resta dissimulé dans l’embranchement que prenait le couloir. Ce, jusqu’à ce que ses pas soient au plus proche de lui et qu’il apparaisse devant elle comme un obstacle insurmontable. « Mieux vaut tard que jamais. » Ce n’est qu’en se retrouvant aussi près d’elle qu’il prit conscience d’un changement. Un détail dont il avait facilement fait l’impasse, ne chassant ni une brune, ni une blonde, mais son regard fuyant. « On dirait que roder dans les couloirs est une habitude. Vous ne devez pas avoir beaucoup de conversations à vous approprier en cette période de l’année. » Une évocation subtile de la cause de son intervention, même s’il devait aujourd’hui y avoir prescription sur ce comportement passé.
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MessageSujet: Re: It won't heal, it never fades away Ϟ Terrence   Dim 12 Juil - 21:58

It won't heal, it never fades away
Terrence & Innocence



Université. Qui avait inventé ce truc ? Qui avait osé créer l'endroit le plus ennuyant sur terre, mais où tous les petits américains passaient au moins une fois ? Innocence admirait profondément le crétin qui avait inventé ce concept : désiré dehors, mais le désir de partir une fois dedans. C'était plutôt fourbe, mais probablement que cette personne était admirable à son époque. L'université est devenue une étape dans la vie de la jeunesse dorée américaine, certains voulant sincèrement accéder à des places prestigieuses dans la société, alors que d'autres se limitaient à profiter des fraternités et des springs breaks. Pour Innocence, c'était plus une obligation. La danse semblait bien loin, et le statut de sans domicile fixe ne tentait pas particulièrement la blonde. Il fallait donc étudier, pour ensuite trouver un mari, faire des gosses et occuper un rôle merdique de femme au foyer. Tout le monde dessinait l'avenir de la malade de cette façon, parce qu'elle ne pourrait jamais vivre longtemps de manière autonome. En réalité, Innocence devait vivre maintenant ou jamais, mais elle ne pouvait pas, parce que la vie ne voulait pas et que la blonde se savait attachée à des valeurs qu'elle refusait d'avouer : le bonheur de sa famille. Cela expliquait donc son investissement dans cet endroit, déprimant et sans une once de fantaisie. Cela ne durerait pas, la blonde finirait par lâcher, par s'envoler et vivre. Elle le savait, chacun de ses pas était dirigé vers la liberté – l'université se résumait à un vulgaire boulet au pied. La blonde aimait cet endroit, mais pour les personnalités qu'elle pouvait y croiser et non pas pour les cours. L'étudiante avait du respect pour les enseignements, elle admirait même profondément ces gens de supporter des étudiants comme elle, mais elle préférait le côté humain et non pas celui scolaire qu'elle percevait comme une barrière à l’épanouissement. Étudier était nécessaire, mais la blonde ne parvenait pas à désirer écraser l'autre pour parvenir à ses fins. Mieux valait rater avec des valeurs humaines que de réussir avec des MST.


