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 It's not the wings that make the angel -Matthew

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MessageSujet: It's not the wings that make the angel -Matthew   Sam 25 Juil - 19:42


It's not the wings that make the angel

What does tomorrow want with me
What does it matter what I see


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Sa respiration était lourde comme un supplice sous le ciel noir et le vide des étoiles. Elle aurait voulu pleurer, faire quelque chose, essayer, mais il n'y avait plus que son cœur, son cœur et rien d'autre. Injuste évidemment, débile surtout... Comme dans un putain de film, sauf que la scène du héros était coupée au montage. Elle avait aux lèvres le goût du cuivre et le sentiment du fer, et la tête tournait un peu trop pour que reste le monde à ses pieds.
Vaincue, Margot tomba à genoux. La jeune femme ne pouvait plus réfléchir correctement, plus maintenant. Elle serrait contre elle le sac qu'elle avait refusé de lâcher il y a quelques minutes à peine. Dedans, rien de sa vie, juste un peu d'argent. Un livre aussi, les pages légèrement écornées, quelques bonbons au fruit, rien d'indispensable. Elle refusait pourtant. Refusait qu'il soit volé.
Ils avaient été trois, des voix rauques surtout, une haleine de fumeurs, silhouettes un peu plus grande que la réalité dans ses yeux à elle de toujours baissés au sol.
Lorsqu'un bras s'était avancé, elle avait voulu courir espérant qu'en fin d'après-midi comme cela quelqu'un viendrait. Tu parles, évidemment.... Le poing lui avait heurté la tempe, il y avait également le souvenir diffus de quelques insultes, quelque chose comme « chienne » ou « salope ». Parce qu'elle refusait de lâcher. Et puis un autre coup vraiment au visage cette fois-ci, aux lèvres qui déjà ne souriaient pas assez. Alors la jeune femme répliqua au moins juste assez pour gagner du temps. Parce que dans leur monde à eux, une fille doit se taire et obéir. Margot prit les quelques secondes ainsi offertes pour s'enfuir, gardant son sac et gardant ses biens.

A présent la nuit tombait. Ils ne l'avaient pas poursuivi : les ruelles étaient loin du métro après tout et pourquoi s'épuiser lorsque la jeune femme leur tomberait d'elle même dans les bras ? Le quartier leur appartenait, ils y avaient leur bande et devaient à présent occuper les artères principales. Bon dieu, lundi en reprenant son stage au commissariat, elle referait le portrait à Skiegg pour laisser faire ça.
Epuisée, Margot se laissa aller contre un mur à la propreté douteuse. Elle considéra d'un œil sceptique son portable, consciente de n'avoir personne à appeler. Elle était là, la solitude des sans-amis, quelque chose que la jeune femme avait choisit malgré tout. Une mère de famille nombreuse passa non lui, engueulant un de ses mômes pour une raison X ou Y, le bruit des voix la fit sursauter, Margot retint un couinement de pure terreur. Fausse alerte bien sûr, seulement son cœur battait la chamade et la fatigue nerveuse promettait de la faire éclater de rire. Elle n'avait pas besoin de ça, pas maintenant.

 « Oh bordel... »

Jurer l'aidait un peu, on se consolait comme on pouvait Tout ça pour les pauvres cinquante dollars  de son porte-feuille, un vrai scénario de film pourri.

 « Superman, si t'existes c'est le moment d'le prouver... »

Dépitée, la jeune femme eut le temps d'un soupir pour comprendre qu'à l'image de dieu, les super-héros étaient une invention des hommes. Des hommes ou des femmes d'ailleurs ? La question méritait d'être posée, Margot ne se souvenait pas d'un quelconque personnage de comics ayant à se battre pour des femmes réellement bafouées. Voilà, ça y est son esprit se barrait dans trente six directions à la fois pour ne pas avoir à réellement réfléchir. Elle avait du sang sur les lèvres et au coin du nez, un enfoiré tout puissant semblait avoir un jour décidé que quand un homme vous touchait cela faisait toujours mal.

