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Où : Inverness City (Scotland) Quand : Année 2017. Qui : Étudiants, professeurs, personnel et sorciers venus de tous horizons. Le Comment du Pourquoi : Après avoir terminé leurs études à Poudlard, certains sorciers ne s’arrêtent pas là. Soit parce qu'ils n'ont pas envie d'entrer dans la vie active (tout de suite), soit parce que leurs parents souhaitent les voir continuer leurs études. Les cours sont donc encore loin d’être terminés, certes, mais heureusement pour vous petits veinards, l’ambiance n’est plus du tout la même qu'a Poudlard. Débauches, folies, beuveries, sorts à gogo, kiss à tire-larigot, le monde des jeunes sorciers n’a jamais été aussi rock’n’roll ! ♥
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MessageSujet: Contexte   Jeu 23 Juil - 16:17

Les Limbes
contexte


We are such stuff
As dreams are made on; and our little life
Is rounded with a sleep.
The Tempest Act IV, scene 1




› 1946, URSS
Une course contre la montre, celle du pouvoir, celle de la productivité, et la jeune Union Soviétique ne voulait qu'une chose : gagner. Mais contre la mort, elle se trouvait impuissante. Il y avait la faim bien sûr, il y avait l'épuisement aussi.... Contre la famine, la réponse était simple pourtant : les champs devaient être moissonnés deux fois plus, sauf que les moudjiks ne possédaient pas assez de forces, pas plus que leurs femmes ou leurs enfants. Pour ne pas s'épuiser, mieux valait ne pas dormir car comme le Gouvernement le déclarait, le sommeil rendait paresseux. Qui plus est, le sommeil était intime, personnel, comme les rêves... une injure pour une nation se basant sur la collectivité. Alors aux scientifiques on donna un ordre simple: « Camarades, supprimez le sommeil ».
Cinq prisonniers de guerre, des nazis que l'Europe réclamait mais que l'on déclara morts, furent amenés. Incapables de bouger, bloqués par des camisoles, on fit revêtir à chacun un masque à gaz contenant assez d'oxygène et d'excitants pour supprimer la somnolence, ainsi que la sensation de fatigue. Enfermés dans une pièce simplement dotée de micros, incapable du moindre mouvement, nourris et hydratés par intraveineuse, les hommes n'eurent plus aucun contact avec le monde extérieur. Au début, ils se contentèrent de parler, échangeant des anecdotes, des souvenirs, des rêves ou des envies... Puis, comme dans toute expérience de groupe, après cinq jours la paranoïa s'installa. Les insultes bien sûr, les cris décharnés aussi. Leur respiration lourde ne s'apaisait jamais, les gaz marchaient, le sommeil les fuyaient et eux, ils vivaient. Ils vivaient, parlaient, étaient capables de réflexion malgré la folie, l'expérience semblait un succès. Puis il y eut les murmures. D'abord un prisonnier, presque inaudible dans les cris de ses camarades, puis deux, trois... et enfin tous jusqu'au dernier. Ils psalmodiaient en choeur des phrases indistinctes. Inquiets, les scientifiques ouvrirent les micros pour communiquer, leur ordonnant de se tenir tranquille le temps qu'ils ouvrent la salle. Cinq voix terrorisées répondirent : « non, n'ouvrez pas, nous voulons rester enfermés ! »