La demoiselle s'enfonçait dans les couloirs, avec pour seule envie de quitter cet endroit misérable pour se glisser jusqu'à la plage pour sentir ses pieds contre le sable chaud et l'eau cristalline – et polluée – de Californie. Probablement qu'une glace viendrait combler le tout avec une paire de lunettes soleil, sans pour autant égaler la débilité profonde des petites princesses californiennes qui voyaient en la plage un endroit où se poser pour promener son petit cul avec un bikini.  Mademoiselle Hale venait du Massachusetts et n'était en aucun cas une de ces filles qui adorait se foutre de la laque pour bronzer sur la plage avec du fond teint en osant prétendre que c'était que du naturel. L'étudiante fredonnant un air de Taylor Swift en venant glisser ses deux mains dans ses cheveux pour commencer à lentement retirer le crayon de papier qui tenait le tout dans un chignon immonde que personne n'était censé voir... sauf ce psychopathe dangereux qui déboula d'un recoin avec une phrase bidon. Le mouvement de recul fut instinctif avec un regard exorbité alors qu'elle gardait bêtement les mains dans ses cheveux, incapable de comprendre ce qui venait réellement de lui arriver. Il était plutôt grand, pas trop vieux, mais pas très jeune non plus, pas spécialement moche. La demoiselle resta dubitative avant de finalement prêter attention à sa deuxième phrase qui sembla faire remonter un souvenir chez la demoiselle... un terrible malentendu. Elle resta deux secondes sans rien dire avant de lâcher avec le plus sérieux du monde.   « J'ai un crayon à papier et je n'hésiterais pas à m'en servir. » Le propre regard de la gamine vint se perdre de gauche à droite en se rendant compte de la stupidité qu'elle venait de dire. La demoiselle se contenta de retirer ses mains de ses cheveux, et cela donnait donc un chignon encore plus immonde.   « Rôder ? J'ai la tronche d'un stalker ? Franchement c'est la bonne sœur qui se moque des curés.  » Elle vint elle-même soupirer à ce qu'elle venait de dire. Innocence Jillian Hale ne savait pas gérer son stress. Elle pouvait gérer une maladie dégénérative comme Parkison, mais pas le reste. Logique quand tu nous tiens.

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MessageSujet: Re: It won't heal, it never fades away Ϟ Terrence   Lun 13 Juil - 10:59



It won't heal, it never fades away

Contenu de son entrée en matière, il avait semblé inévitable d’obtenir cette réaction, mélange d’agressivité et de menace, de sa part. Pour autant rien ne l’aurait amené à penser qu’une toute autre approche aurait été susceptible de changer les choses. De plus, Terrence s’en contre-fichait. Il était conscient qu’une fois attrapée, elle se débattrait. Il l’avait prise de court et il l’assumerait. « Je suis certain que vous maniez très bien le crayon à papier. Seulement je peux vous assurer que la démonstration ne sera pas nécessaire. » Il lui offrit un sourire se voulant amical. Il n’était pas un danger pour elle. Pas encore. Si l’on arrachait les ailes des papillons, on se contentait d’enfermer de façon éphémère les lucioles. Peut-être aussi que les efforts de l'étudiante pour paraître moins vulnérable étaient trop maladroits pour atteindre leur but. « Je me suis senti obligé d’apparaître par surprise pour vous éviter la peine de me fuir. » Il s’était depuis le début, persuadé d’être évité. Une réaction que l’on apprenait à suspecter à l’école de police, comme une preuve de culpabilité. La curiosité n’avait rien d’un crime et il le savait. Seulement les efforts qu’elle employait pour éviter cette inévitable confrontation lui laissaient croire qu’il n’était pas seulement question de ça. Les chances pour qu’elle puisse lui apporter les réponses qu’il attendait étaient minces. Peut-être l’avait-elle seulement fuit par gêne, puis pas peur de cet homme la cherchant du regard. Il était pourtant près à suivre son instinct et à prendre le risque de passer pour un aliéné.

« Vous n’en avez peut-être pas le profil, mais c’est pourtant ce que vous faisiez lorsque je m’entretenais avec le professeur Kringle. Espionner. » Terrence laissa un soupire lui échapper, comme lassé du jeu de déni auquel elle s’évertuait à jouer. « Je ne sais pas comment vous préférez appeler ça. Ça m’intéresse. » Il lui fallait faire la roue de façon subtile afin d’obtenir ce qu’il attendait d’elle. Paon ou pigeon, la tâche n’avait rien de gratifiant. Il s’agissait d’appréhender la réaction des personnes en face de lui et d’y apporter la bonne parole susceptible de le rendre assez intéressant à leurs yeux pour qu'on lui accorde du temps. Une démarche loin de l’amitié traditionnelle. Il était ici question d’alliés et d’ennemis. Les alliés se rangeaient toujours de votre côté tandis que les ennemis seraient prêt à tout pour vous tenir éloigné. Cette théorie n’était qu’un résumé simplifié de sa vie sociale. L’amitié n’avait jamais été qu’un loisir. Elle lui demandait trop d’efforts en comparaison à ce qu’elle pouvait apporter. Cette fois il semblait nécessaire de la compter dans ses alliés. Parce qu'il ne la connaissait pas assez pour faire preuve d'une quelconque forme de chantage, et qu'elle était encore assez jeune pour être influençable et facilement maniable.