Remettant la bandoulière du sac correctement, elle quitta son bout de mur, prête à affronter le monde. Deux personnes la regardaient de loin, faisaient-il partis de ceux de toute à l'heure ? Elle ne savait pas, elle avait déjà oublié leurs visages. La jeune femme réprima un frisson, tâchant de rester droite, tâchant de rester fière. Parfois, un peu de poudre aux yeux permettait de se sortir de n'importe quelle situation, on avait le droit de rêver après tout, non ?

Et puis elle le vit. Quelque chose pour lui rappeler le soleil et l'odeur des champs en friche, lorsqu'un verre de limonade vous attend toujours à la maison. Cette fois-ci, Margot trembla réellement, la gorge sèche. Elle ne connaissait pas son nom, mais se rappelait fort bien l'avoir vu tout au long de son enfance à divers moment de sa vie, au point de l'associer à un ami silencieux et imaginaire. Alors quoi, délire total ? Vers ses quatorze ans, il n'était plus réapparu. L'âge normal où les enfants commencent à grandir, se délaissent de leur imagination. Avant il l'observait toujours quand elle traversait la route, vérifiant qu'elle regardait bien à droite ou à gauche, apparaissant parfois comme au milieu de nulle-part pour juste la regarder et sourire.
Il n'avait pas été là pour l'homme-sanglier confortant Margot dans son idée que l'homme n'était rien d'autre qu'un rêve éveillé. Il serait intervenu sinon, non ?
Pas vrai ?

 « Vous..... »

Oubliés les petits caïds qui continuaient de la regarder, oublié les coups de poing, le sang séché. Elle voulu détourner la tête un peu, par réflexe, par peur peut-être mais ne le fit pas. Comme si le simple fait de poser les yeux sur lui aurait eu du pouvoir, celui de la ramener à ses treize ans, de ne jamais lui faire dépasser cet âge pour la plonger dans le monde adulte.. Alors elle s'approcha de lui encore un peu, triste, folle peut-être, folle certainement.

 « Qu'est-ce que vous faites là ? Le Wisconsin c'est si loin... Vous répondre pas, pas vrai ? Vous avez jamais parlé, pas à moi en tout cas. Vous êtes quoi, un ami imaginaire ? Si c'est ça, j'ai pas besoin de vous... »

Un grognement de porc lui résonnait aux oreilles, comme une menace, un avertissement. L'homme-sanglier, où était-il ?  Il y avait des mains sur elle, invisibles, que Margot seule pouvait sentir. Une douleur invisible, une humiliation pour ses joues rouges de terreur, ses joues de petite paysanne finalement, et puis l'odeur du sang qui jamais ne partait. Les cauchemars attendaient, puits sans fond de mémoire, et Margot était à deux doigts d'y sombrer.
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MessageSujet: Re: It's not the wings that make the angel -Matthew   Lun 27 Juil - 19:53




It's not the wings that make the angel

What does tomorrow want with me
What does it matter what I see


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Matthew sentit d'abord le bitume sous ses mains, le souffle coupé, incapable de se relever. La tête prise dans un étau, il sentit la nausée monter sans pouvoir rien y faire. Cette fois il réussit à garder le maigre contenu de son estomac, mais il savait qu'il le garderait noué et retourné pour plusieurs heures. Tout tourna encore une seconde autour de lui avant qu'il ne reprenne ses esprits dans la ruelle. Il était arrivé trop tard, trop tard une fois de plus. Elle s'était enfuie, elle était déjà loin. Mais les trois enflures qui avaient osé lever la main sur elle revenaient déjà.

Depuis sa chute, Matthew était largement diminué, et les téléportations ne lui étaient guère aisées. Son empathie, et même une partie de son lien avec ses protégés n'avait toutefois pas disparu. Sa force, elle, restait quasi-intacte, et les laisser en vie allait demander du savoir faire et une retenue certaine.