L'incident ne donna aucune suite si ce n'est un rapport qui atterrit quelques semaines plus tard dans le bureau d'un des grands dignitaires alors que l'expérience continuait. Celui-ci craignit qu'elle n'échappe totalement aux scientifiques et se rendit sur place pour évaluer la situation lui-même. On lui fit écouter les murmures, alors il donna l'ordre de tout arrêter et d'ouvrir la salle.
Des cinq prisonniers n'en restait plus qu'un encore en vie, toujours attaché dans sa camisole. Les corps des différents autres tapissaient les murs de la salle, tâches de sang, bouts de chair épars ou pire : organes partiellement mâchés et recrachés. On examina ce qui pouvait encore l'être et une déduction s'imposa : ces hommes étaient morts environ 3 jours après avoir été enfermés. Pourtant, il y avait bien cinq voix dans les enregistrements...
Perdus, on interrogea le survivant :
« Est-ce que vous avez oublié si facilement ? a-t-il répondu. Nous sommes vous. Nous sommes la folie qui est cachée dans chacune d’entre vous, suppliant d’être libérée à tout moment dans votre esprit animal. Nous sommes ce dont vous vous cachez toutes les nuits dans vos lits. Nous sommes ce que vous réduisez au silence et à la paralysie lorsque vous rejoignez le paradis nocturne que nous ne pouvons fouler. »




›1983, Los Angeles
Une expérience secrète, un désir fou de mêler sciences et religion. Les découvertes croissantes concernant le cerveau humain, le poids hypothétique donné à une âme ou l’acceptante même d'une chose aussi trouble que la physique quantique, tout cela donna lieu à des dérivés parfois tragiques.  Quelques esprits brillants se réunirent alors sous couverture d'un congrès en neuroscience, le bâtiment était bien gardé et peu importe sa renommée mondiale, chaque savant devait montrer une invitation en bonne et due forme pour entrer. Le FBI leur donna l'accès aux prisons d'états pour qu'ils se fournissent en cobaye, seuls des détenus possédant des caractéristiques sociopathiques ou psychopathiques furent choisis. On ne les lobotomisa pas, on leur découpa le cerveau. Vivants. La différence ? Ces hommes et ces femmes gardaient un quotient intellectuel intact, mais furent privés de chacun de leurs cinq sens petit à petit, jusqu'à les empêcher de ressentir la moindre chose physiquement ou émotionnellement comme les prédisposaient leurs pathologies mentales. Le langage devint leur seul contact avec le monde extérieur, presque tous n'y survécurent pas. On fit croire à des suicides, des rixes entre prisonniers et les corps furent brûlés pour empêcher toute autopsie ultérieure.
Un seul resta en vie, un meurtrier d'enfant. Il raconta voir le visage de sa femme alors que ses yeux ne le pouvaient plus, il raconta d'autres choses encore. Engourdi, son cerveau lui empêchait tout sommeil. Une équipe restait avec lui nuit et jour, prêt à noter absolument tout. Les scientifiques ne pouvaient le questionner, le patient ayant également été privé de l'ouïe en plus de ses autres sens. Alors il parlait, les enfants venaient murmurer à son oreille, disait-il, sombrant parfois dans un délire entrecoupé de paroles obscènes. Les scientifiques attendaient, espéraient... Que quelque chose se déclenche dans ce cerveau malade, que la porte de l'âme -oui, même celle d'un fou furieux comme lui- s'ouvre enfin et que l'âme les mène à Dieu.
Trois mois, trois longs mois à le maintenir en vie coûte que coûte pour le plonger dans cette transe extrême. Puis, l'homme tomba dans un profond coma. Il s'en éveilla sept jours après et ne put prononcer que quelques mots avant que le cœur ne lâche. Définitivement.
« J'ai parlé avec Dieu :  il nous a abandonnés  »




›2015, Los Angeles
Les rumeurs les plus folles circulent sur Internet, et il y a toujours un blogueur parmi tant d'autres se croyant malin de ressortir de vieilles théories et légendes urbaines. Pourtant il a bien fallu qu'elles apparaissent pour une raison, ces choses : Les Limbes. Nul ne peut dormir en paix désormais, mortels comme créatures surnaturelles.... Quand le sommeil arrive, l'âme appartient aux Limbes jusqu'au réveil. Des lieux sinistres, capables de se modeler selon les rêves et cauchemars de tout un chacun, où les lois de Dieu n'existe plus, où la notion même de péché ne peut véritablement être. Un monde invisible, intangible, il suffit de fermer les yeux, de dormir un peu... Pour le moment, un simple réveil suffit à s'en extraire, mais cela durera-t-il... ?

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