Néanmoins il lui fallait capituler face au débat ouvert sur la nature des actes de l'étudiante, avant que cet échange ne se transforme en confrontation, et que sa colère endormie ne prenne le dessus. Celle-ci serait alors comme à chaque fois maîtresse de chaque mot et geste, et ce, sans discernement. « Je crois que vous vous méprenez sur mes intentions. Je ne cherche pas à vous reprocher quoi que ce soit. J’ai pensé que, peut-être, vous aviez un avis sur le sujet de débat entre moi et Mr Kringle. » Cette explication devait justifier à elle seule toutes les poursuites silencieuses engagées dans les couloirs de l’université. En prenant du recul, il était possible que ce manège ait eu l’air d’une traque perverse à l’encontre d’une étudiante dans la fleur de l’âge. Une image faussée qu’on lui pardonnait pour sa réalité moins horrifiante. « Je m’appelle Terrence Abberline, je suis enquêteur. »  Il lui tendait la main tel un professionnel. Enjoliver la réalité en omettant de préciser que son statut d’enquêteur ne se résumait qu’à un passe-temps et que son vrai métier était de capturer sur pellicule les meurtres et autres crimes de L.A., participait à le rendre plus intéressant qu’il n’aurait pu l’être pour elle. Une façon également, de le rendre plus crédible, même si le terme d’enquêteur restait vague et que les raisons de le suspecter de mentir étaient nombreuses.
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MessageSujet: Re: It won't heal, it never fades away Ϟ Terrence   Mar 21 Juil - 19:02

It won't heal, it never fades away
Terrence & Innocence



Un fou furieux en puissance. La demoiselle ne parvenait pas à se dire qu'un homme qui l'agressait au coin d'un couloir d'une université déserte pouvait être sympathique et avoir des intentions louables. Ce mec n'avait donc jamais regardé de film d'horreur de sa vie . Il serait possible de citer de nombreux films où des malades déboulent d'un coin pour venir tuer des adolescents ! Ce mec devrait soigner ses entrées d'une manière différente et tenter de sortir du registre « Scream » et plutôt se tourner vers un style bisounours. La blonde ne savait que trop bien que sa réplique avec le crayon était ridicule et qu'elle était plus liée à un réflexe qu'à une véritable réflexion. Il espérait quoi ? Probablement rien, et cela tombait bien : puisqu'il n'aurait rien. La réponse de l'inconnu ne sonnait pas une agression et son sourire semblait plutôt sincère, et cela pouvait même passer pour un trait d'humour la façon dont il s'exprimait. Innocence se contenta de baisser le regard pour observer l'homme de haut en bas pour parvenir à se faire une idée de qui se trouvait face à elle. Elle fut néanmoins choquée à sa seconde remarque, fronçant les sourcils en balayant la pièce du regard avec un regard plein d'incompréhension. « Par contre et un mec qui déboule des ténèbres je n'aurais pas envie de le fuir ? Paraît-il que ça fait mauvais genre comme entrée en matière. » Elle avait raison ! Cet inconnu avait de nombreuses façons de venir lui parler, enfin probablement, peut-être pas, enfin bref cela n'avait pas la moindre importance.