Aucun des trois ne le virent venir. Deux d'entre eux se réveilleraient surement d'ici quelques heures à l'hôpital, moins si le troisième continuait à hurler de douleur comme un porc. Avec un bras ou une jambe brisés ils ne retenteraient pas leur magouille de sitôt. Tendre l'autre joue, ne pas chercher la vengeance, c'était comploqué. Il ne s'agissait d'ailleurs même pas de vengeance réellement, il n'avait fait que faire en sorte qu'ils n'agressent plus personne pendant quelques semaines au mieux.

Elle n'était pas loin, il le sentait. Elle était confuse, effrayée pour ne pas dire terrifiée, fébrile, elle avait mal. Elle avait échappé belle, cette fois. Et une fois de plus, il n'avait aps été là. Margot était son erreur, son immense faute, le dérapage qu'il ne se pardonnerai jamais réellement. Elle était là sa chute, elle aurait du être là. Etre dapable d'empathie, être capable d'amour aurait du être leur plus grande force, et non l'instrument de leur chute. Défaillir aurait du lui couter ses ailes, laisser Margot et voir sa vie brisée peut-être à jamais par sa faute, et non partager charnellement l'amour qu'il avait trop longtemps laissé couver dans son coeur.

Il ne mit guère de temps à la trouver, elle avait erré au hasard des ruelles sans doute, et il la retrouva recroquevillé, le visage tuméfié mais sans séquelles semblait-il, ou du moins rien qui ne menaçait directement son intégrité physique. Le mental, c'était bien autre chose ...

Il aurait pu comme les autres fois ne pas se mêler directement de sa vie, rester cette image qui s'imprime un instant sur la rétine, le temps de cligner des yeux il aurait disparu. Il gardait toujours un oeil sur ses protégés dans leur jeunesse, pour des petites choses anodines. Nombre d'entre eux faisaient ainsi, et si les parents les appelaient amis imaginaires, ils étaient bien réels. Enfin, à leur manière. Et puis, quand ils n'avaient plus besoin de leur présence, ils se faisaient plus discret, invisibles, continuant leur travail mais loin de leur regard.

Mais la nuit tombait, et bien vite elle se retrouverait en mauvaise posture de nouveau. Il avait été à l'autre bout de la ville quand il l'avait senti en danger, mais ils n'étaient pas très loin de chez lui désormais, et pas si loin de chez elle. La laisser dans cet état ici était criminel, et il l'avait suffisamment abandonné comme cela. S'il n'était techniquement plus son ange gardien, il avait décidé à sa chute de ne pas faire comme tant d'autres, non, lui il allait les regagner ses ailes, et cela passait notamment par tenter de rectifier ses erreurs, et en premier lieu Margot. D'agir comme il aurait du continuer à agir, parce que personne d'autre ne se battrait pour elle.

Matthew la vit se relever, reprendre contenance... et l'apercevoir. Le choix était là, et en un battement de cil sa décision était définitivement prise. Il s'avanca vers elle, traversant la rue. Il s'arrêta lorsqu'elle l'interpella.

Matthew lui tendit la main, sentant ce qu'elle ressentait, et sentant sa propre colère, son propre dégout face à ces sentiments qui étaient en partie de sa faute. Comment pourrait-elle faire confiance à un autre homme, pleinement ? Et pourquoi lui ferait-elle confiance à lui ? Qu'elle se rappelle de lui était vaguement étonnant, qu'elle l'interpelle ainsi l'était plus encore. Il lui tendit la main, paume vers le haut, doucement, suffisamment loin pour qu'elle ne se sente pas pressée ou menacée.

- Tu n'as rien à craindre. Je viens juste m'assurer que tu ne fasses aucune autre mauvaise rencontre, Margot. Je suis désolé de ne pas avoir pu les empêcher de te faire du mal...

Il était plus que sincère, et ses douleurs étaient les siennes. Certains étaient soulagés après leur chute de perdre leur empathie, mais lui s'y raccrochait avec l'énergie du désespoir. Qu'était-il sans cela ? Après des siècles à ressentir les émotions, s'en retrouver totalement coupé le terrifierait, le rendrait impuissant.

- Je ne suis pas imaginaire, mais je peux disparaitre si c'est ce que tu souhaites. Je veux juste être sûr qu'il ne t'arrive rien d'autre ce soir...
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MessageSujet: Re: It's not the wings that make the angel -Matthew   Mer 29 Juil - 16:29


It's not the wings that make the angel

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Les lèvres closes, le cœur serré, elle le regarda. : il y avait les mots, il y avait les gestes...Il y avait autre chose aussi, comme un secret, une fleur de nuit qu'elle portait à sa gorge, un vin dont elle s'enivrait un peu. La jeune femme ne cilla pas, on la voulait de pierre, on a voulait de glace, peu importe la chair et le sang, les cris et les tourments. Elle rêvait d'une autre peau, granit et acier, derrière laquelle se cacher, se dérober. Une peau que nul n'avait à caresser. Alors, doucement, Margot secoua la tête pour porter couronne. Et devant lui, l'inconnu, elle se voulait reine, le devenait. Il prononçait son nom mais se trompait : on ne disait plus Margot, mais Majesté...

 « Ah oui ? »

Il n'y avait qu'eux dans cette rue sans néon, dans ce cœur sans lumière. Le soir traçait des contours brumeux à leurs corps aux aguets, entre chien et loup Margot en oubliait tout. Quelque chose chuchotait pourtant à ses membre engourdis, elle savait comment lever la main, elle en oubliait un peu comment trembler peut-être.
Argus, sa voix à ses oreilles, des murmures et des ordres pour d'autres nuits avant, bien avant. Lorsqu'il s'intéressait à elle, lorsqu'il lui apprenait.... Alors il y avait une voix comme une berceuse pour l'engourdir, par dessus les mots de Matthew. Quelque chose pour s'opposer à lui s'opposer à elle aussi, un souvenir. Elle ferma les yeux un peu, la gorge à nue. Un battement de cœur, peut être deux. Elle les rouvrit, noirs et adultes, cœurs endeuillés, lacs en furie. La main trop pâle, trop blanche attrapa le col du vêtement, la nuit du chasseur était venue....
Et, entre les doigts aux ongles rongés, sur le tissu blanc comme une injure : quelques gouttes de sang. Voilà ce qui avait amené à elle le spectre d'un homme tout-puissant, trop puissant et dangereux parce que vivant. Argus lui avait appris à reconnaître ce parfum de fer et de violence, il lui avait également dit comment l'aimer alors oui, Margot l'adorait.

 « Vous n'êtes pas un meurtrier, c'est dommage:quelques petits coups les calmeront à peine, tout en eux est vicié. Est-ce que ça valait le coup, dites moi, de salir votre chemise pour un simple nez cassé ou que sais-je encore ? Quitte à être violent, autant leur ouvrir le ventre sinon même la rage n'a aucune valeur »

Elle pencha la tête un peu, ainsi pour respirer le creux de sa gorge, le parfum 'homme, celui presque masqué, déjà oublié du sang, et tout lui déplaisait. Il y a des choses qu'on ne peut apprécier que mortes, Argus voulait qu'il en soit ainsi des autres êtres humains pour Margot.

« Et vous, dans toute cette connerie, qu'est-ce que vous pesez ? »

De la gorge jusqu'au menton, les longs doigts blancs glissèrent pour attraper l'homme à présent. Le tenir plutôt qu'être tenue, et pourtant être prête à s'échapper, s'enfuir comme le vent. Elle cherchait depuis le fond de ses souvenirs, il y avait une véranda, un jour de grand soleil, un verre de citronnade, des écorchures aux genoux et un livre ouvert dont il lu tournait les pages jusqu'à ce que sa mère n'arrive, qu'il ne disparaisse. Et puis une autre fois, toute petite, elle avait voulu lui faire un dessin à la peinture, elle ne savait plus pourquoi. Quelque chose en rapport avec lui, peut-être. Lorsque le soir venu, elle se trompait dans ses prières, il lui en murmurait les mots à l'oreille sans parler pourtant.