Bien évidemment, la blondinette n'avait pas une tête de délinquante et clairement pas d'une espionne de la CIA. C'était bien ça le problème : elle n'était pas de la CIA et n'avait clairement pas la discrétion de cette dernière. C'était un terrible malentendu et rien de plus. Innocence n'était pas du genre à s'amouracher d'une conversation qu'elle ne pouvait pas comprendre. Il s'agissait simplement d'une terrible suite de coïncidences qui donnèrent cette terrible impression d'espionnage. Il vint ensuite lui demander comment elle nommerait cette situation. Dans le fond, les faits étaient contre elle, mais ce n'était qu'un pur malaise et rien de plus. « En réalité je qualifierais cela de malentendu, je n'ai jamais été passionné pour l’espionnage scolaire, c'est simplement une suite d’événements tous indépendants les uns des autres. Je peux vous assurer que si j'avais voulu obtenir des informations sur votre conversation ou sur le professeur, j'aurais plutôt forcé la serrure en pleine nuit pour venir fouiller ses dossiers. » Le ton était naturel, ni agressif, simplement sonnant comme une évidence. Innocence fut formée à enquêter, et oui, elle avait de la ressource. La demoiselle ne mettait jamais ses atouts en action, par respect de l'autre et par désintérêt profond des causes surnaturelles.


La conversation sembla prendre une autre tournure. Ce n'était pas une confrontation qu'il désirait : un avis. Innocence ne pouvait pas se vanter d'avoir chapardé toute la conversation, simplement des brides qui ne semblaient pas logiques entre elles et qui n'avaient pas le moindre sens hors contexte. L'étudiante resta silencieuse et cela jusqu'au moment des présentations officielles de l'inconnu qui révélait finalement ce qu'il était : un enquêteur du nom de Terrence. Ce mot sonnait comme logique pour l'étudiante en criminologie, mais cela sonnait comme un crève cœur dans l'oreille de la gamine ayant été éduquée comme une chasseuse pour traquer les hybrides. Elle observa l'homme tendre sa main et elle laissa échapper un regard inquiet, observant les doigts de Terrence, avant de tendre lentement sa propre main, tremblante naturellement quand elle était au repos. La blonde ne supportait pas cette sensation d'être fragile parce qu'elle tremblait, et elle ne pouvait même pas accuser le froid. La demoiselle serra la poigne, en le regardant dans les yeux. « Innocence Hale. Je suis étudiante en criminologie, mais c'est par défaut, alors que je ne suis malheureusement pas en position de vous aider. Bonne journée Terrence.  » La blonde retira sa main avant de le contourner pour s'enfoncer dans les couloirs, sans précipitation, sans une seule onde de crainte. Innocence pouvait lui casser les doigts même avec une maladie qui lui rongeait le corps.

crackle bones


Dernière édition par Innocence J. Hale le Dim 16 Aoû - 15:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: It won't heal, it never fades away Ϟ Terrence   Mar 21 Juil - 22:50



It won't heal, it never fades away

La main d’Innocence dans la sienne, il eut l’impression de la tenir entière au creux de sa paume. Son hésitation à accepter cette simple poignée de main et la légère fraicheur s’insinuant aux bouts de ses doigts lui renvoyèrent l’image d’une enfant frêle et vulnérable. Une image qu’elle masquait derrière cette apparente maîtrise de soi, mais qui venait à nouveau d’être trahie. Il exerça une faible pression avant de la relâcher. Assez faible pour ne pas la briser comme il en avait l’habitude. Il se devait à présent d’affronter la nouvelle tentative de fuite qu’elle feignait. A ses mots, il s’imagina d’abord qu’elle se moquait de lui. A son attitude, il n’y eut plus aucun doute qu’elle se plaisait à le ridiculiser. Il ne pouvait lui reprocher la méfiance, résultat d’une éducation protectrice inculquée par ses parents ainsi que la société, qu’il avait lui-même apprit. Ce qu’il lui reprochait à présent, c’était l’ignorance dont elle osait se draper devant lui. Terrence leva silencieusement les yeux au ciel, les lèvres pincées et les doigts repliés par une contraction musculaire incontrôlable. S’il s’en était remis à ses pensées, ces mêmes doigts se seraient agrippés au sac de l’étudiante pour la ramener à lui. Au lieu de ça il relâcha la pression s’insinuant dans ses phalanges et fit volteface sur lui-même.