 « Je....je ne sais pas pourquoi j'ai fuit. Face à eux je veux dire. Je sais comment tuer, j'aurai pu le faire. Légitime défense... Les gens n'aiment pas qu'on se défende. Je ne sais pas non plus pourquoi je vous en parle. Vous n'étiez pas là....avec l'homme sanglier je veux dire. Vous auriez dû être là, même si je portais une jupe trop courte, non ? Bon dieu, vous devriez même pas savoir mon nom en fait espèce de malade...je dois juste délirer, c'est le coup reçu rien d'autres »

Et puis comme un coup de grâce, elle éclata de rire lorsque nulle joie ne l'habitait pourtant. C'était dur de vivre, c'était dur de respirer, c'était dur de tout.

 « Vous voyez ? Moi aussi je saigne. Non n'approchez pas ! N'approchez pas ou je vous tue... »
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MessageSujet: Re: It's not the wings that make the angel -Matthew   Lun 7 Sep - 20:08

Matthew Wayne a écrit:



It's not the wings that make the angel

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Etait-il un meurtrier ? Non, pour sûr, elle avait bien raison, mais il n'était pas moins humain, profondément, sujet aux passions violentes. Faible. Faible comme elle l'était aussi. Et pourtant, il ne lui jetterai pas la première pierre, après tout. Après tout, il en portait autant la responsabilité, parce qu'il n'avait su être là pour elle, parce qu'il avait fait passer ses propres besoins au dessus des siens. Répliquer par la violence comme il l'avait fait ne collait guère à son ancien statut, mais c'était bel et bien humain. Pourtant, ce n'avait que le but pratique de les garder éloigné, même pour un court instant. Il ne pouvait pas se mêler à plus que cela.

- Je ne suis pas un meurtrier, non. Comme je ne veux pas croire que tu le sois, réellement.

Il l'avait senti, les dernières fois où il l'avait observé. Cette manière d'être à l'écart, de se tenir à l'écart, consciemment ou non. Cette violence, cette morgue au bord des lèvres. Il savait la fêlure dans son coeur, plus que cela, bien plus. Il avait senti cette faiblesse qui guettait, cette force qui la pousserai jusqu'au bout pour ne plus être un jouet du destin. Et lorsqu'elle le toucha, il vit la flétrissure, le gout du sang, celui qu'elle avait sur les mains. Il plongea son regard dans le sien, de marbre, parce qu'il ne pouvait la juger et y lut la bête poussée au bout, la jeune femme à laquelle on avait promis la rédemption, un nouveau départ, toute autre belle promesse pour lui mettre une lame entre les mains.

- Qu'est-ce que le poids d'une âme, Margot ?

Elle tanguait sur un fil, et le précipice n'était qu'à un cheveux. Matthew n'aurait jamais du intervenir, il aurait du rester spectateur immobile, sans voix dans la tempête de son esprit. Que faisait-il sinon la pousser à tanguer plus fort ?  jusqu'à ce que le dernier fil ne rompe. Y avait-il seulement un retour possible ? Il était largement désarmé face à elle, face au chaos de son esprit qu'il ne savait saisir. Elle semblait si loin, et pourtant il aurait tant voulu la saisir et la ramener vers lui, vers ce qu'elle était avant qu'il ne l'abandonne. Il porterai toujours la trace de cet échec vissé au coeur.

- Même si tu y mettais tout ce que tu as dans les tripes tu ne me tuerai pas, Margot. N'importe qui peut tuer, es-tu n'importe qui ?

A ses yeux, elle ne savait guère qui elle était... Mais lui, qui quoi qu'on puisse penser ne le savait pas non plus voulait croire qu'elle n'était en rien cette meurtrière qu'elle se pensait.


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MessageSujet: Re: It's not the wings that make the angel -Matthew   Lun 14 Sep - 16:10




It's not the wings that make the angel

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Un fil de silence, de sa bouche à lui jusqu'à son cœur à elle. Il savait ses hontes et ses secrets, il savait son cœur mauvais, et Margot ne bassa pas les yeux, presque soulagée au fond. Elle était jeune, encore un peu, son âge aurait du être celui des fantasmes et des déraisons, mais il n'y aat que la rage pourtant, une porte fermée sur son avenir comme son passé.
Il n'y avait que les fous pour s'accrocher à elle, peut-être, ceux eux-aussi incapable d'aimer. Elle ne le méritait pas, elle ne méritait rien, et le regard de l'homme était une beauté pure au delà des mots, lui capable de l voir par delà ombres et lumières.
La jeune femme serra les poings, en guerre et blessée. Elle secoua la tête, elle qui disait toujours non sans jamais être écoutée, et pourquoi était-il là ?
Il l'avait abandonné une fois, il pouvait bien recommencer. Elle l'avait dessiné parfois, sur ses dessins d'enfant, chevauchant les ailes de la nuit comme un gros toboggan. Parce que Margot n'avait pas eu beaucoup de mots pour expliquer ce monsieur étrange, qui de temps en temps lui taillait ses crayons de couleur aussi.
Parce qu'il aimait bien le dessin, enfin elle le pensait.

 « Une âme, c'est une plume.... Vous devriez le savoir, non ? Certains pensent ne pas en posséder, ce sont des idiots. Tout le monde en a une.... »

Il parlait, il parlait … pour un peu, la jeune femme se serait crue dans leur petite église de campagne, là bas au Wisconsin un dimanche matin... Après la messe, le prêtre leur distribuait parfois des petits chocolats avec un clin d'oeil complice : « ne le dites pas à vos parents ». Il était vieux, il devait être mort à présent.

 « N'importe qui.... »

Et une fois la frontière franchie, comment en revenait-on ? Margot aurait aimé que l'on tue pour elle comme dans un roman, une histoire. Quelque chose pour lui permettre de comprendre sa propre douleur, et surtout qu'une fois le prix payé, alors on pouvait recommencer à vivre.
Son meurtrier n'avait rien déboursé, qui plus est la jeune femme se sentait de plus en plus sûre d'avoir exécuté un innocent sous l'égide d'Argus. L'homme-sanglier gagnerait toujours, lorsque elle on lui demandait d'oublier, d'avancer.
Avancer, elle le faisait oui. Jusqu'à s'y perdre.

 « Si j'avais été quelqu'un... alors on serait venu. J'ai fait ma part du boulot là bas : j'ai mordu, j'ai griffé, je me suis débattue...Sauf lorsqu'il m'a cogné une pierre sur la tempe, mais je crois que c'est pardonnable. Enfin vous comprenez l'idée.....Et puis il m'a abandonné dans le champs pour que j'y meurs, j'avais des côtes cassés, j'étais déshydratée.... mon beau-père ne m'a retrouvé que par chance. Et après, est-ce que je suis devenue quelqu'un quand même ? »

Encore une fois, elle secoua la tête, un sourire désabusé, presque doux aux lèvres. Pour un instant, Margot sembla une belle femme, capable d'aimer, capable de se faire aimer. Parce que la présence de Matthew lui rappelait une pureté qu'elle avait un jour eu, une innocence qui n'existait plus.

[color=olive) « Après on m'a envoyé ici, vous n'étiez plus là... Vous auriez pu venir, juste me dire que ça s'arrangerait un jour, qu'il y aurait quelque chose. Un homme peut-être, je ne sais pas, mais que je guérirai. Maintenant je ne sais plus comment guérir, du coup je traîne avec des cas sociaux. Ils posent peu de questions au moins.... Et voilà que je raconte encore ma vie »[/color]

Un rire nerveux, un sanglot dans la gorge, prestement Margot leva la main pour s'essuyer les yeux. Elle tremblait toujours de l'attaque, elle tremblait toujours de la peur.

 « Alors oui je suis insignifiante, n'importe qui... Vous avez du voir par vous même que vous aviez parié sur le mauvais cheval, désolé. J'ai mal aux jambes... vous m'offrez un café ? »
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