« Au contraire. »

Il se refusa à la rattraper ou à se hisser à sa hauteur. Il s’imaginait que ses mots suffiraient à la ramener vers lui. Malgré lui il adopta cette position, calquée de l’image qu’il pouvait avoir de ses héros sans capes mais ornés d’un badge d’identification leur permettant de faire justice. Ses bras s’étaient croisés sur sa poitrine et son regard fixe rendait coupable quiconque se trouvait devant lui. S’il en avait eu les moyens, il se serait plu à l’inviter à le suivre jusqu’au département de police, suivre un interrogatoire qu’il ne mènerait jamais, pas même dans ses rêves. Il lui fallait pour ça se procurer une vitre miroir, un colt qu’il agraferait à sa poitrine, et un uniforme qui lui donnerait le droit de parler au nom de la loi.

« Je ne vous demande qu’un peu de votre temps. »

L’ordre prenait la forme d’une requête plaintive, seule arme qu’il pouvait pointer sur elle et qu’il utilisait en en gardant un goût amer.

« Peut-être que vous avez raison, vous ne pourrez pas m’aider. Mais dans tous les cas vous y gagnerez un café. »

Ses sourcils se haussèrent, détenteurs d’une évidence qu’elle ne pouvait refuser. Son chantage à 2 dollars prenait la forme d’une sucette à la fraise offerte dans une camionnette. Aussi rose qu’un nuage d’amour, roulant sur le palais telle une caresse sucrée. Elle n’avait rien de dangereux, mais servait un dessein plus sombre. Terrence désespérait de pouvoir obtenir d’elle ce qu’il désirait. Parce qu’il ne savait pas lui-même précisément ce qu’il attendait d’elle, et qu’elle semblait déterminée à lui rendre la tâche difficile. L’innocence avait un aspect de culpabilité. Si son prénom lui avait été donné dans le seul but de la protéger, ceux l’ayant nommée auraient dû se rendre à l’évidence que l’innocence tant convoitée n’avait désormais plus de place dans cette société, moins encore à Los Angeles. Cette ville où les modèles Hollywoodiens avaient les narines irritées et où le voisin le plus sain d’esprit venait du jour au lendemain à se réveiller tueur né.

« Vous pourrez toujours m’apprendre à crocheter une serrure. Un talent particulier pour une jeune femme étudiant la criminologie par défaut. »

Il reprenait ses mots et se montrait à son écoute, même si les détails de sa vie, aussi passionnants puissent-ils être, n’avaient aucun intérêt pour lui. On lui reprocherait un jour de son manque de considération pour les autres. Pour sa défense, les détails de sa propre vie ne lui avaient jamais été d’un grand intérêt non plus. Une raison qui l’empêchait de souffrir de sa naissance illégale et du choix de son géniteur à l’écarter au plus loin de lui pour protéger sa famille déjà construite. En omettant le caprice qu’il s’était vu assouvir en allant frapper à sa porte, rien ne pouvait l’accuser d’avoir intenté à sa paisible vie.

« Ce ne sont pas des avances que je vous fait. Au cas où vous en douteriez. »
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MessageSujet: Re: It won't heal, it never fades away Ϟ Terrence   Dim 16 Aoû - 15:43

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Terrence & Innocence





La nature d'Innocence n'était pas mauvaise, mais ses mécanismes de défense étaient particuliers. L'agression était perpétuellement intérieure, cette maladie qui s'extériorisait et qui dévoilait ses faiblesses. Détester quelqu'un ne fut jamais naturel pour la blonde, même si ce dernier déboulait des détours d'un couloir en posant des questions à la con qui feraient partir n'importe qui. Terrence se présentait comme un mec bizarre, mais pas spécialement méchant. Innocence n'avait malheureusement pas envie de se lancer des conversations qui ne l'intéresserait pas et qui feraient remonter des souvenirs désagréables. Néanmoins, la plainte de l'inconnu fut comme un crève cœur pour blondie qui éprouvait de la compassion trop facilement. Du temps ? La vie de la demoiselle se résumait au temps, à ce temps qui s'écoulait lentement, comme une feuille de papier qui brûlait lentement mais qui finirait par disparaître. La demoiselle s'arrêta en détournant le dos à la proposition du café. La malade laissa transparaître un petit sourire légèrement moqueur. « Je ne bois pas de café. » La caféine rendait ses tremblements pire encore, plus insupportables et le spectacle la désolait, alors, elle préférait se limiter. Elle laissa néanmoins paraître un haussement d'épaules. « Heureusement pour vous, je n'ai que ça : du temps. » Un mensonge honteux pour se donner l'impression que perdre cinq minutes ne représentait rien pour elle. Tout au contraire, chaque minute pouvait être la dernière avant de subir un effet secondaire des traitements. Vendre une image d'une personnalité simple qui se limitait à une fille jolie, assez intelligente pour s'en sortir, et clairement pas à une malade qui subirait cela toute sa triste et courte vie. Le quotidien de la demoiselle se résumait à des rencontres, éphémères toutes les unes et les autres, mais aujourd'hui cette rencontre ne faisait pas rire la blonde. Il était impossible pour elle d'apprécier ce moment, parce qu'elle passait sans doute ouvertement pour la gamine curieuse qu'elle ne fut jamais particulièrement, et certainement pas une enflure capricieuse qui adorait épier le quotidien de ses professeurs.


La remarque sur le crochetage fit légèrement sourire la demoiselle d'un air légèrement sarcastique. « De la manière dont vous le dite, j'ai l'impression que la filière que j'occupe doit définir mes capacités. C'est très intéressant comme point de vue, vraiment. Même une blonde peut crocheter une serrure. » Le reste de la conversation dégagea néanmoins un superbe sourire et un rire sincèrement au bout des lèvres de la demoiselle qui plaça un doigt sur ses lèvres en retenant un fou rire – chose assez fréquente chez elle. Innocence fut toujours de ces gens qui voulaient vivre avec un grand V, et qui voulaient prendre ce que le bon offrait sans jamais se focaliser sur le mauvais qui s'imposait à elle. La situation en devenait presque comique. « Je m'en doute. Je ne pense pas qu'une fille comme moi soit votre style, mais c'est gentil de préciser, j'apprécie sincèrement. Si c'était le cas, la conversation serait close. » Il avait plus de classes qu'elle, avec ses cheveux blonds, son short et son bronzage trop léger pour réellement obtenir un résultat intéressant. La blonde soupira alors en contenant enfin son rire. « Bon, puisque je n'ai pas envie de vous recroiser au coin d'une ruelle sombre on va s'accorder sur un bar en terrasse où je me payerais un café toute seule. Je vous laisse choisir l'endroit, du moment qu'on profite du soleil je m'en fiche. » La demoiselle avait sa voiture, donc qu'importait.




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MessageSujet: Re: It won't heal, it never fades away Ϟ Terrence   Jeu 20 Aoû - 19:59



It won't heal, it never fades away

Innocence l’amusait. Assez pour que son sourire n’efface les quelques remarques provocatrices dont elle s’affublait, et pour qu’il ne délaisse sa frustration sous les traits d’un regard satisfait. Il se rapprocha d’elle, enjoignant son pas jusqu’à la sortie en la remerciant de son sourire à lui. Seule réponse à un humour dans lequel il ne rentrerait pas. Parce qu’elle n’était qu’une façon de laisser entrevoir sa sympathie, et qu’il en avait assez laissé transparaître pour la convaincre.

« Si vous ne buvez pas de café j’ai un meilleur endroit. »

Il l’invitait à le suivre dans les rues de Los Angeles. Celles qu’il avait mémorisées au volant de sa voiture, se repérant aux souvenirs des gyrophares de police et aux enseignes de restauration rapides. Deux éléments inhérents à son train de vie. Monotone pour certains, intriguant pour d’autres. Sa mère l’avait parfois soupçonné d’être un drogué et s’était amusée à pousser le vice jusqu’à vérifier qu’aucun hématome n’ornait ses bras lorsqu’il rentrait à Phoenix. Une vérification devenue rituel, même si elle n’était qu’un jeu maternel. Elle ne pouvait depuis longtemps plus prétendre influer sur sa vie. Il aimait se savoir vivre à ces heures oubliées, recelant de secrets dont il était privilégié. Dans l’obscurité les visages étaient plus sombres, les criminels plus nombreux et le temps plus long. On ne pouvait se contenter, à l’instar du père de famille sur le palier d’à côté, d’attendre un lendemain qui se révélerait être à l’image de son hier. Terrence se rendait ivre du compte à rebours se mettant en marche une fois le crépuscule arrivé. Il frémissait lorsque sa radio crachait les fréquences de la police, espérant vicieusement qu’il s’agirait de la une de demain. Une posture lui faisant espérer qu’il se réveillerait un jour Gary Hobson.

« Il font des Milkshakes à quelques rues d’ici. »

Il se tourna vers elle, les bras ouverts comme prêts à la gratifier d’une accolade.

« Et il y a une terrasse. »

Avec du recul un milkshake parviendrait à satisfaire la faim qui le guettait depuis son réveil, le sandwich qu’il s’était rapidement préparé comme petit déjeuner n’ayant pas eu l’effet escompté. Il l’avait pourtant généreusement garni. Son estomac aurait peut-être préféré un encas plus diététique.

Lorsqu’ils arrivèrent devant l’enseigne, une odeur de javel et de sucre se répandit tel un nuage autour d’eux. Les working girls s’éloignant généralement de tout ce qui n’était pas vert et basse calories tandis que les hommes drapés d’Armani se sentaient plus à l’aise dans les bars protégés du soleil, il ne restait plus comme clientèle que les amoureux transi, les enfants turbulents et les touristes rendant leur journée inoubliable en tenant à la main un milkshake californien. Parce qu’ils n’étaient ni l’un ni l’autre, Terrence et Innocence se retrouvèrent immergés en terre inconnue sous le regard d’occupants méfiants.

« Il y a moins de monde le soir. Moins d’enfants surtout. »

Maintenant qu’il s’était accommodé de cette décision, il ne pouvait plus reculer. Il prit place dans un coin, là où les clients se faisaient plus rares, ôtant ses lunettes de soleil et retroussant les manches de sa chemise. Il se sentait consumé par la chaleur. Il avait cru bon de s’habiller en conséquence pour être présentable aux yeux du professeur Kringle, oubliant que le soleil de l’Ouest Américain ne faisait aucun cadeau. Une serveuse s’approcha d’eux, contournant une petite fille lui courant dans les jambes pour pouvoir prendre leurs commandes. Une fois éloignée il reporta son attention sur Innocence.

« Je repense à ce que vous avez dit. Sur le "une fille comme moi". Un peu comme si vous me donniez le droit de vous dénigrer. » Il marqua une pause, tentant d’avoir l’air sérieux sans prétendre prendre la place de son psychologue. «  Ou dois-je m’inquiéter du style de filles que d’après vous j’ai ? »

Son ballet commençait. Moins gracieux que les cygnes, mais tout aussi subtile. Il avait toujours compris que s’intéresser aux personnes l’entourant, même s’il ne s’agissait que d’apparences, lui permettrait d’en obtenir davantage d’eux. Parce qu’il ne souhaitait pas brusquer Innocence, il lui offrait l’attention que chaque humain aurait été flatté d’avoir. Il avait eu bien trop de mal à la convaincre de parler avec lui pour la faire fuir aussi rapidement.

« Merci. »

Il s’adressait à la serveuse en même temps que sa paille se coinçait entre ses dents, la faim l’ayant rendue trop tentante. Le beurre de cacahuète était un réconfort lui faisant oublier qu’à cette heure il aurait encore pu être dans son lit.
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It won't heal, it never fades away Ϟ Terrence

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